Mise en seine

Elle a le teint terne, les joues rugueuses et la mâchoire serrée. Chaque geste est compliqué. Les souvenirs sont pesants, sous le soleil, sa marche est lourde. Elle est cernée elle ne sait plus respirer. Son souffle et court, ses inspirations sont aiguës, ses poumons sifflent. Elle n’a pas couru. Elle déteste ces lieux qui eux ne changent pas sous les pas gris de sa tristesse. Ces lieux qui la narguent en lui rappelant par leur unique présence que oui, tout ce en quoi elle croyait a bien existé juste ici sous ses pieds. Ses cernes sont touchants, presque légers. Sa peau le matin a une autre pâleur. Elle aurait voulu que le bleu du ciel soit outremer. Ça lui aurait permis de se noyer ailleurs que dans la Seine.

Il a le teint terne, les joues rugueuses et la mâchoire serrée. Chaque geste est, c’est déjà ça. Les souvenirs sont pesants, sous le soleil, sa marche est lourde. ils est cerné il ne sait plus marcher. Son souffle est court, ses inspirations grondent, ses poumons gonflent. Il n’a pas couru. Il déteste ces lieux qui eux ne changent pas sous les pas de sa tristesse. Ces lieux qui le toisent en lui rappelant par leur unique présence que oui, tout ce en quoi il croyait a bien existé juste ici sous ses pieds. Ses cernes sont touchants. Sa peau le matin a une autre pâleur. Il aurait voulu que la mer soit bleu ciel. Ça lui aurait permis de ne pas se noyer.

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5 commentaires à propos de “Mise en seine”

  1. Elle a le teint terne, les joues rugueuses et la mâchoire serrée. Chaque geste est compliqué. Les souvenirs sont pesant, sous le soleil, sa marche est lourde. Elle est cernée elle ne sait plus respirer. Son souffle est court, ses inspirations sont aiguës, ses poumons sifflent. Elle n’a pas couru. Elle déteste ces lieux qui eux ne changent pas sous les pas gris de sa tristesse. Ces lieux qui la narguent en lui rappelant par leur unique présence que oui, tous ce en quoi elle croyait a bien existé juste ici sous ses pieds. Ses cernes sont touchante presque légères. Sa peau le matin a une autre pâleur. Elle aurait voulu que le bleu du ciel soit outremer. Enfin, ça, c’était la semaine dernière. Cette semaine j’y suis revenue, elle n’y était plus.

  2. Elle a le teint terne, les joues abrasives et la mâchoire serrée. Chaque geste est compliqué. Les souvenirs sont lourds sous le soleil, aussi lourd que ses pas. Elle est cernée et ne sait plus respirer. Son souffle court, ses inspirations aigus. Les poumons sifflant comme des colverts. Elle aiment ces lieux qui ne changent pas. Ces lieux qui l’embarque, en lui rappelant par leur unique présence que oui, tous ce en quoi elle croit existe juste ici, sous ses pieds. Elle aurait voulu que le bleu du ciel soit outremer. Ça lui aurait permis de se baigner ailleurs que dans la Seine.

  3. Elle a le teint terne, les joues rugueuses et la mâchoire serrée. Chaque gestes est compliqués. Les souvenirs sont pesant, sous le soleil, sa marche et lourde. Elle est cernée elle ne sait plus respirer. Son souffle et court, ses inspirations sont aigus, ses poumons sifflent. Elle n’a pas couru. Elle déteste ces lieux qui eux ne changent pas sous les pas gris de sa tristesse. Ces lieux qui la narguent en lui rappelant par leur unique présence que oui, tous ce en quoi elle croyait a bien existé juste ici sous ses pieds. Ses cernes sont touchante presque légères. Sa peau le matin a une autre pâleur. Elle aurait voulu que le bleu du ciel soit outremer. Ça lui aurait permis de se noyer ailleurs que dans la Seine. Maintenant elle se regarde de haut, flottant comme Ophélie au milieu des cannettes et des herbes morte. Elle n’était pas si laide que ça au final.

  4. Elle à le teint terne, oublié d’appliquer son anti-cerne, la mâchoire carrée serré, c’est souvenir de de soleil et de pluie coule dans la seine, elle traine son boulet prêt d’elle soigneusement dans une trousse, son ventre vide s’emplie de respiration irrégulière, elle aime les pavée plus que ces lieux, humide les caresses sur sa joue, elle voulait le ciel bleu sous ses pieds, des trainés blanche de nuage sur la seine.

  5. Il a le teint brouillé, mal rasé et la mâchoire serrée. Chaque geste lui rappelle qu’il est vivant, c’est déjà ça. Les souvenirs sont pesants, sous le soleil, sa marche est lourde. Son souffle est court, ses inspirations sifflent, ses poumons brûlent. Il n’a pas couru. Il envisage ces lieux qui eux ne changent pas sous les pas de sa tristesse alors que son âme fluctue en permanence. Ces lieux qui le dévisagent en lui rappelant par leur unique présence que oui, tout ce à quoi il rêvait a bien existé juste ici. Ses cernes sont touchants. Sa peau le matin a une autre pâleur. Il aurait voulu que le ciel soit changeant. Ça lui aurait permis de ne pas déménager.