{"id":127466,"date":"2023-07-03T15:28:58","date_gmt":"2023-07-03T13:28:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=127466"},"modified":"2023-07-03T15:39:25","modified_gmt":"2023-07-03T13:39:25","slug":"ete2023-03-derriere-la-porte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-03-derriere-la-porte\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #03 \/ Derri\u00e8re la porte"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-128045\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Contre-plongee-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Tout le monde le sait dans la petite rue aux trottoirs d\u00e9fonc\u00e9s, et puis je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit. \u00c9cho a v\u00e9cu trois ann\u00e9es de sa vie vagabonde derri\u00e8re la porte grise du 2171. Comme on l&rsquo;a beaucoup dit, pouss\u00e9e &#8211; chass\u00e9e ? &#8211; par un temp\u00e9rament follement \u00ab\u00a0romantique\u00a0\u00bb. Aujourd&rsquo;hui encore je ne sais pas ce qu&rsquo;il faut entendre par \u00ab\u00a0romantique\u00a0\u00bb. Je crois que dans l&rsquo;esprit de beaucoup des jeunes chinois &#8211; des filles surtout &#8211;  qui viennent se recueillir devant sa porte, l&rsquo;adjectif d\u00e9signe la propension d&rsquo;\u00c9cho \u00e0 aller vers l&rsquo;inconnu, l&rsquo;encore non-avenu, l&rsquo;imagin\u00e9, le fantasm\u00e9, pour tenter de le construire comme une aventure. \u00c9cho aimait l&rsquo;aventure, \u00e9tymologiquement ce qui est \u00e0 venir, \u00e0 advenir. En chinois, le mot comporte en plus la notion de danger, xian \u9669. Mais \u00c9cho ne recherchait pas le danger. Tout simplement, elle ne \u00ab\u00a0tenait pas en place\u00a0\u00bb, si par \u00ab\u00a0tenir en place\u00a0\u00bb on entend \u00ab\u00a0rester \u00e0 sa place sociale\u00a0\u00bb, celle assign\u00e9e par le  lieu de naissance,  l&rsquo;origine familiale, le sexe, l&rsquo;\u00e9poque. Algorithme secret du destin : mektoub en islam  &#8211; c&rsquo;\u00e9tait \u00e9crit. Personne ne savait, personne n&rsquo;a su, ni sa famille, ni J., ni ses lecteurs, ce qu&rsquo;\u00c9cho pensait du mektoub face au bord de ce monde auquel elle acc\u00e9dait chaque matin depuis sa terrasse. A-t-elle finalement tent\u00e9 de le r\u00e9crire son destin, inlassablement,  rongeant de mots la frange de ses jours sous le soleil \u00e0 nu ? A-t-elle retrouv\u00e9 sous l&rsquo;engourdissement de ce monde son coeur de l\u00e0 o\u00f9 il battait ? la source originelle ? Pour tenter de le r\u00e9crire &#8211; le chant de son coeur de l\u00e0 o\u00f9 il battait. Inlassablement. R\u00e9crire. R\u00e9crire, comme on chante, au rythme de de la guedra, r\u00e9crire jusqu&rsquo;\u00e0 tracer une piste dans le sable mobile, dans la poussi\u00e8re. R\u00e9crire en attendant J. qui travaillait \u00e0 plus de 60 kilom\u00e8tres du 2171. C&rsquo;est en lisant un article sur le Sahara en 1972 dans une revue am\u00e9ricaine qu&rsquo;elle a d\u00e9couvert le d\u00e9sert, et qu&rsquo;elle en est tomb\u00e9e amoureuse, inexplicablement. Elle n&rsquo;a jamais eu les mots pour le dire, le pourquoi. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la fois la r\u00e9miniscence d&rsquo;une vie ant\u00e9rieure et la nostalgie du pays natal, celui o\u00f9 elle ne reviendrait jamais, un espace dor\u00e9, les dunes courb\u00e9es liss\u00e9es en un dessin inlassablement r\u00e9p\u00e9t\u00e9, comme autant d&#8217;empreintes, d&rsquo;\u00e9nigmes mortes pr\u00eates \u00e0 rena\u00eetre, un vaste p\u00e9rim\u00e8tre de fantasmes, de traces laiss\u00e9es et \u00e0 venir encore, au-del\u00e0 de tous les pays o\u00f9 elle avait d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu appris connu c\u00f4toy\u00e9 r\u00eav\u00e9 promen\u00e9 dormi photographi\u00e9, en citoyenne d&rsquo;un monde qui commen\u00e7ait \u00e0 se d\u00e9plier comme un poster neuf en papier glac\u00e9, o\u00f9 l&rsquo;on cherchait \u00e0 \u00e9radiquer l&rsquo;inconnu en photographiant toutes les parties du globe pour le r\u00e9tr\u00e9cir, en faire un espace commode de jeux, une sph\u00e8re amie sur laquelle promener son spleen et son chien. \u00c9cho a v\u00e9cu au d\u00e9but de ce processus. Il lui \u00e9tait \u00e9gal que ses amis se moquent d&rsquo;elle, ne la prennent pas au s\u00e9rieux, trouvent ridicule qu&rsquo;elle songe \u00e0 voyager dans un environnement aussi hostile, sans confort, sans eau, sans v\u00e9g\u00e9tation, ce qui d&rsquo;un point de vue chinois est tout \u00e0 fait absurde. Il lui \u00e9tait \u00e9gal que ses proches la trouve capricieuse, d\u00e9raisonnable, instable, ou bien follement romantique. Comme on ne l&rsquo;a pas dit encore, \u00c9cho se d\u00e9finissait par son opini\u00e2tret\u00e9, sa pugnacit\u00e9, par une aptitude fondamentale \u00e0 se construire presque hors sol, de l&rsquo;int\u00e9rieur quasiment comme les plantes dans le d\u00e9sert qui naissent vivent et meurent vertes gorg\u00e9es d&rsquo;eau sous la membrane \u00e9paisse qui les prot\u00e8gent du soleil.<\/p>\n\n\n\n<p>La voisine d&rsquo;\u00c9cho a les yeux br\u00fbl\u00e9s par le soleil rong\u00e9s par le sable. Habiba balaie le trottoir d\u00e9fonc\u00e9 tous les matins, apr\u00e8s la premi\u00e8re pri\u00e8re. Elle est la ma\u00eetresse du monde qui l&rsquo;entoure, du monde que peuvent percevoir ses yeux ab\u00eem\u00e9s. Elle est la ma\u00eetresse de sa maison aux murs \u00e9pais. Parfois elle passe la main sur les parpaings, partag\u00e9e entre le plaisir apport\u00e9 par le confort qui se d\u00e9gage de l&rsquo;abri fourni par la maison et la d\u00e9sesp\u00e9rance li\u00e9e au manque. Elle se sent seule loin du d\u00e9sert. Le vent ne lui parvient plus que par \u00e9chos, souffles doux des rafales qui viennent de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;oued, charg\u00e9es du crissement des pas des bergers, de la ronde des fennecs, de leurs cris minuscules lorsqu&rsquo;ils attrapent des l\u00e9zards, des aboiements des chiens errants jaune sable, du bruit des pierres qui \u00e9clatent de froid \u00e0 la nuit, lorsque le vent se fait roi, enveloppe l&rsquo;espace, tisse sa toile de chim\u00e8res qui s&rsquo;accrochent aux yeux des enfants endormis sous la kha\u00efma. Habiba pleure parfois, de fatigue, entre les murs, dont elle ne sait encore s&rsquo;ils la prot\u00e8gent ou l&rsquo;enferment. Et la ville s&rsquo;agrandit. Les Espagnols ne cessent de construire. Des b\u00e2timents de quatre \u00e9tages, avec des murs \u00e9pais, de petites fen\u00eatres prot\u00e9g\u00e9es par des grilles fines ou des volets \u00e0 clairevoie. Elle r\u00e9fl\u00e9chit souvent \u00e0 ce que \u00e7a signifie, ces \u00ab\u00a0apartementos\u00a0\u00bb, cubes en parpaings o\u00f9 vivent maintenant de plus en plus de familles, coup\u00e9es ainsi les unes des autres, devenant peu \u00e0 peu \u00e9trang\u00e8res les unes aux autres &#8211; et le monde devient inqui\u00e9tant, beaucoup plus inqui\u00e9tant que de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;oued o\u00f9 souffle le vent familier. Elle ne se r\u00e9signe pourtant pas \u00e0 ne pas comprendre. Car, comme on le lui a dit d\u00e8s l&rsquo;enfance, Habiba est t\u00eatue &#8211; comme un \u00e2ne du nord &#8211; pugnace, opini\u00e2tre. Elle tra\u00eene ses pieds nus sur le carrelage frais de la maison, en long en large, et derri\u00e8re son front ne cessent de circuler des questions, surtout depuis l&rsquo;arriv\u00e9e de sa voisine chinoise, venue de si loin, de l&rsquo;autre bout du monde avec une petite valise pour elle et son mari espagnol. Appartient-elle \u00e0 une tribu nomade ? A-t-elle \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de suivre son mari, qui souvent, pourtant, ne rentre pas de la semaine ?  Habiba n&rsquo;a jamais pu vivre sans se poser de questions, bien que cela soit interdit, pour les femmes encore plus que pour les hommes. Tout est mektoub. Les questions sont inutiles, st\u00e9riles, comme le ventre des femmes inutiles. Cette Chinoise n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant. Habiba se demande si parfois le soir elle en pleure. Habiba se demande parfois ce qu&rsquo;elle aurait fait si elle n&rsquo;avait eu d&rsquo;enfants, si elle avait \u00e9t\u00e9 seule toute la journ\u00e9e, inutile et vide d&rsquo;avenir. Elle sait, et ne pourrait dire comment elle le sait, que cette facult\u00e9 de pouvoir s&rsquo;interroger, malgr\u00e9 les ab\u00eemes qui s&rsquo;ouvrent sous ses pieds, est sans doute son plus pr\u00e9cieux tr\u00e9sor &#8211; apr\u00e8s ses enfants bien s\u00fbr. C&rsquo;est qu&rsquo;elle cache  sous ses mains s\u00e8ches, sous sa melhfa une d\u00e9termination sans pareille, comme les plantes du d\u00e9sert qui poussent vaille que vaille. Un jour poussant l&rsquo;autre, comme le balai chasse le sable tous les matins devant la porte. Tous les matins son geste est vif, appuy\u00e9. Il y a dedans toute son \u00e9nergie, toute son envie de voir les Espagnols repartir chez eux. Des bruits courent d&rsquo;ailleurs, ils ne sont pas les bienvenus. Habiba est une femme enti\u00e8re. Sa curiosit\u00e9 pour les Espagnols n&#8217;emp\u00eache pas sa col\u00e8re. Comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 dit, elle est t\u00eatue, d\u00e9termin\u00e9e, ancr\u00e9e de ses pieds profond\u00e9ment dans le sable qui l&rsquo;a vu na\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>On arrive toujours le soir \u00e0 La\u00e2youne, g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s une longue escale \u00e0 Casablanca dans une salle d&#8217;embarquement hors temps, qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec le confort du reste de l&rsquo;a\u00e9roport international. Assise depuis quatre heures Mei baille. L&rsquo;avion a du retard. On l&rsquo;avait pr\u00e9venue d&rsquo;ailleurs. C&rsquo;est fr\u00e9quent. Mais Mei ne s&rsquo;ennuie pas. \u00c0 mi-voix, elle enregistre ses impressions de voyage. Pour le montage final, le r\u00e9cit de cette aventure sur les traces d&rsquo;\u00c9cho. Elle ne passera que deux jours \u00e0 La\u00e2youne, pour visiter la maison d&rsquo;\u00c9cho, pour se rendre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel San Mao, pour feuilleter l&rsquo;album photos des souvenirs d&rsquo;\u00c9cho et de J. dans le d\u00e9sert.  Mei n&rsquo;a pas peur de voyager seule dans cette partie pauvre du monde. Aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 vrai dire \u00e0 se rendre dans ce type de pays. Il n&rsquo;y a que les Europ\u00e9ens pour faire du tourisme dans les pays pauvres, pour photographier la mis\u00e8re et en faire des souvenirs de voyage. Quelle dr\u00f4le d&rsquo;id\u00e9e ! Mei est caustique. Elle classe les gens les paysages les situations dans des cat\u00e9gories ind\u00e9pendantes les unes des ordres, compose une vision scientifique du monde, sorte de tableau p\u00e9riodique de Mendele\u00efev o\u00f9 chaque \u00e9l\u00e9ment a sa place, unique et p\u00e9renne &#8211;  et les \u00e9tapes de l&rsquo;\u00e9laboration de cette classification int\u00e9rieure constituent son histoire personnelle intime. Mei moque, Mei classe. Ce voyage constitue une exploration de la case \u00ab\u00a0romantique\u00a0\u00bb. C&rsquo;est ainsi que tous les articles, tous les posts des blogs consacr\u00e9s \u00e0 San Mao d\u00e9finissent cette vie de voyages sur plusieurs continents, cette vie d&rsquo;\u00e9criture, de drames personnels, cette vie racont\u00e9e par de nombreuses photographies, cette vie libre par-del\u00e0 les fronti\u00e8res de la g\u00e9ographie et des conventions sociales. Romantique. Mei sait d\u00e9j\u00e0 ce qu&rsquo;elle va filmer et comment elle va le faire. Elle a d\u00e9j\u00e0 une id\u00e9e tr\u00e8s claire de la tonalit\u00e9 &#8211; romantique &#8211; qu&rsquo;elle va donner \u00e0 sa vid\u00e9o. Elle a pass\u00e9 des heures \u00e0 lire des articles consacr\u00e9s \u00e0 San Mao et \u00e0 regarder des vid\u00e9os tourn\u00e9es devant ou dans sa maison au 2171. Mais quelques blancs subsistent encore dans son sc\u00e9nario : le script de ses premi\u00e8res impressions sur place. Il serait risqu\u00e9 peut-\u00eatre de se fier \u00e0 ce qu&rsquo;elle a d\u00e9j\u00e0 visionn\u00e9. Il lui faudra donner libre cours \u00e0 ses \u00e9motions, pleurer sans doute. Elle sait qu&rsquo;elle sera fi\u00e8re et \u00e9mue de s&rsquo;\u00eatre rendue si loin pour suivre les traces de San Mao. Car Mei classe \u00e9galement les \u00e9motions, comme les ingr\u00e9dients d&rsquo;une recette de cuisine, les produits frais, les marchandises p\u00e9rim\u00e9es, les aromates et le glutamate exhausteur de go\u00fbt.  Personne ne l&rsquo;a jamais dit, peut-\u00eatre m\u00eame pens\u00e9 &#8211; parce que c&rsquo;est maintenant la normalit\u00e9 &#8211; que la lucidit\u00e9 attendue de chacun est la qualit\u00e9 principale de Mei. Tous les recoins de sa vie sont auscult\u00e9s \u00e0 la lampe torche de cette impitoyable exigence de clart\u00e9, de transparence &#8211; \u900f\u660e touming &#8211; ce qui est \u00e9puisant, ne lui laisse jamais de r\u00e9pit, la laissant harass\u00e9e \u00e0 la fin de chaque journ\u00e9e. \u00c9cho symbolise peut-\u00eatre la partie mort-n\u00e9e d&rsquo;elle, la part avort\u00e9e de sa g\u00e9n\u00e9ration soumise aux algorithmes, \u00e0 l&rsquo;infernale parade de l&rsquo;image de soi. \u00c9cho suivait son d\u00e9sir. Mei poursuit sa propre image, \u00e9cho d&rsquo;un mythe antique. Jusque dans le d\u00e9sert.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout le monde le sait dans la petite rue aux trottoirs d\u00e9fonc\u00e9s, et puis je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit. \u00c9cho a v\u00e9cu trois ann\u00e9es de sa vie vagabonde derri\u00e8re la porte grise du 2171. Comme on l&rsquo;a beaucoup dit, pouss\u00e9e &#8211; chass\u00e9e ? &#8211; par un temp\u00e9rament follement \u00ab\u00a0romantique\u00a0\u00bb. 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