{"id":114319,"date":"2023-01-31T21:25:51","date_gmt":"2023-01-31T20:25:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=114319"},"modified":"2023-02-15T08:11:19","modified_gmt":"2023-02-15T07:11:19","slug":"voyage-03-la-bas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/voyage-03-la-bas\/","title":{"rendered":"# voyage #03 | l\u00e0-bas"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 et toujours on attendait que quelque chose se passe, quelque chose, presque rien, peu importait, un sourire, une blague, un cri, une danse \u2013 et toujours il se passait quelque chose \u2013 c\u2019\u00e9tait tout diff\u00e9rent d\u2019aujourd\u2019hui o\u00f9 quiconque est bard\u00e9 d\u2019appareils qui le\/la ceignent et la\/le gardent de toute incursion dans la vie r\u00e9elle, dehors aujourd\u2019hui est irrespirable, plus personne ne sort \u2013 on a pris le dessus et pour le reste, tout le monde se terre \u2013 \u00e0 ce moment-l\u00e0, dans cette vie-l\u00e0, qu\u2019est-ce que \u00e7a veut dire \u00ab&nbsp;vie&nbsp;\u00bb on n\u2019en savait pas grand-chose mais on errait on vaquait on courait on allait on s\u2019aimait aussi tout est perdu tout est fini il ne reste plus rien il ne nous reste rien la mer ne veut rien dire l\u2019oc\u00e9an n\u2019existe pas l\u2019air est mort \u2013 il ne reste qu\u2019\u00e0 attendre, un message qui sera indiqu\u00e9 par un cri de l\u2019appareil, on pourra moduler ce cri en ce qu\u2019il nous plaira, par exemple une chanson \u00ab&nbsp;que reste-t-il de nos amours&nbsp;\u00bb&nbsp;et sa m\u00e8re l\u2019attend \u2013 <em>bonheur fan\u00e9 chev<\/em><em>e<\/em><em>ux au vent baisers vol\u00e9s r\u00eaves mouvants<\/em> hein<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 les habitants y avaient cette langueur qu\u2019on trouve dans ces pays o\u00f9 le soleil frappe comme un sourd \u2013 \u00e0 l&rsquo;aveugle \u2013 un astre qui \u00e9blouit et abrutit \u2013 entre deux et quatre, rien \u00e0 faire sinon la sieste, on s\u2019installait \u00e0 moiti\u00e9 nus, on essayait de dormir on fermait et les persiennes et les yeux \u2013 on entendait parfois les chuchotements des enfants qui ne voulaient pas dormir \u2013 on avait quelque chose \u00e0 boire, on aurait aussi bien pu manger quelque fruit \u2013 on s\u2019aimait parce que c\u2019\u00e9tait doux \u2013 on transpirait on riait on ne pensait plus \u00e0 rien sinon au sourire de l\u2019autre \u2013 le parfum des lauriers et des eucalyptus \u2013 et le sien \u2013 la qualit\u00e9 pure et gaie d\u2019un air chaud \u2013 de deux \u00e0 cinq \u2013 dans les anciens temps il lui \u00e9tait arriv\u00e9 de se promener en maillot de bain la t\u00eate couverte d\u2019un chapeau de paille trop grand pour un enfant de quatre ans \u2013 dans ces heures-l\u00e0, le tour du p\u00e2t\u00e9 de maisons, et tout le monde sommeillait, \u00e0 la fen\u00eatre du salon, il y avait un homme qui n\u2019\u00e9tait pas encore trop vieux, il prisait du tabac d\u2019une petite boite en argent qui se trouve toujours l\u00e0, un peu plus tard, il ouvrirait les persiennes pour faire signe au marchand de glibettes d\u2019approcher, la main \u00e9tait ouverte, la paume vers le bas, et de la main et des doigts il lui disait d\u2019approcher et de venir vers lui \u2013 le type portait un sombrero orn\u00e9 de nombreuses petites clochettes, il \u00e9tait \u00e9dent\u00e9, il avait le teint noir et mon grand-p\u00e8re lui parlait en arabe<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 il fallait regarder droit devant soi \u2013 ne pas se retourner, ne pas porter assistance, ne pas \u2013 ne penser qu\u2019\u00e0 soi \u2013 c\u2019\u00e9tait une erreur, grossi\u00e8re \u2013 tout le monde voulait y souscrire \u2013 effet d\u2019entra\u00eenement s\u00fbrement \u2013 regarder droit devant soi et avancer : ce voyage-l\u00e0 \u2013 ces cris ces aboiements ces lumi\u00e8res ce froid \u2013 tout en marchant au besoin sur ceux tombaient \u2013 on les aidait \u00e0 se relever au risque des repr\u00e9sailles \u2013 sous les coups : on dit que n\u2019importe qui aurait pu \u00eatre \u00e0 la place des tortionnaires mais non \u2013 on aurait plut\u00f4t perdu la vie \u2013 pouvoir encore se regarder dans la glace sans fr\u00e9mir, garder avec soi sa v\u00e9rit\u00e9, on avait \u00e0 vivre \u2013 et avec les autres \u2013 on garde de ces temps-l\u00e0 des images indicibles, certains qu\u2019on aime toujours ont \u00e9crit des livres, ont laiss\u00e9 des t\u00e9moignages, ont voulu raconter ce qui se passait alors, mais on ne les croyait pas \u2013 on avait tendance \u00e0 imaginer qu\u2019ils racontaient de ce genre d\u2019histoire pour se mettre en avant, se rendre int\u00e9ressants, colporter des sornettes des d\u00e9lires des fantasmes parce que non, c\u2019\u00e9tait trop beaucoup trop \u2013 on avait tendance \u00e0 ne pas vouloir croire qu\u2019ils disaient la v\u00e9rit\u00e9 (elles aussi, je me souviens de ce qu\u2019en disait Marcelline) \u2013 des humains, oui, des humains tout comme nous \u2013 il para\u00eet qu\u2019il \u00e9tait mort avant d\u2019y arriver, ou qu\u2019il mourut juste en descendant de ce transport soixante-sept \u2013 d\u2019o\u00f9 vient ce \u00ab&nbsp;il para\u00eet&nbsp;\u00bb, c\u2019est une autre histoire, ou c\u2019est juste la m\u00eame \u2013 et ce voyage-l\u00e0, est-ce une r\u00e9alit\u00e9 ou en parler ressort-il de la fiction ? \u2013 et ces id\u00e9es-l\u00e0, celle qui dit qu\u2019il \u00e9tait all\u00e9 \u00e0 Aubervilliers retrouver des amis du m\u00eame pays que lui, qui mangeaient des plats de ce m\u00eame pays, pour se retrouver, mais sans viande et qu&rsquo;ils furent tous rafl\u00e9s, parce que trahis donn\u00e9s vendus \u2013 celle qui racontait qu\u2019il aurait pu s\u2019\u00e9chapper \u00e0 un moment, un de ses amis a r\u00e9ussi, lui, mais lui non, \u00e7a avait eu lieu il y a ces jours-ci il y a tout juste soixante-dix neuf ans \u2013 \u00e7a n\u2019est pas si loin pour ne pas s\u2019en souvenir \u2013 et bient\u00f4t plus personne<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 et toujours la m\u00eame rengaine \u2013 <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Y0l-hlj5ero\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Y0l-hlj5ero\" target=\"_blank\">poudre de craie sur le pas de la porte<\/a> \u2013 pour ne pas oublier, il y avait la tente en igloo, nous \u00e9tions trois \u00e0 y dormir \u2013 trois gar\u00e7ons \u00e7a valait mieux \u2013 ensuite on cesserait le camping pour louer \u00e0 plusieurs ou emprunter ici ou l\u00e0, aux parents des parents, la maison en Dordogne, et le sac d\u2019un kilo : pour deux semaines serait-ce suffisant&nbsp;? celle sur le front de mer quand le petit fr\u00e8re sera devenu assez \u00e2g\u00e9 pour avoir la confiance, ces ann\u00e9es-l\u00e0 plut\u00f4t camping donc, sans doute cette jeunesse, ce n\u2019\u00e9tait pas la culture qui nous \u00e9mouvait alors on s\u2019en foutait assez pas mal les expositions ou le th\u00e9\u00e2tre avaient des go\u00fbts assez douteux de classe, sans m\u00eame parler de l&rsquo;op\u00e9ra et de son public champagne-foie \u00e0 l&rsquo;entracte, m\u00eame la lecture avait quelque chose de proscrit, on \u00e9coutait de la musique probablement, beaucoup, pas n\u00e9cessairement des chansons dont on aurait compris le propos, de celles qui servaient \u00e0 la danse et aux amours, du sport pour courir, du tennis et du patin \u00e0 glace, de la nage \u2013 les deux premi\u00e8res semaines de septembre tous les matins \u00e0 la piscine, cinquante longueurs, seul et obstin\u00e9 \u2013 le rugby le hand-ball, le ping-pong on apprenait \u00e0 jouer, avec au fond de l\u2019horizon, les soixante-quinze chevaux du monstre, quatre-temps selle am\u00e9ricaine, celle des policiers des \u00e9tats \u2013 et puis le cin\u00e9ma est arriv\u00e9&nbsp;: dans les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, on regardait des films dans la chambre, on posait la musique sur l\u2019\u00e9lectrophone, le pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019apr\u00e8s midi d\u2019un faune et la Moldau et les derviches tournaient \u2013 et puis \u00e7a s\u2019est d\u00e9lit\u00e9, on allait \u00e0 la macu voir et \u00e9couter des concerts de musique classique, mais \u00e7a avait ce go\u00fbt un peu alt\u00e9r\u00e9 que \u00e7a perdrait lorsque les filles apprendront \u00e0 jouer \u2013 \u00e0 ce moment-l\u00e0, vingt ans avant, sans apprendre, seulement le professeur de musique, lyrique dans ses envol\u00e9es, expliquant les symphonies de Bethoveen (qu\u2019on appelait finement bite au vent) et lui qui s\u2019enhardissait, grands gestes et bave aux encoignures des l\u00e8vres, regards brillants tellement heureux \u2013 \u00e7a avait quelque chose d\u2019impressionnant \u2013 la grande musique \u2013 le go\u00fbt du romantisme peut-\u00eatre alors, mais quelque chose qu\u2019il fallait cacher pour ne pas se montrer trop f\u00e9minin je suppose \u2013 on avait des choses \u00e0 d\u00e9fendre, les premiers \u00e9mois, les premiers regards, les premiers rendez-vous, manqu\u00e9s parfois, et toujours, toujours la m\u00eame rengaine \u2013 au c\u0153ur la chamade mais la vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise n\u2019avait pas d\u2019attrait \u2013 pour elle, il viendrait plus tard, \u00e0 la radio, les Chamfort et les Sheller, les Sanson Mitsouko et Clerc (dont le c\u0153ur, lentement, la battait, cette chamade) les autres, et puis on oublierait, l\u2019oubli oui le th\u00e9\u00e2tre noir de la rue des Amandiers et le studio tout en haut de l\u2019immeuble de la place du Tertre, et les courses sur les toits, et le reste du temps et le reste du monde et l\u2019amour, la trahison, la douceur la gaiet\u00e9 les vacances au soleil la mer bleue \u2013 oublier un peu, un petit moment seulement oublier<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code has-medium-gray-background-color has-background\"><code>\u2026 ce sont vieilles gens \u2013 les deux h\u00e9ros et m\u00eame le tueur \u2013 ils ont pass\u00e9 leurs vies, elles ont commenc\u00e9 dans l\u2019entre deux guerres \u2013 \u00e7a existe l\u2019entre deux guerres \u2013 on y met peut-\u00eatre des tirets \u2013 les tirets \u00e7a a toujours \u00e9t\u00e9 une \u00e9nigme  surtout ceux qui concernent les nombres \u2013 il para\u00eet que jusque cent oui, mais apr\u00e8s non \u2013 un peu comme la vie courante (c\u2019est joli, \u00ab\u00a0vie courante\u00a0\u00bb - un peu comme est courant le compte en banque \u2013 ce qu\u2019il faut essayer devoir, c\u2019est la chose en train de se faire\u00a0: exactement comme ici m\u00eame, en train de se faire \u2013 ces actes de naissance, ces mani\u00e8res de venir au monde \u2013 \u00e0 partir du moment o\u00f9 ils ont disparus, elle et lui (a-t-elle jamais exist\u00e9, Norma\u00a0? je la vois et elle prend les traits de cette femme qui servait, dans le restaurant du bord des quais d\u2019un canal, le patron \u00e9tait un gros homme chauve, il portait une veste de chef-cuisinier et le pantalon \u00e0 petit carreaux qu\u2019on voit aux jambes, parfois, des gar\u00e7ons-bouchers; elle portait le m\u00eame genre de blouse (\u00e7a s\u2019appelle une blouse semble-t-il) fleurie dans les bleus qu\u2019on voit pendues, en centaines d\u2019exemplaires, dans les march\u00e9s de province \u2013 la m\u00eame ou dans le m\u00eame genre que celle de cette femme interrog\u00e9e sur ses lectures, \u00ab\u00a0moi\u00a0? ...oh moi, j\u2019adore Danielle Steel\u00a0\u00bb disait-elle les larmes aux yeux \u00ab\u00a0c\u2019est tellement beau\u00a0\u00bb (il ne faut pas demander pourquoi la m\u00e8re de cette romanci\u00e8re portait le pr\u00e9nom qu\u2019elle portait) \n(je ne r\u00e9siste pas\u00a0: ici deux lignes du wiki de ladite : \n\n<em>\u00ab\u00a0Danielle Steel (14\/07\/1947) est la fille unique de John Schulein-Steel, descendant des fondateurs et fabricants de la bi\u00e8re\u00a0L\u00f6wenbr\u00e4u, et de Norma da C\u00e2mara Stone dos Reis, fille d'un diplomate portugais.\u00a0\u00bb<\/em>\n\n\nce qui est un peu hors de propos, mais les choses s\u2019\u00e9crivent comme elles vont \u2013 ce n\u2019est pas que je n\u2019en sois pas ma\u00eetre mais elles me dirigent aussi \u2013 nous nous partageons sans doute la direction, ou le management comme on dit de nos jours idiots) \n\n... vieilles gens, oui, je ne sais pas non plus o\u00f9 je vais mais \u00e7a n\u2019a pas tellement d\u2019importance\u00a0: depuis quand est-elle l\u00e0\u00a0? Lui est arriv\u00e9 il y a quelques mois, et des gens le cherchent et finissent par le trouver \u2013 ce qui est paradoxal c\u2019est l\u2019amour immod\u00e9r\u00e9 qu\u2019elle lui porte, mais aussi le fait que lorsqu\u2019on en aura fini avec lui, ce sera, mais pour lui, certainement, une d\u00e9livrance \u2013 ce sera lui redonner en quelque sorte de la libert\u00e9\u00a0: n\u2019est-ce pas la supr\u00eame dignit\u00e9 de l\u2019humain que cette libert\u00e9-l\u00e0\u00a0? Et la lui donner, la lui offrir, n\u2019est-ce pas l\u2019absoudre de ses actions\u00a0? La m\u00e9rite-t-il, cette libert\u00e9?Les fant\u00f4mes ne sont-ils pas condamn\u00e9s \u00e0 errer jusqu\u2019\u00e0 l\u2019infini sans jamais de repos\u00a0? Et lui, ce vieillard assis dans cette chaise \u00e0 bascule en osier, lui, sur cette v\u00e9randa \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de cette maison de bois dans les verts, combien de fois a-t-il \u00e9t\u00e9 maudit pour ses actions\u00a0? \nCette mal\u00e9diction ne tient pas.<\/code><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2026 et toujours on attendait que quelque chose se passe, quelque chose, presque rien, peu importait, un sourire, une blague, un cri, une danse \u2013 et toujours il se passait quelque chose \u2013 c\u2019\u00e9tait tout diff\u00e9rent d\u2019aujourd\u2019hui o\u00f9 quiconque est bard\u00e9 d\u2019appareils qui le\/la ceignent et la\/le gardent de toute incursion dans la vie r\u00e9elle, dehors aujourd\u2019hui est irrespirable, plus <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/voyage-03-la-bas\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"># voyage #03 | l\u00e0-bas<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":114321,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4129,4094],"tags":[],"class_list":["post-114319","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-03_michaux_impossible_retour","category-le_double_voyage-2"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=114319"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114319\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/114321"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=114319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=114319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=114319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}