{"id":129446,"date":"2023-07-10T16:50:18","date_gmt":"2023-07-10T14:50:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=129446"},"modified":"2023-07-11T14:57:16","modified_gmt":"2023-07-11T12:57:16","slug":"4-suez-et-son-detroit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/4-suez-et-son-detroit\/","title":{"rendered":"#4 Suez et son d\u00e9troit"},"content":{"rendered":"\n<p>Le steamer s\u2019achemine lentement vers l\u2019embouchure du Canal de Suez qui nous permettra d\u2019atteindre plus rapidement la Mer Rouge. Nombre de navires et transporteurs ont transit\u00e9 par ce chenal. On observe attentifs sur le pont l\u2019avanc\u00e9e du bateau sans encombre, les berges sembles nues et peu hospitali\u00e8res, avec leur apparence sablonneuse. Des pontons de bois jalonnent les quais et les dangers sont nombreux, signal\u00e9s pour quiconque s\u2019aventure sur ce chemin nouvellement creus\u00e9 par les hommes pour faciliter le commerce et les \u00e9changes internationaux. Des militaires conversent, immobiles sur le pont. J\u2019en reconnais certains dont la silhouette m\u2019est famili\u00e8re. Albert Duchemin a aujourd\u2019hui 63 ans, ce haut dignitaire plein d\u2019exp\u00e9rience a d\u00e9j\u00e0 fait ses preuves. Il est en train d\u2019\u00e9changer avec de Granprey, l\u2019un des lieutenants-colonels r\u00e9quisitionn\u00e9 pour l&rsquo;exp\u00e9dition. Celui-ci \u00e9met un avis qui d\u00e9note un certain enthousiasme \u2013\u00ab&nbsp;J\u2019\u00e9tais sceptique \u00e0 l\u2019origine de cette initiative mais le percement de l&rsquo;isthme de Suez me semble d\u00e9sormais une bonne chose pour la navigation maritime et les \u00e9changes marchands ; il met en place un gain de temps ce qui n\u2019est pas n\u00e9gligeable pour le commerce et l\u2019industrie&nbsp;\u00bb. Albert Duchemin para\u00eet r\u00e9pondre au m\u00eame engouement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon cher ami vous voil\u00e0 partager l\u2019avis d\u2019un capitaine d\u2019industrie &#8230;&nbsp;\u00bb. Je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019entendre leurs remarques et la conversation semble s\u2019animer davantage lorsque l\u2019un des militaires dont j\u2019aper\u00e7ois le profil anguleux se hasarde : \u00ab&nbsp;Avez-vous vu le tableau de l\u2019inauguration du canal avec l\u2019Imp\u00e9ratrice Eug\u00e9nie \u00e0 bord de l\u2019Aigle, une vraie splendeur&#8230;&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Des sourires entendus surgissent, les signes de connivence se renforcent et s\u2019accompagnent de confidences&nbsp;: \u00ab&nbsp;Figurez-vous mon ami que j\u2019\u00e9tais \u00e0 bord de ce navire&nbsp;\u00bbs\u2019exclame Duchemin soudain anim\u00e9 d\u2019une forme d\u2019\u00e9motion qui sied mal au haut dignitaire qu&rsquo;il est devenu, habitu\u00e9 \u00e0 la plus stricte des retenues.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je viens tout juste de sortir de Saint Cyr et je m\u2019accommode de cette premi\u00e8re mission qui m&rsquo;est confi\u00e9. \u00c9douard Riou nous accompagne et peint sur le motif une s\u00e9rie d\u2019aquarelles destin\u00e9es \u00e0 faire un album souvenir \u00e0 la demande expresse de Ferdinand de Lesseps, fondateur de la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez et l\u2019heureux initiateur de ce projet pharaonique. Voici Port Sa\u00efd la ville nouvellement construite, d\u00e9j\u00e0 l\u2019une des plus prosp\u00e8re du littoral, apr\u00e8s les lagunes de Menzaleh. Sur le papier, je vois les couleurs fuser avec d\u00e9licatesse, le peintre restitue \u00e0 l\u2019aide de quelques traits la v\u00e9rit\u00e9 du paysage.&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne suis plus depuis longtemps la conversation entre Duchemin et de Granprey, trop absorb\u00e9 par les paysages qui d\u00e9filent \u00e0 perte de vue. La man\u0153uvre est d\u00e9licate dans le canal car de nombreux bans rocheux sont visibles et menacent les embarcations. Il est prudent de se tenir \u00e0 distance. Chaque rive scrut\u00e9e ressemble \u00e0 un d\u00e9sert parsem\u00e9 de quelques arbres dess\u00e9ch\u00e9s. Nous avan\u00e7ons plus lentement, les gars s\u2019amusent un instant sur le pont et saluent l\u2019\u00e9quipage d\u2019un bateau qui poursuit son chemin en sens contraire mais qui finit par accoster pour nous laisser la voie libre il faut dire que le chemin est des plus \u00e9troit. &nbsp;Le nez au vent, je regarde les alentours&nbsp;; la terre semble s\u00e8che et poussi\u00e9reuse. Serait-ce des bancs de sable qui \u00e9mergent sur les c\u00f4t\u00e9s du canal ? Leur aspect ressemble \u00e0 de la neige avec le miroitement du soleil qui nous aveugle. Il a fallu creuser ce passage&nbsp;; j\u2019imagine le labeur acharn\u00e9 des Egyptiens r\u00e9quisitionn\u00e9s sous le soleil de plomb et travaillant \u00e0 grands coups de pelles ou de pioches pour remuer la boue tandis que l\u2019odeur d\u2019hydrog\u00e8ne sulfur\u00e9e qui s\u2019en \u00e9chappait les incommodait. &nbsp;Un voilier passe et derri\u00e8re nous se profile un autre bateau \u00e0 vapeur. On pr\u00e9tend que ce canal est \u00ab&nbsp;libre et ouvert en temps de guerre comme en temps de paix&nbsp;\u00bb sans distinction de pavillon je ne sais pas si c\u2019est vrai. Le steamer a ralenti volontairement. La conversation ne tarit pas entre les militaires grad\u00e9s, visiblement soucieux de la man\u0153uvre en cours.<\/p>\n\n\n\n<p><em>-Vous voyez comme l\u2019Aigle avance avec la plus grande prudence dans ce qui peut s\u2019apparenter \u00e0 une v\u00e9ritable tranch\u00e9e creusant \u00e0 vif les collines -Cela ressemble assez \u00e0 cette \u00ab&nbsp;agrafe entre deux mers&nbsp;\u00bb d\u00e9crite Th\u00e9ophile Gautier<\/em> <em>-Jamais rien vu de pareil &#8230;on se croirait au Sahara, le d\u00e9sert doit ressembler \u00e0 \u00e7a j\u2019imagine &#8211; c\u2019est vraiment sec et aride pas de v\u00e9g\u00e9tation \u00e0 part ces buissons rabougris \u00e0 flanc de colline- La lenteur du navire nous permet de mieux appr\u00e9cier le paysage sous le soleil au firmament qui darde ses rayons, peut \u00eatre surgira -t-il un mirage quelque part- nous attendons l\u2019oasis mais elle tarde \u00e0 venir. Riou a fini d\u00e9j\u00e0 quelques esquisses que je d\u00e9couvre avec plaisir. Je vois le lac Menzaleth, vaste plaine liquide qu\u2019il a fallu ass\u00e9cher et creuser pour construire le canal. Je vois la terre ass\u00e9ch\u00e9e de ses rives o\u00f9 quelques b\u00e9douins surveillent des dromadaires au repos. C\u2019est l\u00e0 que Port Said&nbsp; surgit, ville cr\u00e9\u00e9e de toutes parts des mains de l\u2019homme.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; Tout en laissant les militaires poursuivre leur d\u00e9bat sur le pont, rivalisant de courbettes et de d\u00e9clarations obs\u00e9quieuses, j\u2019observe par-dessus bord les traces laiss\u00e9es par notre passage et les remous faits par l\u2019h\u00e9lice dans les fonds marins-on dirait que les bandes sablonneuses vont s\u2019\u00e9bouler ou que les quais vont dispara\u00eetre sous les flots alors je m\u2019interroge&nbsp;: existe-t-il un risque d\u2019enlisement, la terre semble si friable\u2026 mais depuis trente ans que ce canal existe j\u2019imagine qu\u2019il ne peut s\u2019\u00e9crouler comme un ch\u00e2teau de cartes<em>. <\/em>L\u2019itin\u00e9raire est fix\u00e9 d\u00e9sormais&nbsp;: nous suivons la ligne d\u2019extr\u00eame Orient emprunt\u00e9e par les messageries maritimes<em>. <\/em>Apr\u00e8s Marseille et Alger, l\u2019itin\u00e9raire passe par Port Sa\u00efd \u00e0 l\u2019embouchure du Canal,&nbsp;\u00e9tape primordiale avant les lacs Menzaleh, Kantara, le lac Timsah, Isma\u00eflia et les lacs amers qui pr\u00e9c\u00e8dent la plaine de Suez. Seul inconv\u00e9nient nulle place pour le tourisme, il ne s\u2019agit pas vraiment d\u2019un voyage d\u2019agr\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p><em>C\u2019est par le chenal que le b\u00e2timent arrive. Les vagues se brisent avec fracas sur les jet\u00e9es, l\u2019\u00e9cume blanchit les blocs de pierres.&nbsp;Le port de Port Sa\u00efd est tr\u00e8s vaste et comporte trois bassins distincts. Dans l\u2019un d\u2019eux, des chalands attendent des marchandises avant qu\u2019un remorqueur ne les reconduise \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du port. Nous nous dirigeons vers celui qui est destin\u00e9 \u00e0 accueillir les gros paquebots. Bien s\u00fbr tous les \u00e9gards dus \u00e0 l\u2019Imp\u00e9ratrice lui sont rendus dans la plus belle des all\u00e9gresses. Il est temps de d\u00e9barquer enfin au milieu de la foule qui applaudit \u00e0 tout rompre. Je choisis de m\u2019\u00e9clipser un temps. Je gagne le quai, impatient de d\u00e9ambuler dans ces quartiers construits r\u00e9cemment. La ville nouvelle a l\u2019allure d\u2019une cit\u00e9 europ\u00e9enne. Les provisions y sont abondantes et dans le brouhaha de la foule les \u00e9chos d\u2019un caf\u00e9-concert incongrus nous appellent. Riou brandit l\u2019esquisse prise sur le vif dans la rue fr\u00e9quent\u00e9e et je jette un coup d\u2019\u0153il admiratif au croquis du plus bel effet r\u00e9aliste. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; Nous sommes enfin arriv\u00e9s \u00e0 Port Sa\u00efd, cet endroit que l\u2019on pr\u00e9sente comme construit sur ce qui \u00e9tait autrefois une plage d\u00e9limitant l\u2019Europe de l\u2019Asie mais tout cela ne m\u2019a gu\u00e8re impressionn\u00e9 et nous y avons accost\u00e9 car il faut bien nous ravitailler en charbon et en provisions. Il est aussi crucial de v\u00e9rifier l\u2019\u00e9tat des chaudi\u00e8res. Les pavillons de tout pays flottent au vent accroch\u00e9s \u00e0 de longues hampes. La terre semble inhospitali\u00e8re&nbsp;\u00e0 premi\u00e8re vue : juste une bande de sable nue et sans verdure aucune, avec l\u2019eau jaunie par le Nil qui se d\u00e9verse plus haut. Le bateau stationne au poste d\u2019amarrage qui lui est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 distance du quai et nous faisons escale une dizaine d\u2019heures. Sir\u00e8nes \u00e0 vapeur et sifflets stridents d\u00e9chirent le silence par intermittence. Je regarde avec attention le quai qui nous fait face et je remarque les maisons avec un seul \u00e9tage et de grands balcons. Bien plac\u00e9 se dresse le grand h\u00f4tel continental indiqu\u00e9 par une pancarte affich\u00e9e sur ses murs. Pourtant m\u00eame si indig\u00e8nes, touristes et marins se croisent c\u2019est sans commune mesure avec l\u2019agitation rencontr\u00e9e lors de l\u2019embarquement \u00e0 Marseille.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sur l\u2019Aigle, les mondanit\u00e9s se poursuivent avec l\u2019Imp\u00e9ratrice Eug\u00e9nie et sa cohorte de dames de compagnie et de repr\u00e9sentants. Mais j\u2019appr\u00e9cie beaucoup mes \u00e9changes avec Riou et la d\u00e9licatesses de ses aquarelles est vraiment singuli\u00e8re. Devant nos yeux \u00e9bahis les merveilles du monde surgissent. Je vois la ville Kantara appara\u00eetre&nbsp;: elle dispose d\u2019un bac permettant aux caravanes venues d\u2019Egypte ou de Syrie de passer sur l\u2019autre rive. De braves chameliers attendent avec leurs b\u00eates, harnach\u00e9es et dress\u00e9es comme des chevaux.<em>Les chameaux accroupis ou debout s\u2019endorment paisiblement la nuit tomb\u00e9e.<\/em>  L&rsquo;esquisse de Riou est tr\u00e8s prometteuse et restitue le pittoresque du tableau mis sous nos yeux. Apr\u00e8s Kantara, le paquebot poursuit sa route et traverse les lacs Ballahs sur une vingtaine de kilom\u00e8tres. Pas un oiseau sur ces terres arides.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au loin, le d\u00e9barcad\u00e8re surgit et les mouettes d\u00e9crivent des cercles \u00e0 distance de la rive. Des barques innombrables et des canots \u00e0 moteur arrivent au port ou s\u2019en \u00e9loignent dans un incessant mouvement. Beaucoup de navires de guerre nous ont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s ainsi que des steamers, des paquebots imposants fran\u00e7ais, anglais ou \u00e9gyptiens. &nbsp;Comme toutes les formalit\u00e9s restent \u00e0 faire et que le ravitaillement est n\u00e9cessaire avant de franchir la Mer Rouge le choix est tomb\u00e9 sans doute par commodit\u00e9 de nous laisser quartier libre jusqu\u2019\u00e0 la nuit tomb\u00e9e, ce qui nous laisse largement le temps de d\u00e9ambuler dans la cit\u00e9. Des canots \u00e0 vapeur accostent le bateau et repartent en direction des quais. Nous d\u00e9barquons sur une sorte d\u2019appontement en bois.<\/p>\n\n\n\n<p><em>En d\u00e9barquant du paquebot l\u2019Aigle, la premi\u00e8re construction qui jaillit comme le signe de la nouvelle ville se trouve \u00eatre le grand h\u00f4tel anglais destin\u00e9 \u00e0 accueillir de nombreux touristes. Une station de chemin de fer est pr\u00e9sente sur le quai. Le ciel est d\u2019un bleu incomparable. Je m\u2019aventure dans la vieille ville&nbsp;: celle-ci a conserv\u00e9 ses maisons blanches et carr\u00e9es aux murs blanchis \u00e0 la chaux. Les rues sont tortueuses et d\u00e9sorientent le visiteur, formant un m\u00e9andre indescriptible. De vieux tapis \u00e9tendus prot\u00e8gent du soleil et apportent de l\u2019ombre \u00e0 la rue. L\u2019animation est grande dans les bazars. Dans une boutique, des hommes coiff\u00e9s de turbans s\u2019affairent et cousent avec une technique sans faille un manteau<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La ville est construite sur une sorte de promontoire de nature argileuse. A l\u2019Est s\u2019\u00e9l\u00e8vent les collines de l\u2019Arabie et tout au nord se devinent les plaines du d\u00e9sert. La terre est des plus s\u00e8che et comme calcin\u00e9e par le soleil de plomb sous un soleil bleu \u00e9cru les navires animent cette \u00e9tendue d\u00e9sol\u00e9e et inhospitali\u00e8re. Je d\u00e9couvre quelques maisons de style europ\u00e9en dans les quartiers nouveaux et de nombreux logements en barreau pour les employ\u00e9s avec de large v\u00e9randa qui semblent typiques. Les vastes \u00e9tablissements de la compagnie p\u00e9ninsulaire anglais et de l\u2019administration fran\u00e7aise des Messageries s\u2019imposent dans les abords du centre. On emprunte la rue du gouvernement plus anim\u00e9e et conseill\u00e9e par un guide local&nbsp;; des habitants natifs d\u00e9ambulent dans les rues v\u00eatus de longues tuniques et coiff\u00e9s d\u2019un turban. Ils se m\u00ealent \u00e0 des occidentaux reconnaissables \u00e0 leurs costumes bien coup\u00e9s&nbsp;; l\u2019un d\u2019eux tient une ombrelle qui le prot\u00e8ge du soleil et de sa r\u00e9verb\u00e9ration. La mis\u00e8re tranche avec l\u2019opulence affich\u00e9e de certains car sur le trottoir qui nous fait face des vagabonds en plein soleil assis sur le sol mendient et tendent leurs mains, cela me rend vaguement mal \u00e0 l\u2019aise car je me rends compte que je n\u2019ai rien \u00e0 leur donner.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le steamer s\u2019achemine lentement vers l\u2019embouchure du Canal de Suez qui nous permettra d\u2019atteindre plus rapidement la Mer Rouge. Nombre de navires et transporteurs ont transit\u00e9 par ce chenal. On observe attentifs sur le pont l\u2019avanc\u00e9e du bateau sans encombre, les berges sembles nues et peu hospitali\u00e8res, avec leur apparence sablonneuse. 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