{"id":112929,"date":"2023-01-18T23:03:39","date_gmt":"2023-01-18T22:03:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=112929"},"modified":"2023-01-19T08:08:12","modified_gmt":"2023-01-19T07:08:12","slug":"le-double-voyage01_la-nuit-insomniaque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/le-double-voyage01_la-nuit-insomniaque\/","title":{"rendered":"#voyages |\u00a0#01_la nuit insomniaque"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/\u00a9-Thomas-Roppenecker-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-112930\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/\u00a9-Thomas-Roppenecker-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/\u00a9-Thomas-Roppenecker-420x280.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/\u00a9-Thomas-Roppenecker-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/\u00a9-Thomas-Roppenecker.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Thomas Roppenecker<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Partir s\u2019installe et dit pr\u00e9pare, des mois, des semaines, des jours et puis la veille un amas d\u2019injonctions vient frapper en insomnie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La nuit je veille toujours harass\u00e9e en lutte chaque nouveau jour est un voyage inconnu vers lequel le vivant s\u2019enterre. La peur absorbe les minutes pourtant une voiture pourrait interpeller le souffle d\u2019un claquement de porti\u00e8re arrach\u00e9e la vie fragile se d\u00e9ploie vaine et le train que tu per\u00e7ois en wagon bestiaux d\u2019o\u00f9 les morts s\u2019entassent avant m\u00eame d\u2019arriver gaz\u00e9s le train entra\u00eene l\u2019op\u00e9ration incin\u00e9ratrice de tumeur le train qui porte les accros de bruits des vies d\u00e9pli\u00e9es en chacun pour soi le train qui pourrait festoyer rougeoie de rage contenue de n\u2019\u00eatre pas seul face continent conqu\u00e9rant. Les vivants bruissent de l\u2019absence de partage derri\u00e8re \u00e9cran derri\u00e8re t\u00e9l\u00e9phone derri\u00e8re outil qui aspire les bouches de se dire les joies de l\u2019ici maintenant m\u00eame les peines sont meilleurs en face mais les jambes trop grandes se contorsionnent pour ne surtout pas toucher l\u2019autre et les masques sur les nez uniformisent attention dit le virus tu risques la mort avant caresse. La nuit je veille et les images de train torturent mes ongles du chocolat salive pour faire passer le n\u0153ud du ventre. Les voyages aux abonn\u00e9s absents redeviennent possibles avec la peur au dos elle pousse \u00e0 d\u00e9penser \u00e0 jouir l\u2019ici tant pis pour demain mais la nuit revient toujours hanter les manques et grince des dents. La nuit d\u2019avant chaque aube participe \u00e0 taire l\u2019avenir et le matin de d\u00e9verrouiller les os craquent et ouvrent la fen\u00eatre dessine au jour.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019excitation mange les rides la peau ferme de s\u2019envoler bient\u00f4t vers le soleil inconnu le sac plein pour camper se laver s\u2019habiller une lampe frontale et des livres toujours des livres. Nelson le grand habite le courage je ne sais rien mais je devine la chaleur l\u2019exotisme d\u2019un monde qui se divise entre les couleurs derri\u00e8re les barbel\u00e9s pour conserver l\u2019unit\u00e9 des townships et des villas pr\u00e9parent la ville la plus dangereuse au monde il se chuchote que les affrontements n\u2019ont pas cess\u00e9 \u00e0 l&rsquo;apartheid le mot n \u00e9teint pas le feu les couleurs se m\u00e9langent sans se comprendre et les cultures d\u2019associer leurs voix pour tirer l\u2019\u00e9pingle au jeu violent. Un \u00e9l\u00e9phant passe sur la route la nuit dit tu verras les animaux de zoo en libert\u00e9 mais les hy\u00e8nes \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt autour des grillages de leurs yeux transpercent l\u2019erreur. La nuit la temp\u00e9rature perdra pied et le jour l\u2019\u00e9t\u00e9 doux connu. La nuit d\u2019avant est pleine de promesses elle cr\u00e9pite de d\u00e9sir elle suspend le temps d\u2019ici elle s\u2019agite d\u2019au revoir satisfait la nuit d\u2019avant ne trouve pas le sommeil elle se figure le voyage qui pique la curiosit\u00e9 des mois d\u2019avant dans le ventre un feu constant install\u00e9 la nouveaut\u00e9 brille et les yeux de r\u00e9fl\u00e9chir en joie l\u2019Afrique le point culminant la pointe l\u2019Afrique multiple qui ne sera jamais la m\u00eame d\u2019une fronti\u00e8re \u00e0 l\u2019autre mais qui souligne de beaut\u00e9 son nom et de cogner en c\u0153ur sur les instruments de peau et de se parer de bijou en bois des tresses sur le cr\u00e2ne appartiennent au folklore un peu d\u00e9suet et cette baignade la nuit ne sait pas encore le corps nu dans les vagues la plage vide le vent violent expurgeant l\u2019eau presque chaude la plage d\u00e9sert\u00e9e et de sauter dans l\u2019\u00e9cume pour un souvenir grav\u00e9 symbole \u00e0 r\u00e9it\u00e9rer sans jamais r\u00e9ussir \u00e0 reprendre l\u2019intensit\u00e9. La nuit d&rsquo; avant ne sait rien mais se laisse cueillir de soleil de viande grill\u00e9e et de terre s\u00e8che \u00e0 parcourir les lionnes du van se pr\u00e9lassent elles peuvent prendre en gorge mais ne font rien elles peuvent attaquer les animaux se croyant plus malins elles peuvent mais paresses. L\u2019humain vaut il le coup du d\u00e9placement ? Des lionceaux mordillent une oreille et la voiture de s\u2019\u00e9chapper d\u00e9\u00e7ue de ne pas plonger les doigts dans la fourrure rattrap\u00e9e par ce qui est, le voyage ne fa\u00e7onne pas le corps pas m\u00eame l\u2019esprit il ex\u00e9cute une ronde folle autour des coutumes pour \u00e9viter l\u2019internement. Tu sais les proc\u00e8s maintenant les villas tortur\u00e9s les prisons \u00eeles tu sais le rugby devenu symbole r\u00e9conciliation tu sais les mots du po\u00e8te que Mandela chuchote la nuit mais celle d\u2019avant tu imagines juste. Tu voudrais replonger en jeunesse pour poursuivre d\u2019autres routes plus m\u00e9ditatives plus temp\u00e9r\u00e9es plus li\u00e9es vivants d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Go\u00fbter \u00e0 la sagesse m\u00eal\u00e9e \u00e0 l\u2019aventureux l\u00e9g\u00e8rement inconscient. Tu voudrais que les nuits picorent encore le ventre de pr\u00e9paration. Les projets ne d\u00e9shabitent pas la vie seulement \u00e9corne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partir s\u2019installe et dit pr\u00e9pare, des mois, des semaines, des jours et puis la veille un amas d\u2019injonctions vient frapper en insomnie. La nuit je veille toujours harass\u00e9e en lutte chaque nouveau jour est un voyage inconnu vers lequel le vivant s\u2019enterre. 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