{"id":101144,"date":"2022-11-16T19:36:56","date_gmt":"2022-11-16T18:36:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=101144"},"modified":"2025-04-29T20:29:30","modified_gmt":"2025-04-29T18:29:30","slug":"compiles-07-40-visages-dun-trait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-07-40-visages-dun-trait\/","title":{"rendered":"#compiles #07\/40 |\u00a0visages d\u2019un trait"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0` <\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07_PDF-2.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 07_PDF-2.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-c8f4f99b-e100-4656-9807-8a5bd4f458b4\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07_PDF-2.pdf\">07_PDF-2<\/a><a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07_PDF-2.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-c8f4f99b-e100-4656-9807-8a5bd4f458b4\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\"><em>t\u00e9l\u00e9charger le PDF pour lecture plus confortable, merci !<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>allez, c&rsquo;est arriv\u00e9 en retard mais je rajoute en t\u00eate, plaisir de recevoir de nouveau l&rsquo;ami namurois Vincent Tholom\u00e9 !<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">| cherchant quant \u00e0 moi Camille le regard de Camille les cheveux baguette et ultra courts de Camille d\u00e8s que j&rsquo;entrerais dans la pi\u00e8ce lui donnant le papier \u00e0 remplir juste pour lui faire savoir sans le lui dire juste par les yeux \u00e0 quel point j&rsquo;appr\u00e9cie sa gentillesse et sa bont\u00e9 | mais ne cherchant pas pas du tout du tout \u00e0 capter l&rsquo;attention de l&rsquo;autre kin\u00e9 rev\u00eache et g\u00e9ante nous regardant de haut nous les petits vieux et les petites vieilles les ultra malades du c\u0153ur | tournant des fois des bras ultra lentement \u00e0 la moulinette \u00e0 la machine appel\u00e9e moulinette \u00e0 la fin d&rsquo;une s\u00e9ance de revalidation ultra dure \u00e9prouvante m\u00eame disent les yeux de Madame Verstraeten clignant des yeux en guise de salut fraternel \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 je quitte la salle de sport de l&rsquo;hosto o\u00f9 je viens trois fois la semaine requinquer mon c\u0153ur meurtri d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 va savoir jusqu&rsquo;o\u00f9 | VT |&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>et maintenant, \u00e0 vous le grand flux !<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">| yeux marron en amande au-dessus d\u2019une moustache m\u00ealant roux, blond, brun et quelques nuances de blanc, au c\u0153ur d\u2019un visage poupin \u00e9trangl\u00e9 dans un uniforme trop \u00e9troit | des rides en carte IGN desquelles \u00e9merge un st\u00e9thoscope plant\u00e9 dans des oreilles d\u00e9coll\u00e9es d\u2019homme \u00e0 la t\u00eate de chou | un adorable nez aquilin d\u00e9signant des l\u00e8vres pulpeuses offrant en sourire un collier de dents de perle | ChG | le matin, sa petite bouille exclue de l\u2019\u00e9cole pour maladie, se frotte les yeux, mouche et fi\u00e8vre | pas mieux les grands covid et masques, tous les deux | Petites promenades avec le chien | le voisin alzheimer et son chien \u00e0 qui on fait juste un signe de la main, il ne parle plus | Papa et Maman en visio, trop fatigu\u00e9s pour reprendre le petit&nbsp;| Heureusement il y a la lecture du soir \u00ab&nbsp;les Dubronchon et leur Dubronchette&nbsp;\u00bb, \u00e7a a quarante ans, mais \u00e7a marche toujours | Justement Maman attend un b\u00e9b\u00e9 et on agrandit ma maison | DGL | Masque obligatoire dans l\u2019h\u00f4pital, encore, seuls les yeux qu\u2019on voit. Elle les ouvre grands comme pour s\u2019excuser de savoir qu\u2019il souffre, l\u00e8vres cach\u00e9es pinc\u00e9es | Visage rond, barbu? l\u00e9g\u00e8rement, une semaine max, cheveux gris, non pas gris, mais cheveux, la coupe? je ne sais pas, chauffeur de taxi, gar\u00e9 devant, en attente | Les regards autour regardent la goutte au bout du nez mais la goutte ne tombe pas, elle reste, comme stalagtite, du grec <em>stalaktos<\/em> \u2013 \u00ab qui coule goutte \u00e0 goutte \u00bb | PhL |&nbsp;D\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e tes yeux ouverts sur rien, le corps envahi de voyages est pench\u00e9 en avant, tout de toi est centr\u00e9 sur la parole, les \u00e9l\u00e8ves tu le vois pas \u2013 en raffolent | Le coup de balai 18h, ton sourire immense \u00e0 constater la fatigue, nous sommes tr\u00e8s bruyants quand tu surviens en silence, sur la pointe des secrets, nimb\u00e9e de n\u00e9ons douce | Tu ne regardes personne, jamais la bouche ni le pliant des yeux, le bord de chaque organe est perc\u00e9 d\u2019anneaux, attendant que les maigres oiseaux d\u2019hiver viennent s\u2019y accrocher pour enchanter la peau | FBr |&nbsp;\u0153il aux aguets profil doux tout en arrondis rien de rigide bonnet jusqu&rsquo;au lobe de l&rsquo;oreille rien de la rue ne lui \u00e9chappe | irlandaise ou quaker profil rectiligne robe boutonn\u00e9e jusqu&rsquo;au cou plus soucieuse des patates qu&rsquo;elle p\u00e8le que de sa fille blonde elle aussi | l&rsquo;arri\u00e8re de sa t\u00eate se confond avec la pointe des piquets dans la charrette de la peinture murale devant laquelle elle croise les mains elle ressemble \u00e0 un dieu grec | BD | que le yeux soulign\u00e9s d\u2019un mascara de Monoprix s\u2019enflamment jusqu\u2019\u00e0 illuminer sur des pommettes saillantes quelques rougeurs vagabondes de vie et d\u2019amour de passage |&nbsp;que la chevelure rousse sauvagement dispos\u00e9e enroule dans ses tourbillons un visage sec et anguleux jusqu\u2019\u00e0 la ligne droite d\u2019un nez si l\u00e9g\u00e8rement aquilin |&nbsp;que la bouche pleine de rire \u00e9claire de toutes ses dents du front jusqu\u2019au corps en entier la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019une silhouette emplie de la joie simple d\u2019\u00eatre | JLC |&nbsp; Au sommet du port de t\u00eate altier figure ronde cheveux relev\u00e9s en fils d&rsquo;argent et bouche tr\u00e8s rouge toute pinc\u00e9e | Longue chevelure pas tout \u00e0 fait rousse ni rouge ni coiff\u00e9e et les yeux aux contours noirs comme suie | Carr\u00e9 gris toute discr\u00e8te elle grignote rang\u00e9e dans un coin de salle et me souris | HG | Une t\u00eate\u2026 | de moine sans dieu avec gros nez contrit d\u2019enrhum\u00e9 qui porte son rhume comme sa plus grande honte, mais donc aussi sa fiert\u00e9 la plus vraie. | de Madonne d\u00e9faite,&nbsp;mille fois trahie, adoss\u00e9e pour toujours, tous les petits matins serr\u00e9s froids, \u00e0 sa propre \u00e9charpe qui lui double le cou et l\u2019\u00e9clabousse dans un gros noeud aux bras courts. | d\u2019\u00e9tudiant chez Tchekhov, perdu en Cerisaie sans mur francilienne, lunettes d\u2019or carr\u00e9, et capuche qui nidifie sa vieille enfance | MiT | \u200cJeunes tous les quatre | l&rsquo;intelligence \u00e9vidente, les longues tempes, la courbe creuse des joues, la bouche fine, le nez ferme et ces yeux lumineux | l&rsquo;ovale doux et parfait, la grande bouche pour les rires brusques et le reste de peur tapi au fond des yeux | cheveux ras\u00e9s, bouche bavarde et ce visage impr\u00e9cis qui n&rsquo;a pas d\u00e9cid\u00e9 de sa forme | le menton carr\u00e9 alli\u00e9 un temps encore \u00e0 la douceur des grosses l\u00e8vres enfantines, \u00e0 la rondeur des joues, aux petites tresses serr\u00e9e |&nbsp;BC | La bouche tordue du sourire toujours pr\u00eat, l\u2019\u0153il qui p\u00e9tille trop pour que l\u2019on croie que c\u2019est vraiment le journal qui est lu. | Homme ou femme, le visage pas compl\u00e8tement d\u00e9pli\u00e9 et qui se tourne encore pour effacer l\u2019ouverture restante, tombe la neige des cheveux dessus. |&nbsp;Au front l\u2019apparence est intacte d\u2019une possible r\u00e9ception haute, trahie quand m\u00eame par la bouche et son rictus guettant la goutte qui pourrait en choir. | PhS |&nbsp;Elle|cheveux gris, coupe au bol, quelques m\u00e8ches de la couleur d\u2019avant,&nbsp; je ne vois pas son visage mais je l\u2019imagine avec un sourire soumis \u00e0 son&nbsp; plaisir \u00e0 Lui, de peur que |Lui| cheveux boucl\u00e9s, bruns, jeunes, comme une&nbsp; perruque de th\u00e9\u00e2tre, je ne vois pas son visage mais je l\u2019imagine s\u00fbr de&nbsp; lui, en pleine possession d\u2019Elle| je la vois tous les jours, on se salue,&nbsp; mais je ne connais pas son pr\u00e9nom, cheveux fatigu\u00e9s mais propres, yeux&nbsp; fatigu\u00e9s mais efficaces, visage allong\u00e9 par le travail mais pas&nbsp; plaintif | A(H)M | elle a devant l\u2019oreille, plaqu\u00e9e \u00e0 la naissance de sa joue, une petite m\u00e8che d\u00e9grad\u00e9e de ses cheveux ch\u00e2tains, comme une coquetterie | la main gourde, r\u00eache, la poign\u00e9e franche et amicale, les yeux dans les yeux de celui de la terre qui vous dit son respect et son affection dans un sourire | le demi r\u00e9veil encore lourd de r\u00eaves de celle qui s\u2019appuie contre vous pour vous signifier sa pr\u00e9sence inconditionnelle avant m\u00eame les premiers mots du jour &nbsp;| SeB |&nbsp;Le rouge nacarat \u00e0 peine effac\u00e9 souligne le repli charnu de ses l\u00e8vres ridule son sourire les yeux r\u00eaveurs derri\u00e8re ses lunettes rondes cheveux roux en m\u00e8ches rebelles sur son front bomb\u00e9 | Quand elle sourit son visage se transforme plus trace de ses l\u00e8vres trop fines d&rsquo;un trait ses longs cheveux ch\u00e2tains filassent sur ses \u00e9paules ses yeux d&rsquo;aveugle bleu translucide | Cheveux gris \u00e9pars la peau parchemin\u00e9e br\u00fbl\u00e9e par l&rsquo;acide de plusieurs greffes de peau r\u00e9paratrices suite \u00e0 son accident l\u2019\u0153il droit creus\u00e9 sous l&rsquo;arcade t\u00eate pench\u00e9e dans l\u2019\u00e9c\u0153urante odeur de paraffine | PM |&nbsp;l\u2019homme sa casquette qu\u2019il a mise vivement \u00e0 l\u2019envers visi\u00e8re dans le cou lorsqu\u2019il a parl\u00e9 avec force et conviction de la culture de son pays | l\u2019homme une verrue au coin du nez et ses E qu\u2019il prononce comme des i | la femme pr\u00e9cise attentive silencieuse et son hoquet derri\u00e8re son masque |&nbsp;SyB | Une pompiste, c\u2019est rare, pas ravie, visage ferm\u00e9, cheveux gris -\u2013 tu crois qu\u2019elle a fait \u00e7a toute sa vie&nbsp;? Avec le mari sans doute&nbsp;? Un garage familial&nbsp;? Doit faire les factures en plus de servir l\u2019essence. Ai essay\u00e9 de la faire sourire, l\u00e9ger mieux sur visage triste.| Ne la connais pas, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e \u00e0 la gare, bonjour, quelques mots, et surtout, ces yeux, \u00e0 se demander si c\u2019est des vrais. A-t-elle des lentilles qui les \u00e9claircissent&nbsp;? L\u2019ai regard\u00e9e de profil pour essayer de voir.| Visage apathique, jamais parl\u00e9 \u00e0 lui, pourtant il est l\u00e0, chaque matin, au m\u00eame endroit. Envie de lui gueuler&nbsp;: r\u00e9veille-toi&nbsp;!&nbsp;&nbsp;MCG |&nbsp;Quand elle remonte la manche dans un flot de paroles pour expliquer pourquoi elle a d\u00e9cid\u00e9 de changer de boulot, le tatouage d\u2019une phrase sur son avant-bras | Caresse de la main sur sa longue barbe poivre et sel rythme la musique de chacune de ses phrases | Toute en rondeurs, elle s\u2019active pour servir les clients pommettes hautes et sourire complice quand elle parle de ses g\u00e2teaux riches et ventrus&nbsp;| MC | suis all\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la place par la rue sombre n&rsquo;ai rencontr\u00e9 personne ah si lui grand sur le talus derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9picerie qui m&rsquo;a fait un signe de la main visage ind\u00e9fini avec barbe pas bien su qui c&rsquo;\u00e9tait | elle man\u0153uvrant sa voiture juste aper\u00e7u quelques m\u00e8ches blondes dans les reflets de la vitre mouill\u00e9e mais rien du regard | lui chat d\u00e9testant la pluie furtif d&rsquo;une \u00e9coutille \u00e0 l&rsquo;autre \u00e0 peine une seconde d&rsquo;arr\u00eat car surpris \u00e0 me voir et hop son corps blanc tachet\u00e9 faufil\u00e9 dans le soupirail de la maison voisine | FR | avec un chignon \u00e0 la va-vite ses boucles s&rsquo;entrelacent en fouillis sous la casquette un visage long de par ici hippie un peu | face de lune noire grandes mains autour de ses yeux agit\u00e9es parle trop vite sourire souvent petits cris | juste un signe avec les yeux avec l&rsquo;inclinaison de la t\u00eate salutations microscopiques \u00e9loquentes de voisinage mal assur\u00e9 | PhB&nbsp;| Quand la jeune caissi\u00e8re releva la t\u00eate j&rsquo;eus juste le temps de voir qu&rsquo;elle avait des yeux d&rsquo;un tr\u00e8s beau vert clair.| Elle buvait \u00e0 la terrasse un caf\u00e9, la t\u00eate l\u00e9g\u00e8rement inclin\u00e9e vers l&rsquo;arri\u00e8re comme pour mieux profiter du soleil d&rsquo;hiver. Plac\u00e9 o\u00f9 j&rsquo;\u00e9tais je ne vis d&rsquo;elle&nbsp;qu&rsquo;un joli menton et des pommettes l\u00e9g\u00e8rement saillante.| JCB  | <em>Qu\u00e9 f\u00e8 lec<\/em>\u2026 le nom du principal, quand on y pense, c\u2019est phrase, mont\u00e9e sur un visage tout rond, lisse et brillant sous les r\u00e9flecteurs, le point sur le <em>i<\/em>&nbsp;de sa cravate noire, et elle, l\u2019adjointe, rest\u00e9e mont\u00e9e sur ses \u00e9chasses si instables que le nez tirait \u00e0 gauche (elle aussi un nom d\u2019\u00e9crivain, mineur mais fleuve) \u2014 la petite nouvelle de la boulangerie des Familles, derri\u00e8re la vitre plexi, l\u2019\u0153il clair, rond, impassible, \u00e9chevel\u00e9e, son nez de lune rousse, et une petite main blanche pour trois pi\u00e8ces jaunes (une rouge). | WL | dans le visage de cette femme deux yeux rieurs sous les racines blanches \u00e0 la s\u00e9paration des cheveux ondul\u00e9s et noirs \u00e0 mi-hauteur des oreilles et des \u00e9paules | je n&rsquo;avais jamais remarqu\u00e9 le grain de beaut\u00e9 au-dessus de l&rsquo;arcade sourcili\u00e8re interne droite | l&rsquo;\u00e9clat bleut\u00e9 de la lumi\u00e8re sur les verres de lunettes carreaux \u00e9pais glisse sur les joues ras\u00e9es de frais | CeM | &nbsp;Quelqu&rsquo;une ses yeux qui te fusillent de celle qui en passant \u00e0 sonn\u00e9 \u00e0 ta porte sa bouche marmonnant tandis qu&rsquo;elle se d\u00e9tourne | Quelqu&rsquo;un sa t\u00eate enfarin\u00e9e de boulanger impavide derri\u00e8re ses yeux se demande s&rsquo;il pourra aller au bled | Quelqu&rsquo;un sa petite figure illumin\u00e9e de sourire et ses yeux brillants racontent sa journ\u00e9e il n&rsquo;a rien compris mais c&rsquo;\u00e9tait super | SW |&nbsp;Belle forme blonde et oblongue doublement barr\u00e9e d\u2019un masque sous le nez et d\u2019une paire de grosses lunettes rondes \u00e0 large monture brun tr\u00e8s fonc\u00e9 | Grosses joues rondes couvertes d\u2019une barbe rousse mais tr\u00e8s courte, boucles blond v\u00e9nitien presque en accroche-coeur regard per\u00e7ant tr\u00e8s clair | Losange brun arrondi d\u2019\u00e9b\u00e8ne pommettes hautes regard franc et sourire aimable parfois sous-jacent je te dis int\u00e9rieurement&nbsp;mon ami | TD |&nbsp;elle n\u2019a pas deux fois le m\u00eame il est sur cette publication-ci et puis sur celle-l\u00e0 comme des phases dans le d\u00e9sordre de la lune | il est une porte d\u00e9rob\u00e9e entre d\u00e9ferlement de la chevelure et un capot miroitant sans que pour si peu s\u2019en refl\u00e8te le raccourci ou est-ce son anamorphose | elle fuit son eau me court entre les doigts et je ne parle pas d\u2019une rivi\u00e8re non pas du visage d\u2019une inconnue non mais de l\u2019inconnue de ton visage | CT |&nbsp;Trois levers de rideau trois lancers de canne je p\u00eache de quoi faire les gens de ma rue trois prises trinit\u00e9 oblige 3 en 1 ils s\u2019\u00e9crivent bringuebalant une glaci\u00e8re dans la main gauche une paire de lunettes dans l\u2019autre qu\u2019il tente de poser sur son nez le corps rang\u00e9 derri\u00e8re la trottinette a sa figure de proue d\u2019H\u00e9ra revisit\u00e9e du globe d\u00e9garni de sa t\u00eate d\u00e9passe une joue au poil dru o\u00f9 s\u2019accroche un museau jaune et coulant qu\u2019il frotte \u00e9nergiquement comme pour l\u2019effacer. | CaB | Un masque entre les deux oreilles : on ne voit pas le visage, juste ce regard vert de la jeune femme o\u00f9 s\u2019accrochent deux gros anneaux d\u2019or qui accompagnent l\u2019accent du sud |une barbe qui mange le visage carr\u00e9 de ce jeune homme \u00e0 l\u2019allure de rugbyman qui vient relever les compteurs d\u2019eau |des cheveux noirs longs et boucl\u00e9s, un visage fin et ferm\u00e9 de la femme d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es qui se cache derri\u00e8re les vitres de sa voiture | EV | ses yeux pos\u00e9s hors de mon univers, hors de tout, dans un d\u00e9ni de ma pr\u00e9sence, fixant je ne sais quel horizon qui, on s\u2019en doute, ne s\u2019atteindra jamais | ouvert le visage ouvert il n\u2019y a pas d\u2019autre mot pour dire un peu de ce qui \u00e9mane de ses traits, de ses yeux, de la vie qui le pulse, dans ce d\u00e9sir de tout | on voit bien qu\u2019il est en lambeaux et que sa peau vire au lichen, mais ses yeux, vers l\u2019au-del\u00e0 du visible, sourient, m\u00eame dans la larme qui s\u2019en \u00e9chappe | SV | Parfum \u00e0 la h\u00e2te, sonnerie de l\u2019\u00e9cole en t\u00eate, une petite main dans la sienne, elle se d\u00e9p\u00eache. Largue l\u2019enfant. Coup d\u2019\u0153il et geste d\u2019au revoir, rapides. Seule de nouveau, fait volte-face et, t\u00e9l\u00e9phone en main, court vers l\u2019arr\u00eat de bus. | \u00c0 pas lents, il rassemble m\u00e9thodiquement le troupeau des feuilles mortes avec un aspirateur-souffleur. Casque anti-bruit sur les oreilles, gilet plus orange que les feuilles pourchass\u00e9es, il avance. | Pench\u00e9 sur une feuille, visage cach\u00e9 par des boucles blondes, le petit gar\u00e7on marocain dessine les h\u00e9ros Captain America et Thanos. R\u00e9dige en deux lignes leur aventure : ils ont battu une arm\u00e9e enti\u00e8re. Fin de l\u2019histoire : c\u2019est \u00e9crit. | ChE |&nbsp;cheveux platines coupe carr\u00e9e la peau du visage claire les yeux brillants l\u00e9g\u00e8rement typ\u00e9 un jeune homme entre deux genres | cheveux blancs visage rid\u00e9 peau blanche presque livide regard imperm\u00e9able sans expression masque de protection puis ses yeux p\u00e9tillent part et donne une pi\u00e8ce et une accolade au bluesman |l\u00e8vres projet\u00e9es en avant&nbsp;rentre les consonnes au fond de la gorge bouche entrouverte regard lumineux et profond d\u00e8s que la phrase est vocalis\u00e9e un sourire | NE |&nbsp; fronc\u00e9 celui du touriste qui le d\u00e9plie comme une carte \u00e0 mesure que son regarde balaie&nbsp;| placide celui du tox qui mendie&nbsp;mais un voile entre nous comme une brume le trahit | hilare celui de la folle dont les mots fusent comme des pets | ASD | de loin visage coll\u00e9 au smartphone, coup\u00e9 en deux haut fixe sans regard presque, bas mobile la bouche est une porte battante par grand vent&nbsp;|&nbsp;face lunaire teint brouill\u00e9 brumeux renfrogn\u00e9 le regard par en-dessous et cette chevelure grise d\u00e9coiff\u00e9e brouillonne sale&nbsp;|&nbsp;bienveillance de l\u2019enfance souriante et serviable (premier&nbsp;stage&nbsp;?) l\u2019\u0153il vif rieur toute l\u2019\u00e9nergie r\u00e9side ici je ne sais rien du reste |&nbsp;PV | le facteur aux yeux cam\u00e9l\u00e9onesques captant en ext\u00e9rieur les couleurs ciel et mer selon leur \u00e9tat d\u2019\u00e2me du bleu azur au bleu marine et saisissant aussit\u00f4t en int\u00e9rieur une profondeur gris argent | le vieux m\u00e9decin au visage lunaire perc\u00e9 de larges oreilles berceaux hospitaliers de plaintes s\u00fbr qu\u2019elles ont grandi au fil du temps | le livreur d\u2019Amazon et sa chor\u00e9graphie une remise en main propre du colis sourire mots \u00e9chang\u00e9s suivie d\u2019une leste giration sur lui-m\u00eame sans mots comme s\u2019il renfilait son habit de robot sans humanit\u00e9 |&nbsp;HA |&nbsp;le b\u00e9ret gris laisse passer quelques m\u00e8ches ch\u00e2tains boucl\u00e9es sur le front ponctu\u00e9 d\u2019acn\u00e9 sous les yeux pliss\u00e9s deux valises de r\u00eaves pas encore faits l\u2019air agac\u00e9 la voix sort timidement des l\u00e8vres fines sur lesquelles il passe la langue avant de moudre mon caf\u00e9 | entre le n\u00f3n l\u00e1 et le masque \u00e0 fleurs bleues seuls les yeux sont visibles l\u2019un d\u2019entre eux rouge conjonctivite croisera mon regard qui remarque une t\u00e2che de naissance pourpre juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la paupi\u00e8re rid\u00e9e | reflet dont je ne reconnais ni la bouche ni les l\u00e8vres s\u00e8ches probablement gerc\u00e9es de n\u2019avoir pas dit un mot les joues boursouffl\u00e9es de non-dits ce petit grain de beaut\u00e9 sous la l\u00e8vre inf\u00e9rieure ne me dit rien \u00e0 moins que ce ne soit un grain de sable noir un point de suspension coupant la parole d\u2019une phrase abandonn\u00e9e Dieu sait o\u00f9 |&nbsp;&nbsp;AnM |&nbsp;silhouette autoritaire plant\u00e9e sous la pluie fine le roux des cheveux le clair du regard le clair de la peau les l\u00e8vres d\u00e9color\u00e9es douces peut-\u00eatre le solide de la m\u00e2choire solide le torse au point qu\u2019on voudrait s\u2019appuyer dessus | sous la peau fine reste de sommeil renflement de pommettes tachet\u00e9 d\u2019\u00e9ph\u00e9lides soyeux brun des cils douceur enfantine du menton joues enflamm\u00e9es tendresse des l\u00e8vres et des bras les cheveux lourds | les veines en r\u00e9seau dans le cou remontent jusque sur la joue&nbsp;j\u2019ai pens\u00e9 au cordon ombilical \u00e0 la naissance \u00e7a faisait une palpitation d\u2019oiseau j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 Monika sa peau mate marbr\u00e9e de bleu son regard en dehors sa disparition |&nbsp;CD |&nbsp;lui fen\u00eatre ouverte dans son camion et bras pli\u00e9 ses mains tapotent le volant dans sa cabine \u00e7a danse sourire me laisse traverser la rue sourire | elle coquelicot rouge \u00e0 la bouche sur son v\u00e9lo \u00e9bouriff\u00e9e chantonne une chanson d\u2019\u00e9t\u00e9 avant de s\u2019enfermer toute la journ\u00e9e en apn\u00e9e | lui volets ferm\u00e9s dans ses yeux il pleut | CdeC |&nbsp;|tout r\u00e9duit dans le fond obscur et bas du flot rouge profond cin\u00e9ma le visage carr\u00e9 p\u00e2le brouill\u00e9 de grumeaux le visage s\u2019en va vient derri\u00e8re le micro recule avance cherche plonge tire encore mais laquelle son ancre le visage flotte sous sa grise copie en tampon au coin de l\u2019\u00e9cran le visage en passant comme derri\u00e8re le hublot du m\u00e9daillon tombal| au seuil de la porte le riant d\u2019\u0153il aguicheur en \u00e9clat p\u00e9tard l\u2019ovale figure \u00e0 fils gris\u00e9s de bouc et barbe pr\u00e9caire ses dents carnassi\u00e8res politisent l\u2019inaudible son cr\u00e2ne casquette le tissu constrictor jaune annule son cou||lipstick vieilles l\u00e8vres de sang tremblent hachent le noir lipstick rieuse elle a mille ans lipstick des yeux d\u2019\u00e9ternelle diablesse lipstick visage s\u2019en fout lipstick frip\u00e9e m\u2019embrasse maintenant | JdeT |&nbsp;L\u2019\u00e9picier indien sourire banane yeux ronds ventre rond bracelet sikh t\u00eate ronde sans cheveux tout \u00e7a m\u2019\u00e9voque la t\u00eate \u00e0 Toto | en attente de traverser la rue une chinoise sans \u00e2ge plant\u00e9e les jambes \u00e9cart\u00e9es en V \u00e0 l\u2019envers le buste en arri\u00e8re telle un cow-boy juste avant de sortir son colt | un acteur presque connu un grand maigre d\u00e9gingand\u00e9 bras et jambes qui voudraient s\u2019\u00e9chapper avec plein de rides en \u00e9toile autour des yeux et la lune dans le regard&nbsp;|&nbsp; PS | cette main pos\u00e9e sur la page avec son Bic 4 couleurs les mots bleus avancent comme des petites voitures sur le p\u00e9riph le soir cette barbe d&rsquo;un mois qui pousse en duvet blond le long de la m\u00e2choire et frisotte dans le cou en plaques d&rsquo;in\u00e9gale densit\u00e9 ce masque qui avale bouche et nez et au-dessus ces yeux noirs bord\u00e9s de kh\u00f4l le puits de la mine dans ce regard-l\u00e0 | XG | Sur la pierre, sous les arbres, un visage vert, mousses hirsutes pour les cheveux et tombantes pour la barbe | Visage pali par la neige de la nuit, cheveux en sapins, \u0153il en bosquet, menton en sommet et pommette en ar\u00eate | Une \u00eele pour l\u2019\u0153il droit, une autre \u00eele pour l\u2019\u0153il gauche, un chenal pour le nez et la mer pour la bouche | Une planche verticale avec un cercle \u00e0 tonneau de chaque c\u00f4t\u00e9, des cheveux en feuillage de vigne install\u00e9e sur une treille, le nouveau voisin | JD |&nbsp;disons 1962 les cheveux blonds pourraient ne pas \u00eatre teints le chignon sage pourrait l\u2019\u00eatre moins les yeux myopes ou fatigu\u00e9s fixent juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 | disons 1977 la peau la plus noire sous la capuche le regard vers le sol une moue en replis &nbsp;accentue l\u2019air renfrogn\u00e9 | disons 1982 un pull en laine tricot\u00e9 main une crini\u00e8re de mouton ch\u00e2tain clair de lunettes carr\u00e9es mises enlev\u00e9es remises enlev\u00e9es mal adapt\u00e9es | JMG | jeune visage urgent parsem\u00e9 de poils blonds fougueux tout droit \u00e9chapp\u00e9s d\u2019une chevelure aventureuse o\u00f9 des yeux inquiets scrutent une camionnette mal gar\u00e9e I bonnet fatigu\u00e9 sur sourcils d\u00e9prim\u00e9s sur nez enrhum\u00e9 sur barbe d\u00e9senchant\u00e9e envahie par vapoteuse en fum\u00e9e I f\u00e9brilit\u00e9 anguleuse \u00e0 chaque parole ou recoin de la peau comme un carrefour \u00e9maci\u00e9 \u00e0 l\u2019heure de pointe I clone arrondi de Simon Liberati aux joues bedonnantes avec cernes alanguies vers le n\u00e9ant de l\u2019arr\u00eat de bus I ClE |&nbsp;| Ce matin au cours de yoga une nouvelle venue assise sur son coussin comme en \u00e9quilibre on la dirait pr\u00eate \u00e0 rouler \u00e0 travers la salle elle est toute ronde une grosse boule une pomme dodue ramass\u00e9e sur elle-m\u00eame petite v\u00eatue de sombre mais ses chaussettes \u00e9clatent de couleurs sur fond noir des coccinelles \u00e9carlates | Plus tard au bistrot un homme appuy\u00e9 au comptoir svelte allure nonchalante queue de cheval sur blouson de cuir main droite serrant un verre l&rsquo;autre caressant son chien blotti contre lui une main tendre amoureuse qui dit leur complicit\u00e9 | Il traverse la rue il se presse lentement il fait des moulinets avec sa canne il grommelle dans sa barbe non il n&rsquo;a pas de barbe je ne sais rien de son visage cach\u00e9 par un feutre noir ses mains sont noueuses tordues fracass\u00e9es | ChD | Visage clair o\u00f9 na\u00eet des mots li\u00e9s au c\u0153ur | Visage perplexe et les yeux clos en un point | Visage ouvert de l\u2019enfant qui observe et prend |&nbsp;MTu |&nbsp; t\u00eate de caissi\u00e8re du supermarch\u00e9, aux lunettes cercl\u00e9es d\u2019\u00e9caille noire dont le sourire damnera le premier saint qui se pr\u00e9sentera, d\u2019hydre des passagers du tramway compress\u00e9s dans la rame, pench\u00e9e d\u2019instagramer compulsif dont seul le menton se voit sous une tignasse brune, balafr\u00e9e d\u2019assassin des nuits de pleine lune, \u00e9namour\u00e9e de celle qui n\u2019a d\u2019yeux que pour Lui | AB |&nbsp;Elle plonge ses mains gant\u00e9es de blanc dans le grouillement des petites crevettes grises p\u00each\u00e9es de la veille charlotte sur la t\u00eate grand tablier plastique nou\u00e9 sur le ventre lunettes \u00e0&nbsp;&nbsp;montures noires encadrant un visage rond grand-ouvert | t\u00eate baiss\u00e9e dense chevelure brune la vingtaine tee-shirt blanc avec lettres noires pas de chariot juste des achats serr\u00e9s contre son corps je lui tiens la porte il rel\u00e8ve la t\u00eate merci | grosse \u00e9charpe enroul\u00e9e autour du cou stature de bouddha pas d\u2019\u00e2ge p\u00e2les cheveux tir\u00e9s scanne l\u2019\u00e9tiquette orange des 30&nbsp;% sur les yaourts de l\u2019armoire des dates limites elle dit \u00e0 l\u2019ouverture du magasin de plus en plus sont l\u00e0 pour \u00e7a | CG | Cr\u00e2ne \u00e0 la m\u00e2choire saillante, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9garni de chair. |Yeux pliss\u00e9s rempla\u00e7ant le sourire, par paresse ou cynisme, les l\u00e8vres bougent \u00e0 peine. |Le visage est de fatigue, les yeux de l\u2019habitude, elle r\u00e9pond comme un tir de mitraillette aux questions pos\u00e9es, ne regarde que rarement ceux qui lui adressent la parole, m\u00eame si sa fonction est de contr\u00f4ler les all\u00e9es et venues, sa t\u00eate est constamment courb\u00e9e sur son t\u00e9l\u00e9phone | HB |&nbsp;L\u2019\u00e9t\u00e9 avait bruni ta peau habituellement p\u00e2le gratifiant tes taches de rousseur d\u2019une sorte de triomphe particulier, cet \u00e9t\u00e9 l\u00e0 tu portais une longue robe \u00e0 fleurs aux couleurs sourdes | Je voyais d\u2019ici son visage, rouge d\u2019adoration ou bien \u00e9tait-ce de l\u2019ecz\u00e9ma | Crois\u00e9 ce matin un vieil homme en marcel blanc et bermuda avec un chapeau \u00e0 larges bords, juste un l\u00e9ger signe de la main | La serveuse du caf\u00e9 d\u2019en face affichait une f\u00e9minit\u00e9 brusque, sans ambages, sous ses paupi\u00e8res charbonneuses elle avait des yeux noirs et luisants ses cheveux \u00e9taient de jais et coup\u00e9s \u00e0 la gar\u00e7onne | Chambre 204, Blouse Bleue a ouvert en grand la fen\u00eatre \u00e0 guillotine, a retir\u00e9 de ses mains pliss\u00e9es les gants en caoutchouc et a ferm\u00e9 la porte | Je m\u2019aper\u00e7us, fixant son visage, que ses yeux s\u2019\u00e9garaient, se perdaient dans le vide, c&rsquo;\u00e9tait une petite fille de sept ans au corps longiligne, avec de grands yeux, des dents qui tombaient et d\u2019autres qui poussaient, il lui manquait une incisive sup\u00e9rieure du c\u00f4t\u00e9 gauche, ce qui lui conf\u00e9rait un sourire de sorci\u00e8re | Ce soir tu ne portais qu\u2019une robe d\u2019int\u00e9rieur verte d\u2019o\u00f9 jaillissaient tes jambes nues, brunes et fines comme des b\u00e2tons | MRe |&nbsp;Narines ouvertes pommettes hautes front rid\u00e9 mais visage jeune peut-\u00eatre des piercings sur le cartilage d&rsquo;une oreille l&rsquo;air m\u00e9chant mais attitude gentille | asiatique en tenue de chef cigarette \u00e0 la main | regard viril d&rsquo;un plus grand et plus barbu que moi | FT | silhouette gracile et puissante son visage m\u2019\u00e9voque une olive lisse et charnue la carnation est mate un peu jaune les yeux et les cheveux sont fonc\u00e9s bruns | incongru ce vieil homme \u00e0 casquette qui appuie ses deux mains sur le pommeau d\u2019une canne adoss\u00e9 debout au mur d\u2019une maison dans cette rue tr\u00e8s passante | \u00e9change d\u2019un bonjour avec ce guerrier qui distribue les prospectus extraits d\u2019un petit chariot qu\u2019il tire de boite \u00e0 lettre en boite \u00e0 lettre son visage de chef indien ses longs cheveux noirs qui d\u00e9passent du bonnet ses pommettes hautes et ses joues creuses | IsC | Du garagiste travers\u00e9 de courbes de lignes crois\u00e9es sur la peau parchemin\u00e9e d\u2019une inqui\u00e9tude qui grandissait comme si je lui disais ma propre mort tandis que je racontais la panne |&nbsp;de la jeune fille que je faillis renverser la surprise et la morgue m\u00eame aucune peur aucune et dans le geste de remettre ses cheveux l\u2019arrogance de l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 qui on ne la fait pas |&nbsp;de l\u2019\u00e9tudiante au visage ras\u00e9 teint p\u00e2le maigreur de vieillard coup d\u2019oeil jet\u00e9 sur moi quand je passe et qui s\u2019interrompt dans sa phrase lanc\u00e9e \u00e0 une de dos semble me reconna\u00eetre mais non |&nbsp;ArM | Une narine qui renifle, le menton enfoui dans le col du blouson, les mains dans les poches, il ne rel\u00e8ve pas la t\u00eate. | Cheveux serr\u00e9s sur le haut du cr\u00e2ne, sourcils fronc\u00e9s, elle parle du bout des l\u00e8vres, la cigarette s&rsquo;agite au coin de sa bouche. | Ample d\u00e9hanch\u00e9 pour propulser la jambe vers l&rsquo;avant, balancement d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, de l&rsquo;autre, tout le corps absorb\u00e9 dans la progression lente. | AC | Poissonnier \u00e0 lunettes blond peau rose traits fins attrist\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de retirer le corail des coquilles son couteau aff\u00fbt\u00e9 si rapide et pr\u00e9cis \u00e0 d\u00e9gager le mollusque de la coquille | blonde yeux&nbsp;clairs grande et puissante concentr\u00e9e ses pes\u00e9es au gramme pr\u00e8s et petit cadeau pour fid\u00e9liser | cheveux \u00e0 peine grisonnants trop tir\u00e9s en arri\u00e8re dents un peu pouss\u00e9es en avant mais bouche bien fendue pour sourire large bien que fatigu\u00e9 | CP |&nbsp;Quelqu&rsquo;un sourire ch\u00e2tain | Quelqu&rsquo;un regard arc-en-ciel | Quelqu&rsquo;un \u00e9paule z\u00e9nith | JT | Un jeune homme bonnet gris sur boucles rasta blond cendr\u00e9 sourire franc tendant un euro de monnaie entre le pouce et l\u2019index derri\u00e8re une caisse de sup\u00e9rette | Jeune jardinier volubile habill\u00e9 en noir bonnet enfonc\u00e9 sur yeux noirs collier noir au menton corps arqu\u00e9 bras maniant une tron\u00e7onneuse rouge lourde bruyante | Visage rond corps rond gestes agiles cheveux blonds coup\u00e9s courts yeux clairs derri\u00e8re verres sans monture accueil souriant sous \u00e9clairage n\u00e9on froid agressif | MEs | Vanilles brunes en chevelure, regard par en-dessous, iris noir sur blanc de l\u2019\u0153il, cou massif tout d\u2019un bloc sur les \u00e9paules, clavicules muscl\u00e9es, minuscule collier de corde color\u00e9e rouge vert jaune sur la peau marron | Pommettes hautes, yeux brid\u00e9s, un nez qui serait pinc\u00e9, retenu en inspire, la peau noire luit de sueur, des taches d\u2019acn\u00e9 s\u00e9ch\u00e9, minuscules cicatrices v\u00e9rolent le visage | Un rond de danse et de douceur, visage plagi\u00e9, ovale ouvert, peau mate caf\u00e9 clair, \u00e0 boire d\u2019un coup, sourcils d\u2019un trait de pinceau noir lumineux tendresse du m\u00e9tissage | VP | Au fur et \u00e0 mesure que l\u2019ascenseur monte les \u00e9tages de la tour de bureaux les joues de l\u2019homme se gonflent les l\u00e8vres se pincent, arriv\u00e9 \u00e0 destination il est pr\u00eat pour le soupir de d\u00e9motivation | Expression grave regard dur les yeux esquissent \u00e0 peine un sourire alors que les autres convives de la tabl\u00e9e \u00e9clatent de rire | Charlotte sur les cheveux double paire de lunettes masque sur le visage, sous cet attirail perce le sourire r\u00e9confortant du dentiste pr\u00eat \u00e0 m\u2019arracher une dent | Iva | Blonde queue de cheval haute un derri\u00e8re mince muscl\u00e9 dans un legging de sport mais aux teintes des treillis militaires | joufflu lunettes s\u00e9v\u00e8res noires une cr\u00eate de cheveux gris boucl\u00e9s quand d\u00e9j\u00e0 de chaque c\u00f4t\u00e9 du front \u00e7a se d\u00e9garnit&nbsp;|anguleux \u00e9maci\u00e9 du gris dans la barbe courte le corps pench\u00e9 en avant dans la d\u00e9marche les bras longs pendants qui encombrent |AD |&nbsp;Dans l\u2019\u00e9cran les traits \u00e9pais et gracieux du visage sans fard d\u2019une com\u00e9dienne au bord de la maturit\u00e9 peut-\u00eatre une fausse blonde | Il manque une dent sur le c\u00f4t\u00e9 le cheveu est fatigu\u00e9 les yeux quoique tr\u00e8s clairs renvoient peu de gaiet\u00e9 mais beaucoup de douceur et son sourire est franc | \u00c0 hauteur de caddie deux yeux lev\u00e9s lunettes rondes pardon merci je souris pas lui intimid\u00e9 ou surpris il a l\u2019air poli pull en laine comme j\u2019avais les miens grattaient mais blouson diff\u00e9rent | LH&nbsp;|&nbsp;Une paire de yeux noirs et immenses encadr\u00e9e par un masque chirurgical turquoise et un bonnet rose | Une t\u00eate minuscule sur une spirale de lin \u00e9cru | le pull jusqu\u2019au bas des genoux &#8211; un tronc juch\u00e9 sur deux tibias | XW | Jeune femme aux cheveux plats visage lisse sourire \u00e9teint elle dit bonjour mollement et parle de ses enthousiasmes avec retenue j&rsquo;adore j&rsquo;adore j&rsquo;adore les spectacles pour enfants \u00e9gr\u00e8ne-t-elle \u00e0 chaque ouverture de porte elle adore monocorde | Une petite bouille ronde aux yeux noirs main tendue toucher te toucher tout toucher suis touch\u00e9e | &nbsp;il y a cette silhouette d&rsquo;homme avec un gilet jaune au portillon du jardin il vend le calendrier des \u00e9boueurs de loin de lui un sourire immense qui irradie jusqu&rsquo;\u00e0 moi | FG |&nbsp;La cicatrice sur le nez, en demi-lune sur le bout du nez, son arrondi si parfait, les mauvaises langues pr\u00e9tendaient que c\u2019\u00e9tait l\u00e0 le r\u00e9sultat d\u2019un m\u00e9chant coup de rasoir, qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 assez b\u00eate pour vouloir se raser le visage (la moustache ? Des poils drus de sorci\u00e8re sur le nez ? Les sourcils pour ne plus laisser qu\u2019un trait dessin\u00e9 par ses soins ? Quand on ne sait pas se servir d\u2019un rasoir, qu\u2019en est-il d\u2019un crayon ?\u2026) | Les cheveux courts, boucl\u00e9s et gris. Jamais autrement, mais elle avait bien d\u00fb \u00eatre apr\u00eat\u00e9e, permanent\u00e9e , peroxyd\u00e9e, de son \u00e9poque, quoi ! Si peu de souvenirs quand pas de photo pour faire croire le contraire, pour flatter notre m\u00e9moire, la caresser dans le sens du poil jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle donne, coup de t\u00eate ou longue griffure, la suite du peu qui se voit | Les yeux noirs, les rides ingrates, burin\u00e9es, des sillons noirs de la cendre de toutes ces cigarettes allum\u00e9es bout \u00e0 bout | &nbsp;EC |&nbsp;Sans mot, sans nom, sans \u00e9criture, un visage lisse comme la vie qui va de soi&nbsp;|&nbsp;Sortie d\u2019un album, sans sourire, on ne l\u2019appellera plus jamais&nbsp;|&nbsp;Un regard clair, loin si loin d\u00e9j\u00e0 en voyage. | MM. | d\u00e9contract\u00e9es la tenue la coiffure la mani\u00e8re d\u2019\u00eatre assise en tailleur sur la chaise naturellement \u00e0 17 ans mais au bout de ses doigts dix longs ongles faux durs bleus mais au bout de ses yeux des cils longs faux d\u00e9goulinant de noir | penche la t\u00eate en avant se redresse brusquement passe n\u00e9gligemment la main dans ses cheveux longs et souples caresse sa barbe fris\u00e9e ses favoris fait penser \u00e0 Lincoln promis demain va chez le coiffeur&nbsp;|&nbsp;elle est tir\u00e9e \u00e0 quatre \u00e9pingles courte sur pattes dodue pull blanc impeccable jupe noire \u00e9troite ne voit pas le brin de fil noir qui traine sur son dos ne veut pas savoir le ventre boudin\u00e9 qui d\u00e9borde du pull | BG | cr\u00e2ne nu arrondi sans d\u00e9marcation avec le front dont la peau ruisselle jusqu\u2019au cou frott\u00e9 au col du keikogi | yeux vifs de l\u2019enfant attentif sous&nbsp;une \u00e9paisse frange de cheveux ch\u00e2tains | ar\u00eate droite du long nez \u00e0 la narine perc\u00e9e d\u2019un brillant | MuB&nbsp; | MuB&nbsp;| Un visage sans relief, une barbe et une moustache blonde, tout est p\u00e2le chez lui, sa peau, sa voix, o\u00f9 est son caract\u00e8re, un gentil hamster barbu | Elle a un gros visage, rond. Elle est sympathique. Elle est brune, ses grands sourcils dessinent deux grandes diagonales, ses cheveux sont tir\u00e9s en arri\u00e8re, son regard noir, le tout est un peu exotique. | Elle a un jeune visage clair, parsem\u00e9 de taches de rousseur, les sourcils et les cheveux presque gris. On pourrait croire qu\u2019elle sort d\u2019un sac de farine. Elle a le sourire doux d\u2019une boulang\u00e8re. | LS |&nbsp;Deux yeux bruns mi-tristes mi-caresses deux mains fines \u00e9l\u00e9gantes et rac\u00e9es des l\u00e8vres un peu fines qui racontent les chagrins | Des yeux vifs et rieurs et les rayons de soleils qui les entourent jusqu\u2019aux tempes des cheveux un peu trop noirs qui parlent d\u2019une course contre le temps qui passe | Un cr\u00e2ne rond et doux sous la main une tonsure naturelle qui raconte que le temps est pass\u00e9 et une main qui tremble quelquefois sans que l\u2019on sache vraiment pourquoi | CeC | Ce matin dans le m\u00e9tro, un nez, mais un nez ! Et ce devait \u00eatre la journ\u00e9e des trognes : en descendant d\u00e9jeuner apr\u00e8s le bureau, je croise Sourire Permanent. Coll\u00e9 sur les l\u00e8vres fines, en un trait plut\u00f4t qu&rsquo;une banane, un vieil homme, nulle joie dans les yeux, \u00e9br\u00e8che l&rsquo;arrondi de ses joues pour dessiner, quoi&nbsp;? une ligne \u00e9trange, plate, plane. Entre le chat du Cheshire quand il appara\u00eet dans les arbres, et le chant de Maldoror quand le po\u00e8te se laboure un sourire au couteau. En notant ceci tr\u00e8s vite avant de me coucher, je ne r\u00e9siste pas \u00e0 la tentation de dessiner un anihom, tempes roul\u00e9es vers l&rsquo;arri\u00e8re du visage, yeux \u00e9tr\u00e9cis allong\u00e9s, dentition \u00e0 mordre dans les chairs, menton en fuite, homme-renard sans bras comme celui rencontr\u00e9 l&rsquo;autre jour, qui courait vers moi ses yeux enfonc\u00e9s dans les miens. | SyS |&nbsp;Costard bleu, attach\u00e9-case, chaussures aussi brillantes que si vernies &#8211; pas vu \u00e7a depuis des ann\u00e9es &#8211;&nbsp; et au dessus, catogan et barbe hipster taill\u00e9e au carr\u00e9, nickel | Claudicante, pas de canne mais queue de cheval au rythme des soubresauts, regard perdu vers un but incertain | Lunettes si \u00e9paisses que la couleur des yeux en est dilu\u00e9e , rides dites d\u2019expression si profondes que le sourire semble constant \u2013 que voit-elle&nbsp;? | B.F | demi-lune sombre creus\u00e9e sous l&rsquo;oeil bleu s&rsquo;\u00e9tire en arc invers\u00e9 comme caresse autour de la joue encore gonfl\u00e9e d&rsquo;un dernier sourire | ligne drue soutient le front un oiseau immense d&rsquo;horizon a ici d\u00e9pos\u00e9 son ombre | vague pourpre \u00e9paisse ourle la peau noire en jaillissent des mots, flots&nbsp; lointains inaudibles on les r\u00eave | RA&nbsp;| Jamais l&rsquo;hiver sans sa chapka son vieil imperm\u00e9able&nbsp;\u00e0 cape kaki et surtout un sac plastique \u00e0 la main | Son barbier est riche son complet surv\u00eatement aussi que de la marque d&rsquo;une enseigne de malles master class le cigare \u00e0 la bouche portable \u00e0 la main sur ses chaussures aircrafts&nbsp;pr\u00eat \u00e0 d\u00e9coller | un couple a\u00e2g\u00e9 au coin de la rue trottine le masque sous le nez un peu perdu c&rsquo;est elle qui dirige la mise en pli un peu d\u00e9plum\u00e9&nbsp; les racines blanches d\u00e9j\u00e0 poussant la teinture | HB |&nbsp;de grands yeux qui sont \u00e0 leur poste, observateurs et vifs, je les devine rieurs \u00e0 d\u2019autres moments, quand ils ne sont pas soumis \u00e0 un casque de chantier sur lequel se porte l\u2019attention| des cheveux fins effiloch\u00e9s, des l\u00e8vres qui se perdent dans un mouvement ininterrompu de la m\u00e2choire, un front crisp\u00e9, des balbutiements| un petit gars de quatre ans \u00e0 peine, des lunettes qui lui mettent de l\u2019important dans le regard, un menton qui tremble, des joues bien rougies par un chagrin et par le froid du soir qui tombe | ESM |&nbsp;du cordiste perch\u00e9 un geste \u00e0 mon \u00e9gard moi le regard \u00e0 la fen\u00eatre du Partner et nous nous saluons comme les enfants de loin saluent les voyageurs qui s\u2019en vont par la mer | mamie blanche embaum\u00e9e aper\u00e7ue depuis le bus monte nous rejoindre comment je ne sais pas mais parvient \u00e0 gravir les marches s\u2019installe vitesse pr\u00e9cipit\u00e9e beaucoup de mouvement sous ses airs de cadavre | agente sncf d\u00e9missionnaire talons qui claquent voix forte du sud saluant les coll\u00e8gues au guichet parle avec les cheveux \u00e9nergique et bruyante la voil\u00e0 sur le quai au revoir pr\u00e9sident | LC | | sa t\u00eate de con \u00e0 lui avec ses propos racistes plein la gueule | cette t\u00eate de momie \u00e0 travers la vitrine de la boutique de chaussures | elle une t\u00eate de trop au-dessus des autres tr\u00e8s au-dessus | JC | visages parking | barbe nourrie d&rsquo;ombre support des reflets bleus du travail et le regard lourd abandonn\u00e9 sur ma 207 | phares comme n\u00e9ons d&rsquo;Audi blanche sur coupe carr\u00e9e t\u00eate d&rsquo;argent tenue dans une capuche en daim | d\u00e9sordre de cuir sali sur le dos sacs et chien capuche et bonnet chercher les yeux | VB | \u200cl\u2019adolescent ce matin, marchant le long de la piste cyclable, cheveux boucl\u00e9s mi-longs, l\u2019affirmation d\u2019un choix, visage aux traits enfantins, une douceur, ce qui l\u00e0 se pr\u00e9pare, et l\u2019\u00e9cho qu\u2019il t\u2019offre | sortant du lyc\u00e9e, cette enfant v\u00eatue de rose, doudoune sans manches, sweat et pantalon, trois nuances de rose, \u00e0 quoi elle assign\u00e9e, et le petit chien gris aupr\u00e8s | le cycliste crois\u00e9 au retour, haut perch\u00e9 sur son v\u00e9lo orange, \u00e9lectrique, de location, casque noir, d\u00e9rang\u00e9 du regard adress\u00e9, un homme de son temps | mb | yeux qui clignent sans interruption bouche qui se tord \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition main qui va et vient d\u2019une joue \u00e0 l\u2019autre Gestes&nbsp;incessants&nbsp;|&nbsp;Chevelure longue noire sur les \u00e9paules&nbsp;grandes lunettes de vue cercl\u00e9es de noir airpod blanc dans les oreilles regard riv\u00e9 sur l\u2019iPhone pouce agile balaie l\u2019\u00e9cran&nbsp;|&nbsp;L\u00e8vres \u00e9paisses entour\u00e9es de poils&nbsp;masque&nbsp;bleu&nbsp;sous le menton yeux \u00e9carquill\u00e9s regard fixe respiration rapide balancement d\u2019une&nbsp;jambe&nbsp;sur l\u2019autre |&nbsp;CB |&nbsp;Rides carr\u00e9es froncements profonds peau origami croisement de rues art\u00e8res creus\u00e9es dans le front New York sur son visage |&nbsp;tatouage dans le cou tendu sous un bonnet gris la bi\u00e8re cach\u00e9e dans la poche de la veste | les dents en avant les yeux par la fen\u00eatre dans son pass\u00e9 au moment o\u00f9 les parents ne sont plus et o\u00f9 elle entre en orphelinat | IsB |&nbsp;Les sourcils fronc\u00e9s, la moustache qui lui barre le visage&nbsp;&nbsp;|&nbsp; les cheveux en arri\u00e8re, patin\u00e9s de gel&nbsp;&nbsp;|&nbsp;des bagues \u00e0 tous les doigts, des bracelets qui tintent \u00e0 chaque geste, le portable \u00e0 la main&nbsp;&nbsp;|&nbsp; IG | le geste pensif de la main gauche qui replace la m\u00e8che derri\u00e8re l\u2019oreille; est-ce la blouse qui d\u00e9tonne ou le visage qui \u00e9tonne | \u00e0 travers la porti\u00e8re la fulgurance floue de sa robe et le bruit du vent | l\u2019air d\u2019un physicien \u00e0 truelle ou d\u2019un po\u00e8te \u00e0 marteau, tr\u00e8s \u00e9nerv\u00e9; s\u2019\u00e9tonner des mots qui lui viennent comme pas n\u00e9s au milieu de sa figure&nbsp;&nbsp;| &nbsp;NH |&nbsp;Pas besoin de le voir pour savoir qu\u2019il arrive en crachant son aigreur comme la chemin\u00e9e d\u2019un vieux train qui on ne sait par quel miracle avance encore et toujours | Il n\u2019existe seulement parce qu\u2019il tient par la main un gamin dont je connais le pr\u00e9nom et qui a sur le front le m\u00eame air \u00e9tonn\u00e9 de voir que la vie nous \u00e9chappe autant | Elle se d\u00e9robe en nous montrant son dos, au mieux une m\u00e8che de cheveux, ses mains quand on a la chance de les remarquer entre la machine \u00e0 carte bleu et le caf\u00e9 bouillant | JH | Profil d\u00e9coupe pr\u00e9cise frange tranch\u00e9e nette nez l\u00e9g\u00e8rement relev\u00e9&nbsp;oreille d\u00e9licate bouche enfouie sous 3 tours d&rsquo;une \u00e9charpe \u00e0 carreaux | marin d&rsquo;eau douce cheveux blancs mani\u00e9r\u00e9s yeux bleus encadr\u00e9s derri\u00e8re de larges lunettes carr\u00e9es noires nez rose bouche noy\u00e9e dans une barbe blanche en \u00e9ventail soign\u00e9e | Cheveux qu&rsquo;un serre-t\u00eate tire&nbsp;en arri\u00e8re front lisse nu mouvement pendulaire de la t\u00eate \u0153il \u0153il et demi demi-bouche bouche s&rsquo;ouvre se ferme se d\u00e9hanche&nbsp;|ES| Lunettes carr\u00e9es sur bouche charnue qui demande si je prends du sucre ou un couvercle et fr\u00f4le oreilles bouch\u00e9es de noir sur \u00e9paule qui fr\u00e9mit agripp\u00e9e par baskets blanches qui se tournent le dos et tr\u00e9pignent d\u2019impatience face \u00e0 touffe de cheveux noirs qui frotte ses mains \u00e0 l\u2019accent espagnol bient\u00f4t rejoint par bras en \u00e9charpe qui patiente d\u00e9pit\u00e9 I CelB |&nbsp;rond du visage traits tir\u00e9s yeux \u00e9carquill\u00e9s de stupeur affol\u00e9s d\u2019\u00e9tonnement d\u2019interrogation happant l\u2019air main tendue dans le grand vent et le soleil de midi | yeux rieurs elle a surgi toute v\u00eatue de noir corps menu projet\u00e9 et j\u2019ai souri \u00e9clat de vie adolescente heureuse d\u2019\u00eatre l\u00e0 visage offert \u00e0 la surprise du jour | baguette dans une main sandwich dans l\u2019autre il marche et il a faim alors il mange oscillant mastiquant encombr\u00e9 de son corps et de son pain dans le petit matin | EM | | Deux lignes impeccablement parall\u00e8les, le bord d\u2019un chapeau enfonc\u00e9 jusqu\u2019aux sourcils, le trait mince, \u00e9tir\u00e9, d\u2019une bouche l\u00e8vres ferm\u00e9es | l\u2019esquisse du sourire que je vois fleurir sur le visage aux joues rebondies d\u2019une femme | et, quand j\u2019allais les oublier, les rondes \u00e9paules d\u2019un homme vu de dos | AMr | | la couleur la terre de Sienne en ovale les dents trop blanches et la cravate desserr\u00e9e et elle demande plus de travail au chef qui passe et elle sourit quand m\u00eame et dans le froid l&rsquo;homme des tournages a tout vu traits sans tristesse et sans sourire il est debout sur l&rsquo;esplanade vid\u00e9e pour le film et lui carr\u00e9 et arrondi habitu\u00e9 \u00e0 ne rien faire et ob\u00e9ir sans impatience sa peau lisse pourrait attendre toute la vie sans joie | TM&nbsp;|&nbsp;Figure fantomatique entraper\u00e7ue derri\u00e8re la vitre visage blafard surmont\u00e9 d\u2019une neige \u00e9vanescente&nbsp;| Silhouette de pantin \u00e0 l\u2019allure acrobatique traversant le couloir d\u2019un pas d\u00e9sarticul\u00e9 | Laideur saisissante du visage enfantin d\u00e9j\u00e0 d\u00e9form\u00e9 par la frivolit\u00e9 de vivre | OS | T\u00eate menue sous des cheveux qui lui mangent les joues, longue et fine, visage flottant l\u00e9ger au-dessus d&rsquo;elle \u00e0 trancher l&rsquo;air d&rsquo;un pas rapide, derri\u00e8re la barri\u00e8re du jardin il se penche sur les roses mourantes, un trop grand s\u00e9rieux dans le regard, qui accroche et se perd, qu&rsquo;a-t-il vu que je ne vois, un casque bouche ses oreilles, son nez en trompette hume l&rsquo;air comme sorti d&rsquo;un dessin anim\u00e9, ses yeux fureteurs percent la rue, elle file, sort de mon champ de vision. |&nbsp;CS | le corps fl\u00e9chit d\u2019attente vive elle patiente sa promenade guette les m\u00eames corps fatigu\u00e9s pour accompagner les pas lourd les mots vivants trouer la solitude le visage lumi\u00e8re devant une porte a disparu depuis que le d\u00e9placement a eu lieu les enfants ne savent pas le corps sourire de la rencontre qui tient debout vie est-ce qu\u2019elle s\u2019illumine encore la nouvelle propri\u00e9taire&nbsp;a d\u00e9capit\u00e9 l\u2019arbre| le voisin ne dit pas bonjour le regard bas rentr\u00e9 malaisant est ce lui moi qui ne sens pas une alarme r\u00e9sonne le visage captif la bouche retourn\u00e9e un m\u00e9lange qui m\u2019inconfiance je ne resterais pas seul avec lui ni mes enfants tout pr\u00e8s est-ce mal de craindre ce qui n\u2019existe_peut-\u00eatre_pas| rapide son pas avant depuis la mort au foyer les traits fatigu\u00e9s le sourire fragile les yeux toujours t\u00e9nus elle enjambe le goudron les chiens servent de pr\u00e9texte la mort donne coup et le corps se courbe&nbsp;| JenH | Ses cheveux qui encadrent sa main qui salue | et juste la main l&rsquo;oreille un peu du profil de l&rsquo;autre | au volant du bus | mon reflet dans la vitre | encore des cheveux et des sourires | ils ne me regardent pas se saluent d&rsquo;un bus \u00e0 l&rsquo;autre | parfois arr\u00eat\u00e9s pour trois mots \u00e0 la vol\u00e9e | la chance de se dire qu&rsquo;on vit un western moderne | les dents du mien un bout de nez trompette | les expressions de l&rsquo;autre | on reprend la route | AF | la forme particuli\u00e8re de ses pupilles qu\u2019on aurait dites animales lui donnait l\u2019air d\u2019un christ ressuscit\u00e9 | la protub\u00e9rance qui d\u00e9formait son imper attirait les regards et contraignait sa d\u00e9marche ne m\u2019emp\u00eachait pas d\u2019imaginer un Quasimodo heureux | la peau coutur\u00e9e le long de sa nuque depuis la racine des cheveux et disparaissant derri\u00e8re le col \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un automate qu\u2019on aurait habill\u00e9 du derme du conjoint disparu | PhP |&nbsp; Confondu juste en levant avec l\u2019amie redout\u00e9e partie oubli\u00e9e cheveux court et lunettes noires c est tout pour le commun car l\u2019\u00e2ge n\u2019est pas le m\u00eame&nbsp;visage barr\u00e9 d un trait la boucle d&rsquo;oreille argent \u00e0 gauche&nbsp;|&nbsp;scintille en tournant les bretelles fluo sur le pull marron&nbsp;petit creux sous le nez celui qu\u2019on remarque si bien chez les b\u00e9b\u00e9s mais l\u00e0 c\u2019est une femme \u00e2g\u00e9e&nbsp;la&nbsp;m\u00e8che de cheveux noir et le cil qui se rejoignent au coin de l\u2019oeil maquill\u00e9 aussi ligne ininterrompue de noir&nbsp;|&nbsp;l\u2019enfant du soir comme celui du matin grandes lunettes sur une t\u00eate trop petite bouche d appr\u00e9hension incomprise empressement r\u00e9jouit toujours malgr\u00e9 tout&nbsp;| LDP| Surgissant de l\u2019immeuble squatt\u00e9, visage vieilli dans la capuche, l\u2019homme r\u00e2bl\u00e9 encore costaud jette un regard \u00e0 droite puis \u00e0 gauche, tire une poussette \u00e0 march\u00e9 vide | Jeune homme au parapluie rouge, pans flottants de l\u2019imper burberry, traverse le carrefour \u00e0 grands pas, l\u00e8ve le coude haut,&nbsp;porte la cigarette \u00e0 ses l\u00e8vres, guitare dans sa housse au&nbsp;dos | Femme d\u00e9barque devant la cabane avec d\u2019autres, massive, visage gonfl\u00e9, cheveux noirs tir\u00e9s, sourire doucereux: l\u2019\u00e9glise. | JK | | Un nez qui s\u2019\u00e9lance vers les autres, \u00e0 la rencontre, et dessus deux yeux marron chatoyants, un sourire \u00e0 fossettes, des boucles brunes, impression de vivacit\u00e9 | Cheveux emm\u00eal\u00e9s, propres, blond virant au sel avec le temps, les joues barbues, et des yeux qu\u2019on dirait bleus et espi\u00e8gles, la bouche aimable appelant au moins la conversation | Le nez porcin, les yeux myopes fa\u00e7on taupe, la peau rose et grasse, la bouche pulpeuse ou d\u00e9daigneuse selon le regard qu\u2019on porte | JCo | regard franc, m\u00e2choires en carr\u00e9, une silhouette toujours un peu pench\u00e9e vers l\u2019avant, toujours attentive \u00e0 chacun de ses gestes, un \u0153il de marin qui sait tout de la mer | une p\u00e2leur lumineuse, la finesse pointue du visage, des yeux affam\u00e9s de lecture, la prudence de ces gestes quand elle nourrit les oiseaux | comme en arr\u00eat, tel un chien de plumes, vif sans cesse, une peau de bronze sous ses nombreux tatouages | |UP | Visage lisse, matifi\u00e9, coloris\u00e9 juste un soup\u00e7on, o\u00f9 sont les ouvertures? Vide le regard, creuses les joues, friselis de vie dans le l\u00e9ger froncement de sourcil | \u00c9clipse de bouche, cette coque de t\u00e9l\u00e9phone lui mange le menton, \u00e0 trop sourire les pommettes se rel\u00e8guent en rideaux d\u2019une com\u00e9die de roule-hausse-plisse yeux trop grands ouverts | Nid de rides en tour d\u2019\u0153il, sillons silhouettes qui relient le nez \u00e0 la bouche, boucles blanches qui ornent le front, yeux souriants | SG |&nbsp;| JPR imprim\u00e9 au dos du sweat, visage de profil avec capuche puis visage de trois quarts avec capuche puis entier visage avec capuche pour un tonique bonjour | visage heureux avec nez mais un&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nez &nbsp;| \u00e0 toute blinde sur la D 518 seuls les yeux dans la visi\u00e8re du casque sombre | MACM |&nbsp;Double visage imprim\u00e9 dans celui du jumeau cheveux plus ras imberbes yeux pliss\u00e9s pictural d&rsquo;acn\u00e9 chez l&rsquo;un peau de lait chez l&rsquo;autre | Anguleux prognathie mandibulaire arcade soucieuse \u00e0 la cro-magnon | Pli amer sourire ferm\u00e9 pommettes hautes sous un regard dur soulign\u00e9 d&rsquo;eye liner rides matures qui filent un rouge \u00e9teint | MM | Deux joues rondes en apesanteur sous des yeux sans paupi\u00e8re | un c\u0153ur d\u2019un beau rouge franc au premier tiers d\u2019un oval g\u00e9n\u00e9reux | un cercle dans lequel deux lignes douces montrent la direction vers une bouche \u00e0 baiser. | RBV |&nbsp;| visage conventionnel s\u00e9v\u00e8re blafard puis couvert | <em>visage non pas mutil\u00e9 \u00e9rod\u00e9 plat \u00e9nigmatique mais m\u00e9ticuleusement pourvu d\u2019un nez d\u2019une bouche et de deux yeux r\u00eaveurs semblables \u00e0 ceux d\u2019un mannequin dans une vitrine de mode<\/em> | visage rose de b\u00e9b\u00e9 \u00c9L | L\u2019un, peau noire et \u0153il narquois, \u0153il vif et connect\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aire du rire <em>finest british humor<\/em> les dossiers s\u2019empilent, la photocopieuse bloque, on prend une minute, on s\u2019marre&nbsp;! I l\u2019autre, regard plong\u00e9 dans son assiette de frites factur\u00e9e deux euros, un n\u0153ud serr\u00e9 dans sa m\u00e2choire, molaires rassembl\u00e9es par un bridge, et joufflue comme sa jupe noire pliss\u00e9e I l\u2019un, d\u00e9pos\u00e9 l\u00e0 et r\u00e9cemment par une cigogne, ou bien d\u2019un toboggan tomb\u00e9, chevelure blonde, pommettes vanille et rondes, d\u2019o\u00f9 viens-tu, petit pois ? | SMR | la paume de la main sur la bouche les yeux perdus dans les profondeurs de l\u2019\u00e9cran, je ne vois que le circonflexe de ses sourcils \u00e9pais, le visage absorb\u00e9 dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9ponse | Candeur juv\u00e9nile le corps voudrait encore ce que le visage montre d\u2019une jeunesse adolescente pas encore mature des traits lisses des yeux rieurs;&nbsp; difficile de deviner son \u00e2ge | un visage de pi\u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement burin\u00e9 sous une chevelure radieuse, ses yeux doux tr\u00e8s bleus \u00e9bauchent la caresse d\u2019un sourire, toujours&nbsp;| MS | Regard juv\u00e9nile cern\u00e9 de rires, l\u00e8vres sourire, visage solaire perch\u00e9 vers le songe, les nuages en chevelure | le menton fuit vers la l\u00e8vre inf\u00e9rieure, ros\u00e9e, charnue, le teint est p\u00e2le, pigment\u00e9 de rousseur, les pommettes fra\u00eeches rehaussent les yeux sombres | triste le regard, le teint fade, les joues fl\u00e9tries, triste le menton pointu, les l\u00e8vres aval\u00e9es par la bouche, bleus les yeux perdus sous les paupi\u00e8res tombantes, les sourcils cach\u00e9s par la frange parenth\u00e8se | FbS |&nbsp;\u2026 comme rabot\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aplat ton visage\u2026 r\u00e9duit \u00e0 une surface d\u00e9satur\u00e9e que ta seule main semblable \u00e0 un bout de vieux linge ventile sans fin\u2026 | \u2026 elle a ignor\u00e9 l\u2019obstacle avec sa canne blanche trop occup\u00e9e \u00e0 se d\u00e9lester de ses perruques comme autant de poup\u00e9es russes jusqu\u2019\u00e0 la disparition de son visage\u2026 | \u2026 petit bonhomme aux yeux de sel aux oreilles bord\u00e9es de noir au nez de vieille betterave ton visage s\u2019encanaillait d\u00e8s le premier verre\u2026 | XGu | Je le d\u00e9-visage comme si je lui enlevais un visage qui n&rsquo;avait pourtant rien demand\u00e9 | tatouages bleut\u00e9s sur les joues et le menton soulign\u00e9s par des yeux tr\u00e8s clairs dont les sourcils sont parsem\u00e9es d&rsquo;\u00e9toiles pierc\u00e9es | Profonds sillons sur une peau diaphane comme autant de souvenirs d&rsquo;une vie pass\u00e9e \u00e0 rire et \u00e0 penser. | SL |&nbsp;Son \u00e9charpe imprim\u00e9e et sur sa langue un go\u00fbt de grenadine | il m\u00e2chonne assis au soleil pr\u00e8s du palmier le col remont\u00e9 | une petite bouille derri\u00e8re la grille madame comment tu t\u2019appelles les mains accroch\u00e9es aux barreaux comme pour se faufiler et sautiller \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s | le sourire scotch\u00e9 de la coiffeuse qu\u2019on voudrait d\u00e9coller | LL | L\u00e8vre d\u2019en haut, dress\u00e9e devant\u2009; pr\u00eate \u00e0 empoigner, comme main \u00e0 l\u2019aff\u00fbt. Le visage envahi d\u2019elle, dents recouvertes, langue engloutie. La l\u00e8vre sup\u00e9rieure prend place&nbsp;: sup\u00e9rieure, au pied de la lettre | Bouche entrouverte sur des r\u00eaves qui durent, babil muet. Les yeux et front tombent dans un m\u00eame geste d\u2019abandon, expose sa jeunesse | Pr\u00e9sence confi\u00e9e au smartphone. Du visage pench\u00e9, on ne voit que le cr\u00e2ne, comme immense joue lisse, lustr\u00e9e. R\u00e9sister \u00e0 l\u2019irr\u00e9pressible envie de caresse. Je veux m\u00eame douceur pour mes derni\u00e8res ann\u00e9es. | GB |&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101145\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1-420x280.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07-1-sur-1.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size wp-block-paragraph\"><strong>hors-consigne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(\u00e0 titre exceptionnel, parce que charge de travail vraiment lourde et tr\u00e8s important pour le collectif qu\u2019on puisse vraiment proposer lecture commune)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelque part quelqu\u2019un est maniaque des rituels de lavage&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un a chop\u00e9 le syndrome Gilles de la Tourette&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un a nosphobie du Covid et du microbe Quelqu\u2019un chant Quelqu\u2019un insulte Quelqu\u2019un tra\u00eene une valise et marche au bord du d\u00e9sert&nbsp;&nbsp;Chez quelqu\u2019un il n\u2019y a aucune nourriture dans le frigo&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un pleut&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un ajout\u00e9 le Dazzle Club Quelqu\u2019un dort comme un loir&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un danse Quelqu\u2019un est brusque Quelqu\u2019un habit\u00e9 dans un b\u00e2timent aust\u00e8re Quelqu\u2019un est taciturne Dans le verre de quelqu\u2019un ses gla\u00e7ons ont perdus Quelqu\u2019un pr\u00e9sent un double bipolaire Quelqu\u2019un tombe dans la profonde tristesse Quelqu\u2019un en bonne humeur Quelqu\u2019un parle sans arr\u00eat&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un couper la parole aux autres Quelqu\u2019un rappellera \u00e0 d&rsquo;aucun le souvenir du film apr\u00e8s lendemain Quelqu\u2019un se r\u00e9p\u00e8te sa derni\u00e8re syllabe labe labe labe labe labe labe Quelqu\u2019un au plaisir | Quelque part Quelqu\u2019un remettre ses biblioth\u00e8ques en ordre Quelqu\u2019un a gu\u00e9ri du SARS-CoV-2 Quelqu\u2019un assis devant la t\u00e9l\u00e9vision de regarder un match de tennis depuis trois heures Quelqu\u2019un faire sa valise Chez quelqu\u2019un il y a deux espadons, les tomates, le poivron, l\u2019oignon et l\u2019ail au four en griller Quelqu\u2019un rit Quelqu\u2019un a install\u00e9 la cam\u00e9ra de surveillance dans le salon Quelqu\u2019un est taciturne Quelqu\u2019un rit \u00e0 en pleurer Quelqu\u2019un au sentiment de culpabilit\u00e9 de sa difficult\u00e9 \u00e0 se concentrer Quelqu\u2019un assiste aux obs\u00e8ques&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un \u00e0 la flemme d\u2019aller au supermarch\u00e9 Quelqu\u2019un est laid et prosa\u00efque Quelqu\u2019un c\u2019est un ravag\u00e9 banal Quelqu\u2019un dit JE&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un ferme Google Quelqu\u2019un tricot Quelqu\u2019un a la rage de dents Quelqu\u2019un veut du th\u00e9 Quelqu\u2019un veut du caf\u00e9 Quelqu\u2019un veut n\u2019importe qui aime les deux Quelqu\u2019un boit un Whisky au comptoir |&nbsp;&nbsp;Quelque part quelqu\u2019un est dans une petite clairi\u00e8re tendant l\u2019oreille vers le vivant le chant d\u2019oiseaux et la stridulation d\u2019insectes Quelqu\u2019un est p\u00e2lichonne Quelqu\u2019un \u00e9crit sa sensation dans son journal Quelqu\u2019un dessine dans un autre carnet de champignons bons et de champignons mortels Quelqu\u2019un \u00e0 un beau sourire Quelqu\u2019un est pr\u00e8s de rencontrer un extraterrestre apr\u00e8s avoir l\u2019amn\u00e9sie&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un au creux de sa main un oiseau bless\u00e9 qui remue encore&nbsp;&nbsp;Quelqu\u2019un son corps est un livre exorcisme&nbsp;&nbsp;Pour quelqu\u2019un l\u2019amour est Hapax qu\u2019une seule fois Quelqu\u2019un rame \u00e0 travers mers et d\u00e9sert Quelqu\u2019un est hors du commun Quelqu\u2019un promenade dans la pin\u00e8de exhume le pass\u00e9 n\u2019est peut-\u00eatre qu\u2019articuler \u201cEt pourquoi \u00e9tions-nous venus l\u00e0\u201d ?&nbsp;Lou Wang.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Visage masqu\u00e9.<br>Une chevelure ondul\u00e9e, volumineuse entoure ce visage et lui donne sa chaleur.&nbsp;<br>Visage \/ rouge aux l\u00e8vres<br>Visage \/ l\u00e8vre mordue<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Visage \/&nbsp; bouche serr\u00e9e<br>Visage \/ une dent de c\u00f4t\u00e9<br>Visage trouble, comme un croquis pas fini, les cheveux \u00e9chapp\u00e9s, quelques traits en pagaille qui se dressent sur sa t\u00eate.<br>Un profil: regard vers le bas, cils et sourcils noirs, un maquillage jouant des reliefs gr\u00e2ce \u00e0 des coloris brun\/violet, qui accentuent ses pupilles billes. Grande vivacit\u00e9 dans le regard quand elle se l\u00e8ve.<br>Aur\u00e9lia Labayle<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur son \u00e9paule tatou\u00e9e deux volutes entrelac\u00e9es, aper\u00e7ues dans l&rsquo;\u00e9tirement premier qui fait glisser l\u2019encolure large sur le haut du bras. L&rsquo;exercice s&rsquo;intensifie, il fait chaud soudain, elle \u00f4te son sweat&nbsp;: depuis la paume de sa main jusqu\u2019au creux de sa nuque fr\u00e9mit un immense serpent. Au rythme des mouvements il sinue, couleurs et traits fins comme une invite \u00e0 voyage onirique, envo\u00fbtant tel K\u00e2a en pleine jungle. Dans un dernier effort elle se retourne, ramasse son sweat et se redresse, recouvrant le reptile d\u2019un geste caressant. Telle Mona Lisa revenant du paradis, la fille me sourit, ajuste ses lunettes et puis d\u2019un pas tranquille sort de la salle de gym. | C&rsquo;est mercredi c&rsquo;est le matin. L\u00e8vres ferm\u00e9es regard silencieux, l\u2019enfant attend d\u00e9j\u00e0 le soir, son petit sac serr\u00e9 bien fort plein des tr\u00e9sors de la maison, doudou gourde rechange et dans les plis de l\u2019\u00e9charpe nou\u00e9e serr\u00e9e le parfum de maman. Soudain les mains s\u2019ouvrent le corps fr\u00e9mit le sourire point, les mots jaillissent&nbsp;: \u00ab&nbsp;ah te voil\u00e0, viens on va jouer&nbsp;!&nbsp;\u00bb. La fossette et les yeux rieurs, posant manteau, \u00e9charpe et sac, s\u2019en vont gaiement vers l\u2019espace dinette du centre a\u00e9r\u00e9. | La fille derri\u00e8re le comptoir, qui enchaine \u00ab&nbsp;bonjour c\u2019est \u00e0 qui&nbsp;? je vous le tranche&nbsp;? et avec \u00e7a&nbsp;?&nbsp;\u00bb Cheveux liss\u00e9s piercing discret un teint truqu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e8me&nbsp;\u00c9clat&nbsp;prodigieux&nbsp;yeux mascara qui vont de la caisse \u00e0 l\u2019\u00e9tag\u00e8re \u00e0 la machine et retour au client. Un quart de seconde pour chaque regard, un demi-sourire et un au revoir. Combien de visages aura-t-elle vus aujourd\u2019hui&nbsp;? Les comptera-t-elle ce soir pour s\u2019endormir&nbsp;? Quelqu\u2019un quelque part lui demandera-t-il de s\u2019en souvenir et de les raconter&nbsp;? | G.A-S<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0` t\u00e9l\u00e9charger le PDF pour lecture plus confortable, merci ! allez, c&rsquo;est arriv\u00e9 en retard mais je rajoute en t\u00eate, plaisir de recevoir de nouveau l&rsquo;ami namurois Vincent Tholom\u00e9 ! | cherchant quant \u00e0 moi Camille le regard de Camille les cheveux baguette et ultra courts de Camille d\u00e8s que j&rsquo;entrerais dans la pi\u00e8ce lui donnant le papier \u00e0 remplir <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-07-40-visages-dun-trait\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#compiles #07\/40 |\u00a0visages d\u2019un trait<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":101145,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3897,3943],"tags":[],"class_list":["post-101144","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-le_grand_carnet","category-les-compiles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101144","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=101144"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101144\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":101752,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101144\/revisions\/101752"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/101145"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=101144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=101144"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=101144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}