{"id":127443,"date":"2023-06-30T10:31:19","date_gmt":"2023-06-30T08:31:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=127443"},"modified":"2025-02-03T18:38:44","modified_gmt":"2025-02-03T17:38:44","slug":"testard_du_roman_3_1_1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_du_roman_3_1_1\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #03 | La vie de tous les jours"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-dark-gray-color has-light-gray-background-color has-text-color has-background has-small-font-size\"><em>Ici, pour commencer, je reprends, retravaille une tentative, ou canevas anciens. Mais d&rsquo;actualit\u00e9. La mati\u00e8re de mes jours.<\/em><br><em>Je recommence.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p id=\"quelqu_un\">Le 10 avril est r\u00e9veill\u00e9 avant l&rsquo;aube par le bruit de la route en bas de chez lui. Il est tir\u00e9 du lit par le bruit de la route. C\u2019est bien son genre. La route est mouill\u00e9e et produit ce bruit. Le 10 avril descend dans le s\u00e9jour dans le noir et ouvre volets et fen\u00eatres, et laisse toutes les fen\u00eatres ouvertes, et fait courant d&rsquo;air, et la perturbation douce et humide annonc\u00e9e la veille est l\u00e0, elle vient de la veille et entre par le jardin et ressort dans la rue en traversant le s\u00e9jour de la maison. Dans la rue et la nuit, avant l&rsquo;allumage des r\u00e9verb\u00e8res, avant les premiers chants d&rsquo;oiseaux, l&rsquo;auto du 10 avril est stationn\u00e9e. C&rsquo;est une Clio blanche et elle lui fait dans la nuit stationn\u00e9e l\u00e0, sa couleur blanche, sa forme dans sa couleur blanche ou sa couleur blanche dans sa forme immobile, stationn\u00e9e d&rsquo;auto, un effet qu&rsquo;elle ne lui avait jamais fait auparavant. Elle lui fait une forte impression. Lui rappelle un 31 juillet. L&rsquo;impression de voir le jour poindre dedans ou de voir la lune \u00e0 sa surface, une fluorescence. Sa Clio est vivante et le 10 avril se dit alors que le 31 juillet, c\u2019est quelqu\u2019un. C\u2019est une premi\u00e8re. Le 10 avril comprend que le 31 juillet \u00e9tait quelqu\u2019un. Il y a quelqu\u2019un l\u00e0 devant lui et c\u2019est le 31 juillet, et cependant c\u2019est son auto, qui l&rsquo;invite \u00e0 se pencher \u00e0 la fen\u00eatre, \u00e0 aller plus loin, voir, s&rsquo;approcher, \u00e0 rejoindre la rue, l&rsquo;espace de la rue, la voie de circulation pendant que la pluie, faible, \u00e0 la faveur d&rsquo;une accalmie ou suspension (la pluie du 10 avril donc, maintenant que la perturbation et le 10 avril ne font plus qu\u2019un, un d\u00e9rangement), s&rsquo;\u00e9goutte de l&rsquo;auto et s&rsquo;\u00e9coule dans le regard au milieu de sa rue, la rue du 10 avril et de tous les autres jours qui d\u00e9bouchent au stop \u00e0 deux pas de l\u00e0 sur la route qui l&rsquo;a r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 cause des autos des premiers travailleurs de la journ\u00e9e qui passent et s&rsquo;arr\u00eatent au stop et red\u00e9marrent, des moteurs qui ronflent, de la route mouill\u00e9e qui a l\u2019air de crier sous les roues. Il n\u2019y avait, bien s\u00fbr, que le 10 avril pour \u00eatre \u00e9veill\u00e9, d\u00e9rang\u00e9, remu\u00e9, lev\u00e9 de la sorte. Ou bien le 10 avril est le premier. Il est le premier d\u2019une suite d\u2019autres jours. Comme des r\u00e9pliques du 10 avril. Il n\u2019aura fallu que la conjonction d\u2019\u00e9l\u00e9ments divers, la pluie, la nuit, la route, le bruit, l&rsquo;auto, des fen\u00eatres ouvertes pour que ceux-ci agissent sur le 10 avril comme un appel. Le 10 avril est cette conjonction. Il appartient \u00e0 cet ensemble. Et aussi des phares. Les balais des phares dans la nuit. Les phares dessinant des aur\u00e9oles sur la route. Des aur\u00e9oles pour quelqu\u2019un. Il n\u2019est pas d\u2019aur\u00e9ole sans personne. C\u2019est \u00e0 cause des phares alors, surtout, que cet appel, le 10 avril se demande si ce ne serait pas le 17 novembre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"une_vie\">Le 17 novembre aussi \u00e9tait quelqu\u2019un. Ils sont deux \u00e0 se r\u00e9veiller dans la maison. Nous sommes au moins deux. Le 17 novembre se r\u00e9veille dans le m\u00eame lit et se l\u00e8ve. Ou sans doute est-ce dans la m\u00eame nuit. (Ou sinon le 22 mars.) Peut-\u00eatre suit-elle le 10 avril, elle a cru entendre un cri, peut-\u00eatre le pr\u00e9c\u00e8de-t-elle, et c&rsquo;est elle qui l&rsquo;appelle. C&rsquo;est ce matin samedi \u2014 parce que le 17 novembre et le 10 avril tombent \u00e9galement un samedi, ces ann\u00e9es-l\u00e0 \u2014 qu&rsquo;elle se l\u00e8ve plus t\u00f4t que d&rsquo;habitude, par souci, par anticipation ou excitation, qu&rsquo;elle doit rejoindre une mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants. C&rsquo;est une premi\u00e8re pour elle. La perspective est sombre, les jours s&rsquo;assombrissent, ils raccourcissent comme la vie. Elle est la journ\u00e9e du 17 novembre. Elle est son dernier jour, alors que nous nous installons ou enfon\u00e7ons irr\u00e9m\u00e9diablement dans l&rsquo;automne. Alors que lorsque le 10 avril se l\u00e8ve, avant le jour, nous entrons tout juste dans le printemps, nous rebondissons, nous nous \u00e9levons du fond, nous quittons l\u2019arri\u00e8re-plan et faisons saillie, nous remontons et rejoignons la surface des jours, nous avons cess\u00e9 de nous y enfoncer, avons fini de toucher le fond, nos jours rallongent comme nos vie qui se prolongent dans celles des autres, d&rsquo;une autre, une autre vie. Une autre vie se pr\u00e9sente, une vie voisine. Une autre vie se pr\u00e9sente en voisine, rien qu&rsquo;un pas de c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p id=\"la_nuit\">Le 10 avril part sur les traces du 17 novembre. Il a beaucoup de retard. Il part avec du retard. D\u2019ailleurs, il ne cesse d\u2019en prendre. Cela est parce qu\u2019il s\u2019\u00e9crit. Le 10 avril s\u2019\u00e9crit. Et peut-\u00eatre est-ce, d\u2019une certaine mani\u00e8re, de l\u2019avance, qu\u2019il prend. Notre temps avance dans tous les sens. Cela s\u2019appelle exploser. Ou expansion. Il ne sait, le 10 avril, ni pourquoi ni comment la rejoindre, cette journ\u00e9e du 17 novembre. La preuve, il ne prend m\u00eame pas son auto, mais se contente de se tenir au stop en bas de chez lui o\u00f9 il raconte une histoire. Ou il parle au stop. C\u2019est entre les bo\u00eetes aux lettres et le stop. Il se la raconte. C&rsquo;est par une histoire qu&rsquo;il rejoint la 17 novembre. Par une invention. C\u2019est invent\u00e9. C\u2019est invent\u00e9e qu\u2019il la touche, la voit. Le 10 avril invente la 17 novembre et s\u2019invente en m\u00eame temps. Le 10 avril est un matin mais il sera bient\u00f4t une journ\u00e9e. C\u2019est sa nymphose. C\u2019est sa m\u00e9tamorphose. Peut-\u00eatre, finalement, une belle, ouverte journ\u00e9e de printemps se fera une place \u00e0 la place d\u2019une sombre, d\u2019une fatale, sale histoire d\u2019automne. Ou juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9. En voisine. De l\u2019importance de garder une place libre aupr\u00e8s de soi, place du mort, covoiturage. L&rsquo;histoire sera le v\u00e9hicule. Mais le 10 avril ne monte pas dedans. Peut-\u00eatre qu\u2019il la chevauche. Le pas de c\u00f4t\u00e9, le 10 passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Il se raconte l&rsquo;histoire en courant (c&rsquo;est-\u00e0-dire en se combinant avec l&rsquo;air du dehors, par la voie du dehors comme un 17 septembre) de la nuit qui s&rsquo;\u00e9parpille, du jour qui vient, de la nuit qui se glisse entre les jours, de la nuit o\u00f9 baignent les jours, o\u00f9 ils dorment, de la nuit de laquelle nos jours \u00e9mergent, du jour, nous ne savons plus duquel il s\u2019agit (ils se ressemblent, m\u00eame si ce n\u2019est qu\u2019en quelques points ils se ressemblent, par o\u00f9 ils se touchent), du jour qui se l\u00e8ve sur le premier rond-point. Le premier venu. Ou alors il, s\u2019il est le 10 avril, part en auto-stop, en covoiturage, il raconte l&rsquo;histoire aux conducteurs qui le prennent en stop, en sueur (s&rsquo;il est le 17 septembre), qui vont au boulot, qui le d\u00e9posent au premier rond-point parce que c&rsquo;est l\u00e0 que leurs chemins divergent, dans ou par l\u2019immense distraction ou diversion des jours, qu&rsquo;il leur dit attention au rond-point, ils le laissent en amont du rond-point ou tout se suite apr\u00e8s, sur l&rsquo;accotement, sur la bande d&rsquo;arr\u00eat, d\u2019urgence. Entre la ligne et le rail. Le 10 avril va, court, vole, navette ainsi d&rsquo;un rond-point \u00e0 l&rsquo;autre, entre deux ronds-points voisins, dans un sens puis dans l&rsquo;autre, deux \u00e9changeurs, entre une bretelle d&rsquo;acc\u00e8s et une autre, et \u00e0 force il n\u2019est plus tout \u00e0 fait le 10 avril, il est un peu quelqu\u2019un d\u2019autre (quelqu\u2019un comme le 17 septembre ou le 21 mars, ou le 8 avril), il a coul\u00e9 hors de ses contours, il est flou et c\u2019est peut-\u00eatre la distance, il n\u2019est pas net (et c\u2019est peut-\u00eatre \u00e0 cause de la vitesse avec laquelle les automobilistes le doublent, quoique la vitesse puisse \u00eatre facteur de nettet\u00e9, il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 voir le 19 janvier, retrouvons-nous y bient\u00f4t, si vous le d\u00e9sirez), il a d\u00e9bord\u00e9 (la nuit est la mati\u00e8re de l\u2019\u00e9criture et elle s\u2019infiltre entre nos jours et parfois m\u00eame elle parvient \u00e0 les traverser en un tr\u00e8s tr\u00e8s mince fil, tr\u00e8s cassant, mais tr\u00e8s nou\u00e9, pas d\u2019araign\u00e9e du tout, ou de la vierge peut-\u00eatre\u2026), \u00e0 raconter, se raconter, raconter pour lui-m\u00eame, \u00e0 d\u2019autres, des instants lus ou invent\u00e9s d\u2019une certaine 17 novembre, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il la rencontre. Disons\u00a0: qu&rsquo;il active sa pr\u00e9sence. Il ne la repr\u00e9sente pas mais la porte et l&rsquo;incarne. Le temps de l&rsquo;histoire et de ses navettes le 10 avril est le v\u00e9hicule du 17 novembre. Il en porte l&rsquo;\u00e9lan. Il emporte un \u00e9lan.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"la_respiration\">En covoiturage 10 avril est ou porte, transporte ou emm\u00e8ne, ou transf\u00e8re 17 novembre. Il la conduit. Mais en courant, ce qui est aussi une mani\u00e8re de rendre l&rsquo;histoire haletante, et de doubler l&rsquo;histoire, d&rsquo;en \u00eatre la doublure, voil\u00e0 que nous sommes le 17 septembre, et le 17 septembre est une autre intuition, un autre jour. Autre lumi\u00e8re. Ce faisant, en courant, en respirant fort et passionn\u00e9ment il prend de l&rsquo;avance sur le 17 novembre (et peut-\u00eatre y court-il \u2014 et se retrouverait alors dans les pas du 21 mars&nbsp;?). Le 17 septembre se passionne pour la respiration, il n\u2019est que course en l\u2019air, la course du 17 septembre ne sent pas encore l\u2019automne, elle ne le sent pas du temps venir, non, pas du tout venir, elle croit ind\u00e9finiment prolonger l&rsquo;\u00e9t\u00e9, par la simple magie de pousser course et respiration dehors et de toujours les pousser un peu plus, respiration et aussi curiosit\u00e9, presque \u00e0 les forcer. 17 septembre, c\u2019est courir pour respirer et courir pour voir, voir pour raconter et respirer pour dire. Il est l&rsquo;\u00e9t\u00e9 qui finit, qui ne se sent pas pr\u00e8s de verser dans l&rsquo;automne, dure avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l&rsquo;air chaud d&rsquo;\u00e9t\u00e9. Ambiant. Suspendu. Il est le souffle, le souffle porteur. Prolongateur. Il est le souffle du voisinage qui glisse par les jardins, et de jardin en jardin sous le soleil, avec le soleil, le premier rayon du soleil s&rsquo;infiltrant, le souffle l\u00e9ger du divers, le souffle divers, du sans-y-toucher et m\u00eame le sol, papillonnant yeux ouverts, sans autre but ou fonction que respirer (car respirer dit tout, respirer \u00e0 en boire), dans la suspension que la respiration procure, la sustentation, une esp\u00e8ce de combinaison avec le jour. Avec lui-m\u00eame donc. Mais 22 mars (je ne vous ai pas encore dit pour le 22 mars), 22 mars poursuit 17 septembre. La soir\u00e9e du 22 mars. Le 22 mars peut se r\u00e9sumer \u00e0 cette soir\u00e9e, triste soir\u00e9e (et qui aurait pu \u00eatre fatale) pr\u00e9c\u00e8de directement et donc poursuit le 23 mars et puis par effet dominos le 17 septembre (\u00e0 savoir qu&rsquo;entre le 21 et le 22 mars il n&rsquo;y a non seulement qu&rsquo;une nuit, mais aussi dix ans). Et c\u2019est par les jardins, d\u2019abord le jardin voisin du docteur, car le 23 mars est docteur. Un jardin, un voisin, et un docteur <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-gray-color has-text-color has-small-font-size\"><em>\u00e0 suivre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>\u2026 Et je le d\u00e9couvre pour moi mais il y a des chances pour que cela soit \u00e9crit partout, dans tous les livres&nbsp;: la tapisserie, d\u00e9faite, reprise, de P\u00e9n\u00e9lope n&rsquo;est sans doute, peut-\u00eatre que le tissu de ses conjectures \u00e0 propos de l&rsquo;absence, la perdition de son \u00e9poux\u2026<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 10 avril part sur les traces du 17 novembre. Il a beaucoup de retard. Il part avec du retard. D\u2019ailleurs, il ne cesse d\u2019en prendre. Cela est parce qu\u2019il s\u2019\u00e9crit. Le 10 avril s\u2019\u00e9crit. 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