{"id":129861,"date":"2023-07-20T19:36:15","date_gmt":"2023-07-20T17:36:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=129861"},"modified":"2025-02-12T20:18:46","modified_gmt":"2025-02-12T19:18:46","slug":"testard_du_roman_5_1_1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_du_roman_5_1_1\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #05 | La gueule de mes jours"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p><em>ou<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Points sensibles<\/h2>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" style=\"font-style:italic;font-weight:500\"><em>Infructuosit\u00e9 <em>(non-concluance<\/em>)<\/em> <em>de mes tentatives \u2014 un floril\u00e8ge<\/em> <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><a href=\"#0410_0301\" data-type=\"internal\" data-id=\"#0410_0301\">sketch 1<\/a> | dix avril &#8211; premier mars<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><a href=\"#0301_0410\" data-type=\"internal\" data-id=\"#0301_0410\">sketch 2<\/a> | premier mars &#8211; dix avril<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><a href=\"#0301_0301\" data-type=\"internal\" data-id=\"#0301_0301\">sketch 3<\/a> | premier mars &#8211; premier mars<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><a href=\"#0310_0301\" data-type=\"internal\" data-id=\"#0310_0301\">sketch 4<\/a> | dix mars &#8211; premier mars<\/h4>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_1\"><em>Je m\u2019efforce de prendre au s\u00e9rieux ce que cette aberration de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"\/ateliers\/testard_du_roman_3_1_1\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"\/ateliers\/testard_du_roman_3_1_1\/\" target=\"_blank\"><span style=\"text-decoration: underline\">prendre mes jours pour personnages<\/span><\/a> implique. Contre toute raison. J\u2019avance \u2014 est-ce que je progresse&nbsp;? je m\u2019enfonce \u2014 dans mon aberration.&nbsp;<\/em><br><br><em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"\/ateliers\/testard_voyages_7_1\/#six\" data-type=\"URL\" data-id=\"\/ateliers\/testard_voyages_7_1\/#six\" target=\"_blank\"><span style=\"text-decoration: underline\">Je d\u00e9lire mes jours.<\/span><\/a> Et il est tout \u00e0 fait probable que j\u2019aboutisse en impasse. Je m\u2019auto-intoxique \u2014 comme on respire dans un sac&nbsp;?&nbsp;\u2014 de mes jours.&nbsp;<\/em><br><br><em>Enfin je prends le parti de publier comme cela m&rsquo;est venu et ne me satisfait pas. Au bulldozer.<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-center\" id=\"0410_0301\">UN CERTAIN DIX AVRIL<em>, se parle. Se dit&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p id=\"la_porte\">Je suis encore au lit au-dessus de la route. Je viens d\u2019entendre la porte du garage. Tu es la journ\u00e9e partie. Tu as un train \u00e0 prendre, il est t\u00f4t<em>, pas neuf heures<\/em>\u2026 Tu ne m\u2019as pas r\u00e9veill\u00e9<em>, non plus que les autos conduisant les enfants aux \u00e9coles<\/em>. La fermeture de la porte du garage sous la chambre sous le toit, oui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">LE PREMIER MARS<em>, vite,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne claque pas la porte d\u2019entr\u00e9e. Je ne voulais pas claquer. C\u2019est le courant d\u2019air. J\u2019ai encore laiss\u00e9 le sas entre le s\u00e9jour et le garage ouvert \u2014 je sais\u2026 Je vais, je suis en train d\u2019aller \u00e0 pied au bout de la rue \u2014 <em>devant la Poste,<\/em> de me le dire me fait aller plus vite, ne pas le rater \u2014 prendre le bus, le seul, qui me conduira prendre le train. Je le sais que je suis dans ta t\u00eate&nbsp;: dans ta pens\u00e9e. C\u2019est aussi l\u00e0 que j\u2019habite\u2026 Tu es d\u00e9j\u00e0 debout \u00e0 n\u2019en pas douter. Tu vas encore penser, tu es d\u00e9j\u00e0 \u00e0 ruminer que j\u2019ai oubli\u00e9, c\u2019est plus fort que moi, je le sais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">INCERTAIN DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans ma t\u00eate je te parle \u2014 me raconte\u2026 <\/em>Me rendors. Alors j\u2019\u00e9merge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">LE PREMIER MARS<em>, instant de distraction,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tu vas sortir\u2026 Tu vas certainement aller courir, je te connais. Je crois que je te connais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">LE PREMIER MARS<em>, t\u00e9moigne,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est plus le m\u00eame quand il revient de courir. Il n\u2019est plus le m\u00eame homme. Revenant de courir, je ne le reconnais pas. Toujours. Pas tout de suite. Revenant de courir il ram\u00e8ne avec lui un dr\u00f4le d\u2019air. Noir. Nu. C\u2019est sur lui. Entre avec lui un dr\u00f4le d\u2019air\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN DIX AVRIL<em>, encore un,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je replonge. \u00c9merge. L\u2019\u00e9branlement de la porte du garage m\u2019a fait lever l\u2019oreille, et puis le reste du corps, je quitte le lit, le lit deux places. Je descends. En bas les volets demeur\u00e9s ferm\u00e9s. Je m\u2019habille.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<em>, ressassant,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a des jours o\u00f9 il n\u2019est pas le m\u00eame.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL<em>, s\u2019habille,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une fois en bas je m\u2019habille avec ce que je sors du sac de sport dans l\u2019entr\u00e9e, une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9cume noire \u00e0 m\u00eame le carrelage, carr\u00e9s blancs ici gris, dans la p\u00e9nombre du s\u00e9jour, je ne vois rien, je distingue mal, je n\u2019ai pas le sens du toucher, je confonds les textures, <em>je sors le mauvais haut, le remet, le mauvais bas, le refourre, vite fait pli\u00e9, un autre, l\u2019enfile,<\/em> je ne trouve pas, je ne mets pas la main dessus, pas en premier, c\u2019est toujours ce que je cherche que je ne trouve pas en premier, c\u2019est \u00e7a de plus en plus\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Bonjour\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait<em> je m\u2019habille<\/em>. Tu vois<em>, je te raconte, te montre<\/em>&nbsp;: je me rev\u00eats\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans <\/em>rev\u00eats<em> d\u00e9j\u00e0 il y a <\/em>je m\u2019en vais<em>\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<em>, se r\u00e9p\u00e9tant, reprenant,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il a des jours o\u00f9 ce n\u2019est pas le m\u00eame. Des retours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN CERTAIN DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p><em>Depuis le dernier dix avril, tous mes levers en sont un. Je me l\u00e8ve dans des r\u00e9pliques du dix avril. <\/em>Mais ton lever du dix avril, c\u2019\u00e9tait en pleine nuit&nbsp;!? je r\u00e9plique au dix avril\u2026<em> Oui, il y a, depuis, une nuit, un lever du dix avril qui court entre mes jours.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN CERTAIN DIX AVRIL<em>, reprenons,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tu es en d\u00e9placement. Tu n\u2019es pas \u00e0 la maison aujourd\u2019hui. Tu as un atelier. Tu sors. Tu vas prendre le train, la maison pour la journ\u00e9e vide. Je me l\u00e8ve. Tu dois \u00eatre loin. Je descends. Tu appelles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">L\u2019AUTRE JOUR<em>, de novembre,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Vous ne pouvez pas imaginer le repos \u00e0 la sortie de chez moi. Vous ne pouvez pas imaginer le repos qui r\u00e8gne en sortant de chez moi. Vous n\u2019imaginez pas le repos juste l\u00e0. Vous n\u2019avez pas id\u00e9e du repos qui se trouve l\u00e0. \u00c0 la porte de chez moi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL \/ PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Tu appelles. J\u2019ai la veille oubli\u00e9 de l\u2019\u00e9teindre, mon mobile sonne, c\u2019est toi, je r\u00e9ponds. Je te demande, tu es o\u00f9. Tu arrives, tu me dis. Je te dis, \u00e0 la gare. Non, \u00e0 la maison. Quelqu\u2019un s\u2019est jet\u00e9 sous le train, tu as pris tes cl\u00e9s, tu dis. Je devais sentir le truc. Je dis qu\u2019heureusement, que je m\u2019appr\u00eate \u00e0 sortir. Ah. Je sors courir, suis sur le point de sortir. Tu rentres, tu dis.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">(PREMIER MARS)<\/p>\n\n\n\n<p>Ah, tu fais. <em>Alors que tu le sais\u2026<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 quoi tu passes ton temps, c\u2019est peu de choses. C\u2019est tr\u00e8s localis\u00e9. Concentr\u00e9. Sauf quand tu cours\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS \/ DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai re\u00e7u une alerte. Suis descendue d\u00e8s que j\u2019ai pu. \u00c0 l\u2019arr\u00eat suivant. \u00c0 la rivi\u00e8re. <em>\u00c0 la lisi\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis de retour. Je suis l\u00e0. <em>Ta voix\u2026<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS \/ DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019annule, tu dis. <em>Ta voix au t\u00e9l\u00e9phone. <\/em>L\u2019atelier. Je viens d\u2019annuler, je rentre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN CERTAIN DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Tu n\u2019as pas pris tes cl\u00e9s, tu m\u2019apprends, attends-moi, tu dis. Je rentre. Je r\u00eave. Me rendors. Je r\u00eave que je t\u2019entends me dire, tu ne bouges pas, tiens-toi juste pr\u00eat. \u00c0 partir. Devant moi. Tu as raccroch\u00e9. Les mots r\u00e9sonnent dans ma t\u00eate. Dans le mobile. Dans ma t\u00eate. <em>Je suis l\u00e0\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL (PREMIER MARS)<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis l\u00e0.<\/em> Tu ne me dis rien de plus, \u00e0 la porte, tu te tiens l\u00e0. Tu es \u00e0 la porte, tu es derri\u00e8re la porte, tu m\u2019ouvres, les mots r\u00e9sonnent. Tu es pr\u00eat \u00e0 m\u2019ouvrir, tu dis. J\u2019ouvre la porte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">L\u2019AUTRE JOUR<em>, novembre,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Vous ne savez pas ce qui vous attend l\u00e0. Vous n\u2019attendiez pas le repos l\u00e0. Vous n\u2019imaginez pas le repos en sortant de chez moi. Vous ne vous attendez pas au repos qui vous prend. Vous n\u2019imaginez pas le repos juste l\u00e0.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>J\u2019avais pens\u00e9 \u00e0 \u00e7a&nbsp;:&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Le d\u00e9saccord<\/h2>\n\n\n\n<p><em>ou&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Points de d\u00e9saccord<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>Encore un effort et vous gagnerez un point de non-compr\u00e9hension\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-center\" id=\"0301_0410\">PREMIER MARS \/ DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;allais tu faire. Rien. Courir. O\u00f9 courais-tu. Nulle part. L\u00e0. Autour. Je m\u2019en allais autour. J&rsquo;allais revenir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Tu profites de mon absence pour n\u2019\u00eatre pas l\u00e0, tu dis, tu sors en mon absence. Tu allais quitter la maison. Je suis interdit. Je sors du lit. Qu\u2019allais-tu devenir. <em>Raconte-moi.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;allais-tu faire ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX MARS \/ PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce que j\u2019ai glan\u00e9 ? Gagn\u00e9&nbsp;? Qu\u2019est-ce que tu vas faire ? Qu\u2019as-tu ramass\u00e9 ? Qu\u2019est-ce que tu as \u00e9t\u00e9 ramener ? Qu\u2019ai je rassembl\u00e9&nbsp;? Que suis-je en train de collecter&nbsp;? Que m\u2019en vais-je enlever&nbsp;? <em>Entre quels bras je cours&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<em>, bis,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;allais-tu faire ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL \/ PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Rien. Courir. Je volais. Tu \u00e9tais en train de glisser. J\u2019allais respirer. Tu te laissais glisser. <em>Tu te laisses aller. Tu gardes la forme et te laisses aller.<\/em> Je sortais, je\u2026 Tu allais glisser.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">INCERTAIN DIX AVRIL<\/p>\n\n\n\n<p>Ta voix au t\u00e9l\u00e9phone\u2026 je ne sais pas si c\u2019est moi, ce n&rsquo;est pas toi. \u00c7a te ressemble mais ce n&rsquo;est pas toi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Reformule.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">INCERTAIN DIX AVRIL<em>, reformule,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est moi ou ta voix au t\u00e9l\u00e9phone, ce n&rsquo;est pas toi&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Reformule.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN DIX AVRIL<em>, tardif,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p id=\"le_carrelage\">Je ne sais pas si \u00e7a vient de moi\u2026 Les volets de la rue sont rest\u00e9s ferm\u00e9s \u2014 tu as quitt\u00e9 t\u00f4t la maison. Pas les volets du jardin. Les volets du jardin restent ouverts. Le jour entre par le jardin dans le s\u00e9jour. Je suis descendu. Je vais aux vitres. Le jour est aux vitres, derri\u00e8re, du jardin. Je m\u2019approche. J\u2019entre dans le jour sur le carrelage. Les pieds, nus, d\u2019abord. J\u2019avance dans le jour \u2014 sans sortir. Le jour s\u2019allonge dans le s\u00e9jour. Ou se dresse. Sans m\u2019avancer trop, non plus. Se r\u00e9pand. Gagne. Sur la pointe des pieds, nus. Ne rien toucher. Sans un bruit \u2014 juste les pieds un peu collant, de la nuit, sur le carrelage \u2014 smack. Ne rien bouger. Je laisse la maison au jour. Juste la main dans le sac \u2014 j\u2019ai recul\u00e9 \u2014 dans l\u2019entr\u00e9e \u2014 c\u00f4t\u00e9 rue, retour \u00e0 l\u2019ombre. Dans le sac de sport je fouille parmi toutes les choses noires \u2014 chercher du noir dans le noir\u2026 Je me couvre <em>\u2014 je te raconte<\/em>. Je mets le minimum. Il n\u2019y a encore aucun mot entre moi et le jour. Aucun mot \u00e9chang\u00e9 dans la maison\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>O\u00f9 le dix avril glisse, se coule dans le premier mars. Je ne suis bient\u00f4t plus le dix avril mais le premier mars&nbsp;; moi-m\u00eame le premier mars&nbsp;; le premier mars en personne. Je sors de ma nuit\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">DIX AVRIL \/ PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis au diapason du jour. C\u2019est comme cela que je l\u2019entends. En phase. Le jour me comprend.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<em>, raconte,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p id=\"les_cl\u00f4tures\">Glissant. J&rsquo;ai gliss\u00e9. Me serais gliss\u00e9 entre les tas de d\u00e9bris de toitures pour les remblais des chemins et les oiseaux migrateurs, et les cl\u00f4tures&nbsp;; longeant, j&rsquo;aurais long\u00e9 les cl\u00f4tures des enceintes des centres de formation <em>(ELFE)<\/em> aux m\u00e9tiers du b\u00e2timent et les ateliers de fabrication de bandes de convoyage de granulats en caoutchouc <em>(Alfyma, Zone d&rsquo;activit\u00e9 des Remises)<\/em>&nbsp;; laiss\u00e9, je laisserais derri\u00e8re moi des chantiers mobiles d&rsquo;assainissement, de curage et de tonte des abords verts sur la voie publique par les services municipaux&nbsp;; longe, longerais, j&rsquo;ai long\u00e9 les stades, le mur du cimeti\u00e8re et les hauts filets des stades et le <a href=\"\/ateliers\/testard_transversales_7_1\/#tuiles\" data-type=\"URL\" data-id=\"\/ateliers\/testard_transversales_7_1\/#tuiles\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><span style=\"text-decoration: underline\">long, long grillage<\/span><\/a> de l&rsquo;\u00e9tang des Remises, d\u00e9pass\u00e9s ses un\u2026 deux\u2026 trois p\u00eacheurs sur l&rsquo;eau et <em>(j\u2019entre en for\u00eat)<\/em> un peu apr\u00e8s le fourgon blanc \u00e0 la dame<em> <a href=\"\/ateliers\/testard_le_grand_carnet_1_1\/#le_milieu\"><span style=\"text-decoration: underline\">(la route \u00e0 traverser)<\/span><\/a><\/em>, me glisse, me serais gliss\u00e9 sous ses vitres ou je m\u2019\u00e9carte, dessinant une ellipse, je me serais \u00e9clips\u00e9, fait discret, serais pass\u00e9 l&rsquo;air de rien, d\u2019un coureur, fais comme si je passais <em>(alors que non, je ne passe pas&nbsp;: je tourne, j\u2019explore, je fr\u00e9quente, ne fais rien moins que passer, habite, anime, je suis l\u2019animation de cette partie ou extr\u00e9mit\u00e9 du bois \u2014 qui suis-je&nbsp;?)<\/em>&nbsp;; not\u00e9 aurais, ai, \u00e0 la place, ce jour <em>(depuis des jours)<\/em> la pr\u00e9sence d\u2019un chantier forestier autoris\u00e9 du \u2026 au \u2026, et les \u00e9tendues de grumes en \u00e9pis de part et d&rsquo;autre du chemin et le petit utilitaire blanc d&rsquo;un sylviculteur, c&rsquo;est \u00e9crit dessus, personne, je retraverse la route<em> (en sortie de rond-point de desserte de la zone et puis du bourg)<\/em> repassant de Haute en Basse Queue du massif et des pins et des bruy\u00e8res aux mares et aux jonquilles <em>\u2014 c\u2019est \u00e7a \u2014 continue comme \u00e7a \u2014 de me dire tout<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_2\"><em>\u2026 Une sc\u00e8ne. Mes jours me font une sc\u00e8ne.&nbsp;<\/em><br><br><em>En guise de trois unit\u00e9s, il n\u2019y a que moi. Mes jours n\u2019ont que moi. Je suis l\u2019unificateur, je suis l\u2019agent f\u00e9d\u00e9rateur de mes jours. Ou le plus grand commun diviseur. S\u00e9parateur central (va pour un titre). \u2014 Est-ce que ce ne serait pas un grand pas \u2014 un grand pas dans le sens d\u2019un \u00e9toffement du roman (de la vie v\u00e9cue comme un roman&nbsp;? qu\u2019est-ce que je raconte&nbsp;?) \u2014 que je me fasse, de mes jours, le plus petit commun multiple ?&nbsp;<\/em><br><br><em>D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 mes jours. Comment s&rsquo;appelait l\u2019autre ? Sous-commandant.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 \u00e7a&nbsp;:&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Un point de dissension<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>ou de tremblement\u2026<\/em><br><br><em>D&rsquo;interrogation&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_3\"><em>Comment ne pas \u00e9voluer sous les yeux du jour&nbsp;? C\u2019est, je crois, la question que me pose le dix avril. Comment me soustraire aux regards de mes jours&nbsp;? Si je les dis <\/em>mes jours<em>, ce n\u2019est certes pas qu\u2019ils soient \u00e0 moi, que j\u2019en dispose. Non qu\u2019ils m\u2019appartiennent, au contraire, mes jours me poss\u00e8dent. Je suis la marotte de mes jours. Les premiers et dix mars \u2014 le dix \u00e9tant r\u00e9plique, prolongement et, substantiellement, d\u00e9rive, d\u00e9rive dangereuse, du premier&nbsp;\u2014, semblent \u00eatre \u2014 oh, loin d\u2019\u00eatre les seuls \u2014 anim\u00e9s du d\u00e9sir de substituer l\u2019\u00eatre-en-pleine-for\u00eat au plein jour. D\u2019entrer dans le, dans du massif.&nbsp;<\/em><br><br><em>Je ne suis pas le ma\u00eetre de mes jours \u2014 au contraire. Il m\u2019appara\u00eet que, m\u2019\u00e9tant lev\u00e9 avant l\u2019aube un certain dix avril, j\u2019ai pu d\u00e9sirer, bien que ce d\u00e9sir me demeur\u00e2t informul\u00e9, leur \u00e9chapper&nbsp;? Tentais-je une \u00e9chapp\u00e9e de nuit \u2014 une grande \u00e9vasion&nbsp;? Un pas de c\u00f4t\u00e9 me suffit. Je n\u2019eus alors que l\u2019id\u00e9e de d\u00e9rouler et tendre un fil de nuit \u2014 un fil de fiction, un fil de narration \u2014 \u00e0 travers mes jours. Je disais&nbsp;: faire passer la nuit dans le jour. Le lui faire traverser, jusqu\u2019au jour suivant, jusqu\u2019\u00e0 joindre et s\u2019adjoindre la nuit prochaine, passer ensemble dans le jour qui suit, ainsi de suite. Un fil continu de nuit \u00e0 travers la discontinuit\u00e9, le manteau d\u2019arlequin de mes jours ? Prendre de l\u2019avance, les prendre de vitesse. Quelque chose d\u2019enfin programmatique. D\u2019enfin aventureux. Et puis ne pas nous laisser rattraper. Le jour qui vient, \u00eatre l\u00e0 pour le voir venir \u2014 quand sa venue au quotidien me prend au d\u00e9pourvu, d\u00e9muni, me dicte son agenda. Prendre les devants du jour. Prendre la d\u00e9cision du jour, d\u00e9cider du jour. L\u2019inventer. \u2014 Est-ce ce que l\u2019on peut entendre quand inconsid\u00e9r\u00e9ment on associe le monde \u00e0 qui se l\u00e8ve t\u00f4t ? Quand on dit <\/em>le monde<em>, n\u2019entend-on que&nbsp;: le jour&nbsp;?&nbsp;<\/em><br><br><em>Prendre de court la vie de tous les jours. Un jour et son champion&nbsp;; son jockey, ou son trotteur&nbsp;; son destrier&nbsp;; son coureur ou son amant&nbsp;; marathonien, son messager&nbsp;; son chevalier servant d\u00e9cident d\u2019un commun accord de prendre la vie, le reste de leur vie de court, d\u2019en aller plus vite que le cours \u2014 ou de le suspendre&nbsp;?<\/em> <\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-center\" id=\"0301_0301\">PREMIER MARS<em>, en arr\u00eat,<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"la_suspension\">Et comme elle l\u2019autre jour de sur ma droite a surgi, en simple joggeuse rose non, ni abricot ni p\u00eache, mais corail fluo de haut, je surgirais\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<em>, \u00e0 l\u2019approche,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9e de par la voie aux tuiles au bout des \u00e9tangs, l\u00e0 l\u2019expansivit\u00e9 des feuillages se resserrant autour de moi pour former couloir et ombre, coulisse de verdure, je le surprends dans une bizarre position d\u2019arr\u00eat pr\u00e9sentant sa face, non \u00e0 la perspective du chemin, bien qu\u2019au plein milieu et sur un pied quasiment comme perch\u00e9, mais \u00e0 la lisi\u00e8re\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Surpris plus qu\u2019elle certainement. Elle, va, tandis que j\u2019allais m\u2019arr\u00eater. Or quel coureur s\u2019arr\u00eate&nbsp;? Quel coureur ne court pas&nbsp;? N\u2019\u00eates-vous pas sorti de chez vous pour courir&nbsp;? N\u2019avez-vous pas brav\u00e9 l\u2019interdiction g\u00e9n\u00e9rale dans le sain but d\u2019une d\u00e9pense et resourcement de votre corps&nbsp;? m\u2019interroge-t-elle du regard \u2014 que je sens question br\u00fblante au coin du mien\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS \/ PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi sinon&nbsp;? Pour respirer. Pour voir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 Les domaines de la respiration sont plus grands une fois p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s que l\u2019appr\u00e9ciation que l\u2019on en peut avoir depuis leurs lisi\u00e8res. La coureuse a comme moi largement d\u00e9pass\u00e9 le kilom\u00e8tre du p\u00e9rim\u00e8tre de sortie autoris\u00e9 autour du domicile, de quelque maison que l\u2019on sorte. Je suis comme elle, surpris, au milieu du parc qui ne dit pas son nom\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je le surprends alors qu\u2019il allait faire une pause, souffler, je le vois essouffl\u00e9 mais cet idiot, de m\u00eame m\u2019ayant vu, repart de plus belle, \u00e9videmment dans le sens oppos\u00e9 d\u2019o\u00f9 je viens si bien que, non seulement nous ne nous croisons pas, mais je l\u2019ai sous les yeux encore un petit moment \u2014 avant qu\u2019il ne prenne une all\u00e9e perpendiculaire allant tout droit \u00e0 travers bois rejoindre la route qui la coupe\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On ne quitte pas comme cela la maison des jours\u2026 Elle cueille en moi le moment que j\u2019avais choisi, et comme anticip\u00e9, et comme attendu, de me suspendre, pour me surprendre\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cela n\u2019est qu\u2019un l\u00e9ger tremblement de l\u2019air entre nous\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sachant qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019\u00e0 dix foul\u00e9es ou vingt pas quand elle d\u00e9bouche\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN DIX AVRIL<em>, aux environs,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sous le couvert de l\u2019heure tr\u00e8s matinale se pr\u00e9cipiter dans les bois c\u2019est me rendre invisible : pour le jour qui vient, et les pr\u00e9mices de la pousse printani\u00e8re des feuilles ne suffisant pas \u00e0 faire \u00e9cran entre moi et la route&nbsp;; moi et un v\u00e9hicule ; moi et une vigilance ; une patrouille <em>(selfie&nbsp;: l\u00e0 c\u2019est moi <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/p\/CBwCpWYhBy9\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.instagram.com\/p\/CBwCpWYhBy9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><span style=\"text-decoration: underline\">et un bas de jogging perdu<\/span><\/a>)<\/em>, c\u2019est m\u2019enfoncer encore qu\u2019il faut et tant que ma course me signale, dans un milieu o\u00f9 \u00e0 premi\u00e8re vue \u2014 et qui pour pousser au-del\u00e0&nbsp;?&nbsp;\u2014 rien ne bouge\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 Pas une complicit\u00e9 \u2014 m\u00eame si, nous trouvant tous les deux l\u00e0 o\u00f9 ni moi ni lui ne devrions nous trouver \u2014 dans ce no man\u2019s land entre le monde d\u2019avant et celui d\u2019apr\u00e8s \u2014 nous savons \u00e0 quoi nous en tenir \u2014 nous n\u2019allons pas palabrer\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN DIX AVRIL<em> ou juste avant,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Comment je ne me tords pas une cheville \u00e0 ce remblaiement de tuiles dans les fondri\u00e8res du chemin <em>(\u00e0 gauche \u00e9tang de soci\u00e9t\u00e9 de p\u00eache : d\u00e9sert&nbsp;; \u00e0 droite \u00e9tang \u00e0 ski nautique&nbsp;: cygnes, tremplin&nbsp;; cl\u00f4tures)<\/em> que n\u2019\u00e9miette plus le passage d\u2019aucun v\u00e9hicule&nbsp;: c\u2019est que presque je ne touche pas le sol&nbsp;: cela est ma technique de run reposant sur la respiration&nbsp;: qui m\u2019est une suspension&nbsp;: je cours sur coussins d\u2019air&nbsp;<em>(en breathplay)<\/em> : mes expirations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pense pas \u00e0 mal, simplement je remporte avec moi autour des \u00e9tangs l\u2019impression d\u2019avoir commis une indiscr\u00e9tion. Comme si je l\u2019avais pris en pleine embrassade, pratiquant de l\u2019air-je-ne-sais-quoi \u2014 ou presque-rien\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">UN JOUR<\/p>\n\n\n\n<p>Elle, certes, n\u2019est pas cette femme \u2014 une dame \u2014 qui me surprit assise sur une souche en sous-bois, \u00e0 peu de pas de la lisi\u00e8re et de ma course, et \u00e0 port\u00e9e indubitable de cette \u00e9ructation de stentor que je venais un jour de faire retentir \u2014 parce qu\u2019\u00e0 force de respiration en courant par la bouche, certainement j\u2019avale trop d\u2019air \u2014 et dans une simultan\u00e9it\u00e9 telle de mon rendu et de son apparition que je crus \u2014 la question n\u2019en \u00e9tant pas \u00e0 ce jour&nbsp; tranch\u00e9e \u2014 qu\u2019elle en \u00e9tait le r\u00e9sultat, ou l\u2019\u00e9mission\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A-t-il sur lui son petit papier ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a qu\u2019elle et moi. C&rsquo;est entre elle et moi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_4\"><em>O\u00f9 comment le jour se regarde en miroir\u2026 Savez-vous qu\u2019il existe un miroir a\u00e9rien&nbsp;? On appelle aussi cela <\/em>atmosph\u00e8re<em>.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>Je dirais que nous vivons dans l\u2019insensibilisation des jours. Leur succession anesth\u00e9sie comme l\u2019application d\u2019un baume. Leur encha\u00eenement. \u00c0 y regarder de trop pr\u00e8s, mes jours me deviennent sensibles comme des dents \u2014 \u00e7a me fait un point \u2014 \u00e7a me lance au niveau de la racine. De plus en plus de points sensibles, chaque jour il me pousse une dent. Mes jours sont des dents contre moi. La gueule de mes jours. Allez faire un roman avec \u00e7a.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-center\" id=\"0310_0301\">LE DIX MARS<\/p>\n\n\n\n<p id=\"les_haillons\">Au-dessus des haillons au pied de l\u2019arbre \u2014 c\u2019est un charme, ou un \u00e9rable, je n\u2019y suis plus, je ne sais pas. Je ne peux pas v\u00e9rifier \u2014 il faudra que je t\u2019y renvoie. <em>Ceci s\u2019adresse \u00e0 moi.<\/em> Voir. Le tronc en pousse divis\u00e9 depuis la souche, innerv\u00e9 il me semble. J\u2019ai l\u2019image de ses feuilles toutes mortes autour, en tapis \u2014 petites et dent\u00e9es, elles me reviennent, qui sont au sol pouss\u00e9es par celles de l\u2019ann\u00e9e. Ayant r\u00e9sist\u00e9 aux vents et aux gel\u00e9es de l\u2019hiver, voil\u00e0 que le temps doux, le temps de respirer les ach\u00e8ve et d\u00e9tache, et qu\u2019\u00e0 bout de branches sur les haillons elles, comme le regard, tombent, le regard de l\u2019autre jour, ton regard \u2014 je te vois, je te comprends, t\u2019inclus dans le tableau.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 Et voil\u00e0 que, sans aller, de s\u2019y poser, jusqu\u2019\u00e0 les recouvrir, sans aller jusqu\u2019\u00e0 te retenir elles font \u00e0 ces v\u00eatements \u2014 abandonn\u00e9s&nbsp;? vol\u00e9s&nbsp;? arrach\u00e9s&nbsp;?&nbsp;\u2014 un haut, un bas, comme un \u00e9crin \u2014 \u00e9crin d\u2019automne, de d\u00e9ch\u00e9ance \u2014 oh comme l\u2019oxydation de toute chose en la nature est belle, est \u00e9l\u00e9gante \u2014 les feuilles ne tombent que pour elles, qu\u2019entre elles, les bois ne pleurent, ou pleuvent que sur eux-m\u00eames, la for\u00eat n\u2019est belle que pour elle \u2014 c&rsquo;est cela l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance, la vraie, demeure inadress\u00e9e \u2014 cela vous prend un de ces cachets\u2026 sans aller jusqu\u2019\u00e0 te retenir&nbsp;: tu n\u2019es que regard, souffle et regard, et le regard, c\u2019est bien connu, papillon, vole \u2014 mais d\u2019avance je sais que tu reviendras&nbsp;: parce que je, premier mars, te le demande \u2014 et, plus express\u00e9ment, instamment, parce que tu es mon corps, et v\u00e9hicule \u2014 c\u2019est ainsi que tu es ma propri\u00e9t\u00e9 \u2014 enfin\u2026 ma copropri\u00e9t\u00e9. \u2014 Comment ne me suivrais-tu pas&nbsp;?\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_ma\u00eetres\"><em>L\u2019enseignement que me prodiguent les jours est infini et sans cesse repris. Autant de jours, autant de ma\u00eetres \u2014 m\u00eame si, \u00e0 tous, mythos, se prendre pour le grand jour \u2014 car leur point de vue est, malgr\u00e9 eux, \u00e9triqu\u00e9 : ils sont comme les chevaux, s\u2019effarouchent pour un rien, des \u0153ill\u00e8res les rassurent et les confortent dans leur assiette \u2014 ils r\u00e8gnent chacun sur un territoire de rien&nbsp;: moi. Je leur demande pardon pour l\u2019analogie, certainement mal choisie \u2014 quoique, sans doute et pour commencer je sois, non seulement le secr\u00e9taire, et l\u2019intendant, et l\u2019homme \u00e0 tout faire de mes jours, mais en fin de compte et dans le meilleur des cas \u2014 en nos plus beaux instants \u2014 leur cavalier.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">LE DIX MARS<\/p>\n\n\n\n<p>Un <em>(bas)<\/em> gris <em>(\u00e0 pince)<\/em>, un <em>(haut)<\/em> blanc <em>(hoodie)<\/em>, au pied d\u2019un charme donc\u2026 J\u2019ai en t\u00eate \u2014 mais o\u00f9 ai-je la t\u00eate&nbsp;? \u2014 l\u2019image de cet arbre qui ne retient aucune attention, n\u2019a rien de particulier ou de sp\u00e9cial si ce n\u2019est qu\u2019il constitue un point extr\u00eame de la parcelle plant\u00e9e ; qu\u2019il marque la crois\u00e9e de deux chemins&nbsp;; qu\u2019il a pouss\u00e9, ou a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 pousser l\u00e0 <em>(en taillis sous futaie)<\/em> \u2014 me le feras-tu <em>(\u00e0 moi)<\/em>, lui et ses oripeaux \u2014 m\u2019est souvenance en leur imm\u00e9diate proximit\u00e9 de poup\u00e9es folkloriques mit\u00e9es elles-m\u00eames et comme on en voit sur les lunettes arri\u00e8re des berlines et les planches de bord des cabines des semi-remorques <em>(sous les guirlandes)<\/em> \u2014, sous un jour nouveau voir, et rejoindre&nbsp;: AUJOURD\u2019HUI-m\u00eame (\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_chevaliers\"><em>Deux jours mis en pr\u00e9sence. En for\u00eat. Ainsi que deux chevaliers qui vont, \u00e0 leur insu, \u00e0 la rencontre l\u2019un de l\u2019autre. Se connaissant. Ne se connaissant que trop. Ayant d\u00e9j\u00e0 fray\u00e9&nbsp;; maille \u00e0 partir&nbsp;; des choses \u2014 des v\u00e9rit\u00e9s \u2014 \u00e0 se dire. Deux jours entre tous les autres, la for\u00eat des autres&nbsp;: venus du pass\u00e9, \u00e0 cheval \u2014 le partageant. Ce dont deux jours, les jours dans leur ensemble sont capables \u2014 et coutumiers \u2014 c\u2019est, chevaliers, cela&nbsp;: de monter un m\u00eame cheval \u2014 destrier, palefroi, cela est \u00e0 d\u00e9battre, c\u2019est selon les jours \u2014 sans se mettre jamais d\u2019accord sur la destination, la mission, l\u2019aventure. Tous les jours sur le m\u00eame cheval. Un pari. Dr\u00f4le de cheval. Qui se devrait d\u2019\u00eatre \u00e0 lui-m\u00eame son propre lad, son palefrenier, mais encore et par exigence ou autorisation expresse l\u2019intendant, factotum, valet de pied et scribe et embaumeur de la maison enti\u00e8re des jours.<\/em><br><br><em>Les jours sont des chevaliers. J\u2019envisage un livre qui serait un roman de chevalerie. Un calendrier qui serait un roman. Un journal, ou un agenda, m\u00e9tamorphos\u00e9, autofictif, en roman de chevalerie. Les jours sont tomb\u00e9s du calendrier. D\u00e9sar\u00e7onn\u00e9s les jours.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">PREMIER MARS<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026) Tu fermes enfin ta gueule. L\u00e0 tu n\u2019as plus rien \u00e0 dicter. On ne t\u2019entend plus chanter. \u00c7a te fait au moins fermer ta gueule. Tu es \u00e0 m\u00e9diter ce que tu viens de faire. Ce que tu viens d&rsquo;enlever, d\u2019emporter. Maintenant que c\u2019est fait, tu cherches les mobiles, les raisons, les explications \u2014 \u00e0 fournir \u00e0 qui te les demanderait, les exigerait. Les gendarmes, le contr\u00f4le routier que tu as rep\u00e9r\u00e9 de loin au rond-point. Ce rond-point aux gendarmes, c\u2019est comme si tu le contournais\u2026 Moi, premier mars, je ne l\u2019aurais pas fait\u2026 Je n\u2019aurais pas proc\u00e9d\u00e9 ainsi. Je ne serais pas all\u00e9 jusque l\u00e0&nbsp;: les enfourner, le haut et le bas dans un sac poubelle 20&nbsp;l et rapporter \u00e0 la maison \u2014 et descendre \u00e0 la cave. Moi je les aurais \u2014 imm\u00e9diatement \u2014 enfil\u00e9s, ces effets. Voil\u00e0 ce que moi, volant premier mars, moi dix-neuf janvier j\u2019aurais fait\u2026<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_5\"><em>Lequel d\u2019entre tous mes jours ici retenir&nbsp;? O\u00f9 convoquer les autres. Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Pench\u00e9s sur un point de d\u00e9tail comme les f\u00e9es autour du berceau. Il m\u2019appara\u00eet que l\u2019exercice m\u2019incite et me conduit \u00e0 inventer un public \u2014 le public rassembl\u00e9 de mes jours \u2014 et peut-\u00eatre un ch\u0153ur \u2014 \u00e0 chacun d\u2019entre eux, \u00e0 mes moments pr\u00e9sents \u2014 <\/em>moments of being<em>, n\u2019est-ce pas ?&nbsp;\u2014, ces moments o\u00f9 je suis pr\u00e9sent au cours de ma vie au point que cela pourrait en faire un drame&nbsp;; o\u00f9 j\u2019y participe&nbsp;; au point de la mettre en jeu. \u2014 D\u2019o\u00f9&nbsp;:&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Jeu entre les jours<\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | Des jours entre les jours<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\" id=\"les_jours_6\"><em>Entre les jours il y a du jeu. <em>Cela joue entre les jours<\/em> \u2014 ce qui n\u2019est exactement pas le m\u00eame jeu que formul\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment\u2026\u00a0Entre les jours, il y a des jours\u2026<\/em><br><br><em>Arriv\u00e9 \u00e0 ce point il me faut expliciter. Ce que j&rsquo;entends par <\/em>jour<em> c&rsquo;est, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, un \u00e9v\u00e9nement dans le jour, qui va lui donner sa tonalit\u00e9, va faire que la date du jour vaudra pour num\u00e9ro d&rsquo;enregistrement et rem\u00e9moration. Cela peut tr\u00e8s bien n\u2019\u00eatre qu\u2019une seconde de ce jour \u2014 peut-\u00eatre m\u00eame pas\u00a0: une intuition suffit, un \u00e9lan fictif. Le temps passant et ce jour s&rsquo;\u00e9loignant dans les profondeurs \u2014 ab\u00eemes r\u00e9trospectifs \u2014 du calendrier, ce que j&rsquo;appelle jour ne nommera plus que cet \u00e9v\u00e9nement, s&rsquo;y verra par le recul dans le temps r\u00e9duit, cristallis\u00e9. Quand je dis <\/em>jour<em>, il faut entendre : <\/em>\u00e9v\u00e9nement<em> ayant eu lieu \u00e0 la date du jour\u00a0: rencontre\u00a0; d\u00e9couverte\u00a0; survenue (surprise)\u00a0; nouvelle (\u00e9piphanie). Ce \u00ab\u00a0jour\u00a0\u00bb est par cons\u00e9quent prot\u00e9iforme\u00a0\u2014 il prend la forme d&rsquo;un objet, d&rsquo;une personne (quelqu\u2019un), d&rsquo;un lieu, d\u2019une situation, d\u2019une lumi\u00e8re (un ciel)\u2026 Un jour peut tout \u00eatre. Il est aussi bien, et g\u00e9n\u00e9ralement, une combinaison (synth\u00e8se ou patchwork) d\u2019\u00e9l\u00e9ments. Une configuration. Un jour est donc une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9pisode, mais demeur\u00e9 en suspens\u00a0\u2014 comme sans acteurs. Il ne s\u2019y est le plus souvent rien pass\u00e9. C\u2019est un \u00e9v\u00e9nement en puissance. En attendant, c\u2019est un non-lieu. Un non-lieu en latence d\u2019avoir lieu. Une <\/em>possibilit\u00e9<em> \u2014 disait Kundera. Voil\u00e0\u00a0: un jour, dans mon vocabulaire, est une possibilit\u00e9. Un jour de ma vie n\u2019a jamais tout a fait fini \u2014 jamais tout \u00e0 fait commenc\u00e9 \u2014 d\u2019\u00eatre \u2014 \u00e0 vivre. C\u2019est un jour \u00e0 vivre \u2014 et qui le demeure. Ne demandant qu\u2019\u00e0 vivre ou s\u2019animer. (Mes jours sont un peu comme les <\/em>Personnages \u00e0 r\u00e9activer<em> de P.\u00a0Joseph\u2026)\u00a0<\/em><br><br><em>Ils ont une caract\u00e9ristique commune qui leur est tr\u00e8s probablement une condition <\/em>sine qua non<em> d\u2019\u00e9mergence\u00a0: ces jours m&rsquo;arrivent dans la solitude. Mes jours sont des avatars de la solitude.\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;#\u00e9t\u00e92023 #05 | La solitude de mes jours<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><em>Ce que j\u2019appelle ici mes jours, c\u2019est ce que de tout temps \u2014 depuis que je me suis mis \u00e0 \u00e9crire \u2014 je rassemble sous le titre de <\/em><a href=\"\/ateliers\/testard_transversales_7_1\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"\/ateliers\/testard_transversales_7_1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><span style=\"text-decoration: underline\">Contenus enl\u00e8vement<\/span><\/a><em>.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;#\u00e9t\u00e92023 #05 | Dans la solitude des jours<\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;#\u00e9t\u00e92023 #05 | La solitude des jours<\/h2>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les domaines de la respiration sont plus grands une fois p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s que l\u2019appr\u00e9ciation que l\u2019on en peut avoir depuis leurs lisi\u00e8res. Vous avez comme moi largement d\u00e9pass\u00e9 le kilom\u00e8tre du p\u00e9rim\u00e8tre de sortie autoris\u00e9 autour du domicile, de quelque maison que l\u2019on sorte. Je suis comme vous, surpris, au milieu du parc qui ne dit pas son nom <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_du_roman_5_1_1\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #05 | La gueule de mes jours<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":334,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4705,4525],"tags":[],"class_list":["post-129861","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-05-compressions-faulkner","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129861","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/334"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=129861"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129861\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":180158,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129861\/revisions\/180158"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=129861"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=129861"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=129861"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}