{"id":129782,"date":"2023-07-13T11:50:32","date_gmt":"2023-07-13T09:50:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=129782"},"modified":"2023-07-13T11:50:33","modified_gmt":"2023-07-13T09:50:33","slug":"ateliers-dete-05bis-albert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ateliers-dete-05bis-albert\/","title":{"rendered":"#ateliers d&rsquo;\u00e9t\u00e9 05bis# Albert"},"content":{"rendered":"\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bunny<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019est tous connus gamins, on avait sept ou huit ans quand le Domaine a \u00e9t\u00e9 construit, \u00e9cole ensemble, conneries faites ensemble, le Domaine \u00e9tait un terrain d\u2019aventure formidable, for\u00eats, tranch\u00e9es de la guerre reliant des blockhaus, piscine en ruines (bombard\u00e9e, je crois), sabli\u00e8res, ch\u00e2taigniers multi-centenaires. Albert et moi, dans la m\u00eame classe, avec maman L., \u00e0 Pasteur. Tout le monde se connaissait, tout le monde connaissait le p\u00e8re d\u2019Albert, c\u2019\u00e9tait le m\u00e9decin, il soignait parents, enfants, c\u2019\u00e9tait une autorit\u00e9, s\u00e9v\u00e8re, dur, comme l\u2019instit ou le cur\u00e9. \u00a0Albert est entr\u00e9 au lyc\u00e9e (\u00e0 l\u2019\u00e9poque, on ne s\u00e9parait pas le coll\u00e8ge) de gar\u00e7ons, moi j\u2019\u00e9tais parti pour apprendre la m\u00e9canique. Avec Max, et d\u2019autres du domaine, ils se retrouvaient \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9, les bandes se reformaient sur ce nouveau terrain vague, lyc\u00e9e pas fini, lyc\u00e9e en chantier. La grande affaire \u00e7a a \u00e9t\u00e9 les solex, les mobs, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 avoir une bagnole, une 2 CV\u00a0; je trimbalais la p\u2019tite bande, Max, Marco, souvent \u00ab\u00a0Roger\u00a0\u00bb qui \u00e9tait ma voisine, une chouette n\u00e9nette, fumait comme un train, comme tous les copains. Albert avait \u00e9volu\u00e9 vers des \u00e9coles priv\u00e9es de Paris, il connaissait des filles dans les quartiers chics o\u00f9 la 2 CV faisait pauvre, on se garait loin, on disait avoir pris le m\u00e9tro\u2026 C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que le p\u00e8re d\u2019Albert nous a emmen\u00e9s dans le Luberon o\u00f9 il venait d\u2019acheter un mas, je suis tomb\u00e9 amoureux du pays, j\u2019ai boss\u00e9 l\u00e0-bas dans un garage, le p\u00e8re d\u2019Albert nous donnait les cl\u00e9s en \u00e9change de menus travaux\u00a0; avec Albert, on ne dormait plus gu\u00e8re, \u00e7a ne pouvait pas durer, il est parti au service, dans les paras, moi je suis tomb\u00e9 malade, gravement malade, je ne sais pas si je le verrai rentrer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Marco<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne suis pas un habitant du Domaine. Je suis n\u00e9 en Normandie o\u00f9 mon p\u00e8re jouait les gentleman farmers, vaches, cochons, je passe\u00a0; disons tout de suite que j\u2019\u00e9tais mal foutu, tordu et malingre, tortur\u00e9 par les toubibs. A l\u2019\u00e9cole, un z\u00e9ro point\u00e9. Avec Albert, on a fait connaissance dans un coll\u00e8ge de frangins, on s\u2019est suivis, retrouv\u00e9s dans des pensionnats pour feignants, de plus en plus loin de Paris, \u00e0 Dreux, Melun, Bernay, de plus en plus chers comme me le reprochait le paternel. Le p\u00e8re d\u2019Albert, lui, invitait les copains de son fils, il \u00e9tait bourr\u00e9 de contradictions, il savait que l\u2019on ne foutait rien, je crois qu\u2019il voulait nous impressionner par son exemple, s\u00e9v\u00e8re, rigoureux, jamais l\u00e0, plein de fric. Un jour il a achet\u00e9 son mas, nous a tous embarqu\u00e9s pour l\u2019aider \u00e0 reconstruire, on a d\u00e9couvert le sud, les f\u00eates, le pinard pas cher, m\u00eame le pastis, on vivait au grand soleil. Bon, il fallait bien finir les vacances, on regagnait la banlieue, j\u2019ai d\u00e9couvert le Domaine, je suis tomb\u00e9 amoureux de Chlo\u00e9 que son accent parigot et ses gauloises avaient fait surnommer \u00ab\u00a0Roger\u00a0\u00bb. Un soir de boum, j\u2019ai accept\u00e9 de remonter \u00e0 Bernay avec Prat qui roulait en MG rouge, Albert a eu l\u2019intuition de sa vie, il a pris le train, pendant qu\u2019on se plantait pas loin du bahut, MG vol\u00e9e foutue, j\u2019avais la gueule en sang, j\u2019ai pris le train retour jusque chez Chlo\u00e9, sa m\u00e8re infirmi\u00e8re m\u2019a soign\u00e9, planqu\u00e9, d\u00e9j\u00e0 que je suis pas tr\u00e8s beau\u2026D\u00e8s qu\u2019on a pu, Albert, Chlo\u00e9, Max et moi, on a fil\u00e9 vers le Luberon o\u00f9 Albert a re\u00e7u sa convoc. pour le service, il est parti \u00e0 Pau, chez les paras, il nous a racont\u00e9 un bout d\u2019Afrique, Dakar, N\u2019Djamena\u2026 il avait vir\u00e9 droitiste, il a rencontr\u00e9 S., ils se sont mari\u00e9s, ont ouvert une petite agence de pub. Le temps a pass\u00e9, faillite, divorce, parents morts, retour au Luberon o\u00f9 il ouvre une galerie, vit de ses aquarelles, Albert est mal en point jusqu\u2019au jour o\u00f9 ma s\u0153ur se fait \u00e9pouser, elle veille sur lui jusqu\u2019\u00e0 la fin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Yvon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mon fils, ah oui, lequel\u00a0? Albert\u00a0? parce qu\u2019il y a aussi Renaud qui est mort \u00e0 quarante six ans. Je suis m\u00e9decin, dipl\u00f4m\u00e9, ancien interne des h\u00f4pitaux de Paris, \u00e9tudes \u00e0 Ste Croix de Neuilly, croyez-moi, \u00e7a vous forge le caract\u00e8re\u00a0; rien pu faire pour ce pauvre cadet, commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9p\u00e9rir apr\u00e8s son bac \u2013 oui, lui est all\u00e9 jusqu\u2019au bac -, influences, drogues douces, tabac, tabagisme. Albert aussi, intoxiqu\u00e9 au tabac, tr\u00e8s t\u00f4t, jamais rien foutu \u00e0 l\u2019\u00e9cole, au lyc\u00e9e, aux divers coll\u00e8ges de religieux qui ont bien voulu de mon argent ; on l\u2019a aid\u00e9, tant qu\u2019on a pu, jusqu\u2019au Droit, au notariat, on a tout essay\u00e9, \u00e0 la maison, infernal, dur, peau de crocodile \u2013 tient cela de sa m\u00e8re \u2013 moi au boulot, ou au piano, oui, je m\u2019y suis remis quand on a baiss\u00e9 les bras avec Albert, je veux dire quand j\u2019ai accept\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait un artiste, que son don pour le dessin lui permettrait peut \u00eatre d\u2019en vivre un jour \u00e0 condition de travailler, je l\u2019ai inscrit chez Peningen o\u00f9 il s\u2019est laiss\u00e9 aller \u00e0 la facilit\u00e9, s\u00e9ch\u00e9 les cours, ne rendait pas les travaux demand\u00e9s, vir\u00e9 l\u00e0 aussi\u00a0; quand j\u2019ai achet\u00e9 le mas du Beaussor, je pensais \u00e0 des vacances id\u00e9ales pour les gosses, j\u2019embarquais les copains d\u2019Albert, qui n\u2019ont vu l\u00e0-bas qu\u2019un nouveau terrain de chasse aux demoiselles, certaines fort jolies d\u2019ailleurs. Albert s\u2019est mari\u00e9, a cr\u00e9\u00e9 une bo\u00eete dans laquelle j\u2019ai investi quelque argent, je me voyais \u00e0 la retraite \u00ab\u00a0capitaine d\u2019industrie\u00a0\u00bb, nouveau fiasco dans lequel j\u2019ai laiss\u00e9 des plumes. Il me faut oublier Albert\u2026 \u00e0 la mort de sa m\u00e8re, il a h\u00e9rit\u00e9, achet\u00e9 une maison de village dans le Luberon, ouvert une galerie\u00a0; il me faut l\u2019oublier, j\u2019embarque mon piano, Albert me fichera la paix, nous nous croiserons parfois au march\u00e9 de C.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Max<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Albert qui me baptise, Max, Max, Max\u2026 \u00e7a sonne comme un coup de fouet, plut\u00f4t comme un coup de poing.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les poings d\u2019Albert \u00e9taient durs, ils \u00e9taient d\u00e9vastateurs.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les gosses du Domaine l\u2019avaient appris d\u00e8s leur arriv\u00e9e. Press\u00e9s d\u2019explorer de nouveaux territoires, ils s\u2019\u00e9taient aventur\u00e9s jusque vers le Ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p>Albert veillait\u2026 sur les \u00e9tendues sablonneuses, sur les tranch\u00e9es et leurs blockhaus, sur une piscine couverte d\u00e9vast\u00e9e par les obus de la guerre, sur l\u2019\u00e9tang de St Cucufa et ses poissons-chats, sur les vergers de Bougival charg\u00e9s de cerises et de poires, sur les ch\u00e2taigniers pluricentenaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous surgissions des troncs creux, couverts de poussi\u00e8re rouge, effrayants, les poings en avant. Albert cognait, jusqu\u2019au bout, jusqu\u2019\u00e0 mettre en fuite les gamins indign\u00e9s plus que meurtris, affirmant qu\u2019il cachait un caillou dans chaque poing. Les bandes organis\u00e9es, auxquelles j\u2019appartenais \u00e0 l\u2019issue de myst\u00e9rieuses initiations, le respectaient. Albert n\u2019appartenait \u00e0 personne, jusqu\u2019au jour o\u00f9 nous d\u00e9cidons de faire, ensemble, bande \u00e0 part. Nous n\u2019avons pas r\u00e9dig\u00e9 de pacte, j\u2019avoue que cela ne m\u2019aurait pas d\u00e9plu, nous n\u2019avons pas entaill\u00e9 nos poignets ou nos doigts pour un fraternel \u00e9change de sang suivi d\u2019une formule \u201c\u00e0 la vie et \u00e0 la mort \u201c, qui e\u00fbt \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t son genre. Nos couteaux sont rest\u00e9s dans nos poches et n\u2019ont taill\u00e9 que les branches de noisetier ou de ch\u00e2taignier dont nous fabriquions nos arcs.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c7a, c\u2019est peut-\u00eatre utile, tableau bross\u00e9 de notre enfance, le temps file.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Attention, \u00e7a va se g\u00e2ter.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il m\u2019entra\u00eene un soir vers Port Marly, pas loin de la machine qui montait les eaux de la Seine au ch\u00e2teau de Versailles et empuantissait les environs, un bar restaurant o\u00f9 on mange un peu mais o\u00f9 on boit sec. Pass\u00e9e la porte, un perroquet, en cage insulte tout un chacun. C\u2019est une page arrach\u00e9e \u00e0 Tintin et Milou, \u201cmille sabords\u201d en moins, \u201cconnard\u201d en plus. On y perd en exotisme, on y gagne en r\u00e9alisme, on reconna\u00eet \u00e0 chacun le droit de r\u00e9ponse, faut enrichir le vocabulaire du volatile, r\u00e9pond au pr\u00e9nom de \u201cG\u00e9g\u00e8ne\u201d. Le C\u00f4te du Rh\u00f4ne enflamme l\u2019imagination, les noms d\u2019oiseau (!) fusent jusqu\u2019au moment o\u00f9 Albert balance : \u201dTa gueule Coco !\u201d Un bonhomme \u00e0 casquette prend le qualificatif pour une attaque personnelle (politique ?), r\u00e9pond par un verre (d\u2019eau) \u00e0 la face de mon pote. Moment de stupeur, le temps pour Albert d\u2019essuyer son visage, de refermer les poings sur des cailloux virtuels et le type se retrouve allong\u00e9 sur le carrelage, casquette de faux matelot dans la cage de G\u00e9g\u00e8ne qui injurie tous les \u201cconnards\u201d pr\u00e9sents. Pour apaiser la tabl\u00e9e, la patronne met un jeton dans le Wurlitzer et nous voil\u00e0 partis dans un paso doble de corrida. Comme je suis encore \u00e0 peu pr\u00e8s frais, elle m\u2019invite \u00e0 danser, ses soixante ans se collent \u00e0 mes vingt piges, je me laisse guider pour le meilleur paso de ma carri\u00e8re chor\u00e9graphique. On finit sous les applaudissements, r\u00e9conciliation g\u00e9n\u00e9rale, sous les quolibets de G\u00e9g\u00e8ne, jaloux. Lucette me lib\u00e8re de son \u00e9treinte d\u2019acier, me gratifie d\u2019un discret frottis-frottas de la main gauche \u00e0 hauteur de braguette&nbsp;; Albert a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 la casquette du marinier, G\u00e9g\u00e8ne grignote des cacahu\u00e8tes, le rhum a fait son apparition. Vers deux heures du matin, nous regagnons nos p\u00e9nates au volant de l\u2019Ami 6 caboss\u00e9e qui conna\u00eet par c\u0153ur le chemin du retour.<\/p>\n\n\n\n<p><em>De pire en pire.<\/em> <em>Il vit dans un bar !<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Peinture jaune-vert, sous les tubes fluorescents qui creusent les visages. On boit du blanc, dans des verres \u00e0 limonade, le grand format, jusqu\u2019\u00e0 se prendre une \u201cmufl\u00e9e\u201d. De mon c\u00f4t\u00e9, je suis tranquille, soufflant dans mon saxo pour faire danser les messieurs-dames, Guy, le patron, ne contr\u00f4le pas ma consommation. Billy me r\u00e9clame \u201cTake the A train\u201d tandis qu\u2019Albert tangue vaguement au bras d\u2019une veuve locale. A minuit, Guy propose une choucroute qui fait l\u2019unanimit\u00e9. J\u2019ai rang\u00e9 le saxo et viens m\u2019asseoir pr\u00e8s de mon pote, d\u2019o\u00f9 je peux regarder le bar &#8211; jusque l\u00e0, j\u2019y \u00e9tais adoss\u00e9 &#8211; long \u00e9difice en bois couvert de&nbsp; zinc. Galerie de portraits : tous les valseurs saisis dans leurs moindres traits grotesques, en pleine \u201cgr\u00eal\u00e9e\u201d un jour de gros temps&#8230; Albert les a croqu\u00e9s, caricatur\u00e9s, comme il sait le faire depuis toujours, depuis la petite \u00e9cole o\u00f9 il nous \u00e9patait avec des dessins licencieux. Ses plus grands succ\u00e8s furent un Napol\u00e9on dont la main fourr\u00e9e dans sa pelisse saisit un membre turgescent et un De Gaulle en conf\u00e9rence de presse&nbsp; dont les pieds nus baignent discr\u00e8tement dans une bassine fumante !<\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont l\u00e0, autour de moi, pas g\u00ean\u00e9s par leur double bouffon punais\u00e9 au comptoir, bons danseurs de baluche, gros mangeurs d\u2019escargots, de champignons et de friture du canal, baignant dans l\u2019euphorie larmoyante des grands verres de blanc et de la choucroute acide, \u00e9changeant des \u0153illades avec leurs femmes chaque fois qu\u2019ils saisissent une saucisse, qu\u2019ils l\u2019enduisent de moutarde et l\u2019enfournent bruyamment \u201c-slllllllllurp !\u201d. J\u2019apprendrai un jour que Robert, patron du bar concurrent, a voulu attirer Albert dans son troquet, \u201cblanc \u00e0 volont\u00e9 en \u00e9change de caricatures.\u201d Guy a fait une sc\u00e8ne, Albert a r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 son quartier g\u00e9n\u00e9ral et la guerre des bistrots n\u2019a pas eu lieu.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Final, sortez mouchoirs.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Albert est mort.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je l\u2019ai appris il y a quelques minutes. Pas un instant je n\u2019ai pens\u00e9 descendre \u00e0 la prochaine escale &#8211; \u00e0 Linz &#8211; pour tenter de regagner la France, pour assister \u00e0 ses obs\u00e8ques. Il ne s\u2019agit pas de pr\u00e9f\u00e9rer la musique pour laquelle je suis ici, \u00e0 bord du SOFIA, au milieu de Bulgares, Magyars, Grecs et Turcs, \u00e0 cinquante sept ans d\u2019amiti\u00e9. Je ne pose pas chaque terme sur le plateau de la balance. J\u2019ai d\u2019embl\u00e9e la vision de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, de l\u2019\u00e9glise, il n\u2019y allait jamais, son p\u00e8re Yvon chantait avec la chorale, du cimeti\u00e8re &#8211; lequel ? G. ou M. ? &#8211; o\u00f9 les pleureuses de service exhiberont leur deuil, leur chagrin r\u00e9el ou compos\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p>Albert est mort, j\u2019ai essuy\u00e9 un flot de larmes imm\u00e9diates puis je suis retourn\u00e9 \u00e9couter un concert qui aurait peut-\u00eatre plu \u00e0 mon pote, je me suis consol\u00e9 \u00e0 cette pens\u00e9e, avant d\u2019\u00eatre emport\u00e9 par la musique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\/ Bunny On s\u2019est tous connus gamins, on avait sept ou huit ans quand le Domaine a \u00e9t\u00e9 construit, \u00e9cole ensemble, conneries faites ensemble, le Domaine \u00e9tait un terrain d\u2019aventure formidable, for\u00eats, tranch\u00e9es de la guerre reliant des blockhaus, piscine en ruines (bombard\u00e9e, je crois), sabli\u00e8res, ch\u00e2taigniers multi-centenaires. Albert et moi, dans la m\u00eame classe, avec maman L., \u00e0 Pasteur. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ateliers-dete-05bis-albert\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#ateliers d&rsquo;\u00e9t\u00e9 05bis# Albert<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":601,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-129782","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129782","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/601"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=129782"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129782\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=129782"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=129782"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=129782"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}