{"id":122935,"date":"2023-05-29T07:19:30","date_gmt":"2023-05-29T05:19:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=122935"},"modified":"2023-05-29T07:19:31","modified_gmt":"2023-05-29T05:19:31","slug":"techniques-07-glissades-et-cassures-dans-une-semaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/techniques-07-glissades-et-cassures-dans-une-semaine\/","title":{"rendered":"##Techniques #07| Glissades et cassures dans une semaine"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>Dispositif personnel d\u00e9tournement d'un exercice d'atelier d'\u00e9criture.\nOuvrir une page Wikip\u00e9dia sur un sujet qui m\u2019int\u00e9resse, laisser venir les associations\nExemple avec Ernst Lubitsch n\u00e9 le 29 janvier 1892 \u00e0 Berlin, mort le 30 novembre 1947 \u00e0 Bel air ( Los Angeles)\nEt aussi  on int\u00e8gre une impulsion ( une id\u00e9e, une consigne ?) et on fait avec quelques jours sans se poser de question. On laisse faire. Apr\u00e8s bon courage pour remettre tout \u00e7a dans un ordre, s'il faut de l'ordre bien sur... c'est peut-\u00eatre celui du fil des jours comme \u00e7a vient <\/code><\/pre>\n\n\n\n<p>Le fait qu\u2019il naisse un 29 janvier, m\u00eame jour que moi, me le rend proche aussit\u00f4t. Combien de personnes ai-je rencontr\u00e9es dans la vie n\u00e9es un 29 janvier. Et encore pas directement mais par leurs ouvrages ou par ou\u00efe dire Que des morts \u00e0 bien y r\u00e9fl\u00e9chir. Tcheckov, Romain Rolland, Blasco Ibanez, Barnett Newman, Maurice Joyeux, Henri Queffelec et donc Ernst Lubitsch, pour ne citer que les premiers qui me viennent \u00e0 l\u2019esprit<br>Cette proximit\u00e9 de dates, l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u00e9clench\u00e9 par une proximit\u00e9 astrologique, ce que \u00e7a vaut vraiment, aucune id\u00e9e. Semble pu\u00e9ril, enfantin.<br>Cela m\u2019indique tout de m\u00eame \u00e0 quel point je fus imbib\u00e9 jadis enfant dans les propos astrologiques et combien tout \u00e7a perdure.<br>A Paris dans l\u2019appartement de la rue Jobb\u00e9- Duval, en jouant sous la table de la salle \u00e0 manger.<br>Dans les journaux que mes grand-parents lisaient, un magazine, la grand-m\u00e8re surtout, lisait \u00e0 haute-voix les minces paragraphes de chaque signe astrologique des habitants du lieu. Elle pronon\u00e7ait bien fort le nom du signe pour qu\u2019on l\u2019entende du fin fond de l\u2019appartement, jusque dans la salle de bain.<br>POISSON pour nommer celui du grand-p\u00e8re et s\u2019il y avait une menace qui pesait, un danger, quelque chose \u00e0 redouter, elle prenait un plaisir non dissimul\u00e9 \u00e0 le dire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u202620 marks par jour, au lieu de 100 par mois ! en 1912, la m\u00eame ann\u00e9e que la repr\u00e9sentation de Miracle est film\u00e9e, ce n\u2019est pas la passion du cin\u00e9ma qui fit entrer Ernest dans la cin\u00e9ma mais plut\u00f4t l\u2019app\u00e2t du gain\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La notion de glissement d\u2019une image \u00e0 l\u2019autre. On part sur Ernst Lubitsch \u00e0 Berlin on arrive soudain dans une chronique astrologique en 1965 \u00e0 Paris.<br>Le personnage de Meier est \u00e0 rapproch\u00e9 de celui de Schlemilhl<br>Meier personnage cr\u00e9e par Lubitsch et qui est l\u2019arch\u00e9type du comique juif-allemand.<br>Schlemilhl ou l\u2019\u00e9trange histoire de l\u2019homme qui avait vendu son ombre , personnage d\u2019une histoire de Adelbert Von Chamisso. Publi\u00e9 en allemagne en 1813, parut en France en 1822, traduction Hyppolyte Chamisso<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019un homme vende son ombre pour se retrouver \u00e0 r\u00e9aliser des films dans lesquels il joue le r\u00f4le de Meier la boucle semble boucl\u00e9e<br>Lubtitsch sera \u00e0 cette \u00e9poque aussi c\u00e9l\u00e8bre dans ce r\u00f4le en Allemagne que Harold Lloyd et Chaplin en Am\u00e9rique, Max Linder en France<br>En 1916 Lubitsch abandonne sa carri\u00e8re d\u2019acteur pour se consacrer \u00e0 ses propres films ( 1918 Les yeux de la momie, et Carmen ) ( 1919 la princesse aux hu\u00eetres ) Il r\u00e9alise \u00e9galement quelques films historiques ( la Du Barry et Ann Boleyn) ainsi que des com\u00e9dies. Il acquiert une stature internationale et en 1921 sera invit\u00e9 aux Etats-Unis pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cin\u00e9ma et le th\u00e9\u00e2tre d\u2019ombres, la lecture de l\u2019histoire de Peter Schlemilhl continue \u00e0 produire son effet sur la lecture de la biographie de Lubitsch.<br>Cette histoire je l\u2019ai lue alors que j\u2019\u00e9tais enfant parmi tous les autres contes, je l\u2019avais oubli\u00e9e et voici que tout \u00e0 coup elle ressurgit avec son aura pr\u00e9monitoire de menaces.<br>Ce qu\u2019elle signifie c\u2019est que la r\u00e9ussite ne va pas sans un sacrifice important, ombre ou \u00e2me, qu\u2019on peut poursuivre cette erreur jusque la limite de l\u2019ultime avant de soudain prendre conscience de l\u2019illusoire d\u2019un tel but<br>Mais il est souvent trop tard, la d\u00e9ch\u00e9ance est le tribut \u00e0 payer \u00e0 l\u2019\u00e9garement. On jette la bourse de Fortunatus dans un puits et le diable avec. La seule qu\u00eate qui vaille ensuite est de retrouver son c\u0153ur.<br>Ainsi retrouver le c\u0153ur redonnerait en m\u00eame temps une ombre et une \u00e2me \u00e0 celui qui les aura perdues.<br>Toujours enfantin en premier lieu, pu\u00e9ril. Ces mots qui surgissent comme une r\u00e9sistance, un barrage.<\/p>\n\n\n\n<p>En filigrane une reconnaissance de la jud\u00e9it\u00e9 ashkenaze, m\u00e9lange de fatalit\u00e9 et d\u2019humour. A rapprocher \u00e9trangement de la mentalit\u00e9 sicilienne, notamment ceux qui ont d\u00fb \u00e9migrer en Afrique du Nord. Ce qui rapproche c\u2019est bien cette notion de \u201cc\u0153ur\u201d d\u2019humanit\u00e9, d\u2019acceptation de l\u2019autre, de sa reconnaissance. Une pl\u00e9nitude de la reconnaissance. La pl\u00e9nitude d\u2019un ciel bleu.<br>A moins que ce ne soit que mon fantasme personnel que je ne cesse de projeter sur ces communaut\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Je passe la p\u00e9riode Hollywoodienne qui ne parait pas \u00eatre un succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019on appelle la Lubitsch touch ? qu\u2019est- ce que j\u2019en retiens, ce qui m\u2019int\u00e9resse d\u2019y trouver quant \u00e0 l\u2019\u00e9criture\u2026<br>.Un m\u00e9lange subtil et sexy d\u2019humour et d\u2019esprit de retenue.<br>-Un contrepoint de tristesse poignante pendant les moments les plus gais d\u2019un film.<br>-C\u2019\u00e9tait l\u2019utilisation \u00e9l\u00e9gante de la super blague. Vous aviez une blague et vous vous sentiez satisfait, puis il y avait une autre grosse blague dessus. La blague \u00e0 laquelle vous ne vous attendiez pas. C\u2019\u00e9tait la Lubitsch Touch<br>-.. un style qui fait allusion au sexe, de mani\u00e8re ludique adulte dans ses th\u00e8mes, sans jamais franchir la ligne de d\u00e9marcation invisible qui s\u00e9parait le charbon du g\u00e9nie.<br>-La Lubitsch Touch&nbsp;\u00bb peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e de mani\u00e8re concr\u00e8te comme d\u00e9rivant d\u2019un dispositif narratif standard du film muet : interrompre l\u2019\u00e9change dramatique en se concentrant sur des objets ou des petits d\u00e9tails qui font un commentaire spirituel ou une r\u00e9v\u00e9lation surprenante sur l\u2019action principale.<br>-Dans son sens le plus large, cela signifiait aller du g\u00e9n\u00e9ral au particulier, pour se condenser soudainement en un seul instant rapide et habile cristallisant une sc\u00e8ne ou m\u00eame le th\u00e8me entier \u2026 l\u2019id\u00e9e d\u2019utiliser le pouvoir de la m\u00e9taphore en condensant soudainement la quintessence de son sujet dans un commentaire ironique \u2013 un commentaire visuel, naturellement \u2013 qui disait tout<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019attirance pour les contraires n\u2019est pas une l\u00e9gende. C\u2019est la premi\u00e8re r\u00e9flexion qui me vient apr\u00e8s avoir not\u00e9 toutes les vertus lubitschiennes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi ai-je choisi Lubitsch ?<br>Mon int\u00e9r\u00eat pour le montage vid\u00e9o en ce moment m\u2019entra\u00eene \u00e0 examiner de plus pr\u00e8s ma fa\u00e7on de voir le cin\u00e9ma et la vid\u00e9o. C\u2019est \u00e0 dire toute image mouvante, glissante et la fa\u00e7on surtout de passer d\u2019un plan \u00e0 un autre. Nous sommes tellement imbib\u00e9s dans cette vision, moderne, en opposition au cin\u00e9ma d\u2019autrefois ( longs plans fixes ) ou m\u00eame \u00e0 l\u2019image fixe, peinture photographie, que nous ne nous en rendons m\u00eames plus compte. C\u2019est devenu compl\u00e8tement inconscient ( en tous cas pour moi )<br>J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 rep\u00e9r\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne enfant alors que je m\u2019immergeais dans la lecture des bandes dessin\u00e9es. La vitesse avec laquelle on s\u2019immerge dans un code sans m\u00eame l\u2019analyser consciemment. On saisit inconsciemment le code.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019immersion aura toujours \u00e9t\u00e9 prioritaire je crois. D\u2019abord je m\u2019immerge, je suis submerg\u00e9, et longtemps apr\u00e8s je r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0 la fa\u00e7on dont cela s\u2019est pass\u00e9, ce que \u00e7a a produit, pour en extraire des r\u00e9flexions que je nomme<em>&nbsp;personnelles.<\/em><br>Il en va exactement de m\u00eame avec la peinture et l\u2019\u00e9criture.<br>Je me laisse submerger, comme si je n\u2019attribuais plus aucune confiance \u00e0 l\u2019analyse, \u00e0 tout ce qui peut constituer un m\u00e9canisme de d\u00e9fense, de protection, une strat\u00e9gie de combat. Puis, \u00e0 un moment, principalement en temps de crise profonde, g\u00e9n\u00e9ralement financi\u00e8re, la pens\u00e9e, l\u2019analyse, ressurgissent<br>L\u2019image de la V\u00e9nus de Botticelli dans son coquillage qui sort de la mer<br>L\u2019all\u00e9gorie de la renaissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Certainement \u00e0 associer aussi avec Dante et B\u00e9atrix<br>Ou avec ma vie sentimentale dans son ensemble.<br>Qu\u2019un visage, une silhouette, qu\u2019un \u00eatre que l\u2019on pense conna\u00eetre puisse ainsi glisser vers l\u2019all\u00e9gorie<br>Ce glissement provient certainement d\u2019une instance profonde de modestie, d\u2019humilit\u00e9 v\u00e9ritable, le gant retourn\u00e9 de l\u2019orgueil.<br><em>Je sais que je ne peux te conna\u00eetre donc je plonge dans l\u2019inconscient l\u00e0 o\u00f9 nous pouvons peut-\u00eatre nous rejoindre et nous perdre en m\u00eame temps.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mon premier reflexe \u00e9tait de placer la V\u00e9nus de Botticelli en illustration. Puis j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 son San S\u00e9bastian, bien sup\u00e9rieur en s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 \u00e0 mon sens malgr\u00e9 toutes les fl\u00e8ches qui le transpercent.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se peut que le mot s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 soit un mot clef. Non pas une qu\u00eate de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 comme souvent on se trompe \u00e0 le dire, mais plut\u00f4t une longue, et parfois fastidieuse et p\u00e9nible v\u00e9rification qu\u2019elle est belle et bien \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi, qu\u2019on ne puisse rien faire vraiment pour la perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui encore une fois parait pu\u00e9ril, enfantin, na\u00eff naturellement.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>J\u2019observe. Une id\u00e9e vient, plong\u00e9e. Elle parait bonne. La maintenir dans la dur\u00e9e oui mais comment ?<br>Chaque jour, la r\u00e9p\u00e9tition, impossible \u00e0 tenir. Impossible car cette r\u00e9gularit\u00e9 impos\u00e9e n\u2019est pas naturelle, elle ne produit pas une musique. Elle fait un bruit de marteau-piqueur. Pourtant je m\u2019acharne, chaque jour \u00e0 ob\u00e9ir \u00e0 l\u2019instance d\u2019une id\u00e9e qui vient en acceptant pleinement son \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Elle surgit je m\u2019y accroche un instant, le temps de quelques centaines de mots, puis j\u2019ouvre la main elle repart. Je crois que c\u2019est parce que j\u2019ouvre ainsi la main \u00e0 un moment pr\u00e9cis, difficile \u00e0 d\u00e9finir d\u2019ailleurs, qu\u2019elle reviendra \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre. Je crois que parce que je ne veux pas la retenir absolument dans une main, l\u2019emprisonner, qu\u2019elle acquiert confiance et revient.<br>Quand ? Je ne le sais pas. Il faut du silence en deux notes pour pouvoir les entendre.<br>Le temps de l\u2019\u00e9criture est peut-\u00eatre un genre de partition. Des id\u00e9es viennent se poser puis repartent qu\u2019on retrouve quelques mesures plus tard en aval. Sans doute est-ce tout l\u2019attrait d\u2019un journal. Voir ainsi ces id\u00e9es aller et venir au fur et \u00e0 mesure des textes qu\u2019on \u00e9crit, des fragments de longueurs in\u00e9gales. Il y a un rythme dans tout cela, un rythme naturel je crois. Et donc de la musique. Rythmes et cycles, comment les rep\u00e9rer, comment sortir de la partition pour en juger, et en juger a t\u2019il vraiment un int\u00e9r\u00eat ? Un oiseau a t\u2019il la possibilit\u00e9 de quitter le ciel pour se regarder voler ?<br>Cette obsession de l\u2019image envoy\u00e9e, cette obsession des r\u00e9ceptions, comme on la trouve \u00e9tonnante quand tout \u00e0 coup elle se dissipe. \u00c7a ne dure pas longtemps. La lucidit\u00e9 aussi poss\u00e8de son propre rythme comme la na\u00efvet\u00e9.<br>Mais si l\u2019on parvient aussi \u00e0 d\u00e9passer ces cat\u00e9gories \u00e0 n\u2019\u00e9couter que la musique, rien de bien grave.<br>La seule chose d\u00e9plaisante vraiment en \u00e9tat de fatigue est le bruit des marteaux-piqueurs, et la publicit\u00e9 ass\u00e9n\u00e9e un peu partout dans les boites mail, la t\u00e9l\u00e9, les slogans et les mots d\u2019ordre des couples.<br>D\u2019o\u00f9 prendre soin de sa sant\u00e9, bien dormir, manger sobrement le plus possible, aller toucher un arbre de temps en temps. \u00catre en mesure de supporter le rythme des choses m\u00eame quand il ne semble pas produire de la musique.<br>Rester dans une ignorance de ce qu\u2019est la musique, ne pas se faire d\u2019id\u00e9e sur ce qu\u2019est v\u00e9ritablement la musique.<br>Etre ainsi surpris autant par une musique que par une id\u00e9e. Et ne pas refermer la main, les laisser vivre leurs vies.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Se lier. Lier des relations, passer du temps \u00e0 les entretenir, \u00eatre attentif, se rappeler au bon souvenir de, faire un signe, donner des nouvelles, en prendre, penser aux autres, s\u2019int\u00e9resser aux autres, aller vers les autres. Autant de termes implant\u00e9s de longue date dans la cervelle et qui produisent ce bruit de marteau-piqueur. Une cacophonie, une panique de l\u2019ou\u00efe. Je me suis toujours senti incapable d\u2019effectuer ces actions ainsi qu\u2019on me le demande sans cesse depuis ma naissance. Non seulement incapable mais de plus je suis entr\u00e9 en r\u00e9sistance vis \u00e0 vis de cette chose imp\u00e9rieuse, le contact.<br>Je ne me sens pas naturellement port\u00e9 vers le contact. Bien sur au d\u00e9but il a fallu que je me force un peu. Beaucoup. La gr\u00e9garit\u00e9, faire comme tout le monde, apprendre les codes, serrer des mains, claquer la bise, tapoter un dos une \u00e9paule, passer deux doigts sur une joue, tout cela je l\u2019ai fait. Mais sans vraiment en \u00e9prouver un r\u00e9el plaisir. Cela fit partie des innombrables initiations, le passage obligatoire pour faire partie d\u2019une communaut\u00e9.<br>Ensuite on oublie ces r\u00e9sistances car trop content de b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019illusion d\u2019\u00eatre devenu \u00e9l\u00e9ment d\u2019un groupe.<br>Tant qu\u2019on ne quitte pas le groupe l\u2019oubli peut \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique. C\u2019est un genre d\u2019hypnose progressive. On s\u2019invente une cordialit\u00e9, une fraternit\u00e9, une famille de la m\u00eame fa\u00e7on que dans les nuages on aper\u00e7oit des t\u00eates de chien, ou sur les vieux murs on voit des paysages fantastiques. On veut y croire. Tout n\u2019est que volont\u00e9. Jusqu\u2019\u00e0 la blessure. La blessure nous ram\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9veil, \u00e0 la vraie vie. A la vie du corps, de la mati\u00e8re. On prend un peu de distance avec le virtuel, l\u2019imaginaire, et on aff\u00fbte ses sens pour mieux voir, mieux entendre, mieux sentir surtout.<br>On ne veut pas que la blessure se referme, on ne veut pas re sombrer dans l\u2019oubli, dans l\u2019illusion. On se d\u00e9cale. On se d\u00e9lie, on s\u2019\u00e9loigne, on se terre, on s\u2019isole, on devient silencieux, on ne donne plus signe.<br>Et puis on entre encore plus profond\u00e9ment dans l\u2019oubli, dans le monde des pierres, des arbres, des astres morts, dans un travail pour se nourrir, car il faut malgr\u00e9 tout vivre, il faut accepter que vivre est un choix, que vivre n\u2019est ni une b\u00e9n\u00e9diction ni une mal\u00e9diction. Vivre est un choix de longue date. Rien n\u2019est plus juste que l\u2019expression<em>&nbsp;c\u2019est comme \u00e7a.<\/em>&nbsp;\u00e0 condition d\u2019en avoir \u00e9tudi\u00e9 minutieusement chaque terme.<br>On parvient ainsi \u00e0 sentir un oiseau se poser sur une branche, une herbe se relever d\u2019un pas qui l\u2019a \u00e9cras\u00e9e, \u00e0 retrouver dans l\u2019\u00e9tang le son des sources, et celui des pluies. Un cercle s\u2019est cr\u00e9e, peut-\u00eatre en est on un des multiples centres, suivant notre appr\u00e9hension des p\u00e9riph\u00e9ries.<br>Se lier se d\u00e9lier n\u2019a plus de raison fausse d\u2019\u00eatre comme de ne pas \u00eatre. On prend les choses comme elles viennent, on n\u2019est ni triste ni gai ni de les voir surgir ou repartir. On ne bouscule plus l\u2019\u00e9quilibre pr\u00e9caire du silence amical qu\u2019on aura mis tant de temps \u00e0 bien vouloir accueillir.<br>Pour un peu on dirait bien qu\u2019on est fin pr\u00eat soi-m\u00eame \u00e0 partir ou repartir<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est comme autrefois ce vieux solex qui ne d\u00e9marrait pas, on effectuait de multiples tentatives et on finissait par se f\u00e2cher, s\u2019\u00e9nerver contre la machine, puis on laissait tomber, on allait \u00e0 pied. Le lendemain on d\u00e9montait la bougie, on la nettoyait calmement, on la repla\u00e7ait gentiment et tout \u00e0 coup le moteur repartait de plus belle. Quel air penaud on avait sous le sourire.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Je vois<br>Il voit<\/p>\n\n\n\n<p>voyons voir<\/p>\n\n\n\n<p>Le pronom et le temps comme point de vue.<\/p>\n\n\n\n<p>La conjugaison d\u00e9limite une profondeur de champs<\/p>\n\n\n\n<p>Je vois des arbres qui demain ne seront plus.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai connu un homme que j\u2019ai longtemps appel\u00e9 papa, il est mort en 2011.<br>Je n\u2019ai que tr\u00e8s peu connu cet homme que j\u2019appelle encore papa silencieusement.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la fen\u00eatre de la chambre l\u2019enfant peut voir les collines sombres barrant l\u2019horizon. Elles continuent encore aujourd\u2019hui \u00e0 barrer l\u2019horizon ces collines.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cr\u00e9puscule il enjambe le muret au fond du jardin, traverse le grand champs, parvient \u00e0 la ferme et tend son pot au lait pour que la femme du paysans le remplisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un cerisier maigrichon. Pres du poulailler il y a un arbre maigrichon, c\u2019est un cerisier qui produit des fruits acides.<br>Dans une description trouver le mot juste est plus important que d\u2019aligner des mots qui ne veulent pas dire grand chose.<br>Un cerisier maigrichon. Un gamin maigrichon. Quelque chose qu\u2019on voudrait dire en l\u2019att\u00e9nuant.<br>Un cerisier maigre ? Un cerisier ch\u00e9tif ? Un cerisier \u00e9tique ? Malingre ? D\u00e9charn\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois il mettra le feu au poulailler, c\u2019\u00e9tait le genre de b\u00eatise \u00e0 sa mesure.<br>Une fois il avait mis le feu au poulailler, c\u2019est le genre de b\u00eatise qui le caract\u00e9rise en quelques mots.<br>Un jour il mettra le feu au poulailler, il fera cette b\u00eatise.<\/p>\n\n\n\n<p>Le go\u00fbt de l\u2019oseille r\u00e9veille les papilles tout comme le go\u00fbt des cerises acides.<br>L\u2019acidit\u00e9 dont il a besoin.<br>L\u2019acide contre l\u2019alcalin. Le calcaire contre l\u2019acide. Le salp\u00eatre qu\u2019il recueille sur les vieux murs dans des exp\u00e9riences de chimie en vue de la fabrication de nitroglyc\u00e9rine.<br>Le go\u00fbt du salp\u00eatre sur la langue n\u2019est pas le m\u00eame que celui du haricot vert qu\u2019on croque \u00e0 belles dents.<br>Faire rouler un petit pois entre la langue et le palais.<br>Croquer dans un petit pois, go\u00fbter \u00e0 la fra\u00eecheur d\u2019un petit pois qui explose en bouche.<\/p>\n\n\n\n<p>La tentation de l\u2019omniscience, la facilit\u00e9 qu\u2019elle propose et le doute o\u00f9 elle conduit.<br>Une vision kal\u00e9idoscopique cr\u00e9e par la multiplicit\u00e9 des points de vue, le rythme des textes, la longueur des phrases, les dialogues qui s\u2019enchev\u00eatrent.<br>Si l\u2019on multiplie les points de vue, donc les personnages il est possible de cr\u00e9er un prisme dot\u00e9 de multiples facettes.<br>Dot\u00e9, qui h\u00e9rite en vue d\u2019un mariage, qui fait honneur \u00e0 l\u2019image que d\u00e9sire renvoyer au monde une famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est possible de cr\u00e9er un prisme par la multiplicit\u00e9 des pronoms et des temps.<br>L\u2019histoire est la restitution de ces multiples points de vue \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une histoire r\u00e9side dans l\u2019interaction entre chaque point de vue et la dur\u00e9e de cette interaction.<br>L\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une histoire r\u00e9side dans une dur\u00e9e au cours de laquelle interagissent des personnages qui ont chacun leur point de vue.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans quelle mesure la nouvelle est-elle pr\u00e9f\u00e9rable au roman, et est-ce une affaire de pr\u00e9f\u00e9rence.<br>Dans quel ordre se poser ces questions<br>A t\u2019il une pr\u00e9f\u00e9rence pour \u00e9crire nouvelle ou roman ?<br>Ciseler une nouvelle<br>Se r\u00e9pandre dans un roman<br>En quoi \u00e9crire une nouvelle agit-il sur une recherche morale, en quoi un roman s\u2019en \u00e9gare t\u2019il ?<\/p>\n\n\n\n<p>Tenir une place, tenir un point de vue, tenir une colline.<br>Tenir dans une dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre un mot associ\u00e9 encore \u00e0 messie. Le messie r\u00e9calcitrant. Un livre de Richard Bach l\u2019auteur de Jonathan Livingstone le go\u00e9land. Que j\u2019associe \u00e0 des souvenirs du merveilleux voyage de Nils Holgersson de Selma Lagerl\u00f6f. Etre r\u00e9calcitrant. Etre r\u00e9calcitrant de nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne pouvait s\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre r\u00e9calcitrant. C\u2019est plus fort que lui.<\/p>\n\n\n\n<p>La croyance dans le fait qu\u2019\u00eatre r\u00e9calcitrant conduit \u00e0 quelque chose dont on ne sait jamais rien d\u2019avance. Le pire ou le meilleur peu importe. Etre r\u00e9calcitrant pour s\u2019opposer \u00e0 une pente, \u00e0 une destin\u00e9e toute faite. Etre r\u00e9calcitrant vis \u00e0 vis de tout consensus. R\u00e9calcitrant face aux paroles creuses, aux pens\u00e9es pr\u00e9m\u00e2ch\u00e9es, envers toute id\u00e9ologie, tout dogme, toute v\u00e9rit\u00e9 \u00e9nonc\u00e9e ass\u00e9n\u00e9e, \u00eatre r\u00e9calcitrant en disant les quatre v\u00e9rit\u00e9s \u00e0 qui veut en n\u2019imposer qu\u2019une.<\/p>\n\n\n\n<p>Le plaisir d\u2019\u00eatre r\u00e9calcitrant pour l\u2019\u00eatre en oubliant tout des raisons qui nous aurons conduit \u00e0 le devenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Etre r\u00e9calcitrant comme certains sont par nature bon enfant, affables, urbains.<\/p>\n\n\n\n<p>Un havre de paix, une ile, une bulle. Etre r\u00e9calcitrant quelque que soit ce qui va se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019horizon. Une seconde nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Laquelle serait la premi\u00e8re dans ce cas ?<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Tout va bien, puis il y a un couac, rien ne va plus.<\/p>\n\n\n\n<p>La cigogne se posa et le poids du volatile, ajout\u00e9 \u00e0 celui du nid, le toit de la baraque s\u2019effondra.<\/p>\n\n\n\n<p>La choucroute repr\u00e9sente encore une \u00e9nigme, commencer par le chou ou la charcuterie, ce dilemme est idiot mais j\u2019y tiens. De toutes fa\u00e7ons impossible de faire la diff\u00e9rence entre le Gewurtz et le Riesling, et puis zut \u00e0 la fin je pr\u00e9f\u00e8re la bi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>De deux choses la troisi\u00e8me me s\u00e9duira toujours un petit peu plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Agrandir, grossir \u00e0 loisir l\u2019anfractuosit\u00e9 d\u2019un mur, puis s\u2019y glisser, un jeu d\u2019enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>La relation que l\u2019on \u00e9tablit avec un nuage n\u2019est pas \u00e0 prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Car m\u00eame changeant m\u00eame si un nuage ne cesse jamais de se m\u00e9tamorphoser, ce qui op\u00e8re \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019y celui ce changement est stable comme le roc.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai souvent jou\u00e9 \u00e0 chat avec ce nuage \u00e0 t\u00eate de chien. Autrefois je ne levais pas les yeux au ciel par d\u00e9pit comme aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut parfois sentir le bl\u00e9 en herbe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des os et qui remue doucement au passage des vents<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9rieur d\u2019un os est comme l\u2019ext\u00e9rieur du monde, \u00e0 tr\u00e8s peu de chose pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans vase pas de lotus<br>Pas de golem sans boue<br>Pas de r\u00e9alit\u00e9 sans r\u00eave<br>Pas de trois sans un et deux.<\/p>\n\n\n\n<p>La danse est un moyen du corps de protester contre la domination de la t\u00eate.<br>La nuit il danse. Il met n\u2019importe quelle musique qui lui tombe sous la main sur son mange-disque et il danse<br>Mal. Tr\u00e8s mal.<br>Mais aucune importance,<br>il est seul, il ne peut \u00e9craser les pieds de quelqu\u2019un d\u2019autre<br>Il s\u2019en donne \u00e0 c\u0153ur joie.<\/p>\n\n\n\n<p>Renouer par la danse avec le mouvement naturel du sang dans les veines les art\u00e8res la liquidit\u00e9<br>Se liquider par la danse<\/p>\n\n\n\n<p>Ou bien fendre en quatre quelques b\u00fbches avec une cogn\u00e9e<br>Le manche et la cogn\u00e9e, un couple toujours d\u2019actualit\u00e9<br>\u00c7a peut vous boucher un coin en un rien de temps<br>En plein hiver suer sang et eau, ahaner, en mettre un bon coup<br>Puis se retrouver comme un con du dos coinc\u00e9.<br>Immobilis\u00e9 au milieu de nulle part<br>La neige autour<br>Les loups sortent du bois<br>Et ne rien pouvoir faire<br>Que devenir arbre mort<br>Une infinie patience<br>Se r\u00e9soudre en une infinie patience.<\/p>\n\n\n\n<p>Rejoindre l\u2019int\u00e9rieur de ses propres os<br>Les os et leurs eaux<br>La substantifique moelle<br>Ne s\u2019\u00e9tale pas sur l\u2019invisible tranche<br>Le pot au feu<br>Les bas morceaux<br>La moutarde rena\u00eet fleur<br>Et cr\u00e9e le d\u00e9gel<\/p>\n\n\n\n<p>Le dos reprend sa forme, r\u00e9invente ses vert\u00e8bres<br>Les articulations s\u2019articulent comme par enchantement<br>Les loups doucement refluent dans le sous-bois<br>Le sous bois expire aspire le loup<br>Le loup est l\u2019air de nos forets<br>Comme la biche celui des vieilles lunes<br>Exhalaisons des bu\u00e9es de l\u2019imaginaire<\/p>\n\n\n\n<p>Encore une st\u00e8re de bois devant soi quel bonheur<\/p>\n\n\n\n<p>Affronter les intemp\u00e9ries, faire face, puis danser joue contre joue<br>S\u2019\u00e9crouler ensuite comme la montagne en \u00e9boulis<br>Achever sa course sur la plage se livrer \u00e0 la mar\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Devenir nuage \u00e0 t\u00eate de chien<br>En bas il y a un enfant qui joue \u00e0 chat<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Je place tous mes espoirs dans cette nouvelle toile,<br>et bien sur je perds le fil, le labyrinthe me d\u00e9sarme.<br>A gauche ou \u00e0 droite , je t\u00e2tonne, je me perds<\/p>\n\n\n\n<p>de plus en plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Le lendemain je me tiens devant la toile je ne vois rien.<br>Je plisse les yeux je ne vois rien.<br>Rien ne tient<br>Aucune joie, aucun plaisir<br>A gauche \u00e0 droite je t\u00e2tonne, j\u2019efface et je reprends<br>Rien ne va<br>J\u2019abandonne tout espoir tout plaisir toute joie<br>Je suis mort face au chaos<br>Assis sur ma chaise<br>Immobile<br>J\u2019ai mal au cul<br>\u00c7a me r\u00e9veille<br>Je rigole<br>Comme un idiot<\/p>\n\n\n\n<p>La chatte fait sa toilette<br>Sur la table de l\u2019atelier<br>Au mur la pendule est arr\u00eat\u00e9e<br>Sur 10h10<br>Depuis des ann\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le fait qu\u2019il naisse un 29 janvier, m\u00eame jour que moi, me le rend proche aussit\u00f4t. Combien de personnes ai-je rencontr\u00e9es dans la vie n\u00e9es un 29 janvier. Et encore pas directement mais par leurs ouvrages ou par ou\u00efe dire Que des morts \u00e0 bien y r\u00e9fl\u00e9chir. Tcheckov, Romain Rolland, Blasco Ibanez, Barnett Newman, Maurice Joyeux, Henri Queffelec et donc <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/techniques-07-glissades-et-cassures-dans-une-semaine\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">##Techniques #07| Glissades et cassures dans une semaine<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":530,"featured_media":122937,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4495],"tags":[],"class_list":["post-122935","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-techniques-07-bernard-noel-tgv"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/122935","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/530"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=122935"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/122935\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/122937"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=122935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=122935"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=122935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}