{"id":127673,"date":"2023-07-01T16:31:12","date_gmt":"2023-07-01T14:31:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=127673"},"modified":"2023-07-02T07:42:11","modified_gmt":"2023-07-02T05:42:11","slug":"ateliers-dete-03-g-e-r-p-et-les-autres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ateliers-dete-03-g-e-r-p-et-les-autres\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #03 |\u00a0G, E, R, P. et les autres"},"content":{"rendered":"\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Georges<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La porte pass\u00e9e, nous sommes all\u00e9s chercher du bois, travers\u00e9 le jardin jusqu\u2019au b\u00fbcher. Il nous restait un peu de l\u2019\u00e9lan qui nous avait projet\u00e9s, emport\u00e9s, aspir\u00e9s de la Halle vers la maison&nbsp;; sur la pointe des pieds, nous jouions un jeu dans la p\u00e9nombre, envelopp\u00e9s, cern\u00e9s, inqui\u00e9t\u00e9s par les cris siffl\u00e9s des martinets plongeant en spirales, remontant, voltant, cherchant vers quel g\u00eete se poser enfin jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a remarqu\u00e9 le portrait avant m\u00eame que je craque une allumette, le lustre diffusait une laitance suffisante&nbsp;; comme je l\u2019ai dit plus haut, les yeux de Georges \u00e9taient \u00ab&nbsp;paniques&nbsp;\u00bb, sans accent aigu, une apposition, un attribut du sujet \u00ab&nbsp;ses yeux&nbsp;\u00bb, elle dit \u00ab&nbsp;ses yeux, qui est-ce&nbsp;?&nbsp;\u00bb \u00ab c\u2019est Georges, un grand-p\u00e8re, l\u2019homme qui vivait ici, pour qui cette maison a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;tu me raconteras&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Int\u00e9rieurement, j\u2019interpellais Georges, que pouvais-je raconter, je ne l\u2019avais pas connu, pas plus que l\u2019autre, le disparu sans laisser d\u2019adresse, seul un pr\u00e9nom\u2026 Emile\u2026 J\u2019appelais Georges comme pour lui demander l\u2019autorisation de parler\u2026 le feu de chemin\u00e9e avait pris&nbsp;; comme si je l\u2019avais \u00e9crite dans un cahier, je commen\u00e7ai la litanie des cartes postales patiemment construite \u00e0 partir d\u2019un album jauni.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sur cette photo, tu es en grande tenue. Robe noire, toque \u00e0 bande d&rsquo;argent. Tu es greffier \u00e0 la Justice de Paix. En face de toi, le juge, v\u00eatu lui aussi de sa robe, t\u00eate nue. De quoi parlez-vous ? Peut-\u00eatre du dernier article que tu as publi\u00e9 dans l&rsquo;Ind\u00e9pendant dont tu es le correspondant. Explores-tu la litt\u00e9rature de ton temps ? Connais-tu Dada et le Surr\u00e9alisme ? Ta biblioth\u00e8que semble bien conformiste : Sully Prudhomme, Paul Bourget, Anatole France, quelques Musset ou Vigny, pas un seul Hugo ou Zola, pas de philosophe.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Quand as-tu ressenti les premiers sympt\u00f4mes de la tuberculose ? Quand ton p\u00e8re, le patriarche paysan, a-t-il d\u00e9cid\u00e9 de te sortir de la ferme que la maladie t&rsquo;aurait emp\u00each\u00e9 de maintenir, de d\u00e9velopper comme il l&rsquo;avait fait, pensant \u00e0 toi peut-\u00eatre ? Le mal qui \u00e9puisait ton corps et l&rsquo;ambition du p\u00e8re t&rsquo;ont conduit \u00e0 \u00e9tudier au Coll\u00e8ge D\u00e9sir\u00e9 Nisard de Ch\u00e2tillon sur Seine, puis \u00e0 Bourges o\u00f9 tu \u00ab\u00a0fis ton droit\u00a0\u00bb. Dans le bourg voisin de la ferme, tu t&rsquo;installes dans une maison, cette maison o\u00f9 nous observons ton regard panique. Tu te soignes avec des sels d\u2019or, rem\u00e8de cher et incertain, rongeant ton foie et tes reins, tu caches tes souffrances, tu es une personnalit\u00e9 locale&nbsp;; une photo te montre en chapeau au milieu d&rsquo;un groupe des notables, conseil municipal, comit\u00e9 des f\u00eates, club philat\u00e9lique ? Une autre en dandy, pantalon ray\u00e9, veste \u00e0 un bouton (smoking ?). Tu t&rsquo;appuies \u00e0 une console d\u2019o\u00f9 \u00e9merge un palmier nain. La raie au milieu s\u00e9pare tes cheveux bien liss\u00e9s en deux parts \u00e9gales, tu \u00e9bauches un sourire, tu sais, pour la mort, tes yeux, le disent. Tu ressembles \u00e0 Marcel Proust. Tu poses, tu aimes la f\u00eate, tu sembles appr\u00e9cier le costume, voire le d\u00e9guisement&#8230; tu adores manipuler cette canne qui te br\u00fble les doigts, elle n&rsquo;est qu&rsquo;un accessoire de ta tenue&nbsp;; c\u2019est ton ami Emmanuel qui a conseill\u00e9 la pose, pris le clich\u00e9, il en a tir\u00e9 quelques croquis pour de futurs tableaux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emmanuel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un clerc de notaire, genre Bartleby \u00e0 grosses lunettes, au m\u00e9got fich\u00e9 dans une bouche large, Panurge pour le langage, la verdeur, la farce et la f\u00eate. Il habite \u00e0 douze kilom\u00e8tres de Georges et Suzanne, distance qu\u2019il couvre sur son vieux biclou sans changement de vitesse, vareuse ceintur\u00e9e \u00e0 la taille, pantalons serr\u00e9s aux chevilles, chaussures de ville bien cir\u00e9es, pour venir se chauffer chez ses amis au hasard des rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Tu sais la maison accueillante, les enfants te font f\u00eate d\u00e8s ton arriv\u00e9e, avant que tu aies enlev\u00e9 ton \u00e9ternel b\u00e9ret&nbsp;; chacun se demande ce que tu as cach\u00e9 dans ta musette&nbsp;; on conna\u00eet tes trois passions&nbsp;: l\u2019amiti\u00e9 ind\u00e9fectible avec Georges, ancien copain en fac. de droit, la peinture, l\u2019arch\u00e9ologie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Tu peins pour tes amis, tu te sens port\u00e9 par le voisinage de Renoir, dont la maison, et la tombe sont \u00e0 E., \u00e0 une lieue de chez toi. Tu peins des natures mortes, des paysages peupl\u00e9s de baigneuses alanguies dans ton jardin du bord de Seine&nbsp;; tu peins des nus innombrables, grandes femmes robustes comme l\u2019\u00e9tait Aline, le mod\u00e8le qu\u2019Auguste finit par \u00e9pouser, qui tapissent tes couloirs (peu \u00e9clair\u00e9s), mais aussi un petit salon o\u00f9 les genres se m\u00e9langent. Tu n\u2019exposes pas tes \u0153uvres dont nombre choqueraient les braves gens sarclant, taillant, vendangeant leurs vignes de Champagne, tu les offres \u00e0 qui sait les appr\u00e9cier, tu signes \u00ab&nbsp;MaMa&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Aujourd\u2019hui, c\u2019est une pointe d\u2019arme (javelot&nbsp;?) que tu offres \u00e0 tes amis, cadeau de la soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique du Ch\u00e2tillonnais, probablement trouv\u00e9e \u00e0 Vertillium o\u00f9 un village gallo-romain a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment fouill\u00e9. Tu aimes ces \u00ab&nbsp;objets &nbsp;\u00bb, souvent fragments qui te relient \u00e0 une histoire que le mus\u00e9e local racontera un jour.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;Autour de vous, la France, s\u2019inqui\u00e8te de ce pitre Hitler, de ses gesticulations&nbsp;; le correspondant allemand du fils de Georges, en s\u00e9jour linguistique appartient aux hitlerjugend, il te fait peur, \u00e0 seize ans, parle d\u2019un \u00ab&nbsp;devoir sacr\u00e9 \u00e0 accomplir&nbsp;\u00bb. Georges meurt de la tuberculose en mai 1940, tu es inconsolable, tu t\u2019engages dans la r\u00e9sistance, tu vis dans les bois, \u00e0 G. d\u00e8s l\u2019occupation, ton action t\u2019emm\u00e8nera jusqu\u2019\u00e0 Paris o\u00f9 tu t\u2019installes en 1947. Tu ach\u00e8tes une baraque pr\u00e8s de Gisors, la lumi\u00e8re du Valois t\u2019inspire. Depuis que mes parents ont quitt\u00e9 la France, tu es devenu le grand-p\u00e8re absent\u00e9, le parrain-conseil. C\u2019est toi qui me sugg\u00e8res d\u2019aller \u00e0 Vincennes o\u00f9 la nouvelle fac te semble r\u00e9pondre aux besoins de culture, de libert\u00e9 que tu me connais. Gr\u00e2ce \u00e0 toi, je vais rencontrer Richard, Viola, Penelope, Fatma<\/em> et les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Richard<\/p>\n\n\n\n<p>Les cheveux, d\u2019abord, comme on les portait souvent apr\u00e8s 68, apr\u00e8s Hippie, hippie pie\u2026, mais blonds, \u00e0 peine teint\u00e9s de roux, une nuance&nbsp;; et cet accent anglais parfait, pr\u00e9cieux, qu\u2019appr\u00e9cie Viola, charg\u00e9e d\u2019un s\u00e9minaire sur \u00ab&nbsp;L\u2019imaginaire dans le roman am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb, quand soudain, tout s\u2019explique, il est Anglais, British pur malt&nbsp;; pendant nos deux ans de travail sur M.D., il utilise une \u00e9dition \u00ab&nbsp;compress\u00e9e&nbsp;\u00bb alors que toutes nos r\u00e9f\u00e9rences sortent du Penguin classique&nbsp;; oblig\u00e9 de se rapprocher de ses voisins pour suivre les \u00ab&nbsp;extracts&nbsp;\u00bb ou le chapitre \u00ab&nbsp;cetology&nbsp;\u00bb&nbsp;; forc\u00e9ment, \u00e7a cr\u00e9e un lien, des liens lorsqu\u2019on change de camarade-penguin. Petit \u00e0 petit, Richard s\u2019installe dans mon voisinage imm\u00e9diat, coll\u00e8gues de travail, attel\u00e9s aux 687 pages d\u00e9sormais surlign\u00e9es en jaune (pour moi), en bleu (pour lui), ou parfois en vert (superposition).<\/p>\n\n\n\n<p>On commence \u00e0 parler, de lui, de sa vie d\u2019aujourd\u2019hui, de ses vies d\u2019avant. Je vous livre en vrac, mais quasi chrono. P\u00e8re&nbsp;???, m\u00e8re dans sa petite maison de brique \u00e0 Chesterfield, un fr\u00e8re plus jeune, universit\u00e9 de Reading (programmatique indeed) o\u00f9 il suivotte deux ans sous Thatcher&nbsp;; n\u2019en pouvant plus de la dame, franchit le channel et bricole sur les autoroutes belges \u00e0 casser du macadam-bitume, odeur de fusion inoubliable, amours avec C., Italienne et ma\u00eetre queux (\u00e7a se met difficilement au f\u00e9minin), amiti\u00e9s \u00e0 Louvain, Charleroi&nbsp;; arrive \u00e0 Paris, loue une piaule (9 m2) \u00e0 la porte de Vincennes, bosse aux \u00ab&nbsp;entrep\u00f4ts d\u2019Ariane&nbsp;\u00bb (sic) au milieu du monde entier venu approvisionner le Sentier en \u00e9normes cartons discrets bourr\u00e9s de fringues&nbsp;; d\u00e9cide une inscription en fac (Vincennes), licence en cours, cumule quelques U.V. au p\u2019tit bonheur, tenace, devient traducteur technique, lib\u00e9ral et ma\u00eetre de son temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, nous partirons souvent manger des pralines sur les lieux dont j\u2019ai parl\u00e9 plus haut. Un soir de d\u00eener d\u2019anniversaire dans le quartier Montparnasse, il arrive avec Penelope (sans accent, sauf sur le e final), ancienne copine connue \u00e0 Reading, traductrice elle aussi, en exclusivit\u00e9 pour une entreprise chimique du Lyonnais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Penelope<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sans accent \u2013 c\u2019est vrai, je viens de le dire -, mais dont le e final doit \u00eatre prononc\u00e9 ii comme elle nous le fait royalement comprendre. \u00ab&nbsp;Vous, les Fran\u00e7ais, si fiers de votre e muet, \u00e7a va vous changer&nbsp;\u00bb. Les Fran\u00e7ais se sont adapt\u00e9s, apr\u00e8s quelques tentatives maladroites de diminution, Penny ou Pen, vites r\u00e9prim\u00e9es par deux yeux d\u2019acier bleu, nous avons articul\u00e9 sans plus y penser, ce pr\u00e9nom vieillot au charme hom\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Penelop\u2019\u00e9tait (je m\u2019autorise ici une \u00e9lision qu\u2019elle aurait d\u00e9sapprouv\u00e9e) n\u00e9e au Kenya o\u00f9 son grand-p\u00e8re avait fond\u00e9 une \u00e9norme ferme d\u2019\u00e9levage&nbsp;; enfance entour\u00e9e de petits kenyans ; jusqu&rsquo;\u00e0 six ans, parlant le swahili mieux que l\u2019anglais, partant explorer la brousse ou la savane prot\u00e9g\u00e9e par une cohorte de Masa\u00ef, d\u00e9vou\u00e9s \u00e0&nbsp;son grand-p\u00e8re, \u00e0 sa grand-m\u00e8re, comme les beefeaters \u00e0 la reine Victoria&nbsp;; envoy\u00e9e poursuivre des \u00e9tudes en Grande-Bretagne, elle croise Richard \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Reading o\u00f9 elle obtient un master de fran\u00e7ais&nbsp;; lors d\u2019un \u00ab&nbsp;salon de la chimie&nbsp;\u00bb o\u00f9 elle est interpr\u00e8te, rencontre le patron d\u2019un groupe international&nbsp;; embauch\u00e9e \u00e0 plein temps, s\u2019ennuie \u00e0 mourir en traduisant des notices techniques&nbsp;; conna\u00eet peu de parisiens, prend des cours de claquettes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi, pendant plus d\u2019une ann\u00e9e entra\u00eene-t-elle JMG dans les cabarets de la rive gauche o\u00f9 chantent des \u00e9mules de Brassens ou de Ferr\u00e9, comment peut-on vivre une amiti\u00e9 amoureuse sans franchir la barri\u00e8re invisible, les \u00ab&nbsp;barricades myst\u00e9rieuses&nbsp;\u00bb, c\u2019est Virginia Woolf qui tient sans doute la solution de l\u2019\u00e9nigme, mais de cela, je n&rsquo;ai encore rien dit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\/ Georges La porte pass\u00e9e, nous sommes all\u00e9s chercher du bois, travers\u00e9 le jardin jusqu\u2019au b\u00fbcher. Il nous restait un peu de l\u2019\u00e9lan qui nous avait projet\u00e9s, emport\u00e9s, aspir\u00e9s de la Halle vers la maison&nbsp;; sur la pointe des pieds, nous jouions un jeu dans la p\u00e9nombre, envelopp\u00e9s, cern\u00e9s, inqui\u00e9t\u00e9s par les cris siffl\u00e9s des martinets plongeant en spirales, remontant, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ateliers-dete-03-g-e-r-p-et-les-autres\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #03 |\u00a0G, E, R, P. et les autres<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":601,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4629,4525],"tags":[],"class_list":["post-127673","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-03_stein-americains","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127673","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/601"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127673"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127673\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127673"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127673"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127673"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}