{"id":128159,"date":"2023-07-04T08:44:35","date_gmt":"2023-07-04T06:44:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=128159"},"modified":"2023-07-04T09:36:19","modified_gmt":"2023-07-04T07:36:19","slug":"ete-2023-04-avant-aujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-04-avant-aujourdhui\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #04 | Avant aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"\n<p>On nous annonce le matin que l\u2019on va faire un piquenique au bord de la rivi\u00e8re. On part vers midi, les bras charg\u00e9s de paniers, de nappes et de serviettes de bain. Ceux qui savent nager prennent leur maillot. Le portail jaune s\u2019ouvre comme par magie et nous marchons tous derri\u00e8re Marguerite et Daniel. Deux surveillantes suivent le groupe. Elles transportent des trousses avec le support m\u00e9dical et des bou\u00e9es au cas o\u00f9 il y aurait un probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La premi\u00e8re fois que j\u2019ai vu le portail s\u2019ouvrir, j\u2019ai pens\u00e9 que j\u2019allais sortir pour de bon, mais je me trompais. Apr\u00e8s avoir franchi le portail jaune, on se trouve encore dans le domaine, qui se prolonge et prolonge jusqu\u2019\u00e0 un grillage s\u00e9curis\u00e9. Apr\u00e8s le grillage, il y a une route qui m\u00e8ne au village.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La promenade et le piquenique, c\u2019est bien, mais Martin, Lucas, Blanche et moi, on s\u2019ennuie. D\u2019abord parce qu\u2019on ne sait pas nager et qu\u2019on ne peut pas s\u2019approcher trop pr\u00e8s du bord et, ensuite, parce que l\u2019on connait la rivi\u00e8re par c\u0153ur \u00e0 cause de nos escapades nocturnes. Alors, on s\u2019assied dans l\u2019herbe, on regarde les autres nager, et on attend que les paniers s\u2019ouvrent pour manger des sandwichs et boire de la limonade. Marguerite regarde de temps en temps dans notre direction comme pour demander si tout va bien. Tout va bien.<\/p>\n\n\n\n<p><em>On a eu l\u2019id\u00e9e de franchir le mur de la cour gr\u00e2ce \u00e0 une lampe de poche d\u00e9nich\u00e9e par Martin, qui a le don de trouver des choses. On a pens\u00e9 que l\u2019on pouvait explorer le domaine la nuit sans surveillance. Moi, j\u2019ai observ\u00e9 que, derri\u00e8re le treillis qui fait grimper des branches et des fleurs, le mur de la cour s\u2019effritait ; <\/em><em>j\u2019ai commenc\u00e9 tout doucement \u00e0 creuser des petits points d\u2019appui tout en v\u00e9rifiant s\u2019ils avaient la bonne taille pour que chacun de nous puisse y caser ses pieds. Lucas est tr\u00e8s grand ce qui nous a permis de monter sur son dos et de continuer de faire des cavit\u00e9s jusque pratiquement le haut du mur. Blanche faisait le guet pour v\u00e9rifier si tout \u00e9tait en silence et si personne n\u2019allait tout \u00e0 coup nous surprendre. Apr\u00e8s quelques escapades, on n\u2019y a plus pens\u00e9. Au d\u00e9but, Blanche disait \u00ab&nbsp;On y va&nbsp;\u00bb et on y allait tous. On connaissait le chemin jusqu\u2019\u00e0 la rivi\u00e8re, \u00e0 cause des promenades du dimanche. La nuit, la rivi\u00e8re est diff\u00e9rente, plus tranquille et rassurante, on entend des bruits que l\u2019on entend pas durant la journ\u00e9e&nbsp;; des plocs et des sifflements dans les branches qui surplombent l\u2019eau. On se couche \u00e0 plat sur l\u2019herbe et on plonge nos bras dans l\u2019eau en faisant semblant de nager. On s\u2019assoit \u00e0 califourchon sur l\u2019une des branches et on s\u2019asperge les uns les autres. Blanche est tr\u00e8s bonne \u00e0 cela, on est tous les trois tremp\u00e9s quand elle y met tout son c\u0153ur. Lucas grimpe aux arbres et observe les nids improvis\u00e9s par les chouettes et les hiboux et nous en fait la description (quand on va se promener tous ensemble, on n\u2019a jamais le droit de monter aux arbres). Martin cherche des champignons, car il dit que la nuit c\u2019est le meilleur moment pour les voir \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Quand on rentre, on laisse tout ce que l\u2019on a ramass\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du mur (beaucoup plus irr\u00e9gulier et facile \u00e0 grimper), mais on se dit que cela nous appartient quand m\u00eame. Moi, je mets les plus beaux cailloux dans ma poche pour les d\u00e9poser dans la chambre de Marguerite. Au d\u00e9but, on prend soin de remettre de l\u2019ordre dans les branches cass\u00e9es et les fleurs pi\u00e9tin\u00e9es du treillis. Apr\u00e8s les premi\u00e8res escapades, on y pense de moins en moins.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Couch\u00e9s dans l\u2019herbe, pendant que les autres s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie, sauf quelques-uns qui, comme nous, ne font rien, Blanche insiste sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019elle a depuis quelque temps de franchir le grillage pour aller voir ce qui se passe au village. Elle me demande si j\u2019ai d\u00e9couvert un moyen de le faire. Je me tais, l\u2019air un peu contrit, car je l\u2019ai trouv\u00e9 ce moyen, mais je ne veux pas lui dire qu\u2019il est impraticable, du moins pour nous quatre. Je l\u2019avertis que le directeur est au courant de nos escapades. Tous les trois se rel\u00e8vent en sursaut. Ils veulent savoir si je les ai trahis et commencent \u00e0 me taper sur les bras. J\u2019essaie de les calmer pour ne pas attirer l\u2019attention des surveillantes, et leur dis que le directeur a trouv\u00e9 cela tout seul et qu\u2019on a d\u00fb laisser des traces. Blanche me tourne le dos et boude. Lucas et Martin veulent en savoir plus. Je leur dis tout, l\u2019arriv\u00e9e du nouveau directeur, les interdictions de passer le mur, tout, vraiment tout, sauf le cahier et les chevaux de jade. J\u2019ai le c\u0153ur qui bat de peur qu\u2019ils ne veulent pas me croire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s quelques escapades, la rivi\u00e8re ne nous suffisait plus. On voulait explorer d\u2019autres endroits, on s\u2019amusait \u00e0 se faire peur, on allait chaque fois plus loin et on a d\u00e9couvert le grillage. Lucas a pos\u00e9 sa main dessus et a re\u00e7u une d\u00e9charge \u00e9lectrique qui l\u2019a fait tomber en arri\u00e8re. On a tous d\u00e9tal\u00e9 comme des lapins, mais on est revenus et on a trouv\u00e9 l\u2019entr\u00e9e par o\u00f9 passent les voitures et les camionnettes des livreurs. Bien-s\u00fbr, on n\u2019a pas os\u00e9 y toucher ne serait-ce qu\u2019avec une branche d\u2019arbre comme l\u2019a sugg\u00e9r\u00e9 timidement Martin. On l\u2019a long\u00e9, pour mesurer le p\u00e9rim\u00e8tre du domaine. Il \u00e9tait vraiment tr\u00e8s vaste, mais pas une faille dans le grillage, aucun passage creus\u00e9 par un quelconque animal qui aurait voulu lui aussi faire le mur mais par en-dessous. Rien. A partir de cette nuit-l\u00e0, le grillage est devenu le but principal de nos promenades nocturnes. Certaines nuits, on entendait au loin de la musique et on s\u2019asseyait dans l\u2019herbe pour l\u2019\u00e9couter. Martin, qui est au domaine depuis plus longtemps que nous, dit que la musique doit venir du village quand il y a la f\u00eate. Lucas et Blanche essaient quelques pas de danse et on reste l\u00e0 \u00e0 les regarder si longtemps qu\u2019une nuit notre torche \u00e9lectrique est rest\u00e9e sans batterie et nous compl\u00e8tement dans le noir, Martin ayant oubli\u00e9 celle de rechange. J\u2019ai eu un mal fou pour retrouver le chemin de retour, nos pas semblaient constamment revenir en arri\u00e8re et les nuages dans le ciel cachaient durant longtemps la clart\u00e9 de la lune. Nos pieds s\u2019emm\u00ealaient dans les ronces, tr\u00e9buchaient sur des pierres, Martin a eu une crise de nerfs et s\u2019est mis \u00e0 crier de toutes ses forces&nbsp;; on a eu un mal fou \u00e0 le faire taire. On s\u2019est tous jur\u00e9 \u00e0 ce moment-l\u00e0 de ne plus revenir, puis, tout d\u2019un coup, on a retrouv\u00e9 le mur de la cour-jardin, on a eu juste \u00e0 le longer pour arriver \u00e0 l\u2019endroit d\u2019escalade habituel. Aussit\u00f4t \u00e0 l\u2019abri et sains et saufs, chacun est parti dans ses chambres respectives sans dire un mot. Le lendemain, Martin \u00e9tait malade et on a d\u00fb lui renforcer sa dose de m\u00e9dicaments. On ne l\u2019a pas revu pendant trois jours. Quand il est revenu nous rejoindre au r\u00e9fectoire, il \u00e9tait p\u00e2le et avait les yeux immobiles. Il n\u2019arr\u00eatait pas de dire que c\u2019\u00e9tait sa faute. Nous, on avait les genoux gonfl\u00e9s, les jambes \u00e9gratign\u00e9es, mais on s\u2019est bien gard\u00e9s de parler quand on nous en a demand\u00e9 la cause.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9jeuner, les familles viennent rejoindre certains d\u2019entre nous. C\u2019est le moment le plus calme de la journ\u00e9e. Le grand groupe se disperse en compagnie des visiteurs&nbsp;; ceux qui n\u2019ont personne qui vienne les voir restent au bord de la rivi\u00e8re, regardant l\u2019autre rive, d\u2019autres profitent de ce moment de moindre vigilance pour s\u2019\u00e9loigner et aller fumer une cigarette derri\u00e8re un arbre. Marguerite et Daniel saluent tous les nouveaux arrivants d\u2019un petit mot amical. Quand mes parents arrivent, je me pr\u00e9cipite vers eux et nous nous embrassons. Nous allons vite nous promener loin des tous les regards. Ils commencent par me dire qu\u2019ils sont au courant pour le nouveau directeur, qu\u2019il va falloir \u00eatre tr\u00e8s attentif et aussi tr\u00e8s prudent car dans quelques semaines le juge va me rappeler. Cette nouvelle est suffisante pour que ma t\u00eate commence \u00e0 s\u2019agiter dans tous les sens. Me rappeler pourquoi&nbsp;? Qu\u2019est ce que j\u2019ai fait&nbsp;? Est-ce que les sorties nocturnes seraient-elles d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9es aux oreilles du juge&nbsp;? Que va-t-il me dire cette fois-ci&nbsp;? S\u2019il me dit \u00e0 nouveau que je suis irresponsable, je serai bien oblig\u00e9 de lui donner raison. Je dois \u00eatre tr\u00e8s agit\u00e9, car mes parents font de leur mieux pour me raisonner. Ils n\u2019ont pas dit tout ce qu\u2019ils avaient \u00e0 m\u2019apprendre. Le juge va uniquement r\u00e9\u00e9valuer mon cas et rendre peut-\u00eatre ma peine plus l\u00e9g\u00e8re. Au pire, tout restera pareil \u00e0 maintenant, au mieux, je pourrai peut-\u00eatre sortir du domaine plus t\u00f4t ou commencer une activit\u00e9 qui me sera b\u00e9n\u00e9fique. Je n\u2019y comprends pas grand-chose&nbsp;; comme d\u2019habitude j\u2019ai besoin de temps pour r\u00e9fl\u00e9chir. Mes parents semblent pourtant si sereins que je me sens un peu mieux, m\u00eame si mon appr\u00e9hension vis-\u00e0-vis de ce nouveau directeur grandit car il semble qu\u2019avec cette arriv\u00e9e beaucoup de choses vont changer. Et voil\u00e0 que mes parents m\u2019apprennent que, pour l\u2019argent, il n\u2019en est plus question. Je ne r\u00e9agis m\u00eame plus. Je ressens une naus\u00e9e famili\u00e8re au fond de mon estomac. Cela faisait longtemps que je ne l\u2019avais pas. J\u2019essaie de la chasser au plus vite, comme me l\u2019a appris Daniel, en changeant rapidement de sujet. Je demande des nouvelles de mon fr\u00e8re, ce qui semble plaire \u00e0 mes parents, vu qu\u2019habituellement j\u2019oublie compl\u00e8tement de le faire. Il parait qu\u2019il va bien et qu\u2019il est tr\u00e8s bon et qu\u2019il va entrer en m\u00e9decine. Ma m\u00e8re m\u2019offre deux grosses barres de chocolat que je partagerai tout \u00e0 l\u2019heure avec Martin, Blanche et Lucas dans l\u2019espoir qu\u2019ils me pardonneront les mauvaises nouvelles que je leur ai annonc\u00e9es. Je dis au revoir \u00e0 mes parents qui s\u2019\u00e9loignent en direction de la route jonch\u00e9e d\u2019aiguilles de pin qui m\u00e8ne au grillage et \u00e0 la sortie. Une envie folle me prend de leur demander de m\u2019emmener avec eux, juste une fois, juste un petit peu.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La derni\u00e8re fois qu\u00b4on a fait le mur pour aller de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 c\u2019\u00e9tait peu avant que le directeur ne me convoque dans son bureau. Martin voulait se racheter du coup de la lampe de poche et nous en a pr\u00e9sent\u00e9 une toute neuve, trouv\u00e9e on ne sait o\u00f9. Blanche voulait aller jusqu\u2019au grillage, mais on a refus\u00e9. On est all\u00e9 dans la clairi\u00e8re o\u00f9 il y avait des fraises des bois bien m\u00fbres. Sur l\u2019un des arbres, on avait d\u00e9j\u00e0 rep\u00e9r\u00e9 une esp\u00e8ce de cabane ou de niche de chien \u00e0 moiti\u00e9 d\u00e9truite que Lucas voulait explorer depuis longtemps. On lui a dit que l\u2019arbre \u00e9tait tr\u00e8s haut et \u00e0 moiti\u00e9 pourri, mais il y est all\u00e9 quand m\u00eame. Arriv\u00e9 pr\u00e8s de la cabane, il nous en a fait la description. En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y avait pas grand-chose \u00e0 raconter&nbsp;; le plancher \u00e9tait plein de trous et du toit, il n\u2019en restait que quelques fils de fer attach\u00e9s tant bien que mal les uns aux autres, mais Lucas nous a rapport\u00e9 qu\u2019il y avait aussi des vestiges humains. Quoi&nbsp;? Lui a-t-on demand\u00e9. &nbsp;Des bouteilles vides, cal\u00e9es entre deux planches, formant comme une \u00e9tag\u00e8re. Cela nous a tous intrigu\u00e9s. Tout d\u2019un coup, Lucas nous a lanc\u00e9 la lampe de poche et est redescendu \u00e0 toute vitesse. Dans un coin de la cabane, il y avait un nid d\u2019araign\u00e9es qui ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9parpiller un peu partout. On a tous les quatre commenc\u00e9 \u00e0 conjecturer tout en mangeant des fraises. D\u2019autres que nous et avant nous avaient d\u00e9j\u00e0 fait la m\u00eame chose, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils \u00e9taient sortis de l\u2019enceinte de la cour pour aller explorer d\u2019autres horizons. La seule diff\u00e9rence c\u2019\u00e9tait la cabane. Il ne nous serait jamais pass\u00e9 par la t\u00eate oser si fort, aller aussi loin.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On nous annonce le matin que l\u2019on va faire un piquenique au bord de la rivi\u00e8re. 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