NYX

Là, derrière ton souvenir. Je marche. Je suis la trace de ton parfum infernal. Il est fossilisé dans mes plus lointaines pensées. Enfin, les ténèbres m’aveuglent. L’écume du soir se dépose autour de moi. Elle me caresse. Issus d’un monde crissant, les songes des Hommes s’endorment. La ville se réveille doucement. Les êtres se sont apaisés. La tragédie des jours confus c’est tue. Les lumières s’allument, les réverbères accompagnent les astres dans leurs feux. Je ne suis plus dans ce gouffre insaisissable. Je me balade, joyeuse d’être seule. La nuit touche du bout de ses doigts mes rêves. Chaque tiraillements s’évaporent et sur mes songes les plus aveugles un filet d’or se dépose. Solitaire, je voudrais qu’elle se métamorphose. Qu’elle prenne place avec moi dans cette balade ancestral qu’est la vie. Que sur les pavés humides, je puisse distinguer ses chuchotis imperceptibles. Engourdie par ses ténébreux charmes. La ville devient ma complice. Elle est ma gardienne. Et les premiers frissons de l’aube se souviendront d’avoir été le crépuscule de ma consolation.

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