{"id":12936,"date":"2019-09-09T17:06:28","date_gmt":"2019-09-09T15:06:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=12936"},"modified":"2019-09-09T17:06:30","modified_gmt":"2019-09-09T15:06:30","slug":"il-ertenef-elle-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/il-ertenef-elle-6\/","title":{"rendered":"Il  ertenef elle #6"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"710\" height=\"710\" src=\"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/6a011168cfe7b3970c01bb07c3ebf9970d.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12937\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/6a011168cfe7b3970c01bb07c3ebf9970d.jpg 710w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/6a011168cfe7b3970c01bb07c3ebf9970d-200x200.jpg 200w, 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s\u2019\u00e9loigne de l\u2019oeil du cyclone de la mort au travail en direct de l\u2019ami de l\u2019aim\u00e9 du bien-aim\u00e9 en direct de son corps jaune et sec comme un citron gard\u00e9 pr\u00e9cieusement en souvenir d\u2019un Bel \u00c9t\u00e9 d\u2019Italie jaune sec doux et odorant cependant du parfum ancien de l\u2019odeur de saintet\u00e9 qui l\u2019emporte sur la chimie la chimio les produits m\u00e9nagers ou la d\u00e9liquescence redout\u00e9e avec horreur mais toujours avec tact avec talc pour \u00e9viter aux verticaux qui demeureront avant qu\u2019il soit long seuls comme des rats des villes ou des champs comme si la connaissance de l\u2019homme qui meurt avec une vue pouvait se mesurer en kilom\u00e8tres pour les provinciaux de longues dates et les parisiens plus r\u00e9cents sang neuf qui l\u2019irriguera bien apr\u00e8s sa mort sang puissant de la ville qui \u00e9loigne les mauvais souvenirs qui l\u2019assaillent et lui mordent le cul comme un troll \u00e0 Gynt quand la morphine d\u00e9\u00e7oit devant la douleur la ville elle tient sa promesse de r\u00e9pulsif &nbsp;\u00e0 vieilleries m\u00e9diocres maladie honteuse de la honte secret de Pulcinella trop longtemps non-dits non-tus et jamais tu\u00e9s dans le tiroir \u00e0 secrets o\u00f9 un coquillage ramass\u00e9 dans un avril \u00e0 Pomp\u00e9i renfermait tous les chemins non \u00e7a s\u2019exag\u00e8re en \u00e9l\u00e9gie : \u00e0 peine quelques chemins d\u00e9j\u00e0 tant le terrain avait \u00e9t\u00e9 min\u00e9 \u00e0 la base ce qui n\u2019emp\u00eachait pas les roses de pousser le latin de latiner la musique de chanter mais pesait bien lourd dans le sac il l&rsquo;a pos\u00e9 voil\u00e0 quelques jours quand la bagarre a cess\u00e9 elle assise dans l&#8217;embrasure voudrait des hirondelles qui passent et repassent sous l\u2019\u00e9gide b\u00e9nigne de Saint Antoine l\u2019\u00e9gyptien au lieu de comm\u00e9morations enfl\u00e9es militaires et politiciennes elle une des rates des champs toujours trop t\u00f4t ou trop tard se d\u00e9filant de leur d\u00e9fil\u00e9s en prenant les fen\u00eatres en enfilades &nbsp;la grande vitre du caf\u00e9 SINPAS SEL contre laquelle court un long radiateur en fonte effa\u00e7ant le tableau de la Capitale pour \u00e9crire en minuscules bien soign\u00e9es une lettre d\u2019amour si bien d\u00e9guis\u00e9e qu\u2019il n\u2019y avait vu que du feu &nbsp;ou plut\u00f4t le contraire une carte postale &nbsp;panoramique de tout l\u2019hiver qui tombait dans la rue d\u00e9serte et dont elle comptait l\u2019infinit\u00e9 assise sur le coffrage en bois aubergine qui domestiquait la b\u00eate en fonte en chaleur de chat glougloutant l\u2019autre le ronronnant lui partageant cette place de choix sous le voilage du grand rideau blanc ajour\u00e9 de milliers de petits carr\u00e9s o\u00f9 chaque flocon trouvait son cadre sa fen\u00eatre pour souffler le peu qu\u2019il avait \u00e0 dire : la vie est br\u00e8ve vous me faites fondre nous sommes l\u00e9gions blanc sur blanc les vacances de No\u00ebl ne passeront pas l\u2019hiver et la g\u00eane conjugu\u00e9e de l\u2019exp\u00e9ditrice et du r\u00e9ceptionner du br\u00fblot p\u00e2lichon de maladresses ne fera pas une love story ni un teen spirit mais une fois bue une solide amiti\u00e9 en bois de chauffe sans diminuer jusqu\u2019au jour o\u00f9 \u00e7a sentira le sapin sans for\u00eat le sapin singulier qu\u2019elle choisira \u00e9paul\u00e9e \u00e9paulant d\u2019autres petit rats d\u2019op\u00e9ra m\u00e9dus\u00e9s assomm\u00e9s par la canicule hagards promeneurs et promeneuses d\u2019un triste chien et aussi perdus que lui en d\u00e9pit du collier qui dit qu\u2019ils ne vivent pas l\u00e0 qu\u2019ils ont loin de chez eux dans cette vue imprenable minable dernier verre du condamn\u00e9 clich\u00e9 \u00e0 l\u2019ironie acide Paris est une f\u00eate il n\u2019a pas touch\u00e9 \u00e0 sa compote ? Que peut-on dire on ne sait pas quoi dire on \u00e9change des vues une fen\u00eatre sur le ch\u00e2teau&nbsp;dans la chambre d\u2019un mourant homme \u00e2g\u00e9 tr\u00e8s \u00e2g\u00e9 on aurait dit \u00e7a autrefois et &nbsp;qui sait qu\u2019il sait en sapiens sapiens qu\u2019il ne passera pas l\u2019\u00e9t\u00e9 cet \u00e9t\u00e9 ce qui passe c\u2019est le temps \u00e0 la vitesse des paroles qui compte-gouttent en perfusion g\u00e9n\u00e9rale pour le fils visiteur de l\u2019homme alit\u00e9 pour de bon celui qui voudrait dire mais manque d\u2019air de temps de vie le gisant comment faire autrement quand \u00e7a ne veut plus marcher s\u2019il suffisait d\u2019avoir une vue de ch\u00e2teau \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Rochefoucauld pour faire des Maximes&nbsp;<em>Contentons-nous pour faire bonne mine de ne nous pas dire \u00e0 nous-m\u00eames tout ce que nous en pensons, et esp\u00e9rons plus de notre temp\u00e9rament que de ces faibles raisonnements qui nous font croire que nous pouvons approcher de la mort avec indiff\u00e9rence fen\u00eatre<\/em>&nbsp;verre de loupe impair et manque sur les mauvaises augures oubli cruel de s\u2019entendre demander chaleureusement des nouvelles d\u2019un fant\u00f4me tra\u00e7ant dans la poussi\u00e8re&nbsp;invisible du couloir un seuil infranchissable et tout proche &nbsp;l&rsquo;ouverture de petites fen\u00eatres de ciels, d\u2019eau et de montagnes &nbsp;sur le t\u00e9l\u00e9phone du veilleur de jour comme de nuit du d\u00e9part &nbsp;rapporte comme la mar\u00e9e le souvenir d\u2019un enregistrement de la voix du vieux monsieur r\u00e9alis\u00e9 par un troisi\u00e8me du m\u00eame nom le fils du fils &nbsp;et inscrit leur patience \u00e0 tous dans la lign\u00e9e des hommes&nbsp;<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>vue imprenable sur tout Paris en plan dans la chambre d\u2019un mourant homme encore jeune qui sait qu\u2019il sait en sapiens sapiens qu\u2019il ne passera pas l\u2019\u00e9t\u00e9 cet \u00e9t\u00e9 ce qui passe c\u2019est le temps \u00e0 la vitesse supersonique des avions de chasse qui passent et repassent \u00e0 l\u2019entra\u00eenement des festivit\u00e9s du 14 Juillet &nbsp;Patrouille de France mais trouille personnelle <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/il-ertenef-elle-6\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Il  ertenef elle #6<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":12937,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[803],"tags":[],"class_list":["post-12936","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ete-2019-06-il-elle-fenetre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12936","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12936"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12936\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12937"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12936"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12936"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12936"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}