D E V A N T & LIGNE (1er parpaing)

Deux vents contraires, devant derrière, souvent et jamais, regards devant, regards devins, prends les devants dans tes mains, et pars en courant, et jamais ne les rends, en avant l’aventure, c’est le devant de la vie d’avant, le devant le silence, le devant la pourriture,le devant la souffrance le devant trituré en boule de papier jetée, le devant déchiré, froissé, le devant debout qui descend, parti devant, jamais rejoins, prends de nouveau les devants, et les rends, rendez-vous devant, devant la maison en parpaing gris, devant l’avant calendrier d’une année oubliée, devant mur devant la fin devant des mères devant toile cirée, devant le vin tiré, devin tiré au sort, mauvais sort souvent, devant poissé attrapé regard devant regard devin de fin, devant rien, sans regret ni rien, devant après sol, apprend par le devant, écrit par la nuit, perspective jour devant jour balançant devant derrière, jour suivant devant le soleil levant, deux vents contraires soufflent, devant derrière les voiles soufflent devant, chaud devant canicule qui nous attend devant , regards devants, regards devins, que vois-tu, devin devant dire le lendemain, qu’est-ce qui nous attend devant là-bas au loin, sais-tu devin devant dire le plus tard, tu ne vois rien, tu ne vois rien devant, les devins d’avant devant autrefois nous dire l’avenir toi tu ne trouves rien à nous apprendre tu es muet, les regards devins sont divisés sur le lendemain, et ne perçoivent pas même le soleil levant du lendemain ni d’après le lendemain, comme de dire il n’y aura plus jamais à attendre de DEVANT comme de dire que tout était derrière, mais peu importe, les deux vents contraires soufflent chacun devant eux et pensent à la dame en rouge qui toujours regardera tristement dans mon souvenir DEVANT.

Est désormais venu le temps de prendre les devants et de les ranger, ou de les éparpiller l’un à droite l’autre à gauche de l’escalier, l’un au ciel l’autre en enfer, ou bien simplement un dans une cave bien fraiche, et un au grenier, un devant dans la salle à manger et un devant dans la cuisine pour le faire cuire dans une casserole, à feu doux, le devant cuit à feux doux, sinon il bout, le Devant quand il bout perd de son allant, mais sinon mettre le Devant dans une cave aligné avec les bouteilles de vin d’avant du temps des devins disant le devant nous qui nous attendait, légèrement incliné, pour qu’il ne soit pas bouchonné, le devant ne doit être ni bouchonné ni bouilli sinon il serait perdu, il faut prendre les devants avec précaution, ce n’est pas rien un devant, un devant est fragile, le mettre dans une caisse en carton dans du papier bulle, beaucoup de papier bulle et appuyer tout doucement un tampon avec écrit en grand fragile sur le carton ou encore mieux coller une étiquette fragile plus prudent, ou mettre le devant dans une grande caisse pleine de polystyrène et avec une bombe de peinture écrire sur la caisse en grand FRAGILE ou DEVANT, et au-dessus bien préciser HAUT et en dessous préciser BAS, pour que la caisse fragile soit correctement manipulée il faut prendre les devants avec infinie précaution et réduire en toute petite minuscule portion les risques que court le transport du devant, ce n’est pas quelque chose de courant le transport d’un devant, même parfois de plusieurs devants, sinon, les garder dans les stocks les entrepôts, mettre aussi un devant dans un Musée derrière une vitrine et sur un petit carton marron et avec une écriture en blanc indiquer DEVANT en grande taille de police pour ceux qui ne verraient pas bien, les myopes, les presbytes, écrire même DEVANT en braille avec des petits points en reliefs autant de petits points que nécessaires pour que les mal voyants, les aveugles c’est à dire, puissent toucher correctement et comprendre qu’ils se trouvent devant le DEVANT, ce n’est pas compliqué à comprendre, il ne faut pas hésiter, il est préférable de choisir un FRAC plutôt que le Louvre pour exposer le devant car le devant est l’origine du monde et aussi le Guernica du FRAC, l’origine et la fin du monde donc il est particulièrement important de bien choisir le musée correspondant, mais si vous voulez cuisiner le devant pas pour le faire parler évidemment, mais pour le manger dans une assiette en plastique qui ira ensuite nourrir les poissons ou en porcelaine de Limoges ou dans du cristal de baccarat, sur une toile cirée ou une nappe blanche bien repassée et brodée il est aussi possible de le faire griller, au four à bois c’est mieux, c’est plus croustillant, bien doré le devant c’est goutteux, aux oignons au cumin à l’échalote, avec de nombreux assortiments le devant se combine bien, pas de soucis de ce coté là, mais ne pas dépasser la température de 70 degré deux c’est dangereux, le devant peut brûler rapidement, le devant cela a été déjà dit est FRAGILE ; il faut toujours prendre, faire chauffer, cuire, griller, transporter le devant avec d’infinies précautions.

Voici, le devant est silence et aveuglement, pour le peser le poser dans la main droite d’un homme ou d’une femme ou d’un enfant, mais souvent le devant ne se sent pas il ne pèse rien et la balance électronique même la plus perfectionnée indique 00 :00 le devant existe-t-il, qu’est-ce que le devant, comment savoir, comment comprendre le devant, quand il n’y a rien pour savoir ni comprendre, aucune machine, même la relativité même la quantique physique ne nous dit rien sur le devant, matière noire, matière sombre, le devant est-il même matière, est-il lumière matière ou énergie, pure abstraction pure, idée, faut-il s’asseoir et attendre le devant comme à la chasse au renard blanc, faut-il prendre son appareil photo et se cacher dans les branches, dans les buissons dans le métro et attendre de voir passer le devant, faut-il s’installer sur le quai du rer a de chatelet-les-halles aux heures de pointes et espérer le voir arriver repartir dans la foule pressée, faut-il siffler, faut-il danser pour l’attirer le faire venir, le devant existe-t-il, a-t-il d’autres noms, certains disent espoir, d’autre perspective, d’autres murs en béton armé, d’autre disent devant c’est devant un point c’est tout, un point seulement, d’autres regardent au loin et ne voient rien qu’horizon sans fin terres vides, terres arides, terres de sable, désert d’Arabie, tout ces devants infinis, et que faire du devant si par hasard vous le trouvez que faire du devant, cela a déjà été dit, sûrement, le faire cuire, au four à bois, mais cela n’existe pas les fours à bois, si bien sûr, ou le poser dans une cave ou l’installer derrière une vitrine dans un FRAC c’est quoi un frac je ne sais pas c’est un fonds régional d’art contemporain, enfin le lieu idéal du devant son foyer son berceau son cercueil.

Arrivé, ce devant est posé sur le bureau, Il était attendu ce devant, depuis plusieurs jours déjà, samedi dimanche lundi trois jours sans devant, c’est triste trois jours sans devant, non tout de même, trois jours ce n’est pas triste trois jours c’est trois fois un jour et un jour n’est pas triste, un jour c’est la vie devant soi, un jour c’est beaucoup déjà, la vie devant soi c’est grand, cela fait roman, mais voilà donc le devant est là sur le bureau dans un papier emballé dans une vidéo, présenté, coté droite , coté gauche, pour comprendre ce qu’est le devant, et des mots des phrases dessinent le devant font apparaître son relief, pourquoi devant d’abord, pourquoi pas, il y a une raison que tu ne comprends pas, mais pousse, suis le devant, confiance, regarde prends ton temps, laisse mûrir grandir le besoin l’envie du devant, mais toi tu ne sais pas mûrir prendre ton temps, tout de suite tu pars devant, pressée d’aller devant voir, ce qu’il y a dedans le devant, tu veux prendre les devants comme ils viennent mais tu ne sais pas comme ils viennent, tu ne prends pas le temps devant le DEVANT, KRATOS socrate sûrement, tu ne le connaissais pas, tu l’as découvert il y a quoi deux semaines par hasard en allant voir une pièce qui n’avait rien à voir, et de fil en aiguille tu t’es retrouvée devant ce gars là, coïncidence des rencontres simultanées de ce qui n’existait pas et qui se multiplie soudain devant soi comme si toujours cela avait existé multiplication devant comme si partout il était sans que tu ne le voies, combien vertigineuse est la découverte de l’étendue insondable des devants que tu ne connais pas que tu ne connaissais pas que tu ne connais pas encore juste tu te trouves devant et tu dois prendre le temps d’ouvrir de tourner de lire mot après mot lentement sentir devant le monolithe noir qui inspire l’outil nouveau, écrire le devant, s’évader devant sans savoir où aller vraiment, être improbable impuissance devant, se trouver encore à coté, complétement à coté, plutôt que devant, devant comme devant une œuvre au musée regarder et passer au suivant sans comprendre le tableau précédent dire j’ai vu, et ne rien avoir appris puis de nouveau se trouver devant et encore devant et devant et devant et toujours sans rien voir ni apprendre, ce n’est pas demain que tu te trouveras vraiment devant et prendra le temps cela s’apprend et tu pousses encore vers le devant suivant, et traverses les galeries, les époques encore plein de devant à découvrir sans courir, à quoi ça te sert de passer devant si tu ne prends pas le temps, regarde bien devant, que vois-tu, que comprends-tu que ressens-tu devant, tu n’apprendras rien finalement si tu ne sais pas rester devant, arrête toi devant, un instant, un instant un instant juste devant sans rien dire ni écrire juste comme ça tu es assise tu ne fais rien, tu es juste devant et OUVRE TOI.

Nature morte de DEVANT, exposée dans un FRAC le devant est peint avec un trait grossier mais ressemble à un devant en clair obscur, ou simplement mal éclairé, portrait du devant sans aucun doute cependant, peinture contemporaine ou classique ou horrible croute qui donne faim donne envie de casser la CROUTE, le devant apparaît en vert, tout en vert, comme une salade batavia, couleur fétiche parait-il de la peintre, le devant souffre probablement de ce manque de variété de son coté monocromé, monocramé même avec cette chaleur pour étouffer la créativité, mais un petit carton marron avec mots écrits en blanc et en gras en dessous de l’œuvre DEVANT indique qu’il s’agit d’une suite de devants représentant les devants traversés par l’artiste (artiste rien que ça, mon fils aurait fait mieux dit une mère devant l’œuvre, pauvre monde ou va-t-on, droit devant surement) lorsqu’elle se rend de son superbe appartement avec parquet en petites lattes décollées par l’hiver et bien amiantées par dessus vers son bureau et montre donc, tout en vert, devant de porte, devant de cage d’escalier, devant la porte ouverte, et devant le chemin qui permet de sortir de la résidence puis devant peupliers puis trottoirs devant rue, devant route, puis devant passants peu nombreux, puis devant le long pont légèrement arqué et devant le carrefour avec ses voitures camions motos qui passent et s’arrêtent puis repartent, devant le passage piéton et devant le tunnel souterrain et devant l’ombre du tunnel souterrain et devant la lumière de l’autre coté du tunnel souterrain et devant les arbres du parc et devant une dame assise tous les jours sur son banc, vieille dame installée pour regarder devant elle le temps qui passe (peut être que c’est l’artiste le temps qui passe tous les jours), et devant l’escalier et devant une nouvelle petite rue, ruelle et devant place et devant fontaine et devant rue de nouveau et de nouveau autre rue et devant magasins, tatouage coiffeurs devant entrée d’école république enfants devant grille et devant grilles de nouveau devant digicode entrée et devant interdit à partir de cet instant de commenter, les visiteurs doivent passer par l’entrée de devant.

Tu penses avoir fini en regardant l’écran, devant toi, les phrases noires sur le fond blanc, mais peut-être n’as-tu pas vraiment encore commencé, tu as enfilé les mots les uns après les autres, comme ils venaient les premiers devant les suivants qui avançaient derrière en longue file indienne comme dans la ruée vers l’or bien sagement sur les lignes qui se remplissent en allant vers l’avant de la phrase et toujours le dernier mot se retrouve devant ou dernier, difficile de dire qui est devant et qui est dernier, mais si ENFIN, c’est pourtant évident, es devant celui qui arrive le dernier en vérité le point final se trouve devant, comment, mais non pas du tout, le devant est le premier mot et ceux qui arrivent ensuite se trouvent derrière en file indienne, les premiers ne seront jamais les derniers ne pas confondre, de toute façon le mots ne se poussent pas pour être devant, mais celui de devant tire ceux qui viennent après dans la grande chaine humaine des mots, et pourquoi pousseraient-ils puisque la place de devant est déjà prise, prise par TU, Tu es devant tous les autres mots mais pas devant tout le monde, Tu es devant et c’est mieux ainsi, mais être devant est-ce vraiment important puisque de toute façon ce n’est qu’une phrase et le devant ou le derrière comme le premier et le dernier ne font qu’un seul et même mouvement, même sens ou non sens, même phrase unique sur le dernier paragraphe mais ce qui importe c’est que le T soit de la dernière lettrine pour faire DEVANT.

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LIGNE

La ligne me suivait. La ligne me suivait, partout où j’allais elle me suivait, ce n’est pas possible ce sont des hallucinations, pourquoi une ligne suivrait-elle, cela n’a aucun sens, ou irait-elle pourquoi le ferait-elle, pourtant cette ligne avait vraiment quelque chose d’envahissant, c’était absurde une ligne, la meilleure façon de sortir de ce cercle vicieux c’était de titrer un trait,mais un trait de plus ne résolvait rien au contraire c’était pire cela ne sait pas se tenir en retrait un trait, il fallait en finir avec ce trait aussi le retirer enfin et passer à la suite, mais tout de même la ligne était toujours là, et si j’arrêtais d’écrire, je ne verrais peut être plus, et si j’arrêtais d’ écrire je ne verrais peut être plus cette ligne , peut-être plus—————————————————————————————————————— mais non cela ne fonctionnait pas, même quand je marchais dans la rue elle était là, LIGNE derrière moi, cette ligne était une OMBRE qui suivait, une LIGNE OMBRE suivante, soudain lumière, cette LIGNE me dit, LIGNE je suis LIGNE , je suis une LIGNE LIGNE LIGNE, c’était une ligne qui se répétait comme un écho de ligne, oui disait-elle je suis une LIGNE qui va devant et ne se laisse pas perturber par le moindre événement qui n’oublie pas qu’elle est LIGNE, je suis une LIGNE presque toujours droite, droite qui avance sans broncher qui avance comme ça quoi qu’il arrive, une ligne qui se déplace sur les pages blanches et avance et avance et noirci des pages, une LIGNE droite, bien droite, pourquoi ne pas faire des courbes et des zigzags, monter et descendre, tourner à droite à gauche s’arrêter continuer reprendre le fil le cours de ses pensées de ligne, lui demandais-je, mais non répondait-elle, elle est LIGNE trop droite pour cela, elle va tout droit bien droite dans l’adversité des pages blanches arides comme un désert de sel, la page blanche est le plus grand désert de sel du monde vallée pleine de larmes qui coulent sans trace derrières elles, voici le temps de la LIGNE qui approche dit-elle , mon temps est proche dit-elle, je peux parcourir les pages des déserts de sels et continuer d’avancer sans me fatiguer, dit-elle, même sous le soleil, et alors elle dit, non elle CRIE, je suis la LIGNE d’ombre qui se dessine sur les murs, LIGNE je suis une LIGNE d’ombre qui naît au pied des arbres exposés au soleil, LIGNE je suis la LIGNE qui naît au pied des lampadaires, LIGNE je suis la LIGNE blanche tracée sur les pistes d’athlétisme, LIGNE je suis la LIGNE épaisse qui naît au pied des buildings, et des immeubles, LIGNE je suis la LIGNE qui grosse rétrécit derrière la tour Eiffel, LIGNE je suis la LIGNE étrange de l’arc de triomphe, et même étoilée je reste dans l’ombre, LIGNE je suis la LIGNE blanche de kérosène qui apparait dans le ciel, LIGNE je suis la LIGNE du parti qui conduit n’importe où du moment que l’a dit le parti, LIGNE je suis la LIGNE qui monte et descend en courbes des bourses de new york londres et chicago qui va n’importe où du moment que le marché l’a dit, LIGNE je suis la LIGNE barrière devant les chevaux de course avant le départ, LIGNE je suis la LIGNE de départ et la LIGNE d’arrivée,LIGNE je suis la LIGNE qu’il faut garder avant l’été, LIGNE je suis la LIGNE de chemin de fer abandonnée, LIGNE je suis la LIGNE du tgv,LIGNE je suis la LIGNE bleue des Vosges, LIGNE je suis la LIGNE Maginot, LIGNE je suis la LIGNE de séparation entre l’atlantique et la méditerranée, LIGNE je suis la LIGNE du RIO GRANDE où l’Amérique centrale va se noyer, LIGNE je suis la LIGNE tendue dans le jardin au dessus des draps, des serviette des chemises des jupes des culottes et pantalon, LIGNE je suis la LIGNE tracée au sol pour jouer à la marelle, à la balle au prisonnier, LIGNE je suis la LIGNE d’horizon, LIGNE je suis la LIGNE qu’il ne faut pas franchir, je suis la LIGNE de démarcation je suis la LIGNE qui se termine par un point final, LIGNE je suis la LIGNE infinie des nombres alignés sans fin, LIGNE je suis la LIGNE du pécheur impassible sur le bord de l’étang sur le bord des rivières, LIGNE je suis la LIGNE qui se trace de chaque coté de tes yeux car le temps a passé, LIGNE je suis la LIGNE aussi qui se dessine sur ton front car je suis la LIGNE de préoccupation, LIGNE je suis une LIGNE blanche sur la route, parfois continue, parfois coupée, LIGNE je suis la ligne de lumière sous la porte de l’enfant malade dans la nuit, LIGNE je suis la petite LIGNE tracée rapidement sur le bord d’une table ou d’un bureau que l’on aspire et qui circule dans les têtes partout et rend tout le monde complétement fou, LIGNE je suis la LIGNE des pays non alignés, LIGNE je suis la LIGNE qui se forme devant le musée le jour de la grande exposition tant attendue, LIGNE je suis la longue et haute LIGNE à haute tension tenue en l’air par de grands atlas en fer, LIGNE je suis la LIGNE dessinée dans le ciel étoilée pour faire voir les constellations, celle de la grande ourse, ou celle d’Orion, LIGNE je suis la LIGNE des rivières et des fleuves qui traverse les parcs, les prés, les forêts, les vallées, les villes et va se noyer dans la mer, LIGNE je suis la LIGNE qui fait apparaitre au loin un voilier, LIGNE je suis celle qui fait apparaitre au loin la terre, LIGNE je suis la LIGNE verte de fin qui fait un SON LIGNE bien droit dans une petite boite rectangulaire dans une chambre d’hôpital,LIGNE je suis la LIGNE dessinée de tes yeux, LIGNE je suis la LIGNE tracée par la flèche qui t’a transpercée, LIGNE je suis la LIGNE sous marine qui permet d’annoncer au loin que ta mère vient de décéder, que les vacances se sont bien passées qu’aujourd’hui c’est ton anniversaire,LIGNE je suis la petite ligne entre tes doigts qui fume et fera de toi une LIGNE, LIGNE je suis la LIGNE tracée par Ariane, LIGNE je suis la LIGNE tracée par les mannequins sur le sol le jour du défilé, LIGNE je suis la LIGNE A du RER (évidemment) qui passe par la gare de Lyon et Châtelet les Halles (l’horrible station), LIGNE je suis la LIGNE 14 du métro qui passe par Gare de Lyon, je suis souvent toute droite mais par moment, je m’ égare et je me laisser aller méandre et LIBRE, je suis la ligne qui refuse d’être LIGNE qui se termine par un point final, LIGNE je suis la LIGNE qui se termine par ?

5 commentaires à propos de “D E V A N T & LIGNE (1er parpaing)”

  1. Merci beaucoup Vincent!! cela fait plaisir et oui l’écriture dormait au fonds des mers dans un scaphandrier mais se réveille lentement maladroitement mais comme elle peut et toute contente dans ce bel bel atelier.

  2. Rétroliens : proposition #02 | un parpaing de phrase – Tiers Livre, les ateliers en ligne