{"id":13253,"date":"2019-09-14T16:05:22","date_gmt":"2019-09-14T14:05:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=13253"},"modified":"2019-09-14T16:05:23","modified_gmt":"2019-09-14T14:05:23","slug":"09-notes-du-tunnel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-notes-du-tunnel\/","title":{"rendered":"#09 &#8211; Notes du tunnel"},"content":{"rendered":"\n<p>Le train au d\u00e9part\nde Saint-Lazare direction Ermont&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nle train au d\u00e9part de Saint-Lazare direction Cergy&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ligne L ligne J&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; direct jusqu\u2019\u00e0 Asni\u00e8res&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; omnibus Pont-Cardinet Clichy-Levallois\nAsni\u00e8res-sur-Seine B\u00e9con-les-Bruy\u00e8res Les Vall\u00e9es&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ce passage d\u2019une minute avec les voies\nde garage en \u00e9ventail&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avec le\nposte A le poste B&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les rails courbes\nd\u2019aiguillage&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les digitales qui\npoussent l\u00e0 o\u00f9 rien ne circule&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nles g\u00e9om\u00e8tres en gilets jaunes&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nle SERNAM d\u00e9teint sur l\u2019entrep\u00f4t en brique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les wagons \u00e0 bestiaux&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les c\u00f4nes de ballast sous la pluie&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; cette emprise qui s\u2019enfonce dans Clichy\navec ses Intercit\u00e9s normands \u00e0 l\u2019arr\u00eat&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nses petits gris remis\u00e9s&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ses\nlocomotives sans wagons&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 18\nseptembre 1906 5 rue des Cailloux la maison coll\u00e9e aux rails c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il est\nn\u00e9<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;les vapeurs direction Rouen Dieppe F\u00e9camp\nla suie autour des yeux de Jean Gabin&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\n18 septembre 1906 l\u2019existence d\u00e9bute l\u00e0&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; l\u2019existence avant le cor dans\nl\u2019harmonie municipale<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant le service \u00e0 Strasbourg&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant le mariage de 1930<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant celui de 1933<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant le garage de Constantine<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant la t\u00f4le des avions Bloch<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 18\/09\/06 le premier cri&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00e0 cent m\u00e8tres le pont d\u2019Asni\u00e8res&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le traversant au couchant voici La\nD\u00e9fense le verre que le couchant irise l\u2019acier que le couchant argente&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00e0 cent m\u00e8tres du pont le cimeti\u00e8re sous\nles marronniers \u2013 pour les couleurs choisis ta saison \u2013 l\u2019omnibus comme le\ndirect le d\u00e9passent \u00e0 vitesse moyenne&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nc\u2019est l\u00e0 que dort depuis 1990<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a> l\u2019enfant\nde 1906&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ce que la J et la L enjambent c\u2019est le\npassage d\u2019une vie de quatre-vingt-quatre ans&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; huit cent cinquante m\u00e8tres du berceau \u00e0\nla tombe huit cent cinquante pas un de plus. <br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> <em>Quelques photos prises en 1998 avec un appareil jetable. \u00c0 l\u2019\u00e9poque le p\u00e2t\u00e9 de maison \u00e9tait intact\u00a0: bloc de quatre petits immeubles aux fa\u00e7ades \u00e9caill\u00e9es avec un air de provisoire qui s\u2019\u00e9ternise. La plupart des habitants en attente de relogement. Image de la porte coch\u00e8re ouverte. Image des pav\u00e9s disjoints brillants de pluie. Image du caddie d\u00e9soss\u00e9 dont les enfants se servent comme d\u2019une luge. C\u2019est donc ici qu\u2019il est n\u00e9. Ici que na\u00eetront Marinette en 1909 et Louis deux ou trois ans plus tard \u2013 Louis qui mourra en bas \u00e2ge, Louis dont je n\u2019ai trouv\u00e9 nulle trace aux archives. Retour sur les lieux en 2015. Du p\u00e2t\u00e9 de maison n\u2019ont surv\u00e9cu que deux immeubles. Alentour on a construit un skate-park et une tour de bureaux au toit v\u00e9g\u00e9talis\u00e9. Une main sur la fa\u00e7ade qui s\u2019\u00e9caille, sur la porte d\u2019entr\u00e9e en bois, sur les marches in\u00e9gales de l\u2019escalier sans lumi\u00e8re. En 2019 que reste-t-il de tout cela\u00a0?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> <em>Il existe une image. Je ne l\u2019ai pas invent\u00e9e. Une image format carte postale o\u00f9 sont r\u00e9unis sur trois rangs les gars de l\u2019Harmonie Municipale. Il a treize ou quatorze ans. Il est au premier rang avec son cor cal\u00e9 sur la cuisse. Je lui ressemble. Surtout depuis que j\u2019ai perdu mes cheveux et que mes joues se sont creus\u00e9es. Sur l\u2019image je vois le chef, debout, avec son col cass\u00e9 et son air important. Quel \u00e2ge ont les gars de l\u2019Harmonie\u00a0? Quinze, vingt ans. \u00c0 l\u2019\u00e9cole en 14-18 et trop vieux pour \u00eatre mobilis\u00e9s en 39. G\u00e9n\u00e9ration pass\u00e9e entre les gouttes de sang. Cette image je ne l\u2019ai pas invent\u00e9e. Elle est un jour pass\u00e9e entre mes mains. Le drapeau en satin brod\u00e9 \u00ab\u00a0HARMONIE MUNICIPALE DE CLICHY-LA-GARENNE\u00a0\u00bb je l\u2019ai peut-\u00eatre ajout\u00e9 d\u2019images d\u2019autres harmonies mais mon grand-p\u00e8re, son cor, son air de jeune homme sage, je les vois comme si j\u2019avais la photo sous les yeux. R\u00e9solution\u00a0: quoiqu\u2019il en co\u00fbte, un jour il faudra forcer la porte de l\u2019entrep\u00f4t qui contient cette image et tant d\u2019autres choses qui comptent. Alors nous verrons ce qu\u2019en l\u2019absence de traces la m\u00e9moire a construit d\u2019inventions de r\u00e9confort et ce qui vibre encore entre les mains.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> <em>Un jour de 1994 aux archives municipales. Entre les mains l\u2019in-folio des Naissances de 1906. Le noir persistant des encres d\u2019alors est magnifique. Voici l\u2019impensable mention consign\u00e9e en marge par l\u2019officier d\u2019\u00c9tat-Civil. Un mariage. Un premier mariage. Le nom de l\u2019\u00e9pouse, sa date de naissance. Son d\u00e9c\u00e8s, en 1931. Le nom est rare. Renseignements pris sur minitel vingt personnes le portent dans le m\u00eame village alsacien. L\u2019id\u00e9e qui en d\u00e9coule\u00a0: r\u00e9diger une lettre, l\u2019envoyer \u00e0 chacun en leur demandant\u00a0: Que gardez-vous de cette jeune femme soixante ans apr\u00e8s sa mort\u00a0? Et, dans cette m\u00e9moire, est-il une place pour mon grand-p\u00e8re qui n\u2019aura pu qu\u2019effleurer le r\u00e9cit familial\u00a0? <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> <em>Les fauteuils profonds de la mairie de Neuilly-sur-Seine. Ici mes grands-parents se sont mari\u00e9s en juillet 1933. Domicili\u00e9s chez la m\u00e8re de p\u00e9p\u00e9, tout pr\u00e8s, 25 rue du Pont. Les ann\u00e9es passent sans qu\u2019on prenne la peine de s\u2019y rendre. 2017. Des immeubles de bureaux aux fa\u00e7ades vitr\u00e9es ont remodel\u00e9 la rue. Les hommes en costume vont et viennent sur le trottoir, clope au bec, \u00e0 l\u2019heure de la pause. Au bout de la rue, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve, La D\u00e9fense. Pas un centim\u00e8tre de la rue du Pont de 1933 n\u2019a surv\u00e9cu. Reconstituer immeubles, trottoirs, chauss\u00e9es, magasins. Reconstituer l\u2019appartement o\u00f9 v\u00e9curent quelques mois p\u00e9p\u00e9 et m\u00e9m\u00e9 avec l\u2019affreuse belle-m\u00e8re sur le dos.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> <em>Une visite aux Archives Militaires de la Seine. Son dossier rassemble ses \u00e9tats de service, le d\u00e9roul\u00e9 de ses ann\u00e9es de conscrit, sa mobilisation de 1939 sur le site de Suresnes de la Soci\u00e9t\u00e9 Nationale des Constructions A\u00e9ronautiques du Sud-Ouest, ses adresses successives. De son s\u00e9jour de quatre ans en Alg\u00e9rie, le s\u00e9jour de son premier mariage, le s\u00e9jour de son veuvage, j\u2019apprends l\u2019adresse\u00a0: 18 rue Damr\u00e9mont, Constantine. Imaginons le jeune homme de 22 ans quittant Levallois et les garages o\u00f9 il travaillait pour en ouvrir un \u00e0 son compte. Le jeune homme parti tenter l\u2019aventure alg\u00e9rienne, manches relev\u00e9es, Celtique au bec, le front d\u00e9j\u00e0 d\u00e9garni et les yeux bleu acier. Quatre ann\u00e9es l\u00e0-bas. Le temps d\u2019ouvrir son garage. Le temps de se marier avec une Alsacienne. Le temps de la perdre et de retraverser, sans doute \u00e0 contrec\u0153ur, la M\u00e9diterran\u00e9e, pour refaire sa vie en m\u00e9tropole. P\u00e9p\u00e9 a aim\u00e9 l\u2019Alg\u00e9rie et les Arabes, les paysages d\u00e9couverts \u00e0 moto, la ville de Constantine. Se figurer ce que le joueur de cor de l\u2019Harmonie de Clichy qui n\u2019avait connu du monde que Paris et la Champagne de son service militaire a pu vivre, de 1928 \u00e0 1932, l\u00e0-bas.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> <em>Ce cahier qu\u2019il conservait dans le tiroir de sa table de chevet. \u00c0 la main les noms de tous les constructeurs automobiles dont il se souvenait. La liste de tous ces ateliers install\u00e9s entre la Zone et Levallois dans les ann\u00e9es 1910, 1920, avant la production \u00e0 grande \u00e9chelle des bagnoles. Cette liste qu\u2019il sortait du tiroir pour la lire \u00e0 voix haute \u00e0 qui voulait l\u2019entendre. Tous ces noms qui ne nous disaient rien. Tous ces ateliers o\u00f9 il a appris \u00e0 modeler la t\u00f4le. Cette liste constitu\u00e9e \u00e0 mesure que lui revenaient les noms anciens. Un seul\u00a0me revient : Deguingand. De tous les constructeurs \u00e9tablis entre la Zone et Levallois c\u2019est le seul \u00e0 avoir re\u00e7u un nom de rue. Reconstituer la liste perdue et, de l\u00e0, esp\u00e9rer sentir le m\u00e9tal, le verre, la gomme et le bois que travaillaient les ouvriers d\u2019alors.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> <em>\u00c0 10h45 les roues du corbillard remontent l\u2019all\u00e9e principale en s\u2019enfon\u00e7ant dans un tapis de feuilles collantes. Ce qu\u2019on enterre ce matin c\u2019est des chansons, les centaines de chansons qu\u2019il connaissait par c\u0153ur et fredonnait du matin au soir. Cette formidable m\u00e9moire des airs que braillaient les crieurs de son enfance, le haut-parleur des premi\u00e8res radios, les \u00e9crans des premiers parlants. Cet homme avait la t\u00eate pleine de couplets\/refrains entra\u00eenants, d\u2019airs \u00e0 danser \u00e0 deux sur les parquets cir\u00e9s. Voil\u00e0 ce qu\u2019on enterre ce jour. Dans le silence qui accompagne l\u2019inhumation aucun canon possible. Personne dans la famille pour se rappeler les paroles. Silence, oubli. Personne\u00a0? Personne, moi le premier. C\u2019est le silence qui nous rassemble, lui horizontal, nous verticaux, ce matin d\u2019automne.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le train au d\u00e9part de Saint-Lazare direction Ermont&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le train au d\u00e9part de Saint-Lazare direction Cergy&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ligne L ligne J&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; direct jusqu\u2019\u00e0 Asni\u00e8res&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; omnibus Pont-Cardinet Clichy-Levallois Asni\u00e8res-sur-Seine B\u00e9con-les-Bruy\u00e8res Les Vall\u00e9es&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ce passage d\u2019une minute avec les voies de garage en \u00e9ventail&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avec le poste A le poste B&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les rails courbes d\u2019aiguillage&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les digitales qui poussent l\u00e0 o\u00f9 rien ne <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-notes-du-tunnel\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#09 &#8211; Notes du tunnel<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":120,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1146],"tags":[],"class_list":["post-13253","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-9-les-hypotheses-anne-james"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13253","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/120"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13253"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13253\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}