{"id":131870,"date":"2023-07-26T18:16:43","date_gmt":"2023-07-26T16:16:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=131870"},"modified":"2024-03-24T20:26:14","modified_gmt":"2024-03-24T19:26:14","slug":"ete-2023-07bis-te-parler-a-nouveau-des-odeurs-perdues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-07bis-te-parler-a-nouveau-des-odeurs-perdues\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #07bis | Te parler \u00e0 nouveau des odeurs perdues"},"content":{"rendered":"\n<p>LECTURE AUDIO DU TEXTE CI-DESSOUS<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/GVXNJP0F.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"578\" height=\"600\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/3837_10634891_0_3475.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-131871\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/3837_10634891_0_3475.jpg 578w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/3837_10634891_0_3475-405x420.jpg 405w\" sizes=\"auto, (max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>SOURCE web objets d&rsquo;autrefois<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\"><em><strong>Ma tr\u00e8s ch\u00e8re cousine,<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em> Maintenant que tout est r\u00e9volu, que l\u2019odeur f\u00e9tide de la mort a \u00e9t\u00e9 engloutie sous les dalles de tous les cimeti\u00e8res familiaux, les mots me viennent curieusement, tu vas le voir, ils d\u00e9boulent en maudit d\u00e9sordre, pardonne-le-moi &nbsp;\u00e0 l\u2019avance, je te prie&#8230; &nbsp;Et surtout, dis-moi &nbsp;tout de suite si \u00e7a te gonfle&nbsp;!&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em> Tu vas peut-\u00eatre \u00eatre \u00e9tonn\u00e9e par ma lettre. J\u2019avais envie de te parler des caves de l\u2019enfance. Tu as connu peu ou prou, les m\u00eames que moi.  Mais je ne vais pas toutes les d\u00e9crire. Je recherche surtout leurs odeurs.Je n\u2019aurais pas os\u00e9 en parler \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre. Avec mes frangins, ce sont toujours des occasions de rappeler les frayeurs qu\u2019ils aimaient provoquer en se proclamant Rois des t\u00e9n\u00e8bres ou Chauve-souris Vampires.Attention \u00e0 tes cheveux&#8230; \u00e0 ton cou ! De petits cons ordinaires. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">        <em> Pour la po\u00e9sie tu peux toujours repasser, quand ils en parlent aujourd\u2019hui, il n\u2019y a que l\u2019argent dans les successions qui les a un peu consol\u00e9s des ventes&#8230; Ils ne parlaient que de chiffres \u00e0 cette \u00e9poque&#8230;ou de rien&#8230; Cela me d\u00e9\u00e7oit un peu. L\u2019histoire des anc\u00eatres ne les a int\u00e9ress\u00e9s que tr\u00e8s passag\u00e8rement. Comment te dire&#8230; Pour eux, il fallait tourner la page. Mais repenser aux mort.e.s, \u00e0 la m\u00e8re en particulier, \u00e0 travers l&rsquo;odeur des maisons, \u00e7a leur \u00e9tait sans doute trop douloureux. C&rsquo;\u00e9tait les odeurs de cuisine qui nous manquaient le plus , les bonnes et les mauvaises.. Les fr\u00e8res n&rsquo;\u00e9taient pas \u00e9gaux dans le deuil et tu sais pourquoi. Je m\u2019en moque bien toute seule, de mes obsessions n\u00e9cro-historiques. Je me vis un peu comme la gardienne infatigable de l\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique. De plusieurs d&rsquo;ailleurs.Tu connais la chanson de Brassens&#8230;&nbsp; Aupr\u00e8s de mon arbre&#8230;&nbsp;? On l\u2019a chant\u00e9e &nbsp;si souvent \u00e0 la maison pendant nos adolescences. Mais \u00e7a n\u2019a pas suffi<\/em>.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Je reviens \u00e0 nos caves, veux-tu\u00a0? Tu te souviens\u00a0? Cette odeur de terre tass\u00e9e par les sabots de bois clair, qu&rsquo;on savait faire encore, on gardait les sombres \u00e0 lani\u00e8re de cuir sculpt\u00e9 pour le Dimanche,,,  Terre humide et grasse des caves, exhalant le salp\u00eatre et la moisissure, anormalement brillante sous les lampes blafardes, parmi les moins ch\u00e8res, poussi\u00e9reuses \u00e0 souhait, avec l\u2019odeur craquante des insectes grill\u00e9s dessus, ou alors,dans les cercles pingres de bougies jaunies allum\u00e9es , informes et d\u00e9goulinantes. Elles \u00e9taient plant\u00e9es dans des sortes de tr\u00e9pieds en fer forg\u00e9 torsad\u00e9, peints \u00e0 l\u2019antirouille, tous munis d\u2019un crochet pour les suspendre. On les appelait \u00ab\u00a0queue de rat\u00a0\u00bb je crois, c&rsquo;\u00e9tait bien pratique.  Il en reste quelques exemplaires dans la famille, maquill\u00e9es en noir, sur les buffets ou les chemin\u00e9es. Ces cand\u00e9labres improvis\u00e9s ne valaient pas grand-chose, sauf sentimentalement pour moi. Syst\u00e8me D. Bougies \u00e9conomis\u00e9es, le plus possible, car elles fondaient trop vite. On mettait pourtant un grain de gros sel dessus pr\u00e8s de la m\u00e8che. Petit \u00e0 petit, elles n\u2019ont plus servi. Dommage.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>La cave devait par vocation rester souterraine et dans le noir complet. &nbsp;L\u2019odeur des bougies qui s\u2019\u00e9teignent et la trouille qui s\u2019installe, je m\u2019en souviens, pas toi&nbsp;? Et celle de l\u2019allumette au phosphore frott\u00e9e plusieurs fois avant d\u2019obtenir la flamme et qui br\u00fblait la pulpe des doigts dans l\u2019obscurit\u00e9 toujours trop longue&nbsp;? &nbsp;On en a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 je crois, plusieurs fois, en revenant de toutes ces maisons encore ouvertes. &nbsp;A chaque fois je d\u00e9clamais en riant et \u00e0 qui voulait l\u2019entendre que cette odeur de cave \u00e9tait ma madeleine de Proust. Une fa\u00e7on pour moi &nbsp;de r\u00e9unir tous les destins en une seule histoire \u00e0 tiroirs et \u00e0 terroir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<em>Il y avait celle du Mont Joli&nbsp;et son cuvier immense, comme toi, je ne l\u2019aimais pas. Elle avait deux grands portails de bois vert sapin, plac\u00e9s perpendiculaires, l\u2019un donnant sur la cour bourgeoise, ferm\u00e9e, l\u2019autre sur les vignes, pr\u00e8s du sentier caillouteux et dru qui montait. Je n\u2019aimais pas cet espace trop grand qui ne sentait plus que le sulfate sec et laissait passer trop de lumi\u00e8re. D\u2019ailleurs \u00e0 la fin, il y avait une kyrielle de lampes d\u2019appoint et plein de bric-\u00e0-brac autour du pressoir abandonn\u00e9. C\u2019\u00e9tait devenu un garage et un d\u00e9barras \u00e0 d\u00e9m\u00e9nagements. Le fumet des vendanges et des tonneaux en bois s\u2019\u00e9tait compl\u00e8tement \u00e9vapor\u00e9 &nbsp;et le sol avait s\u00e9ch\u00e9. J\u2019ai la nostalgie des effluves de cave \u00e0 vin et toi aussi je le sais.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em> L\u2019odeur de la maison au-dessus, est rest\u00e9e longtemps la m\u00eame, une odeur de vieux meubles empoussi\u00e9r\u00e9s et d\u2019abandon. Le rez-de chauss\u00e9e donnant sur un jardinet \u00e0 parfum de buis, \u00e9tait un endroit condamn\u00e9 par le p\u00e8re.&nbsp; Moi-m\u00eame je n\u2019y suis all\u00e9e qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, avec l\u2019extr\u00eame \u00e9motion que tu devines. Impression de visiter une crypte. Je l\u2019ai v\u00e9cu comme un privil\u00e8ge et presque une transgression. C\u2019est l\u00e0 que T. ma grand-m\u00e8re paternelle est morte, une nuit de 1938. Plus personne n\u2019a habit\u00e9 cette partie de la maison et je ne peux pas te dire qu\u2019elle \u00e9tait l\u2019odeur de ces trois pi\u00e8ces anormalement vides, seulement un piano et des suspensions de d\u00e9corations sur le mur que mon p\u00e8re m\u2019a confi\u00e9s. C\u2019\u00e9tait une d\u00e9couverte et une d\u00e9flagration mentale pour moi. J\u2019allais enfin rencontrer ma grand-m\u00e8re paternelle, dont nous ne poss\u00e9dions que deux ou trois photos aust\u00e8res, \u00e0 travers ses quelques objets laiss\u00e9s intacts. Des photos confisqu\u00e9es par la seconde femme du grand-p\u00e8re qui les avait d\u00e9coup\u00e9es ,massacr\u00e9es et annot\u00e9es de fa\u00e7on d\u00e9lirante nous sont parvenues \u00e0 la suite. Je ne peux pas en parler ici, ce serait trop long. Et cela t\u2019ennuierait s\u00fbrement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>J\u2019aimais aller aussi dans la cave du cousin Jeannot, du c\u00f4t\u00e9 maternel, bien plus joyeuse. Tu ne l\u2019as pas connu je crois directement, un joli ouvrier-t\u00e2cheron en perp\u00e9tuelle salopette bleue- charrette, il \u00e9tait dragueur sur la Sa\u00f4ne, un m\u00e9tier prestigieux pour nous, vigneron \u00e0 ses heures, c\u00e9libataire &nbsp;non endurci, il attendait l\u2019\u00e2me s\u0153ur sans trop se bouger les fesses. Et il a r\u00e9ussi. Il reniflait pourtant tout le temps, sans doute une sinusite chronique, et il &nbsp;plantait ses deux gros pouces de chaque c\u00f4t\u00e9 de ses bretelles, en \u00e9cartant ses doigts en \u00e9ventail ou les repliant sur sa poitrine, au-dessus de son ventre rebondi, quand il parlait. Une voix de camionneur enrou\u00e9. Mais il \u00e9tait tr\u00e8s gentil. Il sentait la vigne et le cambouis. Nous le trouvions dr\u00f4le et un peu trop timide. Nous sommes all\u00e9s deux ann\u00e9es de suite, en vacances chez lui, lorsque la maison du Petit St Cyr que nous occupions chaque \u00e9t\u00e9, a \u00e9t\u00e9 vendue. C\u2019est lui qui nous a fait d\u00e9couvrir&nbsp; PIF le chien et ses potes et partant de l\u00e0 le communisme, \u00e0 longueur de siestes obligatoires, au grand dam des parents qui n\u2019osaient pas s\u2019interposer lorsqu\u2019il d\u00e9posait ses magazines qu\u2019ils jugeaient &nbsp;subversifs sur nos lits. Il y avait rajout\u00e9 Les pieds nickel\u00e9s qui n\u2019\u00e9taient pas non plus tr\u00e8s f\u00e9ministes. Il buvait de la bi\u00e8re et de la limonade  en quantit\u00e9 industrielle, et nous l\u2019encouragions. Nous allions faire des pr\u00e9l\u00e8vements discrets en commando dans sa cave avec des guetteurs, en faisant croire par la suite que c\u2019\u00e9tait lui qui buvait trop. Nous m\u00e9langions les deux liquides p\u00e9tillants et mousseux, un r\u00e9gal. L\u2019odeur me fait encore saliver. Nous \u00e9tions le Club des 4 et cachions les bouteilles dans le creux d\u2019un gros arbre derri\u00e8re la grange, devant le grand pr\u00e9 \u00e0 vaches. L\u2019odeur des vaches, les blagues avec les bouses&#8230; Les jeux avec les lapins, les poules et les canards&#8230;Nous les attrapions pour faire des safaris dans la cour avec une vieille voiture abandonn\u00e9e, odeur de&nbsp; paille pour les mettre en confort&nbsp; \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, avant de partir en exp\u00e9dition africaine statique&#8230; Je n\u2019avais pas le droit de conduire.&nbsp; Alors je rousp\u00e9tais en vain ou bien je chantais les y\u00e9y\u00e9s. Nous avions un solide r\u00e9pertoire et avions mont\u00e9 un orchestre, guitare en bois avec boutons -bouchons, batterie avec les seaux de vendanges que nous avons fini de trouer. Les vaches un peu \u00e9tonn\u00e9es nous regardaient impassibles.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Jeannot &nbsp;aimait beaucoup ma m\u00e8re et avait m\u00eame log\u00e9 son p\u00e8re et sa deuxi\u00e8me femme, l\u2019italienne, sous l\u2019occupation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\"><em>La cave de Jeannot \u00e9tait donc merveilleuse. Elle n\u2019\u00e9tait jamais ferm\u00e9e \u00e0 cl\u00e9.&nbsp; L\u2019odeur des f\u00fbts de vin, des saucissons et des fromages suspendus \u00e0 des clous&nbsp; dans des cages nous ravissait. Les patates y germaient, les l\u00e9gumes y transitaient bri\u00e8vement apr\u00e8s r\u00e9colte. Tous ces souvenirs olfactifs sont rest\u00e9s intacts. Et je les ai retrouv\u00e9s \u00e0 des degr\u00e9s variables dans toutes les caves de mon enfance.&nbsp; J\u2019aimerais que tu m\u2019en parles \u00e0 ton tour de vive voix. Si tu as un peu de temps, t\u00e9l\u00e9phone -moi, tu habites si loin de nous d\u00e9sormais. Tu me manques. Nos m\u00e8res s\u2019aimaient tant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;            <em>A te lire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size\">                                    <em>Tr\u00e8s affectueusement \u00e0 toi et aux tiens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background has-large-font-size\">                                                                 <strong><em>Mathilde<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-white-background-color has-background has-normal-font-size\"><em><strong>POST- SCRIPTUM :<\/strong> comme je t&rsquo;envoie ma lettre par mail, je t&rsquo;envoie le lien de la chanson de Brassens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-text-align-right is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Georges Brassens &quot;Aupr\u00e8s de mon arbre&quot; | Archive INA\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Q3-_8SblRIQ\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n<cite>SOURCE YOUTUBE<\/cite><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LECTURE AUDIO DU TEXTE CI-DESSOUS SOURCE web objets d&rsquo;autrefois Ma tr\u00e8s ch\u00e8re cousine, &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Maintenant que tout est r\u00e9volu, que l\u2019odeur f\u00e9tide de la mort a \u00e9t\u00e9 engloutie sous les dalles de tous les cimeti\u00e8res familiaux, les mots me viennent curieusement, tu vas le voir, ils d\u00e9boulent en maudit d\u00e9sordre, pardonne-le-moi &nbsp;\u00e0 l\u2019avance, je te prie&#8230; &nbsp;Et surtout, dis-moi &nbsp;tout <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-07bis-te-parler-a-nouveau-des-odeurs-perdues\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #07bis | Te parler \u00e0 nouveau des odeurs perdues<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":498,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4827,4525],"tags":[],"class_list":["post-131870","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-07bis-odeur","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/131870","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/498"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=131870"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/131870\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=131870"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=131870"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=131870"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}