{"id":116089,"date":"2023-02-21T09:36:10","date_gmt":"2023-02-21T08:36:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=116089"},"modified":"2023-03-04T11:52:14","modified_gmt":"2023-03-04T10:52:14","slug":"voyages-06-impressions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/voyages-06-impressions\/","title":{"rendered":"# voyages 06 # | impressions"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019en fiche un peu, au d\u00e9but, on s\u2019en fiche, \u00e7a passera et puis on oubliera, \u00e7a deviendra du pass\u00e9, \u00e7a s\u2019amoncellera d\u2019autres choses \u00e9paissiront comme ces petits monts de feuilles et de r\u00e9sidus de pelouse qu\u2019on entasse dans un coin, les uns sur les autres pour faire engrais, plus tard. On ne sait pas quand on s\u2019en fout, on entasse. Mais \u00e7a passera \u00e0 n\u2019en pas douter. D\u2019autres \u00e9v\u00e9nements arrivent, se produisent, envahissent et disparaissent&nbsp;: par exemple le service militaire, l\u2019accident de la Jaguar avec D. et ses deux enfants \u00e0 bord, la disparition des amis, des autres d\u2019autres encore plus inconnus, plus \u00e9loign\u00e9s, \u00e7a s\u2019entasse un peu dans un coin (un autre, le m\u00eame), on se dit \u00e7a bifurque on n\u2019en attendait pas tant et surtout, surtout on ne se savait pas non seulement au milieu mais surtout le centre de sa propre attention. Seul.e. C\u2019est quand m\u00eame vivant donc \u00e7a change et \u00e7a \u00e9volue, \u00e7a se constitue, on pourrait m\u00eame dire que \u00e7a avance et que \u00e7a continue, vu de loin. Mais c\u2019est l\u00e0&nbsp;: \u00e7a ne veut pas dispara\u00eetre, ou alors juste \u00e7a ne peut pas. \u00c7a p\u00e8se mais \u00e7a se cache. Parfois m\u00eame tellement que \u00e7a prend toute la place et toute la conscience, tout l\u2019horizon, comme disait L\u00e9o \u00ab&nbsp;il n\u2019y a plus rien&nbsp;\u00bb, plus rien que \u00e7a. Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0 ? La route \u00e9tait droite, trac\u00e9e dessin\u00e9e inscrite ce serait beaucoup dire, mais elle \u00e9tait l\u00e0 \u2013 ou elle le reste mais impossible de l\u2019emprunter. On se retourne, on regarde le chemin parcouru peut-\u00eatre bien. On cherche \u00e0 savoir, \u00e0 se rendre compte des erreurs commises, ou des orni\u00e8res dans lesquelles on s\u2019est fourvoy\u00e9. Impasses, culs de sac, portes closes. On appr\u00e9cie la m\u00e9moire des agendas, celle des images et des photos, des journaux m\u00eame parfois, pour se souvenir de oui, cette coupe du monde ou ces tremblements de terre, ces raz-de-mar\u00e9e ces incendies, oui, les pertes de ceux et celles qu\u2019on a aim\u00e9.es, oui, \u00e7a se passait dans le m\u00eame temps, espace, plan\u00e8te, syst\u00e8me, oui mais on avait oubli\u00e9&nbsp;: c\u2019\u00e9tait pass\u00e9 devant, \u00e7a avait et nous avait pris la t\u00eate, \u00e7a s\u2019est impos\u00e9. Dans ces moments-l\u00e0, on n\u2019 a plus rien et plus rien non plus \u00e0 perdre. Je me souviens de ces moments-l\u00e0, des bifures comme disait Leiris, ces choses qui ressemblent aux traces qu\u2019on peut voir aux visages de certain.es Africain.es, ces signes qu\u2019on pourrait dessiner sur nos joues, un peu comme le trac\u00e9 des larmes. Ce qu\u2019on fait sur les textes aussi, on jette, on efface, c\u2019est mauvais l\u00e2che-t-on, on se rend compte de l\u2019inanit\u00e9, ou on se trompe mais c\u2019est tout un : on jette<br>Je recommence. Je regarde derri\u00e8re moi : disparitions, sourires, mer chaude, parents aimants, fr\u00e8re et s\u0153urs riants, amis et amies dansant, ou jouant la com\u00e9die, plagiant imitant copiant singeant, chantant les&nbsp;\u00ab&nbsp;tu te laisses aller&nbsp;\u00bb (j\u2019aimerai que tout contre mon c\u0153ur) ou les \u00ab&nbsp;la mama&nbsp;\u00bb. Je me souviens, je me disais qu\u2019est-ce que je risque, sinon la prison ? Je ne suis jamais all\u00e9 en prison. Je n\u2019y suis m\u00eame jamais entr\u00e9, sauf celle qui se trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la glace de la patinoire, mais c\u2019est une autre affaire (une faute, une erreur, un coup et c\u2019est l\u2019amende, au hockey \u2013 quelques minutes seulement \u00e9videmment). Peut-\u00eatre une nuit de mitard. Je ne sais plus, ou alors c\u2019\u00e9tait une garde de nuit dans une gu\u00e9rite. Une prison&nbsp;? Quand est-ce que \u00e7a a commenc\u00e9&nbsp;? Vraiment commenc\u00e9&nbsp;? Dans les couloirs, je chantais \u00ab&nbsp;t\u2019inqui\u00e8te tout va bien&nbsp;\u00bb (le&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>don\u2019t think twice&nbsp;<\/em>\u00bb de Bob) ou le blues de l\u2019ambulance (Neil). \u00c7a faisait \u00ab<em>&nbsp;back in the old folky days&nbsp;<\/em>\u00bb. Un type (blanc ou noir, je ne sais plus) \u00e9crivait des chansons pour que sa femme (blanche) les chante, derri\u00e8re il y avait des types (noirs et blanc) qui accompagnaient \u2013 un noir \u00e9tait aux percussions, un synth\u00e9 un cuivre, il y avait un batteur (noir tout autant, ils \u00e9taient fr\u00e8res \u2013 en un sens nous l\u2019\u00e9tions tous) je tenais la rythmique, le bassiste (noir) (je suis quelque chose comme blanc) servait comme moi \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de la porte de Clichy des repas aux cars de touristes espagnols autrichiens hollandais chinois quoi que ce soit qui demandaient de l\u2019eau, du pain, du vin (avec suppl\u00e9ment). Je chantais, ne vous d\u00e9plaise. \u00ab&nbsp;La femme d\u2019Hector&nbsp;\u00bb , \u00ab&nbsp;Les quatre bacheliers&nbsp;\u00bb ou \u00ab Les trompettes de la renomm\u00e9e&nbsp;\u00bb(Georges). &nbsp;Aucun espoir de retour, mais non&nbsp;: le chemin, trac\u00e9 droit, en changer et regarder devant soi, droit, et continuer. Bifurquer. Oui. La mort&nbsp;? Et apr\u00e8s&nbsp;? Il suffisait de choisir sa cible, de se mettre en qu\u00eate des outils n\u00e9cessaires, des informations utiles et pertinentes, et d\u2019en faire un but. \u00c0 atteindre. Arriver pr\u00e9voir construire avancer terminer. Au pire le poteau d\u2019ex\u00e9cution. En chantant. Enchant\u00e9. Ou, pour les vieux jours (\u00e7a y est, ils sont l\u00e0), la prison, sans ressources et sans biens. Choisir sa cible, et contre la vie de celle-ci (aban)donner la sienne<br>Je recommence encore. Travailler certainement, cette contrainte si lib\u00e9ratrice, pointer le matin en arrivant, d\u00e9pointer le soir en partant, la prime de douche et celle de noir, les cong\u00e9s pay\u00e9s et les heures sup, un quart de plus les huit premi\u00e8res, la moiti\u00e9 plus les huit suivantes, deux fois plus le premier mai, les erreurs les retours les repos, la valeur grandissante de ce qu\u2019on fait pour vivre, seulement vivre, et la gagner, payer loyer repas courses vacances, cette vie et la joie du premier bulletin (c\u2019\u00e9tait en liquide, deux types passaient avec un chariot, le samedi matin, on signait, on avait son compte dans le raffut des machines la chaleur des fours les cris des caoutchoucs dans les malaxeurs les klaxons des fenwick et les appels des hommes et les ordres aboy\u00e9s \u2013 l\u2019 odeur des pneus cuits \u2013 les n\u00e9ons qui \u00e9blouissent de blanc \u2013 ou cette enveloppe beige bourr\u00e9e de billets de cent, une vingtaine peut-\u00eatre, pour le mois pass\u00e9 \u00e0 mettre en carton des pantalons pour les monoprix de la terre enti\u00e8re \u2013 et passer devant un horloger, pouvoir s\u2019acheter ceci ou cela \u2013 non garder \u00e9pargner)<br>\u00c0 nouveau et encore recommencer, la choucroute bien garnie et la serveuse souriante et pourtant rev\u00eache, disciplin\u00e9e dans sa blouse \u00e0 fleurs, les manches longues de son pull toujours jusqu\u2019aux poignets, les cheveux gris ondul\u00e9s et les dents qui manquent au sourire cach\u00e9 de la main, son patron qui sue en cuisine et s\u2019essuie les mains en venant servir quand il y a trop de monde, le coup de feu, le journal d\u00e9pli\u00e9 devant soi, fromage et\/ou dessert et reprendre le harnais, recommencer, attendre demander prendre des notes attendre demander sourire rassurer demander prendre des notes \u2013 ne pas cesser, encore et encore des croix dans des cases, des rires, des \u00ab&nbsp;de police&nbsp;? \u00bb \u00e0 la r\u00e9ponse pour la profession \u00ab&nbsp;fonctionnaire&nbsp;\u00bb, ou ensuite \u00ab&nbsp;pas du fisc quand m\u00eame&nbsp;\u00bb en riant, et la r\u00e9ponse \u00ab&nbsp;p\u00e9nitentiaire&nbsp;\u00bb ou&nbsp;\u00ab&nbsp;militaire&nbsp;\u00bb, continuer par \u00ab&nbsp;et votre grade s\u2019il vous pla\u00eet&nbsp;?&nbsp;\u00bb puisque ce n\u2019est pas la m\u00eame case \u2013 et encore ensuite \u2013 relire cocher renseigner inclure conclure interpr\u00e9ter terminer et puis recommencer \u2013 et recommencer encore<br>Quelle bifurcation choisir&nbsp;? Que garder que jeter&nbsp;? La disparition, la fa\u00e7on d\u2019oublier, la m\u00e9tempsychose, le regard des amis, les enfants \u00e0 na\u00eetre \u2013 les films, les livres&nbsp;? &#8211; des enfants il n\u2019en \u00e9tait pas question \u2013 la r\u00e9gularit\u00e9 des choses, la latence l\u2019oubli la n\u00e9cessit\u00e9, ce qui se rapproche le plus de soi, ce qu\u2019on voudrait laisser de c\u00f4t\u00e9 mais non, on ne peut pas \u2013 on avance encore un peu on cherche on se retourne&nbsp;: personne \u2013 il y en a partout, l\u2019incendie, la mort des proches, les nouveaux travaux, les mails en spam, les erreurs de jugement, les interrogations \u2013 les mensonges (omission, religion, statistique&nbsp;: les trois ordres) mais c\u2019est mieux croit-on oublier laisser infuser avancer continuer<br>Attends un peu je recommence<br>Le travail comme l\u2019\u00e9criture (je devrais \u00e9crire l\u2019inverse), c\u2019est cette routine, aligner les mots les lettres, une intrigue, une histoire, quelque chose \u00e0 faire avancer, donner quelques cl\u00e9s narration di\u00e9g\u00e9tique, et avancer, continuer avec par exemple ce type (ils devaient \u00eatre deux) qui un matin ou un soir, t\u00f4t, tard, attend dans un parking de l\u2019avenue Foch que la Renault trente une voiture de p\u00e8re de famille se gare, et monte \u00e0 l\u2019arri\u00e8re (l\u2019autre est \u00e0 l\u2019avant, sur le si\u00e8ge passager et \u00e0 la place du mort), trois ou quatre balles dans la nuque de ce producteur de cin\u00e9ma directeur de l\u2019agence de casting la plus courue du cin\u00e9ma fran\u00e7ais quand m\u00eame, converti \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche sans doute, offrant une salle de cin\u00e9ma, une maison d\u2019\u00e9dition, des choses et d\u2019autres par go\u00fbt, app\u00e9tence, conviction ou amiti\u00e9, ce type \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la voiture (l\u2019odeur de poudre, l\u2019odeur du sang) qui ramasse les deux ou trois douilles, et en laisse une bien en \u00e9vidence debout sur son culot sur la plage arri\u00e8re de la voiture, pour marquer le signe du contrat effectu\u00e9 dans les r\u00e8gles \u2013 ce type ou peut-\u00eatre aussi bien cette femme \u2013 jamais retrouv\u00e9.e, crime rest\u00e9 impuni comme dit la vulgate comme si la punition devait exister, \u00e9tait un droit un devoir une obligation, mais non, impuni comme ces crimes de guerre, ces escroqueries commises du bon c\u00f4t\u00e9, ces \u00e9lections remport\u00e9es sans \u00e9lecteurs<br>Sans \u00e9lectronique, j\u2019ai tout perdu \u2013 la r\u00e9gularit\u00e9, la fr\u00e9quence, le fil, le jeu \u2013 tout est perdu mais reviendra pour \u00eatre \u00e0 nouveau perdu \u2013 \u00e0 nouveau recommencer&nbsp;: \u00e9noncer le dispositif, \u00e9crire quelque chose qui se lise et se comprenne, \u00e9voquer quelques personnages, d\u00e9peindre envisager d\u00e9crire, marquer et remarquer les virages, les sautes d\u2019humeur, les brusques embard\u00e9es, les accidents les impr\u00e9vus les attendus strat\u00e9giques et puis laisser encore<br>Recommencer<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code has-medium-gray-background-color has-background\"><code><em>continuer le samedi de la semaine<\/em>\n\nVoil\u00e0 pour bien faire, il faudrait recommencer, \u00e0 partir peut-\u00eatre du cahier, parce que ce type avait vingt ans en s\u2019engageant, son p\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et conduit en m\u00e9tropole (comment\u00a0?  comment menait-on ces types de transports ?) je crois qu\u2019il a fait de la prison, peut-\u00eatre Fresnes puis en a \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9 puis de nouveau repris, \u00e0 Aubervilliers \u2013 vingt ans pour tout bagage dit la chanson \u2013 je n\u2019en sais pas tellement plus, il faudrait que je demande \u00e0 mon fr\u00e8re \u2013 j\u2019ai vaguement le sentiment qu\u2019il en sais plus que moi mais il n\u2019habite plus ici et quand il revient (rarement en hiver) je n\u2019ai plus la m\u00e9moire de lui poser ce genre de question on parle d\u2019autre chose du pr\u00e9sent d\u2019un pass\u00e9 moins lointain ou de l\u2019avenir \u2013 comment \u00e7a va sinon\u00a0? - des affaires qui nous occupent \u2013 mais celle-l\u00e0, celle du vieux a \u00e9t\u00e9 reprise, j\u2019ai entendu parler l\u2019auteur du livre, il disait que durant ses trois ou quatre ans d\u2019enqu\u00eate, l\u2019histoire l\u2019avait pris, il ne cessait d\u2019y penser, c\u2019\u00e9tait toujours l\u00e0 devant lui, \u00e0 r\u00e9soudre \u00e0 comprendre \u00e0 \u00e9lucider tout le temps \u00e0 en r\u00eaver disait-il \u2013 un r\u00e9alisateur de cin\u00e9ma un russe en exil a l\u2019intention de porter le livre \u00e0 l\u2019\u00e9cran \u2013 c\u2019est \u00e9gal, Aldo me tient depuis pas mal de temps, je devrais regarder, faire quelque chose, \u00e9lucider comprendre r\u00e9soudre, les actrices et tous les acteurs de cette affaire de mars soixante-dix-huit ont \u00e9crit des textes, publi\u00e9 des livres, j\u2019en ai lu quelques uns, vu des images de Prospero, le r\u00e9alisateur d\u2019un documentaire avait un nom sp\u00e9cial, j\u2019ai oubli\u00e9 \u00e7a reviendra \u2013 sans \u00e9lectronique, je te dis \u00e7a ne va pas bien mais \u00e7a m\u2019oblige \u00e0 ne pas poser d\u2019image, un texte qui se continue comme le carnet le devrait \u2013 ici c\u2019est en pause \u2013 des lecteurs (surtout trices) passent (on pourrait les remercier ici m\u00eame, dans le texte mais \u00e7a ne se fait pas, c\u2019est autre chose une autre part) \u2013 recommencer oui, enrichir creuser \u2013 poser une musique, c\u2019est l\u2019hiver il fait froid et d\u2019autres choses arrivent \u2013 reprendre o\u00f9 on en \u00e9tait \n\ntout \u00e0 l\u2019heure il se peut que le garagiste (il s\u2019appelle G.) annonce que c\u2019est irr\u00e9parable (son pr\u00e9nom, c\u2019est C.), \u00ab\u00a0<em>non impossible \u00e7a vaudrait trop cher pour la voiture, dans cet \u00e9tat-l\u00e0 c\u2019est inutile<\/em>\u00a0\u00bb \u2013 j\u2019attends \u00e7a ne vient pas \u2013 c\u2019est toujours un peu le cas \u2013 pour \u00e9crire c\u2019est-\u00e0-dire conjurer \u2013 l\u2019\u00e9criture est-elle autre chose que conjuration\u00a0? Cette superstition. \nRaconter. \nDire. \nExprimer. \nIl avait \u00e9t\u00e9 rencontrer son oncle du c\u00f4t\u00e9 de Mulhouse \u2013 \u00e7a a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9crit ici, je me souviens qu\u2019avant d\u2019entrer dans ce bar o\u00f9 ils avaient rendez-vous, il avait jet\u00e9 sa cigarette dans la neige \u2013 un geste dont je me souviens comme de certains plans de films (Spencer dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2011\/11\/fritz\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2011\/11\/fritz\/\" target=\"_blank\">Fury<\/a><\/em> ou Peter Lorre <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/spip\/spip.php?article4222#lang\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/spip\/spip.php?article4222#lang\" target=\"_blank\">dans<em> M<\/em><\/a>) : ce serait tracer les lin\u00e9aments qui existent d\u00e9j\u00e0 (\u00e0 trouver et mettre en liens) pour faire quelque chose de vraiment \u00e9lectronique \u2013 comme \u00e7a l\u2019est toujours depuis des ann\u00e9es, les reprendre et les d\u00e9velopper, voir ce qui s\u2019en \u00e9chappe\n\nc\u2019\u00e9tait le soir en revenant du repas avec les belllilois et la doubleuse-traductrice, le portable \u2013 le nino \u2013 s\u2019est \u00e9gar\u00e9 perdu \u00e0 jamais avec son dos bleu, achet\u00e9 avant les vacances (grandes et derni\u00e8res) ou juste apr\u00e8s le voyage de retour et le ciel qui se couche vers l\u2019Italie du sud, le vent toujours frais en mer, juste apr\u00e8s et le train tout au long de la c\u00f4te de l\u2019Adriatique italienne \u2013 le vendeur ferm\u00e9 quelques jours apr\u00e8s le quinze ao\u00fbt \u2013 et maintenant sur le chemin quelques coups frapp\u00e9s sur la caisse, un roulement de trois cent mille kilom\u00e8tres qui s\u2019effiloche et ne veut plus tourner \u2013 j\u2019avais cru au deuil de la voiture, mais non, le verre marqu\u00e9 <em>Amiti\u00e9<\/em> cass\u00e9 pourtant (ici une image \u2013 mais non, il a \u00e9t\u00e9 jet\u00e9\u00a0) - le petit livre de la moto <em>Lame de feu<\/em> o\u00f9 on ne sait pas les derniers mots du mort\u00a0: <em>il me confiera les derniers mots prononc\u00e9s par Claude<\/em> \u00e9crit-elle \u2013 et en premi\u00e8re page cette citation de Patrick Autr\u00e9aux <em>\u00c9crire c\u2019est \u00eatre conduit o\u00f9 on ne voudrait pas aller<\/em> \u2013 <em>o\u00f9 on voudrait ne pas aller<\/em> peut-\u00eatre plus \u2013 le film avec ces photos de famille et les seules traces qui nous restent d\u2019elles et eux et les larmes de les revoir presque vivant.es apr\u00e8s tout (<em>La famille Asada<\/em>) - \n\n<em>ce m\u00eame jour : et si l'\u00e9criture \u00e9tait une activit\u00e9 parall\u00e8le plut\u00f4t que principale ?  <\/em><\/code><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On s\u2019en fiche un peu, au d\u00e9but, on s\u2019en fiche, \u00e7a passera et puis on oubliera, \u00e7a deviendra du pass\u00e9, \u00e7a s\u2019amoncellera d\u2019autres choses \u00e9paissiront comme ces petits monts de feuilles et de r\u00e9sidus de pelouse qu\u2019on entasse dans un coin, les uns sur les autres pour faire engrais, plus tard. On ne sait pas quand on s\u2019en fout, on <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/voyages-06-impressions\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"># voyages 06 # | impressions<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":114560,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4221,4094],"tags":[],"class_list":["post-116089","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-06_calvino","category-le_double_voyage-2"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/116089","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=116089"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/116089\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/114560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=116089"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=116089"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=116089"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}