{"id":128227,"date":"2023-07-04T21:15:18","date_gmt":"2023-07-04T19:15:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=128227"},"modified":"2023-07-05T06:52:44","modified_gmt":"2023-07-05T04:52:44","slug":"ete2023-03-leau-familiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-03-leau-familiere\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #04 | entrelacs"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-blue-color has-medium-gray-background-color has-text-color has-background\">NDLR : En bleu les textes anciens.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>&nbsp;<em>Il y a en Thrace deux montagnes et des rivi\u00e8res : l\u2019une d\u2019elles s\u2019appelle le Danube, qui se divise en six bras, formant un lac et une \u00eele du nom de Pyuki (Pevka, [Peuce]). Sur cette \u00eele vit Aspar-Khruk [Asparukh], le fils de Kubraat, qui a fui devant les Khazars et quitt\u00e9 les collines bulgares, se lan\u00e7ant vers l\u2019ouest \u00e0 la suite des Avars. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il s\u2019est fix\u00e9.<\/em>&nbsp;<\/p>\n<cite>Anania Shirakatsi (612-685), g\u00e9ographe arm\u00e9nien du VII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est familier. Voil\u00e0 ce qu\u2019il s\u2019est dit.&nbsp;Ou plut\u00f4t voil\u00e0 ce que je dis. Lui&nbsp;parle si peu, si rarement, parler n\u2019est pas sa langue maternelle.&nbsp;Ici, pourtant, il doit le sentir si profond\u00e9ment qu\u2019une voix l\u00e8che l\u2019int\u00e9rieur de son oreille. <em>Te revoil\u00e0.<\/em> Le go\u00fbt du retour, il l\u2019a eu si souvent sur les l\u00e8vres, dans les poils de ses narines,&nbsp;rien \u00e0 voir avec l\u2019humidit\u00e9 du porche de l\u2019entr\u00e9e de derri\u00e8re le S\u00e9rail, o\u00f9 des caisses livr\u00e9es et empil\u00e9es l\u00e0, toujours une bouteille d\u2019alcool fort avait coul\u00e9, comme pour baptiser encore et encore le sol en terre battue ou honorer les morts en s\u2019infiltrant au plus profond de la terre. Sous la terre, il y a toujours une rivi\u00e8re. Rien \u00e0 voir avec le parfum capiteux du Salon sans tain, avec la fum\u00e9e du cigare du Pacha, dont il se nourrit comme un dieu mineur profitant ind\u00fbment du sacrifice d\u2019un autre quand il r\u00eave qu\u2019il est de retour au S\u00e9rail, avec les herbes de la Soigneuse qui poussent et s\u00e8chent dans la p\u00e9nombre de la vraie chambre de Selim, rien \u00e0 voir avec la cire d\u2019abeille du comptoir du vestiaire, avec l\u2019air de la ville qui temp\u00eate sur le toit. Le go\u00fbt du retour \u00e0 Vienne il le reconna\u00eetra sans m\u00eame savoir le d\u00e9crire. Aussi s\u00fbrement que peut le faire celui pour qui les mots se sont absent\u00e9s. Depuis combien d\u2019ann\u00e9es voyage-t-il ? Il a oubli\u00e9 tous les mots, mais le go\u00fbt demeure et c\u2019est un go\u00fbt familier qui lui prend la gorge au bord du lac. Et une grande envie de dormir, avec cette berceuse sans paroles dans l\u2019oreille. Ce retour-l\u00e0 a le go\u00fbt de l\u2019eau. Pas besoin de boire pour le savoir. La rivi\u00e8re le conna\u00eet. Elle avait essay\u00e9 de lui parler quand il est pass\u00e9 par l\u00e0\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-blue-color has-text-color\"><em>Tu sais, ils disent&nbsp;: \u00ab\u2009Pendant que les sages cherchent le pont, les fous passent la rivi\u00e8re\u2009\u00bb. Des fous, fa\u00e7on de parler&nbsp;: il n\u2019y a plus que des d\u00e9chets pour venir se coller aux d\u00e9chets, sur les bords, dans le milieu du lit, une vision inspirante sans doute pour se finir, du plastique sous toutes ses formes \u00e0 tous les stades de d\u00e9composition lente \u2014 s\u00fbr qu\u2019il tra\u00eenera l\u00e0 plus longtemps que les morts-vivants \u00e0 seringues, dans leur cimeti\u00e8re de seringues, comme les animaux trop d\u00e9biles pour aller d\u00e9f\u00e9quer hors de leur couche. Dans le lot, certains jouaient par ici, gosses, ils doivent chercher un pont vers l\u2019heure dor\u00e9e o\u00f9, \u00e0 part une bouteille de bi\u00e8re et un vieux pneu finalement fort utile, elle avait l\u2019air de quelque chose, la petite Kara\u0161ica, maigrichonne en \u00e9t\u00e9, coupante comme la glace en hiver et plantureuse le reste du temps, trimballant tout le d\u00e9gel au printemps et du bois flott\u00e9 en automne. Ils sont si jeunes, ils sont de plus en plus jeunes, ils se souviennent avec ravissement du temps o\u00f9 capotes et chewing-gums minaient le terrain des affreux jojos, des fumeurs d\u2019herbes dans l\u2019herbe et des amoureux furtifs. L\u2019amour c\u2019est toujours un bien grand mot qu\u2019ils font rimer avec ruisseau, il y a l\u00e0 un paradoxe, mais ces r\u00e9sidus valaient mieux que les mines, les vraies, dont ils ont garni les deux rives, me rendant apparemment au pur bucolisme et aux animaux l\u00e9gers et malins qui savent \u00e9viter ce qui pue l\u2019humain comme ce qui pue la mort. \u00c9quation simple. Le secret des mines enterr\u00e9es a vite \u00e9t\u00e9 \u00e9vent\u00e9 par un sanglier balourd, dont il reste une bonne moiti\u00e9 de dentition parmi les pierres du fond. Avant tout \u00e7a, mais c\u2019est si loin, il y avait des draps, des femmes, des chansons \u00e9clabouss\u00e9es \u00e0 grands coups de battoir et du savon qui ne troublait qu\u2019\u00e0 peine la transparence. Tout coule, je n\u2019ai pas de m\u00e9moire et m\u2019est avis que c\u2019est mieux ainsi. Ils disent&nbsp;: \u00ab\u2009On ne peut pas attraper tout ce qui flotte sur la rivi\u00e8re\u2009\u00bb. Les capotes se font rares, les amoureux aussi. Ces temps-ci qui ont d\u00e9j\u00e0 trop dur\u00e9, ils \u00e9changent des services et apr\u00e8s les femmes pr\u00e9f\u00e8rent encore se rincer la honte et le d\u00e9go\u00fbt de la bouche ou de l\u2019entrejambe dans l\u2019eau pollu\u00e9e apr\u00e8s avoir \u00e9cart\u00e9 les cannettes et la mousse jaun\u00e2tre des bords. Ce qu\u2019on leur donne \u00ab\u2009en \u00e9change\u2009\u00bb est donc pire que ce que la canalisation de l\u2019usine de p\u00e9trochimie me d\u00e9gueule dessus en amont. Il y en a une qui marche jusqu\u2019au milieu du lit, elle garde ses chaussures \u2014 pas folle la gu\u00eape \u2014 et puis elle s\u2019accroupit dans le cours et elle hurle. Elle attend toujours qu\u2019ils soient partis, ce n\u2019est jamais bien long. Celle-l\u00e0, oui, celle-l\u00e0 a peut-\u00eatre une chance. Parce qu\u2019ils disent aussi&nbsp;: \u00ab\u2009Assieds-toi au bord de la rivi\u00e8re et attends de voir passer le corps de ton ennemi\u2009\u00bb, mais le genre de corps qui passe, personne n\u2019est l\u00e0 \u00e0 les attendre. On dirait bien que les sages ont trouv\u00e9 le pont et qu\u2019ils en balancent ceux ou celles qui n\u2019ont plus de service \u00e0 \u00e9changer. Cette fille en morceaux, l\u2019hiver dernier, que ces abrutis de Semiovic\u2019 pr\u00e9tendent avoir liquid\u00e9e \u2014 \u00e7a, ils l\u2019avaient viol\u00e9e tous en ch\u0153ur et pas qu\u2019une fois, mais d\u00e9membr\u00e9e\u2026 \u2014, eh bien il en manque toujours un bout. Alors m\u00e9fie-toi, oui m\u00e9fie-toi de ce qu\u2019on pourrait mettre sur ton grand dos. Tu as oubli\u00e9 comment on d\u00e9borde. Qui t\u2019a brid\u00e9 ainsi et pour quel profit ? Tu ne sais plus comment tout emporter sur ton passage. On dirait que tu as peur \u00e0 pr\u00e9sent, que tu es n\u2019est plus que retenue. Oh, tu t\u2019es bien perdu, pour te croire si petit, mais tant pis, s\u2019il en est ainsi pour l\u2019instant : Va-t\u2019en\u2009! Cours\u2009! Fais le d\u00e9tour\u2009! Je sens que tu m\u2019entends. Cours comme je coule au sortir de l\u2019hiver.<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Depuis combien d\u2019ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 voyage-t-il ? Comment sait-il pour Aspar-Khruk ? Il se souvient du galop des chevaux dans la rive mouill\u00e9e. Il a dormi ici, loin du bord, \u00e0 la lisi\u00e8re du bois, loin des voix qui chuchotaient, mais en dormant il les entendait tout de m\u00eame. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-blue-color has-text-color\"><em>J\u2019esp\u00e8re que ma voix porte dans son r\u00eave. J\u2019essaie de lui rappeler l\u2019amiti\u00e9 ancienne, entre nous. Une nuit du solstice d\u2019\u00e9t\u00e9 o\u00f9 Rados-le-Bleu dormait dans sa barque, ici m\u00eame, au milieu du lac de Skhodar, sa ceinture trempait dans l\u2019eau\u2026 sans le vouloir, il a p\u00each\u00e9 la lune. Oui, la lune. Elle s\u2019est laiss\u00e9 prendre par la beaut\u00e9 du soleil qui \u00e9tait brod\u00e9 sur sa ceinture. La lune \u00e9tait toute confuse&nbsp;: le bleu du lac, le bleu du nom de Rados et le soleil en pleine nuit qui brillait dans l\u2019eau. Et en moins de temps qu\u2019une \u00e9toile filante, elle \u00e9tait \u00e9prise. Mais Rados-le-Bleu, l\u2019aimait comme elle \u00e9tait, libre et changeante dans le ciel du Pont\u00e9v\u00e9dro, au-dessus du lac de Shkodar. Alors il l\u2019a laiss\u00e9e aller, mais depuis, chaque ceinture pont\u00e9v\u00e9drine r\u00e9alise une portion de la route c\u00e9leste qui les s\u00e9pare. Et toi aussi demain matin, tu partiras, sans rien qui te retienne, pourquoi dors-tu si loin de ma rive ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il est reparti et plut\u00f4t deux fois qu\u2019une, puisqu\u2019il revient encore et encore \u00e0 ces bords. Le temps, il ne sait pas le compter comme font les hommes, mais il voit les changements. Le corbeau du parc a disparu et un autre l\u2019a remplac\u00e9 qui n\u2019indique plus la bonne route du March\u00e9 des Vacillantes, un oiseau trompeur, mais qu\u2019\u00e0 cela ne tienne : <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-blue-color has-text-color\">apr\u00e8s avoir longtemps tergivers\u00e9, il s\u2019est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 aller au bout de sa parole. Le March\u00e9 des Vacillantes, il l\u2019a vu, entendu et senti, mais il ne peut jurer y avoir mis les pieds : les histoires de Selim sont taill\u00e9es dans l\u2019\u00e9toffe du songe et au r\u00e9veil\u2026 comment savoir si les morts sont morts,&nbsp;si on a oubli\u00e9 l\u2019heure, s\u2019il existe bel et bien un March\u00e9 des Vacillantes ? Tout ne se v\u00e9rifie pas. Tant qu\u2019on n\u2019a pas vu le corps allong\u00e9 entre les bougies de la veill\u00e9e et les vieilles psalmodiantes, tant qu\u2019on ne distingue pas clairement l\u2019aube du cr\u00e9puscule, tant qu\u2019on ne mange pas le mouton aux \u00e9pices dans ces petits chaussons de p\u00e2te, en d\u00e9ambulant d\u2019un stand \u00e0 l\u2019autre pour juger sur pied, on ne peut mettre la main au feu. Et parfois, le corps est perdu \u00e0 jamais, les yeux cessent de voir clair m\u00eame en plein midi, on arrive le jour d\u2019apr\u00e8s, et sur le sol les traces laiss\u00e9es des chapiteaux, des castelets, des chevaux, les d\u00e9tritus dans la poussi\u00e8re racontent l\u2019histoire qu\u2019on leur fait dire. Voil\u00e0 le genre d\u2019excuse qu\u2019il s\u2019est servi longtemps, \u00e0 lui-m\u00eame, car au fond, qui d\u2019autre a-t-il jamais tromp\u00e9 que ses semblables : les go\u00fbteurs d\u2019histoires ? Et tout \u00e0 coup, il sait qu\u2019il ne reviendra pas. On a dit qu\u2019il avait perdu son chemin. N\u2019est-ce pas le destin de quiconque pr\u00e9tend aller au bout de sa parole et revenir ? Il s\u2019en aper\u00e7oit trop tard, peut-il en \u00eatre autrement ? La fronti\u00e8re n\u2019\u00e9tait qu\u2019une chaise pos\u00e9e sur la route herbeuse. On la d\u00e9pla\u00e7ait quand venait une automobile, ou une charrette. Et maintenant, c\u2019est un temple aust\u00e8re et s\u00e9v\u00e8rement gard\u00e9. Entretemps, il a dormi vingt ann\u00e9es pr\u00e8s d\u2019un lac. Il avait trouv\u00e9 asile pour la nuit dans un monast\u00e8re. En entendant la confession des autres depuis l\u2019\u00e9table o\u00f9 on l\u2019avait rang\u00e9, lui et son tapis de pri\u00e8re, il a \u00e9t\u00e9 pris d\u2019un vertige et la route de Vienne s\u2019est effac\u00e9e de sa m\u00e9moire. Sacha-mon-d\u00e9lice, interdit d\u2019orchestre apr\u00e8s la fin de la guerre,&nbsp;\u00e9tait la coqueluche de l\u2019h\u00f4tel Bulgaria. Il jouait encore magnifiquement, mais surtout disait des blagues. Elles l\u2019ont conduit tout droit au camp de Lovetch, o\u00f9 on l\u2019a battu \u00e0 mort. Chacun pleure en se demandant ce qu\u2019il a bien pu jouer \u00e0 la fin\u2009? Pour celui qui l\u2019a entendu une derni\u00e8re fois, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du mur, c\u2019\u00e9tait le signal du non-retour. Ou bien encore, la mer de Sofia l\u2019a pris corps et \u00e2me : sept ann\u00e9es de travaux collectifs sur la base du volontariat. Rien qu\u2019un grand trou sec finalement : d\u2019anciennes canalisations romaines emportent l\u2019eau qu\u2019on y conduit, sans qu\u2019on sache pour o\u00f9. Reste un panneau : ICI FUTUR PORT DE PARLOVO au terminus du tram. Or, il ne sait pas fendre les eaux et elles se tiennent d\u00e9sormais entre lui et le S\u00e9rail. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Quelle importance \u00e0 pr\u00e9sent ? Quelle importance quand il s&rsquo;approche sans peur de la rive du lac et qu\u2019il entend des mots tr\u00e8s anciens f\u00eater son retour ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NDLR : En bleu les textes anciens. &nbsp;Il y a en Thrace deux montagnes et des rivi\u00e8res : l\u2019une d\u2019elles s\u2019appelle le Danube, qui se divise en six bras, formant un lac et une \u00eele du nom de Pyuki (Pevka, [Peuce]). 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