{"id":112847,"date":"2023-01-18T17:17:00","date_gmt":"2023-01-18T16:17:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=112847"},"modified":"2023-01-28T11:12:35","modified_gmt":"2023-01-28T10:12:35","slug":"de-ci","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/de-ci\/","title":{"rendered":"# Double Voyage | \u00ab\u00a0DE CI- \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#1 Cette nuit d&rsquo;avant le voyage fait d&rsquo;un \u00ab\u00a0moi\u00a0\u00bb un \u00ab\u00a0elle\u00a0\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>La nuit d\u2019avant ce voyage<\/strong>, les yeux grands ouverts dans le sombre de la chambre o\u00f9 le jour r\u00e9clame d\u00e9j\u00e0 sa part sur la nuit. La date&nbsp;? Impossible de me rappeler, c\u2019est au mois de mars, cette nuit sonne comme un appel venant d\u2019un autre continent, elle parle d\u2019espoir et de reconstruction, elle est cette voix sans mots qui gr\u00e9sille dans tout mon corps comme dans un vieux poste de TSF. Rien \u00e0 envier \u00e0 celle du c\u00e9l\u00e8bre g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Elle forme en moi, \u00e0 bient\u00f4t m\u2019y rendre, <strong>le lieu appel, passage<\/strong>, qui creuse et propose ses formes futures. Sans m\u2019en rendre compte, les aurevoirs ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 et je marche derri\u00e8re mes paupi\u00e8res de cette marche qui fait de chaque pas un abandon. C\u2019est l\u2019ici que je laisse tomber de mes poches, c\u2019est avec ce l\u00e0-bas que je ne connais pas que je remplie mes poches vides.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est ce lieu r\u00e9el qui, \u00e0 m\u2019attendre ainsi, me recouvre et me fait toute enti\u00e8re attente<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi, \u00e0 peine perceptible, <strong>ce lieu o\u00f9 mes anc\u00eatres se sont risqu\u00e9s<\/strong>, o\u00f9 je pose mon pied, cette route du voyage, de l\u2019ailleurs qui vibre comme un pont de corde au-dessus d\u2019une rivi\u00e8re qu\u2019ils viendraient de franchir.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette nuit d\u2019avant le voyage fait de moi un lieu triple, d\u2019appel, d\u2019attente et de lien et chacun d\u2019entre eux me recouvre dans ce demi-sommeil o\u00f9 je tombe sans tomber, o\u00f9 je n\u2019existe plus que sur mes contours, l\u00e0 o\u00f9 ils commencent et s\u2019arr\u00eatent, eux, l\u2019appel, l\u2019attente et le lien qui me recouvrent et me font oublier de quoi je suis faite. De cette juxtaposition exacte avec mon \u00eatre, sur leurs bords, ils vibrent, un alignement se produit, une victoire s\u2019annonce, je deviens la pi\u00e8ce du puzzle qui vient de trouver sa place.<\/p>\n\n\n\n<p>Et m\u00eame si c\u2019\u00e9tait pour un d\u00e9sastre, la nuit d\u2019avant ce voyage, je suis totalement moi, je ne suis personne, je suis appel, attente et lien, je suis la fille de cet arbre d\u2019anc\u00eatres, celle qui devra ramener quelque chose \u00e0 laisser derri\u00e8re elle, pour que \u00e7a continue. Je suis celle qui devient, celle qui entend l\u2019appel qui appelle \u00e0 sauver ce qui risque de tomber, \u00e0 rester l\u00e0 dans l\u2019ici. \u00c7a se d\u00e9voile \u00e0 elle comme une porte d\u00e9rob\u00e9e. Ce passage, on y tombe plus qu\u2019on ne le trouve apr\u00e8s l\u2019avoir cherch\u00e9. C\u2019est le cadeau de celui qui est tomb\u00e9. A terre, il y a de quoi faire des horizons, dans les murs des passages, tout \u00e7a vous module et \u00e7a pulse en vous d\u2019une autre vie. Priv\u00e9es de paroles les oreilles s\u2019ouvrent en grands pavillons qui cherchent la lumi\u00e8re, \u00e9clatent les murs de la prison et tout \u00e7a parfois fabrique l\u2019appel du voyage, de l\u2019autre langue, de l\u2019\u00e9criture. Et \u00e7a chante d\u00e9j\u00e0 dans son oreille, les mots de l\u2019autre langue qu\u2019elle roule dans sa bouche, dans le noir de sa chambre, les yeux semi-ouverts, comme des bonbons dont l\u2019ar\u00f4me insolite glisserait le long de sa gorge et r\u00e9veillerait des endroits endormis depuis des si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p>Au mois de d\u00e9cembre, la d\u00e9cision est tomb\u00e9e, retourner \u00e0 Zinder o\u00f9 elle n\u2019a pas mis les pieds depuis \u2026 49 ans. Il a suffi d\u2019un clic ou presque, un message envoy\u00e9 comme une bouteille \u00e0 la mer sur le site du Centre Culturel Franco Nig\u00e9rien de Zinder et tout s\u2019est enchain\u00e9, un contact perdu retrouv\u00e9 et la route s\u2019est ouverte jusqu\u2019\u00e0 cette nuit d\u2019avant ce voyage o\u00f9 les souvenirs sont venus la chercher de part et d\u2019autre de la fronti\u00e8re du r\u00e9el, en signe de bienvenue. L\u00e0-bas, ils savent bien avant vous quand vous allez leur rendre visite et parfois m\u00eame c\u2019est eux qui vous appellent.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle regarde sur la toile tendue en guise d\u2019\u00e9cran, un vieux western en noir et blanc qui \u00e9bruite ses coups de pistolets et ses galops de chevaux dans la nuit cribl\u00e9e d\u2019\u00e9toiles et de grillons qui les enveloppe, l\u00e0, dans la cour o\u00f9 ils sont assis, sur les chaises en fer de l\u2019\u00e9cole, noirs et blancs, vieux et jeunes. Elle a 5 ans, c&rsquo;est une des derni\u00e8res soir\u00e9es du mois d\u2019avril 1974 avant le coup d\u2019\u00e9tat contre le pr\u00e9sident Hamani Diori qui les chassa de Zinder.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses parents sont partis dans le d\u00e9sert de Tin-toumma. Devant leurs paupi\u00e8res ferm\u00e9es le jour s\u2019est lev\u00e9 sur la cour de l\u2019\u00e9cole, chambre dress\u00e9e dehors pour elles, sa s\u0153ur, elle et deux s\u0153urs missionnaires, avec pour seul drap la fraicheur de la nuit, et pour garde une colonie de pique-b\u0153ufs \u00e0 bec rouges et jaunes tous align\u00e9s sur le toit de l\u2019\u00e9cole. Un furieux coup de cloche vient de les disperser dans le ciel o\u00f9 elles ouvrent les yeux. Ils ont laiss\u00e9 leurs cris dans ses oreilles. L\u00e0-bas, on bouge les lits comme on bouge les chaises, et la cour leur d\u00e9voile toutes ses facettes au gr\u00e9 du d\u00e9filement de l\u2019aiguille sur le cadran, de la course du soleil.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0-bas, les corps sont solides, les objets l\u00e9gers et les lieux aux mille visages. Dedans et dehors s\u2019\u00e9changent jusqu\u2019\u00e0 ne plus savoir qui est l\u2019un de l\u2019autre. Parce qu&rsquo; il y a juste deux lieux qui discutent et jouent \u00e0 s\u2019\u00e9changer leurs habits&nbsp;? Elle, elle a attrap\u00e9 \u00e7a, l\u00e0-bas, est ce \u00e0 dormir dans la cour qu\u2019on a dress\u00e9e pour elle en chambre d\u2019enfant pour les huit jours de d\u00e9sert o\u00f9 ses parents sont partis&nbsp;? Les f\u00e9es ou quelques marabouts trouvent toujours ces ouvertures dans le temps o\u00f9 les enfants sont seuls pour r\u00e9aliser leurs d\u00e9sirs. Depuis lors les oiseaux veillent sur elle dans son sommeil et son regard glisse sans \u00e0-coup de la tapisserie du salon au bitume de la rue, de son fr\u00e8re de sang \u00e0 celui de son quartier, du familier de sa langue \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de la tienne.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit d\u2019avant ce voyage, elle finit par s\u2019endormir dans la cour de l\u2019\u00e9cole o\u00f9 quelque part dans le lointain de la nuit les pique-b\u0153ufs \u00e0 bec rouges et jaunes veillent sur elle avant qu&rsquo;elle ne leur revienne.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"># 2 Arriv\u00e9e dans la ville \/ Derri\u00e8re Kaboul, ses mille visages, j&rsquo;oublie le mien<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le tiret vertical clignote sur la page blanche, il m\u2019appelle avec des mots sans mots comme on tirerait quelqu\u2019un par la manche pour l\u2019amener o\u00f9&nbsp;? C\u2019est ce \u00ab&nbsp;o\u00f9&nbsp;\u00bb qui clignote sur la blancheur de la page de mon \u00e9cran.<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 \u00e9tais-je, quel monde s\u2019est ouvert sous mes pieds quand nous avons amorc\u00e9 l\u2019atterrissage sur l\u2019a\u00e9roport international de Kaboul&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis le hublot, juste derri\u00e8re ta t\u00eate que j\u2019imaginais, toi qui rentrais au pays, je venais prendre ma place depuis le ciel, dans cette vall\u00e9e bord\u00e9e de montagnes si hautes qu\u2019on la dirait gard\u00e9e par des dieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait gris ce jour-l\u00e0, c\u2019est un jour de novembre, moi qui attendais ce ciel si bleu qu\u2019on voit d\u2019ordinaire sur les photos.<\/p>\n\n\n\n<p>La voix s\u00fbre d\u2019elle nous annonce \u00ab&nbsp;Ladies and Gentlemen, Welcome to Kovalev the national airport the local time here is\u2026&nbsp;\u00bb. Mais moi je cherche dans quel temps je suis entr\u00e9e, par quelle porte et autour de quoi tournent les aiguilles maintenant que je tente de mettre des mots sur ce qui f\u00fbt bien plus qu\u2019un voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le taxi jaune et blanc, ce sont les retrouvailles de deux fr\u00e8res que presque 50 ans ont s\u00e9par\u00e9s et qu\u2019un appui-t\u00eate encore tient \u00e0 distance, ce sont des voix qui recouvrent de la langue Dari tout ce qu\u2019elles touchent. Sensation \u00e9trange qu\u2019on est venu aussi traduire les panneaux dans la nuit\u2026 Douze ans pour moi d\u2019histoires sur Kaboul, sa famille, me voil\u00e0 pass\u00e9e de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Je suis entr\u00e9e dans le livre. C\u2019est tr\u00e8s bruyant, je ne reconnais pas la voix du chanteur, le chauffeur ne parle plus, il reste concentr\u00e9 sur la route. Bord\u00e9e de montagnes au loin, elle s\u2019h\u00e9risse parfois, comme d\u2019un arbuste plant\u00e9 \u00e7a et l\u00e0 d\u2019un palais destin\u00e9 au mariage. Ils sont gigantesques, blancs et dor\u00e9s, form\u00e9s de plusieurs U renvers\u00e9s qui forment comme des portes pour les g\u00e9ants, qui rappellent les niches taill\u00e9es dans la montagne des Bouddhas disparus de Bamian, parfois ils abhorrent des fa\u00e7ades vitr\u00e9es bleues, on dirait des morceaux tomb\u00e9s de ciel, et toujours \u00e0 leurs sommets cette double \u00e9criture dari-am\u00e9ricaine qui fait de Kabul cette ville tourn\u00e9e vers le monde. La route s\u2019\u00e9puisera-t-elle \u00e0 nous montrer ces palais, ils d\u00e9filent entres les constructions, \u00ab Sultan Shahr Wedding Hall, Uranus Wedding Hall, V\u00e9nus Wedding Hall, Khalij Wedding Hall, Royal Palace Wedding Hall\u2026\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ose effleurer des yeux la peau du visage du chauffeur o\u00f9 perce une barbe douce et non taill\u00e9e, la route qu\u2019il poursuit est plant\u00e9e d\u2019immeubles larges \u00e0 terrasses de moyenne hauteur, abhorrant parfois des couleurs pastelles, vertes, bleus ou roses. Nous sommes dans le quartier de Karte Parwan, le tout que nous traversons recouvre ce qu\u2019on appelle chez nous \u00ab&nbsp;r\u00e9sidentiel&nbsp;\u00bb, la quantit\u00e9 d\u2019arbres, de balcons, la taille des fen\u00eatres, la beaut\u00e9 des formes, les blocs de climatisation, la qualit\u00e9 des r\u00e9verb\u00e8res, le luxe des voitures mais ce tout se d\u00e9cale, fait comme un pas de c\u00f4t\u00e9 qui nous le rend \u00e9tranger, la nuance d\u2019un ton de fa\u00e7ade, la place d\u2019une colonne, la forme d\u2019une fen\u00eatre, la tournure d\u2019un balcon et toujours ces \u00e9critures en dari et ces montagnes, ces collines qui vous regardent.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis nous entrons dans ce qu\u2019on pourrait appeler un des c\u0153urs battants de la ville pr\u00e8s de la mosqu\u00e9e Karte Ye Sakhri, le chauffeur klaxonne, il double une de ces nombreuses charrettes motoris\u00e9es. Sans \u00e9tiquette, sans ordre, d\u2019un coup ou presque, celui o\u00f9 mon regard se pose, une autre r\u00e9alit\u00e9 se d\u00e9verse sur moi, comme d\u2019une de ces brouettes qui longent la rue. Partout poussent des poteaux \u00e9lectriques et des lampadaires, le long de leur troncs s\u2019accrochent des panneaux publicitaires ou d\u2019autres \u00e0 fond vert avec des noms de rues \u00e9crits en Dari qui se poursuivent avec ou sans marquage au sol, les voies sont larges, s\u00e9par\u00e9es par un terre-plein central plant\u00e9 d\u2019arbres, sur les bas-c\u00f4t\u00e9s des hommes en costumes traditionnels, partug Khet et Perahan wa tunban, la t\u00eate couverte d\u2019un kufi, cap Peshawari, lungee (turban)&nbsp; ou pakul (couvre &#8211; chef traditionnel) poussent des brouettes, tractent des petites charrettes remplies d\u2019animaux vivants (poules, lapins, oiseaux aux couleurs vives), des femmes en tchadari bleu ou la t\u00eate couverte d\u2019un simple voile noir, un enfant \u00e0 la main traversent devant nous. &nbsp;&nbsp;De chaque c\u00f4t\u00e9, sous les parasols color\u00e9s, les \u00e9tals alignent leurs marchandises, sacs de pommes mont\u00e9s en petit mur\u00e9, past\u00e8ques, piments, casseroles, bouteilles de gaz, tapis, montres, poulets pendus par les pieds autour desquels tournent les mouches\u2026 Depuis la vitre ferm\u00e9e du taxi, je devine le parfum des bolonies, des mantous, des brochettes de poulet des marchands ambulants.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce l\u00e9ger vertige, depuis cette \u00ab&nbsp;r\u00e9alit\u00e9 kal\u00e9idoscope&nbsp;\u00bb, une obsession couve, rep\u00e9rer le sigle des voitures, beaucoup d\u2019entre elles n\u2019en ont plus, anciennes, bricol\u00e9es, repeintes\u2026 Mais la plupart portent celui de la marque Toyota. Je souris, satisfaite. Sans savoir pourquoi, je sais que je viens de remporter une premi\u00e8re victoire. Quand je vous disais que c\u2019\u00e9tait bien plus qu\u2019un voyage\u2026 C\u2019est \u00e0 cela que je l\u2019ai compris, quand on commence \u00e0 ressentir les choses avant d\u2019avoir pu mettre un mot dessus, les r\u00e9pertorier, les classer, les inventorier, avant qu\u2019elles ne se soient tues.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>#1 Cette nuit d&rsquo;avant le voyage fait d&rsquo;un \u00ab\u00a0moi\u00a0\u00bb un \u00ab\u00a0elle\u00a0\u00bb La nuit d\u2019avant ce voyage, les yeux grands ouverts dans le sombre de la chambre o\u00f9 le jour r\u00e9clame d\u00e9j\u00e0 sa part sur la nuit. La date&nbsp;? Impossible de me rappeler, c\u2019est au mois de mars, cette nuit sonne comme un appel venant d\u2019un autre continent, elle parle d\u2019espoir <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/de-ci\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"># Double Voyage | \u00ab\u00a0DE CI- \u00bb<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":561,"featured_media":112848,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4107,4111,4094],"tags":[],"class_list":["post-112847","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-01_la_nuit_d_avant","category-02_arrivee_dans_la_ville","category-le_double_voyage-2"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/112847","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/561"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=112847"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/112847\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/112848"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=112847"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=112847"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=112847"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}