{"id":123868,"date":"2023-06-14T12:31:05","date_gmt":"2023-06-14T10:31:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=123868"},"modified":"2023-06-15T09:21:35","modified_gmt":"2023-06-15T07:21:35","slug":"la-route-comme-finalite-en-soi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-route-comme-finalite-en-soi\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #01 | Portrait d&rsquo;un bureau en auteur."},"content":{"rendered":"\n<p>C&rsquo;est une pi\u00e8ce de vingt cinq m\u00e8tres carr\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage, tout au bout de la maison, donnant sur une v\u00e9randa qui re\u00e7oit l&rsquo;ombre de l&rsquo;immense et bicentenaire c\u00e8dre qui fut plant\u00e9 l\u00e0, comme c&rsquo;\u00e9tait la tradition dans les campagnes, lorsque la maison fut construite, aux environs de 1790. Pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9, j&rsquo;ai install\u00e9 un fauteuil et une table basse sur cette v\u00e9randa et j&rsquo;y viens lire avec une citronnade. Depuis le bureau, cependant, on ne voit rien de cette disposition, des murs \u00e9pais de pis\u00e9 enfermant la pi\u00e8ce. Rien n&rsquo;y filtre de l\u2019ext\u00e9rieur, \u00e0 peine quelques sons \u00e9touff\u00e9s. Il n&rsquo;y a pas de fen\u00eatres et la seule porte donne sur l\u2019int\u00e9rieur de la maison. C&rsquo;est pour moi un sujet de grande h\u00e9sitation que je n&rsquo;ai pas encore tranch\u00e9: Percerais je les murs pour laisser entrer la lumi\u00e8re, la nature, les couleurs ? Ou bien vais je garder cet endroit isol\u00e9 du monde ext\u00e9rieur afin de n\u2019\u00eatre distrait par rien lorsque j&rsquo;\u00e9cris? Avant d\u2019\u00eatre mon bureau, cette pi\u00e8ce me servit de salle de r\u00e9p\u00e9tition, sp\u00e9cialement insonoris\u00e9e pour pouvoir y jouer de la musique \u00e9lectrique. Reste de cette p\u00e9riode deux enceintes qui supportent maintenant des livres et ne sont pas branch\u00e9es. Sur l&rsquo;un des murs, ainsi que sur un tr\u00e9pied, quelques guitares, sept pour \u00eatre pr\u00e9cis: six \u00e9lectriques et une acoustique. Pourquoi autant ? Parce que chaque type de guitare sonne diff\u00e9remment mais surtout parce que je suis fascin\u00e9 par les guitares \u00e9lectriques. La premi\u00e8re que j&rsquo;ai eu entre les mains s&rsquo;y est log\u00e9e alors que j&rsquo;avais treize ans. Depuis, il y a toujours eu des guitares pour m&rsquo;accompagner, ainsi que des chats. Dois je conclure de cette comparaison qu&rsquo;un chat est \u00e0 mes yeux un objet ou plut\u00f4t qu&rsquo;une guitare poss\u00e8de certaines qualit\u00e9s d&rsquo; un \u00eatre anim\u00e9? je penche pour la deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se. Dans un angle, deux amplificateurs et quelques p\u00e9dales, ainsi, lorsqu&rsquo;un ami musicien passe ici, nous pouvons partager un peu de musique, assis dans l&rsquo;angle, comme autour d&rsquo;un feu de chemin\u00e9e. Cinq des sept guitares sont, cependant, accroch\u00e9es au mur auquel je tourne le dos quand j&rsquo;\u00e9cris. Savoir leur pr\u00e9sence m&rsquo;est agr\u00e9able mais les voir me distrairait trop. Elles cohabitent avec un pan de voile \u00e0 bateau imprim\u00e9 d&rsquo;un m\u00e8tre cinquante sur un m\u00e8tre, repr\u00e9sentant le personnage de Corto Maltese, \u00e0 demi allong\u00e9, le dos cal\u00e9 par un dune, face \u00e0 la mer. On voit deux mouettes se chamailler devant lui. Ce dessin \u00e0 l&rsquo;encre m&rsquo;apaise ; sur divers supports, il me suit depuis de nombreuses ann\u00e9es. Corto fut un h\u00e9ros de mon enfance, l&rsquo;une de mes toutes premi\u00e8res ouvertures vers le voyage, la mer, les lointains myst\u00e9rieux et aventureux. Il fut le premier \u00e0 me montrer la route comme finalit\u00e9 en soi, il est le jalon qui m&rsquo;amena vers la litt\u00e9rature, juste avant Jack London, puis, plus tard Jack Kerouac. L&rsquo;avoir pr\u00e8s de moi est une forme de fil d&rsquo;Ariane. Comme les guitares, il est derri\u00e8re moi, pr\u00e9sent sans que je l&rsquo;ai dans mon champ de vision. Devant moi il y a mon bureau, ou plut\u00f4t, une table de pin blanc suffisamment vaste pour y \u00e9taler mille papiers autour d&rsquo;un petit ordinateur. Entre cette table et le mur en face, un espace vide d&rsquo;environ trois m\u00e8tres de profondeur sur quatre de large, ouvert, sans mobilier, avec, au sol, un large coussin de m\u00e9ditation entour\u00e9 d&rsquo;une lampe d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, d&rsquo; un dessin encadr\u00e9 de l&rsquo;autre. Au format A4, vertical, peint au trait noir, il s&rsquo;agit d&rsquo;un renard haut sur pattes, marchant paisiblement au milieu de flammes, le regard tourn\u00e9 derri\u00e8re lui, loin, comme pour surveiller du coin de l\u2019\u0153il ses arri\u00e8res. L&rsquo;artiste qui a r\u00e9alis\u00e9  cette \u0153uvre est la tatoueuse qui a tatou\u00e9 une de mes filles, ce renard est l&rsquo;un des models de son catalogue. Ma fille me l&rsquo;a offert car je souhaitais l&rsquo;avoir pr\u00e8s de moi sans pour autant me le faire tatouer. Je ne supporte rien qui soit d\u00e9finitif, j&rsquo;ai besoin  d&rsquo;avoir le sentiment de pouvoir me renouveler enti\u00e8rement \u00e0 chaque instant de ma vie. Un tatouage est l&rsquo;oppos\u00e9 exact de cette id\u00e9e. Alors que j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s gravement malade, au point que ma vie \u00e9tait en jeu, je fis un r\u00eave : Ma maison \u00e9tait en feu, les pompiers \u00e9vacuaient tout le monde, les gens, affol\u00e9s, s&rsquo;\u00e9loignaient le plus possible de la fournaise. Mais moi, je ne pouvais pas partir, c&rsquo;\u00e9tait ma maison. Je n&rsquo;avais nulle part ailleurs o\u00f9 aller. Et, \u00e9trangement, mais c&rsquo;est aussi le propre des r\u00eaves de rendre mat\u00e9riel et concret le symbolique, je n&rsquo;avais pas peur. Je me dirigeais vers la maison. Personne ne tentait de m&rsquo;en dissuader, il y avait l\u00e0 une sorte d&rsquo;\u00e9vidence. J&rsquo;entrais dans la maison en flamme et m&rsquo;asseyais en tailleur au milieu du brasier. J&rsquo;\u00e9prouvais alors une grande paix int\u00e9rieure et la conviction, v\u00e9rifi\u00e9e par le fait, que je ne pouvais pas br\u00fbler. Au bout d&rsquo;un moment, je comprenais comme une r\u00e9v\u00e9lation que je ne pouvais pas br\u00fbler car le feu, loin d&rsquo;\u00eatre hostile \u00e9manait de moi, il n&rsquo;\u00e9tait pas une force ext\u00e9rieure de destruction mais un principe int\u00e9rieur de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. J&rsquo;\u00e9tais le feu vivant. Je me r\u00e9veillais avec la conviction que je vaincrais la maladie. Parall\u00e8lement \u00e0 ce r\u00eave, je croisais plusieurs renards, r\u00e9els et symboliques \u00e0 cette p\u00e9riode de ma vie. Pr\u00e8s d&rsquo;un pont depuis la fen\u00eatre d&rsquo;une voiture dans le Vercors, une autre fois sur une route, \u00e0 la sortie de mon village, puis, sur une immense fresque de vingt m\u00e8tres de haut ornant l&rsquo;un des murs de l\u2019h\u00f4pital auquel je me rendais r\u00e9guli\u00e8rement et, enfin, dans mon \u00e9criture. Le renard \u00e9tait l&rsquo;un des principaux personnages de mon nouvel album jeunesse, en voie de r\u00e9alisation et le logo de l&rsquo;\u00e9diteur qui allait le porter vers le public est un renard. Constatant cette r\u00e9currence, je me renseignais sur le petit animal. Il est pour plusieurs peuples asiatiques, un symbole de r\u00e9silience, celui qui surmonte toutes les situations. Ce motif de tatouage que je d\u00e9couvrais au hasard d&rsquo;une visite sur le site de la tatoueuse cumulait ainsi tellement de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience bouleversant que je traversais. En poss\u00e9der une copie me sembla alors un petit acte bienfaisant de psycho magie personnelle que ma fille r\u00e9alisa pour mon anniversaire. Derri\u00e8re le coussin de m\u00e9ditation, sur le mur qui fait face \u00e0 ma table d&rsquo;\u00e9criture, une carte du monde. Elle occupe la quasi totalit\u00e9 du mur. Elle est mon ext\u00e9rieur. Comme les guitares et les chats, je n&rsquo;envisage pas de vivre quelque part sans un planisph\u00e8re \u00e0 proximit\u00e9. A gauche de ce mur quand je le regarde, un fauteuil et une lampe, c&rsquo;est l\u00e0 que je lis. Une longue banquette dix neuvi\u00e8me, de bois et de tissus rouge \u00e0 motifs floraux, chin\u00e9e chez Emma\u00fcs, le jouxte. Ainsi agenc\u00e9, on a presque l\u00e0 un dispositif de psychanalyse. Devant, se trouve une table basse envahi de livres et de papiers. En face de ce canap\u00e9, \u00e0 ma droite lorsque je suis assis \u00e0 ma table d&rsquo;\u00e9criture, la porte d&rsquo;entr\u00e9e perce le mur qui est occup\u00e9 par une longue et haute biblioth\u00e8que de bois blanc sur mur blanc. Il y a l\u00e0 mes livres d&rsquo;art ainsi que la litt\u00e9rature qui m&rsquo;occupe dans le temps pr\u00e9sent, c&rsquo;est \u00e0 dire, courant sur les trois derni\u00e8res ann\u00e9es. Le reste des livres de cette maison est r\u00e9parti entre le couloir de l&rsquo;\u00e9tage et la grande biblioth\u00e8que du salon mais comme il y a presque quarante ans de livres, je ne peux ni ne veux les avoir tous dans mon lieu d&rsquo;\u00e9criture. Et puis, le reste de la famille aime bien aussi, pouvoir profiter de la beaut\u00e9 d&rsquo;une biblioth\u00e8que. A ma gauche, j&rsquo;ai plac\u00e9 un autre bureau, un vrai celui l\u00e0, beaucoup plus petit mais tr\u00e8s beau, ouvrag\u00e9 dans un style colonial anglais des Indes. J&rsquo;ai pos\u00e9 dessus divers objets. C&rsquo;est l\u00e0 que, g\u00e9n\u00e9ralement je dessine. Contre le mur qui fait l&rsquo;angle, une table sur laquelle s&#8217;empile des livres entre les deux enceintes rescap\u00e9es de l&rsquo;\u00e9poque musicale et , sur le mur, un montage de photos familiales ainsi que des dessins, esquisses, morceaux de textes. Et un portrait de Ray Carver.<br>Tout cela vit autour de moi lorsque j&rsquo;\u00e9cris mais je dois le tenir \u00e0 distance. Il ne faut pas, par exemple, que je regarde les guitares sous peine de risquer d&rsquo;en prendre une et alors, adieu l&rsquo;\u00e9criture. Prendre une guitare en main est chez moi, dans ces  circonstances, le marqueur d&rsquo;une inhibition \u00e0 \u00e9crire, c&rsquo;en est comique de r\u00e9currence. Avant de p\u00e9n\u00e9trer dans le bureau, je me mets en condition. Je dois \u00eatre calme, disponible, sans f\u00e9brilit\u00e9. Je dois faire en sorte d&rsquo;\u00eatre confiant et d\u00e9tendu, ouvert et sans appr\u00e9hension, ce qui demande toujours un certain travail car j&rsquo;ai une f\u00e2cheuse tendance a sur sacraliser l&rsquo;acte d&rsquo;\u00e9crire et me sentir minuscule et absolument ill\u00e9gitime dans cette pratique. Je m&rsquo;assois et je ferme les yeux quelques instants, concr\u00e8tement ou symboliquement. Puis j&rsquo;appelle l&rsquo;image de ce que je veux \u00e9crire. J&rsquo;ai besoin de cr\u00e9er le vide en moi pour que puisse se dire, sans s&rsquo;\u00e9chouer sur mes peurs, le r\u00e9cit. C&rsquo;est une pr\u00e9sence qui demande une certaine \u00e9nergie. Lorsque je me sens suffisamment attentif, je me lance. Je sais o\u00f9 je vais mais pas du tout comment. J&rsquo;\u00e9cris, au fil des mots, je laisse la phrase me porter, l&rsquo;image m\u2019emmener. Je leur fait confiance parce que l&rsquo;image comme la phrase vont exactement o\u00f9 je veux: vers l&rsquo;endroit qui me d\u00e9couvrira \u00e0 moi m\u00eame. Je retrouve l\u00e0 l&rsquo;id\u00e9e maltesienne de la route comme finalit\u00e9 en soi. N&rsquo;ayant pas de pr\u00e9 requis, je ne peux me perdre. Le texte s&rsquo;\u00e9crit alors dans une forme de transe mod\u00e9r\u00e9e, un \u00e9tat de vision , je vois et je d\u00e9cris ce qui vient au fur et \u00e0 mesure de ce que mon sujet am\u00e8ne. Il peut m&rsquo;arriver de faire plusieurs poses au cours de ces premier jets. Arrive ensuite un tout autre travail, celui de la relecture, des corrections, de l\u2019affinement des id\u00e9es. C&rsquo;est le temps du travail de l&rsquo;artisan que j&rsquo;aime \u00e9norm\u00e9ment. Mais avant, il faut d&rsquo;abord produire la mati\u00e8re et pour cela, car, \u00e0 l&rsquo;inverse de l&rsquo;\u00e9b\u00e9niste, nous ne disposons d&rsquo;aucun morceau de bois, pas d&rsquo;autre choix que de laisser la parole \u00e0 l&rsquo;autre soi, celui des profondeurs, seul pourvoyeur du mat\u00e9riau. Lorsque j&rsquo;\u00e9merge d&rsquo;une de ces s\u00e9ances d&rsquo;\u00e9criture, je repose mon dos contre le dossier du si\u00e8ge, mon regard glisse autour de moi. Je vois ma carte du monde, mes livres, mon renard, mes guitares. Les murs se sont un peu pouss\u00e9s, les objets ont pris de la distance, quelque chose de vivant a pris de la place et agrandit l&rsquo;espace mais ce quelque chose est aussi en train de se dissiper. La trace en est conserv\u00e9e dans l&rsquo;ordinateur. Le texte. Quelqu&rsquo;un.e le lira ou pas mais, dans un premier temps, cette question n&rsquo;a pas d&rsquo;importance. Lire et \u00e9crire sont deux voyages tr\u00e8s diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-124673\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n-420x420.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n-200x200.jpg 200w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/280934178_486899436457149_6028653993226840814_n.jpg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est une pi\u00e8ce de vingt cinq m\u00e8tres carr\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage, tout au bout de la maison, donnant sur une v\u00e9randa qui re\u00e7oit l&rsquo;ombre de l&rsquo;immense et bicentenaire c\u00e8dre qui fut plant\u00e9 l\u00e0, comme c&rsquo;\u00e9tait la tradition dans les campagnes, lorsque la maison fut construite, aux environs de 1790. 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