Visages (diptyque)

Au creux de la bougie, la lumière avait la simplicité d’une aube ; mon souvenir, l’ambiguïté de la cire. Des taches d’ombre tombaient de son front, déformaient son œil, sa joue. J’ai soufflé la chandelle. Dans l’arabesque de fumée j’ai rattrapé son visage.

Les soirs de trap, les nuits de blues, de mauvaise java, je fredonne encore et juste pour moi les airs au figuré de ton visage. La mélodie en noir dans tes yeux d’enfant sage, ton petit sourire, ce boléro, cette andalouse. Le tango si charnel de tes lèvres jalouses.

A propos de Nicolas Bleusher

A publié en janvier 2019 L’embarcadère aux éditions Jacques Flament, un recueil de textes courts sous-titré Confidences, fantaisies et autres curiosités à la fenêtre...