{"id":100088,"date":"2022-11-14T18:12:26","date_gmt":"2022-11-14T17:12:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=100088"},"modified":"2022-11-15T19:06:28","modified_gmt":"2022-11-15T18:06:28","slug":"compiles-05-40-ciels-du-lundi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-05-40-ciels-du-lundi\/","title":{"rendered":"#compiles #05\/40 |\u00a0ciels du lundi"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-100089\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1-420x280.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/salamanca-1-sur-1.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un tableau gris s&rsquo;\u00e9tire au-dessus des immeubles, il n&rsquo;y a pas de bruit mais un sentiment de danger m&rsquo;habite. \u00c0 chaque fen\u00eatre, un monde unique se d\u00e9veloppe. La ville fatigu\u00e9e caresse nos r\u00eaves impossibles. YSO.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr Baudelaire, ciel bas et lourd mais son copain Poe a d\u00fb se promener sous un ciel comme celui-ci, bleu si bleu, haut l\u00e9ger, de bord de mer Cape May, Chincoteague \u00e9cran bleu, film dont les acteurs sont \u00e9tourneaux immobiles sur le fil, nuages align\u00e9s qui font chapeau au centre commercial, \u00e0 la station d&rsquo;essence Liberty, \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise de briques rouges, au parking en construction. Qui sait ce qui se passe derri\u00e8re les troncs gris et les branches d\u00e9nud\u00e9es des liquidambars qui soudain m&rsquo;\u00e9loignent du bleu, couvercle presque. BD.<\/p>\n\n\n\n<p>Voyais-tu le ciel \u00e0 travers les vitres de ta fen\u00eatre avant de nous quitter&nbsp;? Ici maintenant il ressemble \u00e0 une plage \u00e9chou\u00e9e, \u00e0 un lac au milieu des nuages. L\u00e0 o\u00f9 tu es,&nbsp;est-ce qu\u2019il y a des oiseaux qui s\u2019abreuvent \u00e0 la pluie des \u00e9toiles filantes. MM.<\/p>\n\n\n\n<p>14\/11\/2022<br>R\u00e9veil 3h45<br>#5 ciel de lundi<br>1er ciel: aucune lumi\u00e8re de ville, brume, j&rsquo;ai oubli\u00e9 de saluer la lune&nbsp;<br>qui est, pour l&rsquo;heure, derri\u00e8re la maison et ma t\u00eate. Mais aussi&nbsp;<br>r\u00e9pandue en voile insaisissable par quelques technologies que ce soit&nbsp;<br>autre que mes Zyeux virgule z\u00e9ro z\u00e9ro deux. Ou en tout cas \u00e0 ma port\u00e9e&nbsp;<br>imm\u00e9diate, apparemment.<br>A(H)M<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019employ\u00e9 qui regarde le ciel durant ses heures de travail est en quelque sorte pay\u00e9 pour cela. L\u2019ind\u00e9pendant qui fait de m\u00eame perd de l\u2019argent quand il l\u00e8ve les yeux. Lorsqu\u2019il meurt, le po\u00e8te finit comme il a v\u00e9cu : d\u00e9vor\u00e9 par les vers. En attendant ce jour, sachez que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9criture de ces lignes et si vous \u00eates ind\u00e9pendant, retournez nourrir l\u2019\u00e9conomie plut\u00f4t que de lire ceci ! JT.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus clair que la ligne sombre et irr\u00e9guli\u00e8re des toits le ciel s&rsquo;allume comme un \u00e9cran \u00e0 la tra\u00eene. Lisse, uniforme, irr\u00e9prochable. Trop bleu pour \u00eatre honn\u00eate. Comment ne pas penser aux fonds verts utilis\u00e9s pour les montages vid\u00e9o&nbsp;? Pour seules asp\u00e9rit\u00e9s dix train\u00e9es blanches&nbsp;: les griffes du Transit des Marchandises. Et cet objet inattendu prenant de l&rsquo;altitude&nbsp;; montgolfi\u00e8re en plus petit, sans nacelle, avec un fil qui pendouille. Un ballon \u00e0 l&rsquo;h\u00e9lium \u00e9chapp\u00e9 de la foire&nbsp;? FL.<\/p>\n\n\n\n<p>trop long \u00e0 attendre pour voir le profond du ciel<br>nuages mont\u00e9s de la mer jusqu\u2019\u00e0 heurter les<br>hauts versants<br>soudain l\u00e0, accumul\u00e9s dans tous les interstices<br>plus de couleurs, esp\u00e8ce de plomb durci<br>dominant la terre l\u2019immobilisant l\u2019ensevelissant&nbsp;<br>ton corps tapi au profond du labyrinthe des<br>cosmos devenu invisible<br>FR.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel, suie silencieuse. RBV.<\/p>\n\n\n\n<p>La vo\u00fbte jaun\u00e2tre inspir\u00e9e du cr\u00e9pi des maisons puis perce un grand rayon qui ne dure pas cieux d&rsquo;ocres clairs att\u00e9nu\u00e9s. Soleil intermittent juste derri\u00e8re la bouloche des nuages. Temps jaune ciel compact colle des \u00e9charpes aux monts environnants. Plus rien ne se troue pour le moment le vent n&rsquo;est pas d&rsquo;altitude. \u00c7a va aller vers le gris au fil des heures. Un jeu de masses en lutte lente m\u00e8ne aux pr\u00e9cipitations quand le soleil sera \u00e9clips\u00e9 pour de bon. Ailleurs pas loin il peut faire beau dans ce clo\u00eetre de montagnes. Toujours une trou\u00e9e dans le cirque qui d\u00e9place un fragment de bleu. \u00c9trange pays. PhB.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230; qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il reste des ciels \u00e0 travers la langue &#8230; qu&rsquo;est-ce que nous voyons de commun dans un bout de ciel&#8230; qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il reste du ciel les yeux ferm\u00e9s&#8230;. juste faire attention quand on marche dans ses flaques&#8230; plus simplement, the sky holes que d\u00e9coupent les branches les pare-brise &#8230; cela suffit&#8230; XGu.<\/p>\n\n\n\n<p>Nuit non noire, entre anthracite et ardoise, bleu de minuit et bleu charron marbr\u00e9 d\u2019\u00e9tain pur. Et deux points lumineux comme des yeux perdus.<br>Quand l\u2019argent chasse le plomb, bruisse le murmure pastel du ciel de l\u2019aube comme un regard abstrait .<br>Dans le d\u00e9but du matin, le ciel encore bas cisaille les nuages avant de les d\u00e9chirer et de percer. Mais les nuages l\u2019enfarinent bient\u00f4t \u00e0 grands coups d\u2019\u00e9pais gris.<br>De l\u2019indicible ciel, d\u2019ici ou de l\u00e0, que dire d\u2019autre si ce n\u2019est qu\u2019il \u00e9chappe.<br>PhL<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019encadrement de la fen\u00eatre de la chambre, le premier ciel de la semaine. Une ouverture apr\u00e8s l\u2019enfermement de la nuit, volets clos et la rupture avec le dehors. Comme un saut inattendu dans une toile de Magritte. L\u2019insoutenable pesanteur du corps quand le regard capte une telle image. La pluie ensuite et l\u2019effacement des nuages sur l\u2019ardoise c\u00e9leste. Commence l&rsquo;attente de tableaux renouvel\u00e9s.&nbsp;AB.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce matin le jour se l\u00e8ve sous un ciel sans espoir | un ciel gris d\u2019enfermement | gris de m\u00e9tal terne | ciel creux sans asp\u00e9rit\u00e9s sans forme | ciel qui \u00e9touffe qui \u00e9teint la joie qui an\u00e9antit | pas de moutons blancs qui s\u2019emballent sous le vent ni de lueurs dor\u00e9es de lever du soleil | pas de bleu joie de mauve tendre de rouge feu de noir d\u2019orage | m\u00eame pas de tra\u00een\u00e9es de suie d\u2019\u00e9tincelles de neige de vent de sable blond | ni forme ni couleur rien qui accroche l\u2019\u0153il et l\u2019\u00e2me | ce matin je suis perdue. MEs.<\/p>\n\n\n\n<p>La silhouette massive du ciel se tenait l\u00e0 devant la maison, l\u2019arbre aussi \u00e9tait comme une forme massive et compacte avec son manteau de feuilles sombres, \u00e7a lui donnait un aspect inqui\u00e9tant, plus vraiment bleu ce ciel, avec tous ces nuages et puis les mouches aussi qui m\u2019incommodaient de leurs bourdonnements incessants, je ne les voyais pas mais elles tourbillonnaient dans l\u2019air nervur\u00e9, telle une fine mousseline mouchet\u00e9e de fange, alors j\u2019ai dit \u00e0 Maps que si il \u00e9tait encore l\u00e0, on en aurait fait une sacr\u00e9e de f\u00eate sous ce ciel d\u2019automne, et peut-\u00eatre m\u00eame que les copains du rugby nous auraient rejoints \u00e0 la maison, comme au bon vieux temps, quand on buvait de la gn\u00f4le du p\u00e8re Ziz\u00e8re tous ensemble, et on qu\u2019on ne desso\u00fblait pas avant le soir suivant, tellement qu\u2019on en avait bu apr\u00e8s le match. Et puis le soleil a continu\u00e9 de monter, alors j\u2019ai dit \u00e0 Maps qu\u2019on devrait tous lever les yeux au ciel au moins une fois pour savoir de quoi on parle, quand on parle du bon vieux temps.&nbsp;CamB.<\/p>\n\n\n\n<p>sans agitation les nuages ne montrent aucun signe d\u2019animosit\u00e9<br>sont d\u2019immobiles argiles souples l\u00e9g\u00e8res d\u2019une clart\u00e9 ambigu\u00eb<br>flottent en nappes d\u00e9shabit\u00e9es dans ce premier bain du jour<br>d\u2019un gris de poussi\u00e8re p\u00e2li et confus comme brouill\u00e9<br>rien ne suinte rien ne perle ne d\u00e9teint dans le silence<br>rien ne menace la contention du ciel en suspens<br>PV<\/p>\n\n\n\n<p>22h Le ciel est de frigo ferm\u00e9. Son enti\u00e8re matit\u00e9, la clim du voisin bourdonnant dessous, tourne dedans, comme la pale dans la sorbeti\u00e8re \u2014 je freeze. Je prends. Le ciel est d\u2019un frigo ferm\u00e9 sur moi.<br>6h Les rues tout autour s\u2019allument \u2014 Qui a mis de l\u2019orange givr\u00e9e dans le bac de sorbet myrtille ?<br>7h Faire de l\u2019air dans la chambre \u2014 Quel jour le ciel sera-t-il de lit ouvert ?<br>8h Le ciel pass\u00e9 blanc. D\u2019un blanc de frigo ou cette fois de fourgon.<br>9h Dans l\u2019hu\u00eetre ou Chambre froide<br>10h Le m\u00eame avec le blanc qui presse sur les paupi\u00e8res ;<br>les chambres froides communicantes les unes avec toutes les autres, bouff\u00e9es de l\u2019air ;<br>des sueurs en suspensions froides qui viennent \u00e0 toucher les fronts.<br>11h Gu\u00e8re plus bas et blanc que ce ciel qui vient tra\u00eener comme un fant\u00f4me parmi nous.<br>\u2014 Et c\u2019est de l\u2019\u00e9crire seulement qu\u2019il est tel<br>CT.<\/p>\n\n\n\n<p>Tectonique des nu\u00e9es. Noir Soulages glissant vers un lent ciel mouchet\u00e9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;glissant vers une incision d\u2019or s\u2019obstinant entre les boursouflures &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;on chercherait l\u2019horizon. MACM<\/p>\n\n\n\n<p>Si quelques arbres de la cit\u00e9 n\u2019\u00e9taient pas l\u00e0 pour le d\u00e9signer, l\u2019\u00e9pingler, le retenir, le ciel passerait inaper\u00e7u. Par la fen\u00eatre&nbsp;: \u00e9cran de fum\u00e9e immobile, gris blanc d\u2019une absence. Rien ne dit que le ciel \u00e9blouissant d\u2019avant reviendra. Pas de mar\u00e9e pour dicter au ciel la conduite du jour, les miroitements des nuages sur le sable dont l\u2019eau ne s\u2019est pas tout-\u00e0-fait retir\u00e9e ; pas l\u2019impression d\u2019\u00eatre dans un tableau o\u00f9 tout est c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019encre et de l\u2019aquarelle. Pas la certitude qui traversait il y a peu : tu marches dans le reflet du ciel, il est l\u00e0 de nouveau. Une \u00e9vidence alors, dans la fusion des espaces parcourus. L\u00e0 non. Pourtant, dans le temps de la note, l\u2019imperceptible d\u00e9chirure voit le jour et une trace bleue fait signe aujourd\u2019hui. ChE.<\/p>\n\n\n\n<p>Un carr\u00e9 blanc sur pourtour blanc. Ce matin la d\u00e9coupe, l\u2019ouverture du Velux sur le mur se d\u00e9tachent \u00e0 peine. Ciel opaque, cotonneux, farineux. Du brouillard encore. Aucune lumi\u00e8re franche. \u00c7a fait \u00e9cran. \u00c7a me renvoie \u00e0 moi. Envie de me replonger dans les draps, eux aussi blancs. Ce trop de blancs manque de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, de nuances, de nuages&nbsp;plume effil\u00e9s dans un ciel bleu ciel. Y a-t-il vraiment un soleil derri\u00e8re ce ciel&nbsp;? PS.<\/p>\n\n\n\n<p>au petit matin \u2014 le ciel d\u2019une myope sans lunettes \u2014 une cavit\u00e9 bleue o\u00f9 prendre le temps du r\u00e9veil \u2014 plus tard le ciel buvard\u00e9 de Bergounioux o\u00f9 \u00e9ponger les songes \u2014 un peu apr\u00e8s un ciel d\u00e9color\u00e9 et matelass\u00e9 de tendresse \u2014 un peu plus tard encore disparition du bleu \u2014 mais o\u00f9 est-il all\u00e9 \u2014 dispara\u00eetre alors en soi \u2014 puis sortir et ne voir dans la flaque qu\u2019une congestion de gris \u2014 chercher des couleurs dans les arbres \u2014 ou dans le bras d\u2019une femme levant une lampe pour lib\u00e9rer un arc de feu \u00e0 l\u2019horizon \u2014 SV.<\/p>\n\n\n\n<p>plafond cotonneux en teintes de blancs et de gris avec, \u00e0 l\u2019ouest, une timide touche de bleu clair dans un accroc du manteau |&nbsp;ciel blanc sale et immobile sans beaucoup de traces, quelques coups de pinceaux au-dessus de ma t\u00eate |&nbsp;plus de gris et moins de blanc, inerte, mort, de froid en larmes | ciel mal lav\u00e9, ciel de lundi |&nbsp;du coton jusque dans mes yeux, jusque dans ma t\u00eate |&nbsp;triste | JLC.<\/p>\n\n\n\n<p>On voit clair ce matin&nbsp;; brouillard des derniers jours envol\u00e9, \u00e0 l&rsquo;Est du bleu et des nuages encore ros\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;Ouest la chape prometteuse de pluie, qui chapeaute la montagne et sa croix gigantesque accroch\u00e9e l\u00e0, tout au bord de la falaise, dont on conna\u00eet le point de vue sublime sur le lac&nbsp;\u2013 pas vu depuis longtemps d&rsquo;ailleurs, y retourner bient\u00f4t, y emmener H. \u2013 Bulletin m\u00e9t\u00e9o \u00e0 port\u00e9e de fen\u00eatre ouverte, chassant les bribes du r\u00eave presque d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9. BF.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans brume et sans obstacles nous prenions la route \u00e0 contresens de la joie, les yeux brillaient d\u2019alarmes et de seigle comme allons-nous faire, pour ne plus chanter ce jour. Et puis les gens se sont arr\u00eat\u00e9s sur le bas-c\u00f4t\u00e9, prendre un caf\u00e9, \u00e9changer des visages qui ne se connaissaient pas et les nuages pr\u00e9paraient des cafouillages intenses, irruptions chamailles, parce que les camionneurs avaient d\u00e9cid\u00e9 de faire gr\u00e8ve, tout le p\u00e9riph\u00e9rique \u00e9tait \u00e0 l\u2019arr\u00eat, on n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 aussi inertes et dans le ciel les nuages pr\u00e9paraient leur f\u00eate de grisailles. On les b\u00e9nissait des yeux. FBr.<\/p>\n\n\n\n<p>ciel de nuit lumineux, au r\u00e9veil ciel brouill\u00e9, je n\u2019ai pas eu le temps de me retourner, ciel bouch\u00e9 et nuages indistincts, ciel \u00e9troit suit le couloir des rues, ciel couvert, ciel gris et lisse cache les montagnes, ciel opaque, ciel humide sous la peau, ciel ruisselant fait de longues tra\u00een\u00e9es sur la vitre, ciel au pieds mouill\u00e9s CdeC.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9clatement! J&rsquo;ai les yeux riv\u00e9s sur la courbe de la route, je maintiens le volant sur un asphalte que je sais, \u00e0 cet endroit, dangereusement bomb\u00e9. Mon fils a eu, ici, il y a longtemps, mais le souvenir en est encore vivace, un accident qui a failli lui co\u00fbter la vie. Je prends la courbe et stabilise la voiture. C&rsquo;est termin\u00e9, plus de danger, la route entame sa pente douce et droite. Je rel\u00e2che la pression de mes muscles et de mes mains sur le volant ce qui entra\u00eene aussi un rel\u00e2chement de vigilance mentale et me rends disponible \u00e0 autre chose qu&rsquo;\u00e0 la circulation. C&rsquo;est l\u00e0 que je pense \u00e0 la consigne de l&rsquo;atelier et l\u00e8ve les yeux pour la premi\u00e8re fois, sur les cinq que comptera ce jour. Le ciel au dessus de moi surgit comme un mur en plein processus de fracturation, \u00e0 travers lequel perce la lumi\u00e8re. La couche nuageuse du matin se disloque, comme bris\u00e9e en milliers d&rsquo;\u00e9clats par une force qu&rsquo;on sent mais ne voit pas, laissant appara\u00eetre un soleil puissant, aveuglant. J&rsquo;assiste \u00e0 un moment suspendu. L&rsquo;\u00e9clatement se d\u00e9roule sur une \u00e9chelle tellement vaste qu&rsquo;il en para\u00eet immobile. Les aurores bor\u00e9ales font le m\u00eame effet&nbsp;: on sait qu&rsquo;elles bougent mais on ne per\u00e7oit pas le d\u00e9roul\u00e9 du d\u00e9placement, on est juste t\u00e9moin de ses phases successives. Je conduis et, de ce fait, mon attention doit revenir tr\u00e8s vite \u00e0 la route. Avant, je prends une photo. Ma perception de ce ciel n&rsquo;a dur\u00e9 qu&rsquo;un instant mais son effet est celui d&rsquo;un shoot. L&rsquo;immensit\u00e9 du monde s&rsquo;est engouffr\u00e9e dans ma t\u00eate et dans mes poumons. LP.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel de moral morose.<br>Bouch\u00e9, gris, lourd, sombre, un couvercle sur une marmite de soupe froide<br>JD.<\/p>\n\n\n\n<p>Jour triste de pluie, on donne aux ciels des pr\u00e9noms.<br>Huit heures : Jean-Paul, un ciel gris clair, nu, \u00e0 vaguelettes plus sombres, attend la pluie.<br>Neuf heures quarante-cinq : Jean-Dominique, ciel gris sel, mou, \u00e0 grosses moustaches poivre, crache une pluie bien liquide.<br>Dix heures quarante : Jean-Fran\u00e7ois, ciel qui tonne au c\u0153ur, l&rsquo;\u00e9clair me sursaute.<br>Onze heures trente : Jean-Jacques, ciel ardoise assis sur un ciel laiteux. Air calme, pacifique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Treize heures : Jean-Pascal, un ciel gris opaque, ses yeux bleus ferm\u00e9s, on dirait pour toujours, et \u00e0 peine trois reflets des lumi\u00e8res du salon dans la vitre, lui donner meilleure mine.<br>Je pars travailler. Quelqu&rsquo;un pour d\u00e9boucher le monde ?&nbsp;&nbsp;<br>JCo.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel ma non troppo. \u00c9charpe \u00e9chapp\u00e9e des goutti\u00e8res qui hier d\u00e9bordaient. Pastel qui grumelle. Et puis le puits qui aspire \u00e0 l\u2019infini jusqu\u2019au noir mangeur d\u2019\u00e9toiles. Ce v\u00e9lum qui nous voile sent-il le poids de la pesanteur qui tient debout nos murs porteurs&nbsp;? LL.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel blanc, laiteux. Nouvelle page blanche \u00e0 \u00e9crire. Ciel translucide qui aveugle. Plusieurs couches de nuages superpos\u00e9s. L&rsquo;air est doux. Pas de risque de neige. C&rsquo;est pourtant un ciel \u00e0 flocons. Le vent finit par se lever. Le tissu blanc des nuages s\u2019effiloche pelucheux laissant appara\u00eetre le bleu p\u00e2le du ciel par trou\u00e9es successives qui s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8rent soudain. Une lumi\u00e8re dense souligne par intermittence le paysage, des ombres se dessinent avant de s&rsquo;effacer. Le voile se l\u00e8ve lentement. Dans le ciel uniform\u00e9ment bleu d\u00e9sormais le blanc du matin se maintient. PM.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel. L\u2019arracher en lambeaux au fil de la journ\u00e9e. Petit matin du noir au gris brumeux, encore opaque, le ciel ne d\u00e9voile rien de la journ\u00e9e qui vient. Le gris passe de fonc\u00e9 \u00e0 clair. Sans relief aucun. Lentement. Le soleil ne percera qu\u2019apr\u00e8s-midi. Pour enfin dessiner des ombres. SeB.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but, rien \u00e0 attraper du regard dans le grand drap gris clair tendu bas aux coins de tous les toits de Paris, et puis l\u2019\u0153il finit par accrocher au-dessus des chemin\u00e9es quelques volutes de coton blanc qui s\u2019\u00e9chappent et semblent nourrir le grand uniforme sale du ciel de ce lundi, bient\u00f4t perc\u00e9 de toutes parts dans une \u00e9clatante inversion, n\u00e9gatif avant r\u00e9v\u00e9lation. TD.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils passent, des augures &nbsp;\u2013 \/ils disent la bonne aventure, pour des piments<br>et du vin doux\/<br>&nbsp;PCH<\/p>\n\n\n\n<p>Neige salie ourl\u00e9e par le Jura. AD.<\/p>\n\n\n\n<p>Couverture nuageuse<br>\u00c9dredon de doutes<br>Lourd<br>Trou\u00e9e guett\u00e9e<br>bleu d\u00e9lav\u00e9<br>L&rsquo;oeil cherche la bouche ouverte<br>dans le<br>cieux gris moutonneux<br>Bouche pinc\u00e9e<br>Au loin une rang\u00e9e de dents blanches<br>rigole<br>\u00c9claircie !<br>MC.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 puisque dans ce matin la ligne de partage du ciel repose sur le toit\u2026 \u00e0 l\u2019ouest son plomb \u00e0 l\u2019est son lait. Au ras de la fen\u00eatre les longues port\u00e9es hachur\u00e9es de di\u00e8ses vides et aplatis. Fileuses de voix muettes et d\u2019\u00e9lectrique. (Chaque plume depuis longtemps effac\u00e9e \u2013 un chant aurait pourtant \u00e9gay\u00e9 l\u2019air redevenu presque immobile.) Puis rognures \u00e9parpill\u00e9es comme ces d\u00e9bris flottant sur la vapeur sale d\u2019une gomme (les os d\u2019une phrase consum\u00e9e.) Puis travers\u00e9e en oblique lente&nbsp;: le rectangle du Velux, la massue blanchie d\u2019un cr\u00e2ne railleur sur le ressort de trois cervicales. Puis le bleu provisoire et uniforme\u2026 Feuillet\u00e9 le bouquin de l\u2019\u00e9tag\u00e8re&nbsp;: <em>Le Livre des ciels<\/em> de Leslie Kaplan. En haut de la page une petite c\u00e9r\u00e9monie de nuages gris&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019air s\u2019ouvre et se referme. Le ciel balance \u00e9cartel\u00e9.\u00bb&nbsp;JdeT.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai d\u00e9couvert les ciels avec la photographie. Ciels d\u2019avant n\u2019avaient pas ce concret de lumi\u00e8re, cette r\u00e9alit\u00e9 tangible, nuages ou pas. Non plus \u00e9vanescences, passages, supports de r\u00eaveries mais probl\u00e8mes techniques. Certains jours, impossibles \u00e0 saisir avec le capteur du Nikon qui grille les ciels clairs les bousille en uni crayeux \u00e9crasant le monde. Ciel d\u2019acide. Mais les trucs pour r\u00e9ussir tout de m\u00eame, les r\u00e9glages, les manips, la joie quand \u00e7a y est c\u2019est dans la bo\u00eete le beau ciel \u00e0 po\u00e8tes. JK.<\/p>\n\n\n\n<p>Les nuages habitent le ciel. Les nuages sont d\u2019humeur variable et de formes changeantes&nbsp;: en flocons, en filaments, en masse compacte et sombre, en longues train\u00e9es lumineuses, en bande, en solo, impr\u00e9visibles toujours\u2026 Mais combien sont-ils&nbsp;? Le ciel parfois proteste, occupation illicite. Alors les nuages grondent, noircissent, envoient quelques \u00e9clairs, inondent un peu ici et l\u00e0.&nbsp; Puis le calme revient. Et la terre, fatigu\u00e9e, rumine son d\u00e9sarroi. Et Boudin peut reprendre son activit\u00e9. AN.<\/p>\n\n\n\n<p>1:00h le ciel n&rsquo;a rien \u00e0 dire, tendu comme une toile bleu jean, plat sur la lumi\u00e8re des r\u00e9verb\u00e8res. Rien. un ciel plat denim d\u00e9lav\u00e9.<br>9:47 le ciel encore ne dit rien de ce blanc sale parisien que les antennes et les chemin\u00e9es piquent. Un oiseau passe au plus vite, le ciel ne lui dit rien non plus.<br>12:43 Il reprend vie. Vapeurs nuageuses dans son bleu. Deux avions tracent en lenteur des rainures blanches comme la queue d&rsquo;\u00e9toiles filantes.<br>CP<\/p>\n\n\n\n<p>Et si le ciel n&rsquo;existait pas&nbsp;?<br>Je l&rsquo;ai cru noir. Il \u00e9tait bleu.<br>Je l&rsquo;ai cru vide. Il \u00e9tait plein.<br>Essentiel et sans ciel,<br>Il ment comme un amant qui se d\u00e9file.<br>\u00c0 l&rsquo;instant pr\u00e9sent mais vite pass\u00e9.<br>Comme le bourreau d&rsquo;un c\u0153ur \u00e0 pendre.<br>S.L.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la loge des heures qui passent le ciel communique avec la mer, les nuances de son propos sont visibles dans les variations de couleurs. Ce matin, \u00e0 l\u2019aube il \u00e9tait lourd uniforme peu \u00e0 peu il s\u2019est drap\u00e9 de nuages gris transparents s\u2019agrandissant sans cesse, avec une lumi\u00e8re d\u2019un blanc \u00e9trange sur la colline et un \u00e9claircissement \u00e0 tra\u00eene au-dessus de la mer. \u00c0 l\u2019instant entre ses plis gris noir, des filets bleu p\u00e2le s\u2019insinuent h\u00e9sitants tels des poissons volants voulant rejoindre la mer. D\u00e9coup\u00e9 par les arbres, les immeubles, frise hant\u00e9e par la m\u00e9tamorphose il r\u00e9siste \u00e0 coups de mots inaudibles et se marie avec la mer. HA.<\/p>\n\n\n\n<p>Bleu cobalt dans cet entre-deux nuit \u2013 jour, on ne sait s\u2019il est couvert ou d\u00e9gag\u00e9, pareil pour mes pens\u00e9es ou plut\u00f4t la t\u00eate qui les g\u00e9n\u00e8re, lui il s\u2019est d\u00e9gag\u00e9, l\u2019azur a pris le relais pour quelques heures avant de se laisser imperceptiblement envahir par une couche blanc sale, un ciel qu\u2019on ne pourrait dire chagrin, un ciel n\u00e9buleux sans doute, livide, brouill\u00e9, mais certainement pas un grand ciel qui nous fera r\u00eaver d\u2019\u00e9ternit\u00e9 comme a dit Baudelaire, encore moins un ciel o\u00f9 laisser s\u2019\u00e9vaporer nos soucis. CK.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ciel est gris, bleu, presque uni, mais \u00e0 son bord, pr\u00e8s de l\u2019horizon, il est bord\u00e9 de deux traits&nbsp;: un trait rose orang\u00e9, sous lequel un autre trait d\u2019argent lumineux donne un peu d\u2019espoir. Avec les minutes l\u2019espoir gagne la partie. (Ma fen\u00eatre&nbsp;8:00)<br>Le plafond gris et \u00e9pais est au-dessus de nous, on devine au loin des pans de rideau qui tombent au sol. Je ne sais pas si c\u2019est de la pluie, ou des nuages d\u2019insectes, je sais juste que je&nbsp;pr\u00e9f\u00e8re ne pas \u00eatre l\u00e0-bas. (Ma voiture&nbsp;09 :00)<br>Les nuages se d\u00e9placent, ils retrouvent une blancheur innocente, le fond du ciel est bleu, mais d\u2019un bleu un peu sale. (Ma fen\u00eatre&nbsp;12:00)<br>La salet\u00e9 a gagn\u00e9, malgr\u00e9 quelques \u00e9claircies trompeuses. (Ma fen\u00eatre&nbsp;12:30)<br>Le soleil est apparu, maintenant il lutte, le vent pousse les nuages, il ne sait pas encore, s\u2019il est son alli\u00e9 ou son ennemi, la lutte ne fait que continuer. (Ma fen\u00eatre&nbsp;14:15)<br>LS.<\/p>\n\n\n\n<p>ciel ignor\u00e9, le regard se cogne contre le reste du r\u00eave qui s&rsquo;\u00e9loigne dans le vide, trop d&rsquo;angoisse pour voir quoi que ce soit, les nuages d\u00e9filent comme un film en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, le ciel semble press\u00e9, soleil pudique cach\u00e9 derri\u00e8re la tour, entre deux rideaux, apr\u00e8s la pluie, l\u2019\u00e9claircie blanche rappelle la lumi\u00e8re d\u2019hiver en France, aboiements, klaxons, cris, constellations de lampadaires, la ville grouille, vocif\u00e8re, le ciel lui, presque pourpre, sobre et calme&nbsp;avant la nuit, la nuit sans \u00e9toiles, nuit noire cribl\u00e9e de plaies, l\u2019insomnie commence. AnM.<\/p>\n\n\n\n<p>Brouillard depuis ce matin. Constatation que le ciel ne me manque pas. JCB.<\/p>\n\n\n\n<p>Une nappe de brume, comme sur une prune tout juste cueillie de l\u2019arbre o\u00f9 les dents n\u2019ont pas mordu. L\u2019heure perd ses contours, s\u2019\u00e9tire, rien ne commence, rien ne finit, les toits de zinc n\u2019ont plus de bords, le pigeon perch\u00e9 a une rondeur de chemin\u00e9e. Les choses flottent. R\u00eaves en all\u00e9s dans le jour qui tra\u00eene. Echarpe dans le vent. Suis en voyage. AM.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Rouler, vite, ne pas \u00eatre en retard, chercher les ciels \u00e0 capturer, oui quelques vues mais gris assez uniforme et pas le temps de s\u2019arr\u00eater, et puis la vitre de la voiture est trop sale pour photographier \u00e0 travers. Attendre le ciel de midi, l\u00e0 \u00e7a sera le bon&nbsp;! Nouvel \u00e9chec, papiers \u00e0 renvoyer de toute urgence-Tu crois pas que tes ciels peuvent attendre non&nbsp;? La fatigue vole le ciel trois&nbsp;: sieste. Heureusement, une notification&nbsp;signale qu\u2019A. a chang\u00e9 sa photo de couverture- coup de bol, c\u2019est un ciel tout en nuances, un de ceux qui m\u2019ont \u00e9chapp\u00e9 aujourd\u2019hui. MCG.<\/p>\n\n\n\n<p>Par-del\u00e0 un couvercle gris et moutonneux, la clart\u00e9 rayonnant \u00e0 l&rsquo;est depuis les Alpes cherche \u00e0 percer. Toute la journ\u00e9e, le ciel \u00e0 deux niveaux rend son bleu inaccessible. La chape nuageuse a du mal \u00e0 l\u00e2cher du lest. Une lumi\u00e8re lourde et jaune s&rsquo;\u00e9crase sur l&rsquo;herbe \u00e9paisse. L&rsquo;\u00e9criture du ciel est aussi \u00e9nigmatique que les marquages au sol. CeM.<\/p>\n\n\n\n<p>Du ciel :<br>En fermant les volets, avec ce dernier coup d\u2019\u0153il aux \u00e9toiles, \u00e0 la nuit noire. Le faux jour de la lune hier soir. Et si c\u2019\u00e9tait le bruit que \u00e7a fait qui m\u2019arr\u00eatait, que je recherchais en levant les yeux sur je ne sais quelle \u00e9toile brillante, l\u00e0-bas, au-dessus des arbres, des ombres flottantes.<br>O\u00f9 commence le ciel&nbsp;? \u2014 Au pied du mur. \u2014 Et ce matin, fraicheur en bleu et nuages gris nimb\u00e9s de rose.<br>Midi. Pluie \u00e0 verse. Le jour a l\u2019air de tomber. \u2014 M\u00e9t\u00e9o France&nbsp;: deux nuages gris clair \u00e0 traits bleus et blancs, pluies \u00e9parses, 15\u00b0.<br>Le ciel \u00e0 barreaux rouges au travail, dans la structure.<br>WL.<\/p>\n\n\n\n<p>14h30 : lieu : salle de r\u00e9veil, ordinateur de droite, celui de gauche reste la chasse gard\u00e9e des infirmi\u00e8res de r\u00e9veil :&nbsp;Big brother me rassure : quelque part, l\u00e0-haut, au-dessus des nuages\u2026 le dieu des lundis au soleil existe vraiment ! GQ.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel &nbsp;de l&rsquo;aube, encore bleu nuit, quelques trou\u00e9es de clart\u00e9.<br>Tr\u00e8s rares nuages blanc transparent bleu vif ciel d&rsquo;Afrique.<br>Ciel br\u00fblant, soleil blanc, recherche de l&rsquo;ombre.<br>Ciel vent\u00e9 sur les b\u00e2timents jaune vif, &nbsp;des palmiers se d\u00e9coupent.<br>Absence &nbsp;de ciel, le plafond pr\u00e9fabriqu\u00e9, les constructions, par les fen\u00eatres, emp\u00eachent.<br>VP.<\/p>\n\n\n\n<p>7h47, ciel cach\u00e9 par un brouillard cotonneux et ouat\u00e9, ciel que l\u2019on ne peut deviner, ni lueur, ni horizon, dessin\u00e9es en ombre, les branches des arbres.&nbsp;Nos t\u00eates dans les nuages, plus de fronti\u00e8re, plus de ligne, seules quelques fen\u00eatres \u00e9clair\u00e9es nous ram\u00e8nent les pieds sur terre.&nbsp;9h00, le ciel n\u2019a pas boug\u00e9 mais les couleurs des feuilles d\u2019automne sont visibles. \u00c7a et l\u00e0, un toit qui se r\u00e9veille.&nbsp;12h00,&nbsp;le brouillard a disparu mais la grisaille est rest\u00e9e et le ciel semble s\u2019\u00eatre \u00e9teint.14h00, un rayon de lumi\u00e8re \u00e9claire brusquement le gris du ciel en bleu et le jaune des feuilles s\u2019illumine d\u2019\u00e9clat dor\u00e9.15h00, le ciel n\u2019a pas r\u00e9sist\u00e9, il se recouvre de son voile gris\u00e2tre, les nuages flottent si lentement qu\u2019on les croirait immobiles. L\u2019automne vient de tomber. CM.<\/p>\n\n\n\n<p>#05 | Je n\u2019ai jamais oubli\u00e9 le jour de la renaissance de J. \u2013 provisoire, je l\u2019ai appris plus tard, mais je savais d\u00e9sormais comment la faire rena\u00eetre.<br>Un lundi. Le ciel \u00e9tait gris morne \u2013 mort-n\u00e9 ? \u2013 froid. Revenue \u00e0 elle \u2013 et \u00e0 moi \u2013 il a chang\u00e9 pour se teinter du m\u00eame bleu lumineux que celui des yeux de J.&nbsp;<br>J\u2019y ai vu un signe. De l\u2019espoir.&nbsp;<br>ChG<\/p>\n\n\n\n<p>Lundi \u00e9teint&nbsp;<br>Il pleut des cendres&nbsp;<br>Le bleu viendra de l\u2019ouest pouss\u00e9 par le vent&nbsp;<br>(les phrases de mots sable assument que les mar\u00e9es d\u00e9chirent les nuages un court instant, puis les reprisent)&nbsp;<br>Si c&rsquo;\u00e9tait une photo, ce serait un n\u00e9gatif&nbsp;<br>FG<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel \u00e9pais et gorg\u00e9 d&rsquo;eau. Cama\u00efeu gris et blanc. Taches de soleil. A l&rsquo;ouest \u00e7a s&rsquo;apaise c&rsquo;est bleu matin. EM.<\/p>\n\n\n\n<p>7h20 : un fleuve de lumi\u00e8re laiteuse travers une mar\u00e9e basse grise.<br>8h : les avions sont pass\u00e9s, leur tra\u00eene fait croire que leurs vols brillent&#8230;<br>11h : comme ce gris va bien avec le parfum des \u00e9pandages d\u2019automne !<br>15h : le gris est pass\u00e9 devant les feuilles : il pleut.<br>PhS.<\/p>\n\n\n\n<p>Au matin, un plafond de brouillard blanc assez transparent pour que je distingue l\u2019ombre d\u2019un oiseau qui le traverse, je roule dans une nappe cotonneuse. Le blanc se trouble, blafard et jaune, peut-\u00eatre du soleil derri\u00e8re, \u00e7a change tr\u00e8s vite, le tapis uniforme se transforme en nuages distincts, des formes rondes, \u00e9tir\u00e9es, mousseuses ou compactes, devant moi une trou\u00e9e de lumi\u00e8re, le rond lumineux du soleil voil\u00e9 qui traverse les couches et dans le r\u00e9troviseur une lointaine mer grise. Vitre gauche, les nuages d\u00e9filent rapidement \u00e0 ma rencontre et s&rsquo;\u00e9loignent, se d\u00e9litent en filaments et devant moi, sur fond bleu, une barri\u00e8re de petits moutons fixes et blancs sur laquelle glissent les fum\u00e9es de nuages. Grand soleil \u00e0 midi. IsC.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200cciel aux nuages qui avancent lents au-dessus du lotissement, semblent s\u2019assembler quand les feuilles \u00e0 peine mises en mouvement&nbsp;: c\u2019est si loin ce qui se passe<br>ciel derri\u00e8re la vitre, quadrill\u00e9 des montants de la fen\u00eatre et des fils t\u00e9l\u00e9phoniques, un oiseau seul le traverse<br>ciel&nbsp;: y chercher quelle beaut\u00e9 sortie de l\u2019ab\u00eeme&nbsp;?<br>ciel, \u00e9tendue presque sans nuages, quelques r\u00e9sidus, ardoise magique o\u00f9 effacer tes phrases de sable<br>impermanence, ciel brouill\u00e9, triste et beau, et comme le temps qui s\u2019\u00e9tire, ralentit<br>mb<br>D\u2019abord, une nappe blafarde couvrant \u00e0 moiti\u00e9 le ciel encore obscur, se transforme en nappe grise ruisselante d\u2019humidit\u00e9, fum\u00e9e brumeuse s\u2019\u00e9levant de la masse verte des arbres. Les oiseaux fendent l\u2019air en lenteur. Peu \u00e0 peu, les nuages montent, encore compacts au sud, liquides \u00e0 l\u2019ouest, prennent une couleur orang\u00e9e, l\u00e0 o\u00f9 la lumi\u00e8re essaye de les percer. H\u00e9sitent entre se regrouper en brouillard ou se d\u00e9tendre en clart\u00e9. HB.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le ciel est \u00e9clair\u00e9 par les obus des boches.<br>Blanc, dense, \u00e9pais, peu lumineux, comme les fa\u00e7ades sales des immeubles.<br>Les ciels, les ciels pourquoi tu me parles des ciels ? D\u2019abord on ne dit pas ciels on dit cieux, notre p\u00e8re qui \u00eates aux cieux.<br>Tiens du bleu s\u2019est m\u00e9lang\u00e9 au blanc.<br>Du train lanc\u00e9 \u00e0 vive allure la campagne d\u00e9file, le ciel couleur \u00e9l\u00e9phant, bouge \u00e0 peine. CB<\/p>\n\n\n\n<p>un ciel blanc depuis le matin. Un ciel blanc cette nuit avec une lune pleine qui a laiss\u00e9 un halo lumineux dans la chambre. Les nuages moutonnent et les avions laissent de grandes tra\u00een\u00e9es blanches de k\u00e9ros\u00e8ne dans ce couloir a\u00e9rien o\u00f9 ils d\u00e9filent \u00e0 un quart d\u2019heure de distance. Nuages blancs, grandes tra\u00een\u00e9es blanches cotonneuses et une luminosit\u00e9 qui \u00e9claire la pelouse du jardin. Les oiseaux vont et viennent. EV.<\/p>\n\n\n\n<p>8h Regarder le ciel, l\u2019entendre, gouttes d\u2019eau tapotant les Velux.<br>Jour de ciel gris automnal. \u00ab Quand le ciel bas et lourd p\u00e8se comme un couvercle. \u00bb Baudelaire et son spleen. Nuages fondus, blancheur laiteuse.<br>Surgit Nantes, ciel plomb\u00e9, Barbara. \u00abOn peut allumer la lumi\u00e8re madame&nbsp;?\u00bb<br>11h La pluie a cess\u00e9. Cr\u00eates de cumulus blancs surplombant la futaie en contrebas. Au- dessus de cette blancheur, des nuages semblables \u00e0 gris panaches de fum\u00e9e glissent \u00e0 pas feutr\u00e9s.<br>14 h Cligner des yeux. Soleil blanc, effilochages bleus.&nbsp;<br>Comme souvent, l\u2019imaginer, elle, la disparue, parcelle d\u2019univers, vagabonde parmi \u00ab les merveilleux nuages \u00bb.<br>CG<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel de 15h43 \u00e0 travers la fen\u00eatre. Je n\u2019ai pas relev\u00e9 le volet jusqu\u2019au bout. Je ne vois qu\u2019une masse uniforme travers\u00e9e par deux c\u00e2bles \u00e9lectriques. Cinq ciels dans cette vo\u00fbte de brouillard, c\u2019est compliqu\u00e9. Sortir du jugement d\u2019un ciel sans nuance, du moche, du froid, du banal, c\u2019est compliqu\u00e9. Ne pas aimer un ciel, pire y \u00eatre indiff\u00e9rent. Ne pas l\u2019avoir regard\u00e9 si la consigne ne le demandait pas. J\u2019aurais gagn\u00e9 \u00e7a au moins aujourd\u2019hui&nbsp;: poser un regard sur une grisaille qui d\u2019ordinaire m\u2019aurait \u00e9chapp\u00e9. IsB<\/p>\n\n\n\n<p>Pour me parler, au p\u00e2turage du ciel, il fait aller ses nuages et je l&rsquo;entends comme d&rsquo;autres voient, \u00e0 travers un coton qu&rsquo;on d\u00e9chire. CaB<\/p>\n\n\n\n<p>Des \u00e9paisseurs moelleuses et des gris, des volutes savantes et des gris refl\u00e9tant ros\u00e9e, des \u00e9charpes flegmatiques et des gris bleut\u00e9s, des masses fabuleuses et des touches flocons blancs, des recouvrements estomp\u00e9s&nbsp;et des longues traces nacr\u00e9es, des gris de peyne et gris perle, gris argent et gris tourterelle, gris souris et gris acier, dans l\u2019arri\u00e8re-saison douce, ni gris anthracite ni gris taupe. CS.<\/p>\n\n\n\n<p>Une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9 silencieuse le ciel parlait de choses muettes avec les nuages, la voie lact\u00e9e \u00e9tincelait, comme cette aurore bor\u00e9ale o\u00f9, au bord des sph\u00e8res \u00e9toil\u00e9es, ce pianiste, recouvert d&rsquo;un manteau tr\u00e8s chaud jouait au piano cette musique limpide, la m\u00eame que celle qui aujourd&rsquo;hui renverse mon c\u0153ur au souvenir de cette beaut\u00e9 perdue. SW.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre ciels du matin. 1. Deux fois, sur l\u2019horizon et \u00e0 peine plus haut, la p\u00e2leur du matin est stri\u00e9e de bandes un peu plus grises et qui s\u2019effilochent. Les stries noires des fils \u00e9lectriques sont aussi immobiles que le ciel. 2.&nbsp;Une phrase pourrait-elle pommeler le ciel&nbsp;? 3.&nbsp;Ce n\u2019est pas qu\u2019un aplat laiteux et lumineux. Quelques traces filandreuses y nagent, plus grises que le gris. 4. Toujours pareil. LH.<\/p>\n\n\n\n<p>1h30, nuit d\u2019un ciel de ville sur des fen\u00eatres \u00e9teintes, une seule \u00e9clair\u00e9e sur la droite (ouverte aussi). 7h14, ciel infiniment gris, entre loup et chien. 8h00, ciel pulv\u00e9ris\u00e9, brume dense comme un voile sur toits et chemin\u00e9es. 9h31, je m\u2019arr\u00eate un instant pour regarder le ciel, \u00e9tale, uniform\u00e9ment blanc. 14h04, du bleu, de la lumi\u00e8re, le soleil sur les feuilles jaunes que le vent d\u00e9tache. 16h09, des nuages sombres, des trou\u00e9es blanches, je quitte la lumi\u00e8re bleue de l\u2019\u00e9cran pour les mouvements du ciel. MuB.<\/p>\n\n\n\n<p>7h03.C\u2019est un ciel bleu drag\u00e9e, un imprim\u00e9 de gros oiseaux en file indienne, nuages ou morceaux d\u00e9chir\u00e9s de la nuit.<br>7h44.Aplat de rose au-dessus des thuyas, on dirait une soucoupe volante, ou plut\u00f4t une assiette contenant un hamburger&nbsp;:une cuisse de flamant rose entre deux demis buns d\u2019un pain bleu fum\u00e9e.<br>9h48.Direction boulot , et pas bien en avance, quai Paul Bert lev\u00e9e de Loire \/The logical song&nbsp;\/Supertramp \u00e0 fond dans la voiture \/ I said, now, whatch what you say, they\u2019ll be calling you a radical\u2026a liberal, intellectual, cynical \/&nbsp;Please Tell me who I am, Who I am, who I am , who I am\u2026&nbsp;<em>Wizz<\/em>&nbsp;juste au moment de la mont\u00e9e vers le pont Mirabeau , Oooooh Woop woop yeapy yep\u2026 looping d\u2019\u00e9tourneaux se retournant en boucle. Ai-je r\u00eav\u00e9 ou le ciel a pri\u00e9&nbsp;?<br>SMR&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ciel limpide- stop- couleur claire- stop- nuages bas- stop- sans risque de pluie- stop. IG.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Scrutation des entrelacs de fils blancs, galaxies tubulaires, fugaces \u00e9clairs d\u2019argent. Divagations par\u00e9idoliques. Yeux qui roulent dans leurs orbites, \u00e9blouis par les rayons ardents de quatre soleils froids. Et la petite musique m\u00e9tallique qui sort du trou noir b\u00e9ant profond\u00e9ment intime : <em>pas de souci, mis \u00e0 part une carie<\/em>. ASD<\/p>\n\n\n\n<p>Le ciel en lutte calme avant de venir \u00e0 la nuit sur le fleuve dimanche | \u00ab&nbsp;la nuit toute ouverte pleine d&rsquo;\u00e9toiles silencieuses&nbsp;\u00bb chez Fred Griot (\u00ab&nbsp;enfin tu regardes l&rsquo;herbe&nbsp;\u00bb chez publie.net), ne sais ce qu&rsquo;il est au dessus de ma cour | poussant les volets bleus son ind\u00e9cision en blanc bleut\u00e9 | sur les \u00e9chafaudages et le matin un ciel blanc mort | boursoufflures grises s&rsquo;ouvrant sur quelques gouttes ternes, me manque l&rsquo;azur \u00e0 mine de plomb de Ponge (la Mounine) BC.<\/p>\n\n\n\n<p>De tra\u00eene ou craquel\u00e9 et \u00e9chou\u00e9 l\u00e0-haut comme en bas les vagues, le ciel de ce lundi, et qu\u2019il venait lui aussi de la mer, c\u2019\u00e9tait l\u00e0 ce qui en r\u00e9v\u00e9lait tout \u00e0 coup le myst\u00e8re&nbsp;: qu\u2019un ciel est en miroir de la terre comme en tache de Rorschach&nbsp;; mais cela n\u2019explique pas pourquoi int\u00e9rieurement, l\u2019\u00e9nigme du ciel est tout entier aussi dans l\u2019anacrouse de ce po\u00e8me de Rimbaud ouvert \u2014 comme on \u00e9ventre un corps \u2014&nbsp;par ce pluriel consid\u00e9rable, \u00ab&nbsp;Ciels de cristal&nbsp;\u00bb, qui dit brutalement que tout ceci n\u2019est que dessus de tableau, <em>ciels<\/em>&nbsp;et non <em>cieux<\/em>, toile de vieux Ma\u00eetre au coup de pinceau sans cesse r\u00e9invent\u00e9&nbsp;; charge \u00e0 soi d\u2019en prendre la mesure et d\u2019en faire l\u2019art po\u00e9tique de nos jours, chaque jour. ArM.<\/p>\n\n\n\n<p>Bleu \u00e0 8h12 tu ricoches sur le blanc du mur d\u2019en face et tu lis avec moi La Maison des feuilles. Bleu \u00e0 10h08 tu emplis l\u2019espace entre les maisons et tu contre-jour avec moi une m\u00e9sange affam\u00e9e. Bleu \u00e0 12h25 tu inondes le roulis du quartier et tu colores avec moi les tra\u00een\u00e9es d\u2019avions. Bleu \u00e0 14h51 tu n\u2019abandonnes aucun recoin et tu \u00e9coutes avec moi les chamailleries des oiseaux. Bleu \u00e0 16h14 tu r\u00e9sistes au soir qui piaffe et tu d\u00e9dicaces avec moi une journ\u00e9e exemplaire. ClE.<\/p>\n\n\n\n<p>Le brouillard s\u2019appesant\u00eet sur la ville encore endormie.&nbsp;<br>Je me fraie un chemin dans le nuage humide et froid descendu sur la banlieue, le ciel au corps.&nbsp;<br>Ciel opaque du milieu de la journ\u00e9e, dans l\u2019attente d\u2019une ouverture.&nbsp;<br>Rideaux entrouverts sur un ciel blanc et un soleil absent si ce n\u2019est par un halo de chaleur intermittente qui pers\u00e9v\u00e8re.&nbsp;<br>Le vent a repris ses tours et le soleil se donne \u00e0 voir flamboyant sur un ciel en mouvement.<br>MTu.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel de la porte de Montreuil au lever du jour : porcelaine liquide dans son bain \u00e9pais. Ciel de la porte de Vincennes \u00e0 midi : porcelaine laqu\u00e9e h\u00e9sitant entre l&rsquo;eau claire et l&rsquo;argent. Ciel de la Nation \u00e0 13h : Wedgewood mat. XG<\/p>\n\n\n\n<p><br>6H : L\u2019obscur et loin, \u00e0 l\u2019oreille, une vague lente \u2013 7h27 avec ou sans lunettes le m\u00eame effet d\u2019uniformit\u00e9 molle, bleu-encre, plus noire que bleue \u2013 7h27 en insistant, il suffisait de tourner la t\u00eate sur la gauche du c\u00f4t\u00e9 du levant, et distinguer dans l\u2019encoignure du toit une lueur diffuse d\u2019un demi ton plus claire \u2013 8h29, un rectangle blanc pleut \u2013 9h\/12h le ciel hors champ, soudain le mur se couvre de lumi\u00e8re: grimper un \u00e9tage : attraper au vol la nu\u00e9e et boire un bol d\u2019air bleu.\u2013 16h26 plein sud la cour pleure noire, l\u00e0-haut c\u2019est lent et gris\u2026 NH. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le brouillard s\u2019appesant\u00eet sur la ville encore endormie.<br>Je me fraie un chemin dans le nuage humide et froid descendu sur la banlieue, le ciel au corps.<br>Ciel opaque du milieu de la journ\u00e9e, dans l\u2019attente d\u2019une ouverture.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Rideaux entrouverts sur un ciel blanc et un soleil absent si ce n\u2019est par un halo de chaleur intermittente qui pers\u00e9v\u00e8re.&nbsp;<br>Le vent a repris ses tours et le soleil se donne \u00e0 voir flamboyant sur un ciel en mouvement.<br>MTu.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel d\u2019encre au son des camions&nbsp;<br>Autre ray\u00e9 de fils blancs&nbsp;<br>Un ours de coton joue au-dessus&nbsp;<br>Maintenant c\u2019est presque gris, pr\u00e8s de l\u2019ardoise&nbsp;<br>Plus tard, il sera trop tard&nbsp;<br>CLG&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>dans le mauve gris des nappes de nuages fr\u00eales le froid qui m&rsquo;a saisie le souvenir d&rsquo;une odeur de feu de bois&nbsp;\u2014&nbsp;gris p\u00e2le avec lueur de presque rien l&rsquo;\u00e9clat jaune des feuilles de bouleau&nbsp;\u2014&nbsp;dans le reflet du faubourg le gris muet&nbsp;\u2014&nbsp;l&rsquo;opalescence c\u00e8de au bleu, des cris de mouettes&nbsp;&nbsp;\u2014&nbsp;l&rsquo;ange de la place dress\u00e9 dans le bleu fragile CD<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel de la porte de Montreuil au lever du jour : porcelaine liquide dans son bain \u00e9pais. Ciel de la porte de Vincennes \u00e0 midi : porcelaine laqu\u00e9e h\u00e9sitant entre l&rsquo;eau claire et l&rsquo;argent. Ciel de la Nation \u00e0 13h : Wedgewood mat. XG.<\/p>\n\n\n\n<p>Lundi sans ciel. Ou son trop plein. Le ciel est tomb\u00e9. Par terre. Perdu sur les murs, dans les feuilles. Ciel sur nos peaux, nos visages d\u2019hiver. Diffus sur les toits des voitures. Ciel partout, ce matin fracass\u00e9. Partout et nulle part, d\u00e9tal\u00e9. Comme manqu\u00e9, dissous. Ciel de monstrueuse pr\u00e9sence. Blanc sans seuil. Comme grand l\u00e2cher d&rsquo;\u00e2mes, particules de nos morts ; on les appelle anges, je les pr\u00e9f\u00e8re humains, manifest\u00e9s.&nbsp;<br>V\u00e9rifier le ciel au r\u00e9veil, par lui je sais que je suis en vie. GB.<\/p>\n\n\n\n<p>Aquarelle d&rsquo;ab\u00eeme orang\u00e9. La ville moderne masque le pass\u00e9 lointain plus s\u00fbrement que la tyrannie du soleil. Renoncer aux augures comme aux illusions conservatrices. Combien de secondes contient le ciel gris? L&rsquo;espoir d&rsquo;un brouillard. L&rsquo;intimit\u00e9 du pr\u00e9sent entre ces arbres et moi. Le futur nous atteint comme la lumi\u00e8re, en partant dans tous les sens. Plus rapide qu&rsquo;un nuage. Il n&rsquo;y a plus rien entre moi et l&rsquo;horizon. Combien de temps puis-je \u00eatre branche, scruter le ciel et rien d&rsquo;autre? Gris charnel. G\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re qui se retire pour m&rsquo;offrir le temps de le d\u00e9crire. Ciel cellulo\u00efd. Retour nuit. TH.<\/p>\n\n\n\n<p>Des \u00eeles que nous sommes aux \u00eeles que nous sommes, les galets du ciel &nbsp;qui ricochent n\u2019ont rien \u00e0 faire du temps, rien \u00e0 faire des distances. De toutes les nuances de leurs couleurs qui nous r\u00e9unissent, ils s\u2019imposent. Il suffit de lever les yeux comme se l\u00e8ve le soleil et nous voyons ensemble. UP.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Captur\u00e9 ici, dans la petite lucarne d\u2019o\u00f9 je t\u2019observe, tu as fini par c\u00e9der et par revenir \u00e0 de meilleures intentions. Tu as renou\u00e9 avec le plomb, le gris profond, le crachin que tu couves et que tu distribues en petites explosions glac\u00e9es. C\u2019est ce qu\u2019on attendait de toi, que tu nous bouches l\u2019horizon, que tu fasses masse et que du soleil on ne sache plus rien. Tu as retrouv\u00e9 ta splendeur, celle de Brel, celle de Bruges, le bleu et les petits filaments de pacotille que tu arborais en octobre et jusqu\u2019aux contours de la fameuse f\u00eate des morts \u00e9tait une imposture, une usurpation. Les morts, ceux de 14 aussi, qui ne t\u2019ont jamais revu, dans leurs cimeti\u00e8res, dans leurs tombes, sous leur petite croix blanche, l\u2019uniforme \u00e7a les connait, ils ont l\u2019habitude du costume et le tien se doit d&rsquo;\u00eatre grillageux. C\u2019est rassurant. ESM.<\/p>\n\n\n\n<p>Sont toujours pr\u00e9sentes dans mon ciel les formes vivantes, les animaux et les visages tapis dans les strates grises et \u00e9paisses bouscul\u00e9es par le vent. Il est lourd, menace de c\u00e9der. Si demain je ne les vois plus, ne les reconnais plus, serais-je morte ou alors aurais-je trop grandi ? RA.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est temps de fermer les volets sur la nuit. <em>Le diamant d&rsquo;une \u00e9toile&nbsp; A ray\u00e9 le fond du ciel. Oiseau de feu qui voudrait s&rsquo;\u00e9vader de l&rsquo;univers&#8230;<\/em>&nbsp; Federico Garcia.Lorca. .. Je m&rsquo;evade dans le sommeil., r\u00eavant&#8230; Au petit matin, <em>Le ciel est gris, tout gris. A vrai dire. Il n&rsquo;est pas. Il n&rsquo;y a pas de ciel ce matin. Mais des nuages&#8230;<\/em> Guillevic, De l&rsquo;hiver&#8230; Je pars marcher avec ma petite chienne, malgr\u00e9 le froid et le gris. Avec Guillevic, je m&rsquo;interroge : \/ <em>D&rsquo;o\u00f9 peut venir la douceur&nbsp; Qu&rsquo;il y a quand m\u00eame dans l&rsquo;hiver ? <\/em>Comment arrive-t-elle&nbsp; Dans les teintes que prend le ciel, dans celles des champs, dans l&rsquo;air qu&rsquo;ont les chemins d&rsquo;\u00eatre contents de trouver un village ?&#8230; De l&rsquo;hiver encore&#8230; Je marche, je r\u00eave, j&rsquo;admire les nuages qui se font et se d\u00e9font. Tiens, <em>Il y a un trou Dans ce nuage Qui occupe le ciel&nbsp; Et cela me donne Encore plus envie d&rsquo;\u00e9crire le po\u00e8me Qui cherche \u00e0 travers moi<\/em>&nbsp;&#8230; Guillevic, Art po\u00e9tique&#8230; \u00c9crire des mots arrach\u00e9s au vivant, au ciel, aux cieux, aux nuages, parce que <em>Lorsque j&rsquo;\u00e9cris nuage&nbsp; Le mot nuage C&rsquo;est qu&rsquo;il se passe quelque chose avec le nuage, Qu&rsquo;entre nous deux se tisse un lien. Que pour nous r\u00e9unir il y a une histoire<\/em>.&nbsp; Guillevic, Art po\u00e9tique&#8230; Et moi, j&rsquo;ai une histoire merveilleuse avec et sous le ciel des Hautes Alpes, et ce soir, ce billet envoy\u00e9 \u00e0 tiers livre, j&rsquo;irai, pour m&rsquo;amuser, admirer, <em>\u00e0 la brune, Sous le clocher jauni&nbsp; La lune&nbsp; Comme un point sur un i<\/em>, Musset, ballade \u00e0 la lune. ChD.<\/p>\n\n\n\n<p>La rame passe dans un \u00e9clat de sons, claquements m\u00e9talliques et note grin\u00e7ante comme cri de vent, quand entre deux mesures de t\u00f4le c&rsquo;est d&rsquo;un coup tout en haut le suspens des choses, bourdon gris, nappe hors tempo mais rest\u00e9e dans les graves. VB.<\/p>\n\n\n\n<p>06 :47 Un voile ouat\u00e9 dissimule une myriade d\u2019\u00e9toiles ou un univers sans fond. 07 :59 Une flottille de lignes claires et \u00e9paisses. Dragons des airs volant vers les cimes. 13 :49 Autour de l\u2019astre flamboyant, l\u2019\u00e9tau se resserre, boulier moelleux liant les gris du monde. 15 :04 Se d\u00e9verse, \u00e9perdument, une fra\u00eecheur velout\u00e9e pointillant l\u2019horizon. 16h43 L\u2019\u00e9chapp\u00e9e se fait vers les Corbi\u00e8res, ru\u00e9e en clair-obscur vibrant au vent du soir. FbS.<\/p>\n\n\n\n<p>\/Des malaises \/ des ennuis \/ abstraits de leur sujet \/ comme de leur entourage \/ passent en moi \/ en nuages de sensations \/ en passages qui se r\u00e9p\u00e8tent\/ [\u2014 <em>Le rideau des r\u00eaves<\/em>, Michaux] \u00c9L<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel limpide l\u00e9ger cotonneux \u00e0 peine, les nuages rebondis ont des pastels d&rsquo;orange,&nbsp; formes vaporiseuses \u00e0 peine visibles sur ce bleu autour si doux, le soleil de sortie hors cadre, baignant de lumi\u00e8re toute la ville, telle que vue l\u00e0, \u00e0&nbsp; cet fen\u00eatre plein Est, 13h. SyS.<\/p>\n\n\n\n<p>A travers la vitre sale, \u00e0 travers le verre d\u00e9poli, \u00e0 travers la trame de lin, \u00e0 travers les jours d\u2019un chemin de table devenu rideau, \u00e0 travers les verres progressifs des lunettes, \u00e0 travers le feuillage de la glycine, \u00e0 travers les mots, le voil\u00e0. BG.<\/p>\n\n\n\n<p>Gris de r\u00e9veil mais le bleu pousse derri\u00e8re. Il s&rsquo;\u00e9panouit au-del\u00e0 des nappes moutonneuses ou bien ce sont des lambeaux de nuit qui s&rsquo;accrochent au clocher. Il est t\u00f4t encore pour savoir si le soleil va faire na\u00eetre les nuages de la ros\u00e9e. Brouillard \u00e9pais ou \u00e9dredon laiteux. Je ne sais pas leur nom. Savez-vous que les nuages ont un inventeur ? J&rsquo;ai emprunt\u00e9 un livre sur son histoire il y a quelques mois. L&rsquo;histoire de l&rsquo;inventeur de nuages. Je ne me souviens plus son nom. Cumulo nimbus, strato cumulus, boules cotonneuses, coups de griffe ou de peigne, caresses atmosph\u00e9rique&#8230; Je ne me souviens plus leurs noms, alors j&rsquo;invente. HG.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est venu des terres, d\u00e9coupe nos lignes, nos champs, il est venu d&rsquo;en bas pour monter, il monte, il s&rsquo;annonce par une opacit\u00e9 assourdissante, majestueusement triomphante \u2013 et quel bruit fait le dos d&rsquo;Atlas en c\u00e9dant, quelle obscurit\u00e9 gagne sur l&rsquo;autre \u2013 c&rsquo;est le ciel de fin du jour mais c&rsquo;est soudain toute la vision, tout l&rsquo;entour, et j&rsquo;oublie lequel de nous deux s&rsquo;avance, lequel prend l&rsquo;autre. MR.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9crire lever la t\u00eate vers lui puis \u00e9crire il est l\u00e0 quand je cherche comment dire il me regarde toujours entre les mots et maintenant impossible de le ramener dans la phrase. Rinc\u00e9 de ses m\u00e9taphores grises bleues roses le malheureux s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9. LD.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Ma m\u00e8re disait c\u2019est la pur\u00e9e de pois. Le ciel de ce lundi matin est pur\u00e9e de pois.<br>\u2013 La pur\u00e9e de pois est un brouillard tr\u00e8s dense et tr\u00e8s \u00e9pais.<br>\u2013 Disons que la pur\u00e9e de pois de ce jour ne concerne que le ciel d\u2019altitude. La visibilit\u00e9, de mon point de vue, est parfaitement bonne.<br>\u2013 12h30. Une perc\u00e9e dans la masse laiteuse et un rai de lumi\u00e8re blanche cible mon assiette.<br>\u2013 13h30. \u00c7a bouge l\u00e0-haut. Les nuages se d\u00e9sint\u00e8grent. Assiette vide. Quelques miettes clairsem\u00e9es comme des fragments du temps qui passe.<br>SyB.<\/p>\n\n\n\n<p>Cumulus noirs dans le ciel \u00e0 Marseille, ce lundi. Infractions de la lumi\u00e8re. Inondations de mouettes dans le ciel qui recouvre la ville. Et puis disparition soudaine, le ciel est vide. Cumulus comme une immense baleine sur la colline au fond de la ville. Ciel mouvant, encore des infractions de lumi\u00e8re, vents qui poussent tout et le ciel qui rentre silencieusement sous mes touches, maintenant. APP.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Ciel brumeux du matin : pas d\u2019ombre, pas de clart\u00e9. C\u2019est un voilage, us\u00e9 comme les rideaux Brise-Bise qui attrapent la poussi\u00e8re et ne laissent plus rien passer que la couleur blanche, grise.<br>Et pourtant avec le temps la brume, bouge, se d\u00e9place, elle dessine finalement les reliefs: d\u2019un gris clair \u00e0 un clair de gris, d\u2019un gris grisaille \u00e0 un noir l\u00e9ger, d\u2019un blanc entier \u00e0 un gris sombre. La morsure d\u2019une plaque de zinc.<br>AL<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est pas le ciel, c&rsquo;est le gris, abolissant hauteur, profondeur. Tu es sur terre pourtant, \u00e9cras\u00e9, debout.<br>Le plafond est bas : c&rsquo;\u00e9taient les mots du p\u00e8re, et avec l&rsquo;\u00e2ge ils viennent en toi. Un nuage allong\u00e9 et blanc ceint le flanc de la Montagne tandis que le sommet est en dessous des nuages sombres couvrant le ciel.<br>Quelques coups de pinceaux, trois, quatre, gris rose sur l&rsquo;azur p\u00e2le tendant au soir et toujours fuyant la beaut\u00e9 en se demandant s\u2019il y a une forme, un sens.<br>La lumi\u00e8re est loin au-dessus des corolles des pins parasols, lumi\u00e8re disparaissant en disant l&rsquo;horizon.<br>JC.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel clair presque transparent bard\u00e9 d\u2019un grand rectangle noir, une montagne hallucin\u00e9e. Vo\u00fbte laiteuse, quelques rayons trop vifs troublent les nuages mousseux charg\u00e9s de pluie, des perles d\u2019eau \u00e9toilent \u00e0 peine le sol. Vapeurs de nu\u00e9es confondues en feux de chemin\u00e9es. Ciel lessiv\u00e9 brouill\u00e9 de fin de journ\u00e9e. OS.<\/p>\n\n\n\n<p>Lundi 12h28 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran du r\u00e9el, ciel gris qui d\u00e9grade de l&rsquo;asphalte vers l&rsquo;acier, train\u00e9es blanches \u00e0 l&rsquo;horizon pour partir en fum\u00e9e aux dessus de mes yeux. A l&rsquo;\u00e9cran de veille, ciel bleu d\u00e9lav\u00e9 \u00e0 nuages, souvenir de novembre 2021, une \u00eele entre le vent et sous le vent, un jeudi au levant&#8230; contraste. ES.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis la peau du ciel qui se penche \u00e0 tes oreilles. Je suis la vo\u00fbte tapiss\u00e9e dans ta t\u00eate qui se remplit d\u2019orages, de ger\u00e7ures et de mines. Je suis cette fen\u00eatre l\u00e0-bas qui se laisse caresser le dos. Je suis cette ombre la nuit qui grimpe sur les toits, qui s&rsquo;agrippe aux antennes comme \u00e0 des arbres, \u00e0 des branches \u00e0 travers lesquelles regarder les \u00e9toiles. CB.<\/p>\n\n\n\n<p>Au point du jour la lune disparut, les nuages s&rsquo;effilochent dans l&rsquo;ombre, longues tra\u00eenes tremblantes dans l&rsquo;air frais qui caresse les joues, je ferme les yeux et le ciel s&rsquo;\u00e9claircit loin, la brume s&rsquo;\u00e9vapore, et soudain les bruits de la rue, des v\u00e9hicules press\u00e9s, les passants, les vitrines, le cercle du tour de la Terre. TdeP.<\/p>\n\n\n\n<p>Drap\u00e9 noir mit\u00e9 d\u2019\u00e9toiles, petits points de jour \u00e0 travers nuit.<br>Halo de reverbrume, r\u00e9chauffe de dortoir \u00e0 corneilles, le merle est plus matinal.<br>Ciel chantier perp\u00e9tuel, tectonique de platane, \u00e9corce de nuage.&nbsp;<br>Remuer n\u2019est pas l\u2019apanage de la nuit.<br>Friction ciel pleureur avant apaisement, creux bleus plumet\u00e9s de blanc.<\/p>\n\n\n\n<p>Ciel pommel\u00e9, femme fris\u00e9e (fard\u00e9e ?) sont de courte dur\u00e9e.<br>SG<\/p>\n\n\n\n<p>Le ciel de l&rsquo;Est en panneaux, gris blanc lumineux, gris bleu ardoise, gris anthracite presque noir. Un losange, des quadrilat\u00e8res de diff\u00e9rentes tailles, un triangle isoc\u00e8le et un octogone irr\u00e9gulier. G\u00e9om\u00e9trie complexe, vitrage entre les poutres du pignon et perspective coup\u00e9e par les pans de toit du voisin. Nuages lourds, on dirait un ciel de neige. AC.<\/p>\n\n\n\n<p>Morceau de ciels argent\u00e9s gris chromatique<\/p>\n\n\n\n<p>Sur une atmosph\u00e8re immobile , immobilit\u00e9 du pendule plafond \u00e9vanescent aucun vent ne vient lib\u00e9rer ses masses. Sans d\u00e9rive planante ind\u00e9cise vague reflet science du temps aucun signe&#8230;que la Mer en Dedans&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ailes bloc couleur du granit construction amoncellement une aile des lignes et maintenant un mouvement ils avancent vers l&rsquo;ouest doucement troupeaux tranquilles \/ jouer \u00e0 prendre l&rsquo;arbre comme rep\u00e8re et chercher ce qu&rsquo;ils \u00abdisent\u00bb en se contractant \u2013 en s&rsquo;effilochent \u2013 en se dupliquant . On peut les voir pouss\u00e9s par une n\u00e9cessit\u00e9 : chacune des mutations t\u00e9nues obeirait-elle \u00e0 un ordre &#8230;les mol\u00e9cules les vapeurs d&rsquo;eau une m\u00e9canique immuable. Au dessus de ma t\u00eate : le ciel \u00e9ternel des Po\u00e8tes, le m\u00eame ciel au-dessus \u2013 y a plusieurs mill\u00e9naires des premiers humains : comment voyaient-ils le monde?<br>&nbsp;Ils voyaient l&rsquo;ombre de leur destin\u00e9e ? Ils y lisaient comme on lit dans les lignes de la main?&#8230; et au-del\u00e0 des nuages &#8230; Ce que ce soir d\u00e9voilera : lune ici \u00e9clipse ailleurs?<\/p>\n\n\n\n<p>2 Ici moindre mouvement surgit la lumi\u00e8re derri\u00e8re le blanc du ciel ombre port\u00e9e du loin qu&rsquo;ils rapportent . Trou\u00e9es de bleu forme un isthme&#8230;on pense hymne..<\/p>\n\n\n\n<p>IdeM<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis dans la ros\u00e9e du ciel, un cercle parfait. La brume lui donne un air de mirage mais l\u2019orgueil du voyeur le rend bien r\u00e9el. Attendu donc m\u00e9rit\u00e9.&nbsp;Je ne sais pas quel miracle le soleil n\u2019\u00e9blouit plus. C&rsquo;est ce que je raconterai ce soir, avoir pu regarder le ciel dans les yeux. JH.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tirement blancheur \u00e9blouissante<br>Chute de nuages en gouttes sur mes \u00e9paules, humidit\u00e9 verticale frisante&nbsp;<br>Statisme attente un beau gris<br>Chien-saucisse s\u2019enfuit \u00e0 reculons la langue dehors le temps de dire<br>le chien s\u2019est envoil\u00e9<br>Il manque les \u00e9toiles<\/p>\n\n\n\n<p>LC<\/p>\n\n\n\n<p>8h13 &#8211;&nbsp;Des tra\u00een\u00e9es&nbsp;de lignes rouges, de fines bandelettes jaunes&nbsp;soulignent&nbsp;des&nbsp;\u00e9charpes&nbsp;de nuages de toutes les nuances de gris.&nbsp;9h28 \u2013 Atmosph\u00e8re changeante. Tout va si vite. Les nuages&nbsp;\u00e9clatent de toutes&nbsp;parts. Il pleut. 12h35 \u2013&nbsp;Au milieu des nuages un coin de ciel bleu et un rayon de soleil&nbsp;luttent pour \u00e9merger. 15h05 \u2013&nbsp;Les nuages blanchissent,&nbsp;s&rsquo;affirment,&nbsp;moutonnent. Le bleu du ciel&nbsp;a&nbsp;gagn\u00e9 la partie. 17h35&nbsp;\u2013&nbsp;La nuit tombe, la lutte est termin\u00e9e.&nbsp;IVa.<\/p>\n\n\n\n<p>Peinture de ciel, \u00e7a d\u00e9file avec le train, des \u00e0-plat, je crois que \u00e7a s\u2019appelle, des \u00e0-plat de gris. Mais \u00e7a veut dire quoi, un ciel \u00e0 plat&nbsp;? VF.<\/p>\n\n\n\n<p>Le couvercle, en d\u00e9coupe, par-dessus les \u00e9tages, la barre \u00e0 longer des courses, des gris en r\u00e9ponse, une trou\u00e9e de rose depuis ma fen\u00eatre, ensuite. L&rsquo;impression d&rsquo;un train, \u00e0 le voir avancer, qu&rsquo;ai-je fait, qu&rsquo;ai-je fait de ma journ\u00e9e \u2013 des courses, \u00e0 regarder plus les reflets des flaques, des miroirs dans la boue, on oublie de lever la t\u00eate. Y a pourtant de la couleur, dans les gris de Paris, pas d&rsquo;arbres au-dessus \u2013 c&rsquo;est trop haut \u2013 pas de palme non plus, m\u00eame pour sauter au-dessus de la gadoue. Je ram\u00e8ne d&rsquo;improbables chaussons roses, que je regarde en baissant la t\u00eate, quand c&rsquo;est eux qui voient les ciels. AF.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas de brouillard ce matin. Fond bleu layette, plafond moutonnant que le vent fractionne. Le ciel de Bay city, Mavrikakis, Madonna.Ciel blaffard, lueur au couchant, touches informes de nuages plus lourds. Etre pilote de ligne et voir au-dessus. Poursuivre le soleil ou s&rsquo;nefoncer dans la nuit. DGL.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pas vu le ciel ce jour. Il \u00e9tait blanc, pas vraiment uniforme. Je crois qu\u2019il y avait aussi du gris, un gris laiteux, sans consistance. Un gris plut\u00f4t monocorde. Un gris monotone. Un r\u00e9el ciel d\u2019automne. Je ne l\u2019ai pas vu. Mes yeux l\u2019ont crois\u00e9 sans parvenir \u00e0 le sentir, ni \u00e0 le percevoir. Je l\u2019ai regard\u00e9, observ\u00e9, j\u2019ai senti qu\u2019il m\u2019\u00e9chappait. &nbsp;CeC.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux heures du mat, \u00e9toil\u00e9, trois cinqui\u00e8mes de lune, transparent et clair autant que faire se peut&nbsp;; sept heures vingt-deux, lisi\u00e8re orang\u00e9e sur Grivegn\u00e9e&nbsp;; midi, les premiers nuages annonc\u00e9s, peu nombreux, sont b\u00eatement au rendez-vous&nbsp;; quinze heures quinze, alternance&nbsp;; seize heures seize, la bascule dans le gris. JMG.<\/p>\n\n\n\n<p>17h30 m\u00eame fen\u00eatre une nuance uniforme de gris tire vers la nuit. Le vent l\u00e9ger pousse les feuilles mes yeux supporte le bruit. JenH.<\/p>\n\n\n\n<p>#Ciels de 14h00.<br>Une aile de Boeing en trou\u00e9e,&nbsp;<br>Je voyage, fuselle, esp\u00e8re<br>L\u2019exfiltration.<br>CGH<\/p>\n\n\n\n<p>Je les aper\u00e7ois derri\u00e8re le barreaudage du fenestron. P\u00e2les, chiffonn\u00e9s et lents, comme moi \u00e0 cet instant. Les nuages me rendent relativiste, voire schizophr\u00e8ne. Ne sais pas si ce sont eux qui bougent ou moi. Ne sais pas s\u2019ils sont gris, cr\u00e8me ou verts. Ne sais pas lequel de nous est encag\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9 de la grille. En fermant les paupi\u00e8res, leur nacre reste persistante sur mes r\u00e9tines, si fugacement. PhP.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est vrai, m\u00eame les ciels ont leurs cat\u00e9gories. La couche d\u00e9coup\u00e9e en lambeaux, les boules de ouate, de cheveux, virgule ou crochet, les touffes, les longs filaments translucides. voiles, nappes&#8230; Leur \u00e9tage : en dessous de 2000 m\u00e8tres, jusqu&rsquo;\u00e0 6000, au-del\u00e0&#8230; C&rsquo;est vrai&#8230; NE.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans savoir ce que seraient la consigne du soir, ouverture vers ce qui sera \u00e9crit demain, j\u2019\u00e9tais hier comme bien d\u2019autres jours, le nez en l\u2019air \u00e0 regarder le ciel. Une lune p\u00e2le alors que ciel bleu, me regardait paisible cueillir les framboises tardives pour le dessert du d\u00e9jeuner dominical. L\u2019apr\u00e8s-midi, une autre lune \u2013 est-ce la m\u00eame&nbsp;? \u2013 veillait sur les all\u00e9es-venues sous le soleil (trop) chaud d\u2019un triste anniversaire, on porte fleurs et bougies encore vers le pas de porte d\u2019Alex qui a perdu son fr\u00e8re, fleuriste comme elle, il y a sept ans, au Bataclan. L\u2019astre exsangue est comme un regard enfin bienveillant sur notre plan\u00e8te en chaos, qui dirait la longueur du temps, si long, la lenteur de sa course, si lente, les millions d\u2019ann\u00e9es qui restent \u00e0 ce qu\u2019on nomme la nature (l\u2019humanit\u00e9&nbsp;?) pour \u00eatre l\u00e0.<br>Et ce lundi, donc. Le ciel au r\u00e9veil&nbsp;: noir avec son halo orang\u00e9 l\u00e0-bas aux bordures de la ville, trou\u00e9 de la lueur intermittente des phares sur la route en contrebas du jardin, d\u00e9j\u00e0 peupl\u00e9 des sons d\u2019un d\u00e9but de semaine poussif. S\u2019\u00e9tirer en pensant \u00e0 cette journ\u00e9e qui peine \u00e0 s\u2019ouvrir, se tourner vers lumi\u00e8res et bruits de la maison qui s\u2019\u00e9veille.<br>Plus tard, mettre l\u2019ordinateur en route, coup d\u2019\u0153il \u00e0 travers la vitre embu\u00e9e&nbsp;: d\u00e9fil\u00e9 de nuages fins, lambeaux de ouate grise venue de l\u2019ouest en cavalcade nous souffler des souvenirs des jours derniers en mer. J\u2019entends les marins fatigu\u00e9s, les drisses qui claquent et les vibrations de cauchemar dans les coques des coursiers lanc\u00e9s pleine balle vers la Guadeloupe. Le ciel s\u2019\u00e9l\u00e8ve peu \u00e0 peu, on voit grandir l\u2019espace entre cimes des arbres et plafond nuageux. Le vent de suro\u00eet doux et brutal (chaud et violent) malm\u00e8nent feuilles et \u00e9tourneaux en un tourbillon enivrant, au sol et dans les airs. Le temps de d\u00e9gainer t\u00e9l\u00e9phone et d\u2019ouvrir fen\u00eatre, des trou\u00e9es bleues confirment le changement de lumi\u00e8re. Tapoter le barom\u00e8tre, voir une petite hausse, se remettre au boulot.<br>\u00c0 la table de bricolage, quelques heures plus tard, o\u00f9 le calendrier des pompiers se customize lentement sous le paysage c\u00e9leste qui s\u2019\u00e9claire &#8211; couleurs bleu gris blanc et lumi\u00e8re m\u00eal\u00e9es &#8211; en surplomb de la maison mastoc voisine.<br>Plus petite strate de filament bien au-dessus de la ru\u00e9e des nimbus vers l\u2019Est. Y aura-t-il du nouveau ? En attendant, trouv\u00e9 \u00ab reposoir \u00bb qui rimerait avec mon d\u00e9versoir (notre depuis 5-8 jours ?), ou les consid\u00e9rations de Samivel reprenant Bernardin de St Pierre, mais trop dense pour \u00eatre ici compil\u00e9.<br>GAS.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce soir, l\u2019illusion persiste, une mer blanche suspendue sous une masse inerte couleur mouill\u00e9e cendre noire.&nbsp;<br>Hier, ciel dense de menus scintillements, lune chauffe un modeste p\u00e9rim\u00e8tre soulign\u00e9 d\u2019une \u00e9paisse ligne claire.&nbsp;<br>Ciel laiteux, gouttes translucides s\u2019\u00e9crasent grosses, bavent sur les vitres.<br>Sur une ligne de cr\u00eate ondul\u00e9e, transhumance immobile au loin de petites boules laineuses se suivent.<br>MS<\/p>\n\n\n\n<p>Ce matin, je t&rsquo;entends avant de te voir Ciel. Tu pleures, tu es bruyant, tu d\u00e9chires tes larmes sur la vitre. Tu pleures Ciel dans la nuit qui paresse. Une mascarade pour an\u00e9antir ma journ\u00e9e. Allez Ciel ! Ne te cache plus sous ta capuche, montre moi tes yeux embu\u00e9s, ta peau blafarde, la d\u00e9chirure de ton \u00e9chancrure prometteuse. Une clart\u00e9 dans le sillon du jour qui pointe nous promet une \u00e9claircie bienveillante. MM.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas de nuit \u00e0 Paris ; \u00e0 la place, un lavis aubergine.<br>Aplat gris, plus clair que le zinc.<br>Bleu clair, quelques scories \u00e9chapp\u00e9es de la chape matinale.<br>Deux couches bien distinctes de nuages couvrent le bleu : en altitude de gros moutons blancs et, par-dessus, plus proche du sol, comme une fine fum\u00e9e grise que le vent fait se d\u00e9placer rapidement.<br>Un phare balaye le bleu de Chine. FT.<\/p>\n\n\n\n<p>#05 Brume brume brume ce matin et puis bleu travers\u00e9 de nuages l\u00e9gers, \u00e0 peine visible le petit carr\u00e9 de ciel au-del\u00e0 des fa\u00e7ades de la cour.&nbsp;<em>Ses yeux purs de nuage se pos\u00e8rent sur lui comme l&rsquo;oiseau sur son ombre<\/em>. C&rsquo;est de qui d\u00e9j\u00e0 ? Desnos ? C&rsquo;est dans le petit carnet rouge \u00e7a, certainement, le petit carnet avec les autocollants d&rsquo;animaux&#8230; Mais je ne l&rsquo;ai pas sur moi. MaT.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit doit s\u2019\u00e9paissir encore un peu plus pour qu\u2019on puisse apercevoir les \u00e9toiles, on attend avec impatience que le jour arrive pour voir le ciel et l\u2019\u00e9crire avant qu\u2019il ne se sauve\u2026 ciel m\u00e9lancolique, on se croirait presque en d\u00e9cembre. MR.<\/p>\n\n\n\n<p>_\u2026 regarder \u00e0 travers la fen\u00eatre ferm\u00e9e, l\u00e0, tout pr\u00e8s, dans l\u2019unique all\u00e9e du jardinet qui bordait de briques et de fa\u00efences en demi-lunes ses plates-bandes de pens\u00e9es&nbsp;: des pens\u00e9es cueillies, semblait-il, dans ces ciels trop beaux, ces ciels versicolores et comme refl\u00e9t\u00e9s des vitraux de l\u2019\u00e9glise qu\u2019on voyait parfois entre les toits du village, ciels tristes qui apparaissaient avant les orages, ou apr\u00e8s, trop tard, quand la journ\u00e9e allait finir.<br>_Les pens\u00e9es ont le c\u0153ur noir. Les pens\u00e9es sont les fleurs d\u2019un mal lointain et puissant, comme le th\u00e9, infusant le sacr\u00e9 dans leurs robes de f\u00eates \u00e9piscopales, velours de violet profond, jaune de dimanches jamais ordinaires, rouge int\u00e9rieur du calice. Les pens\u00e9es sont fragiles, d\u00e9licates et raffin\u00e9es, bien t\u00e9m\u00e9raire pourtant celui qui les diminue en fleurette, m\u00eame dans le secret d\u2019un mot d\u2019esprit, d\u2019un moment d\u2019ennui \u00e0 ras bord de la fen\u00eatre.&nbsp;<br>Les pens\u00e9es ne sont pas mignonnes ni jolies, non plus que les ciels qui s\u2019empressent au-devant d\u2019elles, avec ou sans pr\u00e9cipitation. Car il faut voir ce cort\u00e8ge ind\u00e9nombrable o\u00f9 les cr\u00e9atures c\u00e9lestes, en \u00e2ge d\u2019\u00eatre mari\u00e9es au pays des contes, se chipent la place d\u2019un souffle, brisent les rangs au moindre coup de vent, se coudoient brutalement jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une pique de la longue aiguille de l\u2019horloge v\u00e9n\u00e9rable les perce \u00e0 jour et les d\u00e9gonfle comme une voile, dont l\u2019esquif s\u2019esquive sans qu\u2019on ne puisse jamais en conna\u00eetre le nom. C\u2019est que le chambellan commis \u00e0 l\u2019office des annonces manque toujours, en vrai lapin blanc, ou, s\u2019il est apparu en oracle dans une autre fen\u00eatre, il demeure dans l\u2019erreur ou l\u2019approximation qui sent pauvrement son charlatan. Seules leurs v\u00eatures entrevues ou contempl\u00e9es devant les pens\u00e9es en majest\u00e9 laissent deviner le rang de ces beaut\u00e9s en l\u2019air&nbsp;: finesse des \u00e9toffes, fa\u00e7ons des dentelles, subtilit\u00e9 des bains dont la nacre flatte les fleurs, luxe des brocards de la fin du jour, empes\u00e9 des grands deuils nocturnes et souplesse des demis, juponn\u00e9s nouvellement de lunes gibbeuses, \u00e9chapp\u00e9es par miracle \u00e0 la censure des rideaux \u00e9pais, recouvrant pour la nuit comme un mouchoir de magicien ce d\u00e9fil\u00e9 intangible\u2026 afin seulement de le poursuivre en r\u00eave demi-\u00e9veill\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entremise d\u2019une marquise qui, quelque part en ville, attend au seuil du sommeil pour tirer un trait r\u00e9v\u00e9rencieux et fantasque entre l\u2019air qu\u2019on respire et celui o\u00f9 l\u2019on vole.<br>Au-del\u00e0 d\u2019\u00e9tiques antennes \u00e0 qui, hier encore, on pouvait demander la lune sur pied en gros plan, mais dont la vanit\u00e9 rabattue sert \u00e0 pr\u00e9sent de perchoir aux corbeaux, plus malins que les plus diaboliques faiseurs d\u2019images fausses, au-del\u00e0 des chemin\u00e9es qui entretiennent un commerce obstin\u00e9 de fum\u00e9e avec l\u2019air froid, pr\u00e9tendant vendre des nuages au ciel comme d\u2019autres du sable au d\u00e9sert, en dessous pourtant des calligraphies blanches des longs courriers, c\u2019est \u00e0 dire exactement entre les deux, vont leur train, volant tout leur saoul, de minces coursiers d\u2019un gris si clair qu\u2019il les confond avec l\u2019horizon du petit matin, fianc\u00e9s \u00e0 leur mission d\u2019une bague discr\u00e8te o\u00f9 s\u2019ins\u00e8re, fine comme l\u2019air, la feuille qui enserre le message. C\u2019est ce rouleau infime qui les a mis en marche, qui les a mis en vol, Golems duveteux \u00e0 l\u2019\u0153il rond, anodins jusqu\u2019\u00e0 disparaitre dans le paysage citadin, cette toile peinte d\u2019illusions d\u2019optique. Et on s\u2019\u00e9tonne, trop occup\u00e9s \u00e0 regarder les pieds, les devantures, la hauteur d\u2019homme, on s\u2019\u00e9tonne au mieux des ruches sur les toits install\u00e9es, mais pas des pigeonniers.&nbsp;<br>**J\u2019ins\u00e8rerais ici un des tutos inquiets de Sasha sur la communication cod\u00e9e**<br>Pas des pigeonniers, dites-vous\u2009? La biblioth\u00e9caire s\u2019\u00e9tonne que je les aie remarqu\u00e9s. Comment lui avouer sans cr\u00e9er une g\u00eane que je consacre rituellement une de ces journ\u00e9es \u00e0 marcher la t\u00eate au ciel\u2009? Modestement, je baisse les yeux vers la tasse qu\u2019elle ressert, fine porcelaine, fleurs et oiseaux me replongent dans ses pens\u00e9es.<br>_Ami je vous \u00e9cris du fond d\u2019une cantine. Le vent crie et le ciel a sa couleur turquine. Il est bleu mais hostile. Il se fait plus d\u2019un an que vous n\u2019\u00e9crivez plus de lettres maintenant\u2026_<br>**Et ici d\u2019autres nouvelles de l\u2019absence de nouvelles**<br>_Souhaitant m\u2019\u00e9galer \u00e0 vos h\u00e9ros qui meurent. Je conduis conducteur les canons qui demeurent&nbsp;: Quatre-vingt-dix soixante-quinze et cent-vingt long, mes chevaux argentins volent tel l\u2019aquilon\u2026<br>EC<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un tableau gris s&rsquo;\u00e9tire au-dessus des immeubles, il n&rsquo;y a pas de bruit mais un sentiment de danger m&rsquo;habite. \u00c0 chaque fen\u00eatre, un monde unique se d\u00e9veloppe. La ville fatigu\u00e9e caresse nos r\u00eaves impossibles. YSO. Bien s\u00fbr Baudelaire, ciel bas et lourd mais son copain Poe a d\u00fb se promener sous un ciel comme celui-ci, bleu si bleu, haut l\u00e9ger, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-05-40-ciels-du-lundi\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#compiles #05\/40 |\u00a0ciels du lundi<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":100089,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3897,3943],"tags":[],"class_list":["post-100088","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-le_grand_carnet","category-les-compiles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/100088","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=100088"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/100088\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/100089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=100088"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=100088"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=100088"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}