ET MON CORPS

ET MON CORPS vidé de sa ponctuation ET MON CORPS sans peau ET MON CORPS ses vitres blindées ses playbacks ses courants d’air ET MON CORPS obstrué dans ses allers-retours ET MON CORPS papier mâché ET MON CORPS fignolé par ses à l’envers ET MON CORPS ses premières fois ses offensives ses absents ET MON CORPS assourdi par le raclement de ses souvenirs ET MON CORPS ses vertiges creusés dans ses blancs ET MON CORPS ses ricochets dans ses pourquoi ET MON CORPS ses suspensions perdues dans la fuite ET MON CORPS ses saignées dans ses étourderies ET MON CORPS à en dire trop et pas assez ET MON CORPS sa rive gauche effacée ET MON CORPS à expulser du corps

17 commentaires à propos de “ET MON CORPS”

  1. Le corps de l’oeuvre, le corps à l’oeuvre , ce n’est pas rien tout ça ! En fait je me rends compte en te lisant ici et ailleurs, de l’importance de solliciter toutes nos mémoires pour donner de la chair à nos écrits , comme un Rodin, un Renoir et les autres

    • Merci Annick. Ton commentaire me va droit au cœur. Ta présence ici et ailleurs tout autant. Plaisir aussi de te suivre, tes textes, tes partages culturels sur Facebook… Bises.

  2. Ah, c’est bien tout rassemblé ainsi mais ça doit se lire avec une pause à chaque CORPS pour en saisir toute l’importance et l’impact. Intense ! Merci. Je vais donc lire Philippe Liotard aussi…

    • Merci Anne pour votre lecture. Je rattrape le retard dans les lectures aussi vite que possible… et je passe donc lire vos textes sous peu. Heureux week-end à vous.

  3. Même sensation que pour vos “sols sans”… une étrange tristesse sourd de ce texte (c’est très subjectif, ma remarque). Parce que cela réveille de l’éprouvé… sans doute. Il y a beaucoup plus que ce qui est dit entre ces “parpaings”… En tout cas, vous obligez le lecteur à creuser en lui…

  4. J’apprécie ces poussées que je trouve dans vos textes. Il y a de la force, de l’énergie… et des questionnements. A chacun d’y trouver ses réponses ou à balayer d’autres hypothèses. Merci.