{"id":126934,"date":"2023-06-27T15:11:19","date_gmt":"2023-06-27T13:11:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=126934"},"modified":"2023-06-28T20:33:15","modified_gmt":"2023-06-28T18:33:15","slug":"ete-2023-03-comme-je-lai-dit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-03-comme-je-lai-dit\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #03 | Comme je l\u2019ai dit"},"content":{"rendered":"\n<p>Le directeur a la ponctualit\u00e9 dans le sang, c\u2019est son seul d\u00e9faut. Aussit\u00f4t qu\u2019il ouvre la porte et me voit sur le seuil, bien \u00e0 l\u2019heure, il me f\u00e9licite pour mon effort, m\u2019introduit imm\u00e9diatement dans son bureau, qui me fait plut\u00f4t penser \u00e0 une cabane, un refuge au fond des bois, plong\u00e9 dans la p\u00e9nombre, \u00e0 peine illumin\u00e9 par une lampe qui \u00e9tale un cercle blanc sur un rectangle en cuir jonch\u00e9 de papiers\u00a0; aujourd\u2019hui, ils sont de couleur bleue. Je connais par c\u0153ur ce bureau, j\u2019y entre souvent. Quand mes parents viennent me voir, c\u2019est l\u00e0 que je les retrouve apr\u00e8s leurs conciliabules avec le directeur. Celui-ci commence par m\u2019adresser la parole tr\u00e8s aimablement, comme \u00e0 son habitude\u00a0; j\u2019avoue qu\u2019il m\u2019est difficile de l\u2019\u00e9couter du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin, car je suis occup\u00e9 au m\u00eame moment \u00e0 l\u2019examiner pour tenter de voir sur son visage, ses gestes et ses mains une quelconque variation par rapport \u00e0 notre derni\u00e8re rencontre. J\u2019essaie de caser dans un coin de mon cerveau ses paroles dites \u00e0 voix basse pour pouvoir les r\u00e9cup\u00e9rer plus tard, si besoin. Il n\u2019a pas ses lunettes aujourd\u2019hui et je m\u2019en \u00e9tonne car, sans la protection des verres, ses yeux semblent fatigu\u00e9s et tr\u00e8s petits, alors que ses sourcils ont l\u2019air d\u2019avoir grandi d\u00e9mesur\u00e9ment. J\u2019en d\u00e9duis qu\u2019une moiti\u00e9 devait se cacher sous la monture, d\u2019o\u00f9 cette impression de d\u00e9doublement. Il est en manches de chemise, alors qu\u2019il est toujours serr\u00e9 dans une veste invariablement boutonn\u00e9e jusqu\u2019au n\u0153ud de cravate. Il a d\u00fb remarquer mon regard insistant sur ses manches de chemise retrouss\u00e9es et m\u2019en fournit l\u2019explication\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Comme vous pouvez le constater, je suis d\u00e9j\u00e0 dans mes rangements, car la fin du mois approche et mon rempla\u00e7ant prend son poste le premier septembre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un trop plein d\u2019informations pour moi. D\u2019abord, faute irr\u00e9parable de ma part, je n\u2019ai pas remarqu\u00e9 la grosse boite en carton pos\u00e9e sur une chaise capitonn\u00e9e cach\u00e9e derri\u00e8re la porte&nbsp;; elle est \u00e0 moiti\u00e9 remplie de papiers, de livres et de menus objets de bureau, comme son magnifique encrier couleur sable et son p\u00e8se-papiers en verre transparent. Je jette un rapide coup d\u2019\u0153il sur le bureau et je constate avec consternation que les trois chevaux de jade, une m\u00e8re et ses deux enfants, m\u2019a-t-il expliqu\u00e9 un jour, ont \u00e9galement disparu, probablement aval\u00e9s par la boite taille maxi. Je ne sais plus quoi penser&nbsp;; \u00e9tourdi et hagard, je parcours des yeux toute la pi\u00e8ce qui me semble d\u00e9j\u00e0 compl\u00e8tement d\u00e9munie. Sur la question de rangement proprement dite, je n\u2019ai rien compris.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je peux avoir un instant de votre attention, Adrien&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne parle pas beaucoup devant les hi\u00e9rarchiques, les mots g\u00e9n\u00e9ralement sortent difficilement de ma gorge et je sais que le directeur, quand il veut une r\u00e9ponse de ma part, fait en sorte que ma r\u00e9ponse soit un oui ou un non. Je fais oui de la t\u00eate et j\u2019essaie de toutes mes forces de m\u2019accrocher \u00e0 ses paroles.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je vais partir, Adrien. A la fin du mois. C\u2019est-\u00e0-dire dans quinze jours. Vous avez encore le calendrier que je vous ai donn\u00e9 en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e&nbsp;? Vous y cochez bien les jours, comme je vous l\u2019ai conseill\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je reste en silence, ce qui est une autre fa\u00e7on de dire non. Le directeur a un air attrist\u00e9 qui me d\u00e9sole. Je d\u00e9cide imm\u00e9diatement de commencer \u00e0 compter les jours \u00e0 partir de demain. Aujourd\u2019hui, cela ne compte plus, puisque j\u2019ai oubli\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Un autre directeur va prendre ma place. Plus jeune. Il va s\u00fbrement vouloir faire quelques changements dans le domaine, revoir certaines r\u00e8gles. Il va falloir accepter sa fa\u00e7on de faire les choses, sans doute diff\u00e9rente de la mienne. Il va falloir lui ob\u00e9ir, il va falloir aussi mettre fin \u00e0 certaines habitudes que vous avez et que j\u2019ai tol\u00e9r\u00e9es jusqu\u2019ici. Vos petites escapades avec vos camarades, les surprises que vous leur pr\u00e9parez, les promenades dans le bois, vos explorations dans des endroits o\u00f9 vous savez que vous ne pouvez pas aller, les petits complots avec les livreurs.<\/p>\n\n\n\n<p>La frayeur a d\u00fb s\u2019emparer de mon regard&nbsp;; mon c\u0153ur est au comble de ses battements. J\u2019ai d\u2019un coup perdu mon bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Oui, Adrien, je sais tout ce que vous faites ici, comment vous sortez, comment vous entrez, et si je n\u2019ai rien dit jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent c\u2019est que ces transgressions me semblaient inoffensives, quoique la d\u00e9sint\u00e9gration de certaines pi\u00e8ces de mobilier qui vous agacent soit d\u00e9j\u00e0 une affaire plus grave. Mais vous semblez vous plaire ici, votre sant\u00e9 va mieux, les m\u00e9decins et vos parents sont satisfaits de vos progr\u00e8s, c\u2019est ce qui importe. Il faudra pourtant d\u00e9sormais refr\u00e9ner vos d\u00e9sirs d\u2019escapades et d\u2019entorses au r\u00e8glement, que vous connaissez tr\u00e8s bien, d\u2019ailleurs. Bref, je vous demande dor\u00e9navant de vous faire remarquer le moins possible et d\u2019essayer de r\u00e9primer vos impulsions qui vous procurent peut-\u00eatre du plaisir, mais un plaisir \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, plut\u00f4t qu\u2019une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 durable. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019essaie de suivre, mais tout ce qui m\u2019int\u00e9resse c\u2019est de savoir comment il a d\u00e9couvert que j\u2019arrive \u00e0 sortir du domaine, et plus particuli\u00e8rement, s\u2019il est au courant de toutes, vraiment toutes, les voies que j\u2019emprunte pour mes fugues. J\u2019essaie de trouver les mots pour lui poser la question, mais une tout autre chose vient se bousculer sur mes l\u00e8vres.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Marguerite s\u2019en va aussi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Non, Marguerite reste, bien-s\u00fbr, et vous pourrez compter sur elle pour vous aider. D\u2019ailleurs, elle va arriver dans exactement six minutes pour vous emmener directement au r\u00e9fectoire. Mais je vais vous demander aussi de cesser de lui d\u00e9poser des fleurs et des cailloux dans sa chambre. Vous savez que cet \u00e9tage est interdit aux patients, \u00e0 moins qu\u2019ils n\u2019y soient express\u00e9ment convoqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon secret le plus cher lui aussi d\u00e9couvert&nbsp;! Tous mes d\u00e9sirs ardents perc\u00e9s comme un ballon rouge en plein ciel. Une fois de plus, ce que je veux vraiment dire ne trouve pas son chemin.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Et Daniel&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Daniel va rester ici encore un bon moment avec vous pour assurer la transition entre le personnel m\u00e9dical du domaine et celui que va arriver avec le nouveau directeur. \u00c9coutez-moi bien encore quelques minutes, voulez-vous&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je fais oui de la t\u00eate, mais je ne sais plus si je le veux vraiment. Que va-t-il m\u2019apprendre encore&nbsp;? Soudain, je vois sortir de l\u2019un des tiroirs du bureau les trois chevaux de jade et un objet noir, rectangulaire, \u00e0 l\u2019allure d\u2019un livre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 J\u2019ai quelques petites choses \u00e0 vous offrir, Adrien. D\u2019abord, les chevaux. Je sais que vous les aimez beaucoup. J\u2019aimerais que vous en preniez soin. Ils signifient toute l\u2019estime que je vous porte, mais aussi le courage que vous avez d\u00e9montr\u00e9 pour correspondre \u00e0 ce que l\u2019on attendait de vous apr\u00e8s l\u2019\u00e9preuve que vous avez endur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Je veux tout de suite les prendre des mains du directeur, mais il les garde encore un moment contre sa poitrine. Comme je le comprends&nbsp;! Moi aussi, j\u2019aurais eu un mal fou \u00e0 me d\u00e9faire d\u2019une chose aussi pr\u00e9cieuse et d\u00e9licate. Je les d\u00e9vore des yeux comme si je les voyais pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Encore un moment de votre attention.<\/p>\n\n\n\n<p>Et il me montre le livre noir. Il est tr\u00e8s gros, un ruban sort d\u2019entre les pages, noir lui aussi. La couverture semble souple et douce.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Un livre rien que pour moi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Ce n\u2019est pas un livre, Adrien. C\u2019est un cahier.<\/p>\n\n\n\n<p>Il en feuill\u00e8te quelque pages, blanches et ray\u00e9es de bleu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Dans ce cahier, vous pourrez \u00e9crire tout ce que vous voulez. Tout ce que vous avez envie de faire, de dire. Tout ce qui vous est interdit. Vos promenades solitaires dans le petit bois, les excursions, par exemple. Parlez de vous, comment vous voyez ce qui vous entoure, comment vous nous voyez. Transformez vos yeux en mots, vos actions en histoires. \u00c9vadez-vous sans que personne le sache. Vous serez invincible, invisible, \u00e0 l\u2019abri des regards et du m\u00e9pris. Dans votre cahier le monde entier sera \u00e0 la hauteur de vos souhaits. Si je peux me permettre un conseil suppl\u00e9mentaire, \u00e9vitez de le montrer \u00e0 qui que ce soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, enfin, il me tend ses tr\u00e9sors que je prends avec pr\u00e9caution entre mes mains. A ce moment, on frappe la porte. Le directeur sort de derri\u00e8re son bureau&nbsp;pour faire entrer Marguerite ; je ne peux m\u2019emp\u00eacher de remarquer qu\u2019il boite l\u00e9g\u00e8rement. Je ne l\u2019avais jamais vu boiter auparavant. Se serait-il cogn\u00e9 contre quelque chose en faisant ses rangements&nbsp;? Je les entends parler, mais ne les \u00e9coute pas. Je n\u2019ai qu\u2019une envie, aller tout droit dans ma chambre pour examiner \u00e0 ma guise mes cadeaux. Mais voil\u00e0 que mon nom r\u00e9sonne \u00e0 nouveau&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Adrien, il faut vite aller d\u00e9jeuner. Marguerite va vous aider \u00e0 d\u00e9poser tout cela dans votre chambre. Ah, j\u2019oubliais&nbsp;! Pour \u00e9crire, il faut aussi avoir les moyens de le faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 les mains bien remplies, il tend \u00e0 Marguerite un gros faisceau de crayons tout neufs, entour\u00e9 d\u2019un \u00e9lastique blanc. Il nous pousse vers la porte et nous fait sortir presque avec impatience. Je ne lui dis ni merci ni au revoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Je fais le chemin \u00e0 l\u2019envers \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Marguerite qui me regarde avec son sourire habituel&nbsp;; bien que trop agit\u00e9 par tout ce qui vient de se passer, je note cependant qu\u2019elle porte, sous sa blouse toujours impeccablement blanche, la robe \u00e0 fleurs mauves sur fond bleu fonc\u00e9. C\u2019est ma pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Nous descendons les deux \u00e9tages qui m\u00e8nent \u00e0 ma chambre. L\u00e0, je quitte \u00e0 regret mes nouveaux tr\u00e9sors et nous nous dirigeons vers le r\u00e9fectoire dont le bruit r\u00e9sonne d\u00e9j\u00e0 \u00e0 mes oreilles. Avant d\u2019arriver devant la porte, je me souviens d\u2019un coup du conseil du directeur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Quel jour on est, Marguerite&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Le quinze ao\u00fbt. Pourquoi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Pour commencer \u00e0 compter les jours.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019ann\u00e9e, je n\u2019ai pas besoin de demander car je sais qu\u2019elle est inscrite sur le calendrier.<\/p>\n\n\n\n<p>Le directeur ne s\u2019est pas tromp\u00e9\u00a0; j\u2019ai des amis et des complices parmi tous ceux qui habitent le domaine. Ils s\u2019appellent Lucas, Martin et Blanche. Blanche, aujourd\u2019hui, a la t\u00eate compl\u00e8tement ras\u00e9e, car on lui a trouv\u00e9 des poux. On se moque d\u2019elle\u00a0; on lui dit qu\u2019elle ressemble \u00e0 une folle et elle r\u00e9pond que folle elle l\u2019est d\u00e9j\u00e0 et tout le monde rit. Lucas et Martin sont en train de pr\u00e9parer une escapade \u00e0 la rivi\u00e8re pour ce soir, mais je leur dis que je n\u2019y participerai pas. Ils en sont tout \u00e9tonn\u00e9s, car d\u2019habitude c\u2019est moi qui les instigue \u00e0 ces petites randonn\u00e9es nocturnes. Mais je n\u2019y ai plus le c\u0153ur, me sachant \u00e9pi\u00e9 par le directeur derri\u00e8re les rideaux blancs de son bureau. Toutes mes aventures ont d\u2019un coup perdu leurs attraits et j\u2019ai besoin de me retrouver seul dans ma chambre. Normalement, je mange \u00e0 toute vitesse, mais, pour comble de malheur, aujourd\u2019hui, on nous a servi une julienne de l\u00e9gumes et je n\u2019aime pas les carottes cuites. Je dois les s\u00e9parer du reste, avant de les refiler \u00e0 Lucas qui avale tout et est incapable de laisser une seule miette dans son assiette ainsi que celle des autres. \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le directeur a la ponctualit\u00e9 dans le sang, c\u2019est son seul d\u00e9faut. Aussit\u00f4t qu\u2019il ouvre la porte et me voit sur le seuil, bien \u00e0 l\u2019heure, il me f\u00e9licite pour mon effort, m\u2019introduit imm\u00e9diatement dans son bureau, qui me fait plut\u00f4t penser \u00e0 une cabane, un refuge au fond des bois, plong\u00e9 dans la p\u00e9nombre, \u00e0 peine illumin\u00e9 par une <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-03-comme-je-lai-dit\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #03 | Comme je l\u2019ai dit<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":332,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4629,4525],"tags":[],"class_list":["post-126934","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-03_stein-americains","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126934","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/332"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=126934"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126934\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=126934"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=126934"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=126934"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}