{"id":132808,"date":"2023-08-05T15:17:46","date_gmt":"2023-08-05T13:17:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=132808"},"modified":"2025-01-28T12:39:57","modified_gmt":"2025-01-28T11:39:57","slug":"testard_du_roman_8_1_1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_du_roman_8_1_1\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #08 | S\u00e9jour (Brouillons du)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Teasers<\/h4>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"le_noir\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"\/ateliers\/testard_fait_un_livre_6_1\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"\/ateliers\/testard_fait_un_livre_6_1\/\" target=\"_blank\">Le noir n\u2019a pas de phrase.<\/a> N\u2019a pas de liaison. N\u2019a pas de sujet. Le noir n&rsquo;a pas les mots. Le noir n\u2019a personne pour le dire, n\u2019entretient pas de liaison. Ne veut rien dire. Le noir ne dit rien. Le noir le mot noir. Noir est l\u2019essaim de tous les mots. Dans le noir les papillons. Dans le noir les t\u00e9g\u00e9naires. Dans le noir ainsi, les mots.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le noir. Il y a un escalier. Est-ce qu&rsquo;il descend ou qu&rsquo;il monte ? Chaque marche est une r\u00e9percussion, dans r\u00e9percussion, il y a percussion, le mot, r\u00e9percute, de percussion en percussion se noie, de marche en marche, il y a noyade. Il y a onde dans noyade. Des mots dans le noir. \u2014 Il descend. Dans le noir des doigts vont \u00e0 l&rsquo;interrupteur. Des doigts ont des yeux dans le noir, le noir a des tentacules \u00e0 bouts de bras, le noir est la maison des bras, des bras tendus dans le noir, les mots. Les sens des mots se perdent, dans le noir, sont des sucres, les bras ont tous les sens, brassent les bras, les doigts des palmes. Sous le mot la chose. Sous le doigt l&rsquo;interrupteur, sans un clic sous le doigt, sans un claquement, commande \u00e0 la VMC, coupe le souffle de la maison, dans le noir, il y a une poign\u00e9e, dans le mot noir le mot poign\u00e9e, l&rsquo;ouvre, se saisit du noir, p\u00e9n\u00e8tre, s&rsquo;immisce, se fond, fondent les uns dans les autres les mots dans le noir, les uns sucre des autres (\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Spreaders<\/h4>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le s\u00e9jour est le lieu de l\u2019\u00e9criture.&nbsp;<\/em><br><br><em>Le s\u00e9jour est un lieu et un temps.&nbsp;<\/em><br><br><em>Le s\u00e9jour est le temps de l\u2019\u00e9criture.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"les_trous\">Dans le noir des trous sont perc\u00e9s dans le mur. Quatre trous dans le noir d\u2019un diam\u00e8tre de huit millim\u00e8tres sont perc\u00e9s au foret \u00e0 b\u00e9ton de deux cents (cent vingt) emmanchement compris, con\u00e7u pour mandrin standard. Un carr\u00e9 de quatre percements dans le noir d\u2019une profondeur de quatre-vingt-dix millim\u00e8tres est r\u00e9alis\u00e9 en pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019enfoncement de chevilles traversantes quatre-vingts millim\u00e8tres tous types de murs. Ailettes antirotation&nbsp;: ne tourne pas dans le mur. Zone d\u2019expansion multiple pour un ancrage maximum. Expanser la cheville simplement en vissant, dans le noir, (dans le mur,) le mur du fond, dans quatre-vingt-dix millim\u00e8tres du mur afin d\u2019en atteindre, derri\u00e8re le carreau de pl\u00e2tre, la brique(, la brique pleine).&nbsp;<br><br>\/ Dans le noir quatre trous dans le mur. (\u2026)<br><br>\/ \u00e0 goujure double<br><br>Quelle est dans le noir l&rsquo;\u00e9paisseur d&rsquo;un carreau de pl\u00e2tre ? Une \u00e9paisseur de cinq centim\u00e8tres convient surtout pour les cloisons de doublage. Pour les cloisons de s\u00e9paration, on utilise g\u00e9n\u00e9ralement des carreaux de sept ou huit centim\u00e8tres. Une \u00e9paisseur de 10 centim\u00e8tres apporte une bonne isolation phonique.&nbsp;<br><br>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"la_cascade\">Cet escalier que les jours d\u00e9valent sans y penser, sans arr\u00eat, et comme s\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas les jours mais de l\u2019eau et (formaient\/composaient avec) lui un rapide, une cascade, ses marches en pin peu \u00e0 peu d\u00e9verni plus sujettes encore, l\u00e0, \u00e0 l\u2019usure de leurs nez, que d\u00e9volues \u00e0 leur (conventionnel) usage \u2014 quant \u00e0 le remonter, on n\u2019en parle pas. Monter l\u2019escalier n\u2019existe pour ainsi dire pas&nbsp;\u2014, voil\u00e0 que, avec pr\u00e9caution, avec circonspection, degr\u00e9 apr\u00e8s degr\u00e9, quasi dans le recueillement, il est cette fois \u2014 enfin, dirait-on \u2014 descendu. Dans le noir.<br><br>\/ dans le repos de la maison&nbsp;<br><br>\/ ou l\u2019angoisse<br><br>\/ en y guettant entre les balustres, par les claires-voies (en l\u2019absence de contremarches) comme \u00e0 des meurtri\u00e8res\/ray\u00e8res \u2014 mais sans parvenir \u00e0 d\u00e9terminer dans quel sens, dans le noir, est pratiqu\u00e9 l\u2019\u00e9brasement (? et donc distinguer un int\u00e9rieur d\u2019un ext\u00e9rieur&nbsp;?) (et faisant ainsi le tour de l\u2019escalier comme d\u2019un chemin de ronde&nbsp;?)<br><br>\/ et le giron pour coussi\u00e8ge \u2014 s\u2019y asseoir<br><br>\u00e0 en \u00eatre gagn\u00e9 par l\u2019immobilit\u00e9 de l\u2019escalier et jusqu\u2019\u00e0 ne plus savoir s\u2019il monte ou, dans le noir, descend \u2014 si ce n\u2019est pas le m\u00eame degr\u00e9 qui se r\u00e9p\u00e8te ou r\u00e9g\u00e9n\u00e8re dans le m\u00eame temps qu\u2019il est descendu (comme descendre un escalator qui monte et \u00e0 la m\u00eame cadence)<br><br>se suspendant dans la consid\u00e9ration ou la m\u00e9ditation ou la p\u00e9n\u00e9tration (ou suspendu dans la suspension, l\u2019\u00e9tang \u00e9tant lui-m\u00eame suspendu \u00e0 ou aliment\u00e9 par sa contemplation), si ce n\u2019est l\u2019observation, de l\u2019\u00e9tang ou nappe \u2014 phr\u00e9atique \u00e0 sa mani\u00e8re&nbsp;: domestique&nbsp;\u2014 qui a mont\u00e9 \/ dont le niveau a remont\u00e9 jusque dans le s\u00e9jour, ce qu\u2019on appelle <em>en bas<\/em>, jusqu\u2019\u00e0 le noyer, l\u2019engloutir \/ pour en engloutir le s\u00e9jour (si les volets ont \u00e9t\u00e9 ouverts c\u2019\u00e9tait, le dix avril, pour le vidanger)<br><br><em>\/ ici renversant le ruisseau \/ la cascade de <\/em>Coups frapp\u00e9s sur le bois II<em> (<\/em>La p\u00eache \u00e0 la truite en Am\u00e9rique<em>, R.&nbsp;Brautigan)<\/em><br><br>Cet escalier \u2014 <em>\u00e0 claire-voie<\/em> qualifiant un ouvrage de charpente ou menuiserie dont les pi\u00e8ces laissent du jour entre elles \u2014&nbsp;<br><br>\/ sans contremarches<br><br>qui \u00e0 son tournant se jette dans le jour droit de la fen\u00eatre \u00e0 un battant dont la poign\u00e9e est imm\u00e9diatement \u00e0 main droite au dessus de la marche de d\u00e9part<br><br>que le jour droit de la fen\u00eatre sur rue en bas baigne<br><br>dans l\u2019angle (en) bas duquel<br><br>voil\u00e0 que, dans le noir, il ne monte ni ne descend plus, voil\u00e0 qu\u2019il n\u2019y a personne dans l\u2019escalier et que cela se voit (et voil\u00e0 qu\u2019une marche, ou est-ce que tout l\u2019escalier craque)<br><br>il n\u2019y a personne et cela, y compris dans le noir, se voit (parce que c\u2019est \u00e9crit dans le noir&nbsp;: c\u2019est \u00e9crit avec le noir du noir. C\u2019est \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre du noir \u2014 on ne voit pas, dans le noir, si c\u2019est \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre noire)<br><br>\/ On ne voit pas les couleurs mais les formes, on ne voit pas les lettres dans le noir, mais les mots oui, ou les choses que les mots disent. Ce qui est \u00e9crit, dans le noir on le voit \u2014 mais les mots ne touchent pas les couleurs du doigt. Tout le reste \u2014 sauf les couleurs \u2014 est l\u00e0.<br><br>dans le noir qui n\u2019est en somme qu\u2019une esp\u00e8ce particuli\u00e8re d\u2019\u0153ill\u00e8res \u2014 \u00e0 condition d\u2019y \u00eatre totalement, de s\u2019y adonner pleinement, de s\u2019y r\u00e9sorber jusqu\u2019\u00e0 ne plus y \u00eatre, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il ne soit plus question de sa pr\u00e9sence, d\u2019y \u00eatre ou pas, car il ne s\u2019agit plus de se trouver ou bien perdre dans le noir&nbsp;: il s\u2019agit, dans le noir, de l\u2019\u00eatre, de le rejoindre, de ne faire qu\u2019un, d\u2019\u00eatre le noir que le mot noir dit. D\u2019\u00eatre le dit noir \/ le noir (qui est) dit.&nbsp;<br><br>\/ On n\u2019est personne, est un con, on est les yeux au bout des mots dans le noir, qui sont des doigts, les mots doigts courent, t\u00e2tonnent dans le noir<br><br>marche balanc\u00e9e \/ gironn\u00e9e<br><br>ou debout dans l\u2019\u00e9chapp\u00e9e (L&rsquo;\u00e9chapp\u00e9e sous t\u00eate, aussi appel\u00e9e \u00ab coup de t\u00eate \u00bb ou \u00ab \u00e9chapp\u00e9e sous dalle \u00bb, est la hauteur minimale pr\u00e9vue dans l&rsquo;escalier (entre la marche et le plafond). C&rsquo;est lorsque l&rsquo;\u00e9chapp\u00e9e sous t\u00eate n&rsquo;est pas assez haute qu&rsquo;on risque de se cogner la t\u00eate.)<br><br>escalier quart tournant bas (abr\u00e9g\u00e9 qtbas)<br><br>\u2026 mais voil\u00e0 que les bras suivent les yeux (ou en pare-chocs et antennes des yeux sont en avant lanc\u00e9s) et les jambes entra\u00een\u00e9es par les bras et entre, en toute probabilit\u00e9 \/ probablement\/vraisemblablement un corps<br><br>\/ et les mains aux bouts des bras et les doigts \u00e0 bout de mains \u2014 des mots mains, des mots bras<br><br>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"la_bouche\">Ce que le jour se (contente, se) satisfait de (se borne \u00e0) survoler, ce par-dessus quoi le jour surnage, le noir l\u2019a \u00e0 la bouche. Le noir y a plong\u00e9.&nbsp;<br><br>Le noir le porte \u00e0 la bouche. Le noir y porte la bouche. La bouche du noir. Le noir est une bouche. Ce qui demeure irr\u00e9solu&nbsp;; entass\u00e9&nbsp;; remis\u00e9&nbsp;; repouss\u00e9&nbsp;; ce que le jour ignore dans son m\u00e9pris, la m\u00e9prise du jour, le noir s\u2019en charge&nbsp;; le noir s\u2019y colle<br><br>\/ le met \u00e0 la bouche \/ l\u2019a bien \/ le roule \/ le tourne en bouche (le noir est m\u00e2ch\u00e9 rem\u00e2ch\u00e9, du m\u00e2chonnement, de l\u2019avalement)<br><br>les profondeurs (les noirceurs, les \u00e9paisseurs, les ab\u00eemes, les doubles-fonds \u2014 les faux fonds s\u2019ouvrent, le d\u00e9cor, l\u2019am\u00e9nagement de la maison n\u2019est que faux fonds, rien ne tient, tout prend l\u2019eau une fois plong\u00e9 dans le noir, une fois r\u00e9veill\u00e9 dans le noir&nbsp;: ce n\u2019est pas imm\u00e9diat, il y faut un temps de mac\u00e9ration ou de catalyse, un temps de sommeil, il faut \u00eatre r\u00e9veill\u00e9 par le noir, par un assaut du noir, un remuement, un flash, car le noir a ses flashes \u2014, les zones d\u2019ombre) que le jour d\u00e9laisse pour s\u2019adonner \u00e0 la surface, aux espaces, aux \u00e9chapp\u00e9es de l\u2019activit\u00e9 diurne, le noir le rec\u00e8le, le resserre, le concentre. Le noir est congestionn\u00e9 de noirceur et d\u2019affaires irr\u00e9solues \/ en suspens \/ qui sentassent \/ sous pression sous la masse, en la pr\u00e9sence massive, la prise en charge massive de l\u2019irr\u00e9solu, irr\u00e9solu devenant insoluble dans le noir (la solution d\u2019insolubilit\u00e9 ?)&nbsp;<br><br>\/ par l\u2019engloutissement, dans un sursaut, cette sensation de chuter, et d\u2019o\u00f9, comme si l\u2019on \u00e9tait perch\u00e9, cette soudaine d\u00e9tente de tout le corps, qui surprend, qui laisse flottant entre deux couches de noir, deux nappes, deux strates, devenu eau souterraine, phr\u00e9atique<br><br>Dans le noir les zones d\u2019ombre gagnent. Se concentrent (congestionnent). Se rejoignent. (Les flaques, d\u2019ombres font des fondri\u00e8res et puis de ces mares, des \u00e9tangs, des \u00e9tangs de carri\u00e8re plongeant d\u2019un coup dans lesquels se noyer. Attention \u00e0 la baignade en carri\u00e8res noy\u00e9es (est dangereuse \/ \u00e9gal danger.) Ces carri\u00e8res noy\u00e9es, ce sont les s\u00e9jours dans le noir.)<br><br>Le d\u00e9laiss\u00e9 diurne se soul\u00e8ve dans le noir, les cartons, les outils abandonn\u00e9s dans les coins, parce que m\u00eame, dans l\u2019abandon de la t\u00e2che, les outils cependant ne veulent pas r\u00e9int\u00e9grer leur bo\u00eete, tout le long des murs n\u2019est qu\u2019une suite de remords, de caviardages en cours.<br><br>l\u00e0 la spirale du bord d\u2019un tapis roul\u00e9 (roul\u00e9 sur lui-m\u00eame, sur l\u2019odeur de la poussi\u00e8re des jours, poussi\u00e8res quasi phosphoresentes comme sont les \u00e9toiles qui sont des pellicules sur les \u00e9paules du noir \u2014 et port\u00e9 par le noir pour le traverser) et le grain de sa trame \u00e0 l\u2019ovale dense de laquelle la courbure de la main ouverte se fait et repose et passe, c\u2019est long, le tapis n\u2019en finit plus, les genoux sur le carrelage de plus en plus dur demandent un r\u00e9pit, \u00e0 genoux sur les tibias jusqu\u2019\u00e0 ce que se fasse crampe la plante d\u2019un pied alors il faut bien r\u00e9agir, il n\u2019est pas de repos, m\u00eame aupr\u00e8s d\u2019un tapis roul\u00e9 qu\u2019il faut quitter pour entre quatre pieds de chaises granuleux d\u2019oxydation et puis remontant la pente d\u2019un tr\u00e9pied de tubes \u00e9galement froids, aboutir \u00e0 main droite \u00e0 un large (large d\u2019un bras, d\u2019un embrassement) panier d\u2019osier o\u00f9 s\u2019entassent des chapeaux de toutes saisons dont un heureusement sans un bruit (juste dans un souffle) tombe (mais ici le chapeau est int\u00e9gral, il n\u2019y a nulle t\u00eate de laquelle ils puissent choir, c\u2019est tout le s\u00e9jour qui est, dans ce coin notamment, sous l\u2019escalier, et dans les moutons de poussi\u00e8re qui par les claires-voies en chutent, si bien que l\u2019on se croirait vraiment l\u00e0 sous les averses d\u2019atomes que les th\u00e9ories \u00e9picuriennes\/lucr\u00e9ciennes du monde physique supputent, inventent, imaginent, il vous pleut du noir sur tout le corps et la cagoule ou cape de noir et cette pluie sont un seul et m\u00eame \u00e9l\u00e9ment, pluie et cape ne font qu\u2019un, qu\u2019un rev\u00eatement, qu\u2019une peau, qu\u2019un corps, qu\u2019un corps qui est la concr\u00e9tion de tout ce qui se trouve ou rencontre autour, d\u2019obstacles comme d\u2019esquives, de tous les coins et les coups par la magie fluide du noir \u00e9vit\u00e9s (\u00e9vit\u00e9e au lever du jour la vision de parcelles affadies de noir \u00e0 m\u00eame la peau, sur l\u2019aine, contre le bras, la bosse du noir sur le front en l\u2019absence de museau, tentant d\u2019y palier en avan\u00e7ant les bras en \u00e9claireurs, en pare-chocs, en instruments d\u2019appr\u00e9hension du noir (et se tenir le noir entre les doigts et entre les bras et puis s\u2019en rev\u00eatir, couvrir, entourer et comme s\u2019y arrimer pour enfin ne plus bouger, retrouver le repos, \u00eatre soumis \u00e0 l\u2019immobilit\u00e9, se trouver enfin immobilis\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre d\u00e9couvert, jusqu\u2019\u00e0 ce que le jour et toute la lumi\u00e8re se fasse, que le corps de la nuit ait \u00e9t\u00e9 attrap\u00e9 et pi\u00e9g\u00e9 et contraint au jour<br><br>Le noir a ses flashes qui ne sont pas lumineux, qui sont de la mati\u00e8re noire, qui sont de la bouche noire pr\u00e9datrice, les canines noires, molaires noires, noires les incisives qui cependant saillent et mordent, et d\u00e9chirent, qui travaillent le jour \u00e0 son insu. Le noir est l\u2019insu du jour. On ne voit pas dans le noir la d\u00e9chirure qui est l\u00e0 \u2014 juste on y tombe&nbsp;; un monde s\u2019y effondre (Le noir est une toute petite chose qui parmi les d\u00e9combres, le chaos, s\u2019\u00e9veille, se soul\u00e8ve, s\u2019\u00e9l\u00e8ve, se pelotonne autour du peu qu\u2019elle est pour s\u2019en saisir, s\u2019en gorger, s\u2019en repa\u00eetre, s\u2019y consoler \u2014 savonnette \u00e9chapp\u00e9e dans le noir). Le noir est l\u2019inconnu du jour. (Quant \u00e0 la nuit, elle a sa vie inconnue et du jour et du noir.)<br><br>Une activit\u00e9, dans le noir, peut \u00eatre, \u00e0 la condition de ne pas esp\u00e9rer se relire, poursuivie, c\u2019est \u00e9crire.<br><br>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"l_\u00e9tang\">Ce qui fait corps, \u00e9tang dans le noir. Ce qui fait corps et \u00e9tang dans le noir. Ce qui se rejoint dans le noir, ce que le noir rejoint. Le noir \u00e9tant et le corps et son milieu. Et l\u2019eau et le poisson dans l\u2019eau. Ce qui fait conscience dans le noir. Ce qui \u00e9veille, fait lever dans le noir. Le lever dans le noir \u2014 se lever&nbsp;? non, personne encore, le noir est l\u2019unique agent. Le noir \u00e9tant l\u2019\u00e9tang de l\u2019\u00e9tant. Le noir \u00e9tant le fond et la forme. La forme dans le fond. La forme comprise dans le fond, l\u2019inclusion. Le noir, c\u2019est l\u2019\u00e9crit omniscient \u2014 pourquoi ne pas me d\u00e9tacher de la progression et de la position d\u2019un corps dans le noir&nbsp;?&nbsp;<br><br>Le bain du noir. La jointure du noir. Les articulations du noir. Tout s\u2019\u00e9crit dans le noir&nbsp;; l\u2019\u00e9criture du noir&nbsp;; le noir \u00e9crit. Forme et fond, c\u2019est \u00e9crire dans le noir. Le noir est tout ce qui s\u2019\u00e9crit. C\u2019est en \u00e9criture, en s\u2019\u00e9crivant, c\u2019est en mots et en phrases que le noir se d\u00e9tache du noir. C\u2019est \u00e9crit noir sur noir. C\u2019est s\u2019\u00e9crivant que le noir se met en relief.&nbsp;<br><br>L\u2019inarticul\u00e9 du noir. La masse inarticul\u00e9e du noir. L\u2019informul\u00e9 du noir. Le corps est le seul mode d\u2019articulation (d\u2019appr\u00e9ciation) du noir, le corps se mouvant dans le noir. Corps mouvant. Le corps organe de l\u2019articulation du noir. Dans le s\u00e9jour, dans un int\u00e9rieur, le noir et son immobilit\u00e9 se confondent. Le corps est le seul facteur\/\u00e9metteur\/agent de mouvement dans le noir. Le corps, noir lui-m\u00eame avec tout dans le noir, faisant partie, \u00e9tant partie int\u00e9grante du noir, est le seul, est tout le mouvement du noir.<br><br>Le corps est la langue du noir. <br><br>(le noir prend en masse)<br><br>La masse de l\u2019\u00e9crit dans le noir est inarticul\u00e9e, est page contre page, \u00e0 ne pas respirer ; est press\u00e9e, compact\u00e9e&nbsp;; est infeuilletable, est inconsultable&nbsp;; n\u2019est pas archiv\u00e9e, est remis\u00e9e&nbsp;; dans un coin&nbsp;; la masse d\u2019ann\u00e9es d\u2019\u00e9crit&nbsp;; est resserr\u00e9e dans le coin sous l\u2019escalier dans des cartons de d\u00e9m\u00e9nagement, l\u2019escalier \u00e0 claires-voies<br><br>\/ demeure secr\u00e8te, impubli\u00e9e<br><br>\/ le mille-feuilles noir \/ est un \u00eelot escarp\u00e9, aux rives inabordables<br><br>\/ est referm\u00e9e (cadenass\u00e9e, verrouill\u00e9e) sur elle-m\u00eame (c\u2019est comme un coffre-fort \u00e0 serrure \u00e0 combinaisons multiples, impossible de les retrouver, ou d\u2019en retrouver l\u2019ordre s\u00e9quentiel\/s\u00e9quenc\u00e9)<br><br><em>Les contenus enl\u00e8vement \u2014 <\/em>ils sont un corpus, sinon un corps, une masse documentant une forme de vie ayant maille \u00e0 partir avec l\u2019\u00e9criture&nbsp;; une vie partag\u00e9e avec l\u2019\u00e9criture<br><br>Le noir et ses contenus sont l\u2019omniscience en action. Ils ont des yeux partout dans le s\u00e9jour, ils adoptent tous les points de vue \u2014 y compris et surtout les plus scabreux et casse-gueule, les plus \u00e9quilibristes&nbsp;\u2014, n\u2019en ont aucun en propre \u2014 ils ont toutes les questions et aucune des r\u00e9ponses. Ils inventent et le noir et ce qui en noir = dans le noir s\u2019y dessine et effleure. Observer, inventer, \u00e9crire, c\u2019est, pour eux, questionner, c\u2019est mettre en cause et en jeu, ils ne concluent \u00e0 rien, n\u2019\u00e9tablissent aucun version, rien de d\u00e9finitif, n\u2019\u00e9tayent aucun fait, aucun de leurs \u00e9nonc\u00e9s \u2014 ne cessent d\u2019inventer, d\u2019imaginer (car le noir contient toutes les images), demeurent en l\u2019air (m\u00eame dans l\u2019air lourd et confin\u00e9) car c\u2019est tout ce que ces \u00e9crits sont, ne sont pas l\u00e0 pour rester. Les \u00e9crits restent sur les bords du s\u00e9jour \u2014 o\u00f9 l\u2019activit\u00e9 diurne les repousse.&nbsp;<br><br><em>\/ les <\/em>petits airs<em> de V.&nbsp;Woolf, <\/em>Time passes<em> (sont des lutins) (et les assistants de K.&nbsp;?)<\/em><br><br>Des poches de noirceur (cartons, sacs de sport, de voyage, \u00e0 dos, dossiers, cahiers, carnets, pochettes et tous meubles de rangements) dans le noir se rejoignent, bougent, viennent \u00e0 se toucher, \u00e0 se fondre, des translations, des tranf\u00e8rent, des migrations op\u00e8rent. Le s\u00e9jour \u00e9tant plong\u00e9(e) dans le noir, le noir d\u00e9borde des objets. Le noir d\u00e9borde les objets. Tout objets plong\u00e9 dans le noir en d\u00e9borde&nbsp;; y per ses contours&nbsp;; se m\u00eale \u00e0 d\u2019autres et des autres \u2014 cela fait corps&nbsp;; combinaison&nbsp;; chim\u00e8re&nbsp;; monstre. le noir est sans contenant. Le noir est du contenu qui se r\u00e9pand, qui emplit out, bient\u00f4t le \u00e9jour d\u00e9borde de noir, bient\u00f4t l\u2019espace int\u00e9rieur est sous pression, en surpression, surimpression de noir. Tout vient en noir sur noir sur noir. Assaut. Le noir est une \u00e9mulsion.<br><br>Sous l\u2019escalier dans le noir il y a \u00e7a (cette image, cette vignette, ce bonbon \u00e0 sucer, \u00e0 d\u00e9velopper)&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Dans le noir. Il y a un escalier. (\u2026)&nbsp;\u00bb<\/em> La phrase fait son chemin dans le noir, y avance \u00e0 t\u00e2tons ses doigts et ses antennes, tentent d\u2019y placer ses mots (les mots sont la pointe des pieds des phrases \u2014 ou coussinets de quadrup\u00e8de&nbsp;?)<br><br>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"l_\u00e9crire\">Une entre toutes, activit\u00e9 dans le noir, peut \u00eatre poursuivie, prolong\u00e9e m\u00eame \u2014 \u00e0 condition de ne pas esp\u00e9rer se relire&nbsp;\u2014, c\u2019est \u2014 manuellement parlant \u2014 \u00e9crire :<br><br>\/ \u00e0 condition d\u2019avoir en pr\u00e9alable perdu tout espoir de jamais se relire \u2014 activit\u00e9 d\u2019\u00e9criture pour rien, nul futur = dans le noir<br><br>\/ dans le carton \/ entre les pages \/ dans l\u2019ordinateur (\u00e9cran noir, sa face, noy\u00e9e noire dans dans le noir, \u00e9teint) la phrase ou pr\u00e9somption \u00ab&nbsp;<em>le noir est la maison des bras<\/em>&nbsp;\u00bb,&nbsp;<br><br><em>all\u00e9gation gratuite, aveugle, \u00e9nonc\u00e9 infond\u00e9, improvisation, hame\u00e7on lanc\u00e9 \u00e0 l\u2019aveugle sans savoir ce qu\u2019il en remontera, \u00e9difice b\u00e2ti sur des courants d\u2019air, le texte, les phrases \u2014 un livre est cela&nbsp;: un \u00e9difice aux fondations de courants d\u2019air, les murs m\u00eame y sont des couloirs \u2014 o\u00f9 tout coulisse<\/em><br><br>\u2014 Dans le noir on commence toujours, forc\u00e9ment par se tromper, comment ne pas t\u00e2tonner dans le noir (et l\u2019\u00e9crire se fait, peu important les conditions de lumi\u00e8re, la luminosit\u00e9, et ceci tr\u00e8s am\u00e8rement constat\u00e9, dans le noir, n\u2019est pas une activit\u00e9 nocturne, non, parce que la vie nocturne se fonde sur la nyctalopie ou le fait d\u2019y voir, non, \u00e9crire est tout simplement ou bonnement ou rien qu\u2019une activit\u00e9 d\u2019aveugle, \u00e9crire se fait aveugl\u00e9ment, on \u00e9crit aveugl\u00e9ment, pr\u00e9somptueusement), et si on t\u00e2tonne, c\u2019est parce que, d\u2019abord, on touche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 (et \u00e9crire est toujours tomber \u00e0 c\u00f4t\u00e9, peut-\u00eatre n\u2019y aurait-il pas de livre sans cela, mais seulement des \u00e9pitaphes, tout livre, y compris un roman, est un essai, tentative), on ne fait pas mouche, on a d\u2019abord manqu\u00e9 la cible (et la question alors ne serait pas seulement d\u2019\u00e9crire, mais de cibler), le noir est rempli\/comble d\u2019\u00e0-c\u00f4t\u00e9, \u00e9crire est rempli d\u2019objectifs manqu\u00e9s<br><br>\/ c\u2019est-\u00e0-dire et comme tout, noy\u00e9e non mais, pour un temps, appartenant \u00e0 l\u2019ensemble noir, et \u00e0 tout ce dont il regorge ou qu\u2019il rec\u00e8le, et dresse, aussi, car non seulement le noir, en fait ne noie pas mais dresse, le noir est un embrouillamini, un feuilletage, un d\u00e9dale d\u2019\u00e9crans ou obstacles, barricades, noirs, r\u00e9ceptacles des chocs, instigateurs des bosses, des bleus (qui un moment sont, dans le jour ou le miroir, toute partie du corps n\u2019\u00e9tant pas imm\u00e9diatement accessible \u00e0 ses yeux, noirs), y compris sur le plan du bureau en bas de l\u2019escalier \u2014 et donc&nbsp;: partie prenante du noir, s\u2019y associant, le grossissant, le peuplant, le densifiant, plus il y a de choses, plus un espace, l\u2019espace d\u2019une pi\u00e8ce, l\u2019espace d\u2019un seul tenant, d\u2019un bloc ou d\u2019un pan, est rempli plus il y fait noir, l\u2019encombrement est facteur de noir, facteur d\u2019obscurcissement, on n\u2019y voit plus rien, on n\u2019y comprend plus rien, car on n\u2019y d\u00e9tache, articule, distingue plus rien<br><br><em>\/ N\u2019y chercher aucune dissertation mais consid\u00e9rer, quasi isol\u00e9ment, chaque phrase comme une ligne de p\u00eache lanc\u00e9e dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment sans pr\u00e9somption de ce qu\u2019elle en retirera. Ou comme on balance des \u00e9normit\u00e9s. Toute phrase est hasardeuse.<\/em><br><br><em>\/ Les phrases vivent en l\u2019air : sont des formes de vie en l\u2019air. Les phrases se lancent, \u00e9mettent en l\u2019air.&nbsp;<\/em><br><br><em>Une phrase est une forme de vie. <\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"l_\u00e9clair\"><em>Sur le palier le t\u00e9moin lumineux du d\u00e9tecteur de fum\u00e9e me fit, au-dessus des yeux et sans \u00e9clairer rien, <a href=\"\/ateliers\/testard_baudelaire_2_1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l&rsquo;effet d&rsquo;un orage \u00e9loign\u00e9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9clair unique,<\/a> noy\u00e9 dans l&rsquo;horizon, et muet.&nbsp;<\/em><br><br>C\u2019est comme l\u2019\u00e9clair isol\u00e9 d\u2019un orage lointain, mais juste au-dessus de la t\u00eate. C\u2019est comme un \u00e9clair isol\u00e9 et comme d\u00e9tach\u00e9 d\u2019un orage lointain, perdus l\u2019un et l\u2019autre et comme l\u2019un pour l\u2019autre. Cela se produit dans une s\u00e9paration g\u00e9n\u00e9rale, une disjonction des causes et des effets. Sans un son, sans que rien ne se communique plus de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. Cet \u00e9clair n\u2019est pas noy\u00e9 \u00e0 l\u2019horizon par la distance \u2014 et quel horizon y aurait-il&nbsp;?&nbsp;\u2014, mais tombe juste au-dessus de la t\u00eate, et non pas, pr\u00e9cis\u00e9ment, dans, mais sur l\u2019\u0153il, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de sa vision \u2014 et qu\u2019y a-t-il sinon \u00e0 voir&nbsp;?&nbsp;\u2014, \u00e0 sa surface.&nbsp; Et cependant ni pointu ni per\u00e7ant, ni rouge, comme on l\u2019attendrait du clignotement d\u2019une diode, mais d\u00e9color\u00e9, se manifestant par une d\u00e9perdition et de l\u2019intensit\u00e9 et de la couleur \u2014 ce qui me cueillit sur le palier<br><br>il faut imaginer cet \u00e9clair se reproduisant r\u00e9guli\u00e8rement, \u00e0 intervalles assez longs, mais longs seulement pour quelqu\u2019un qui en attendrait le retour<br><br>Comment mieux dire&nbsp;: cela clignote pour soi (en soi&nbsp;? non, cela est pure signalisation, pure ext\u00e9riorisation, manifestation, cela n\u2019est t\u00e9moin que de soi, de son alimentation), forme de vie autonome, comme un fant\u00f4me de m\u00e9t\u00e9orologie \u00e9pingl\u00e9 l\u00e0. C\u2019est \u00e7a. Ce bo\u00eetier contient un \u00e9clair fant\u00f4me. (Ce n\u2019est qu\u2019) Un t\u00e9moin visuel d\u2019autonomie, d\u2019alimentation \u00e9lectrique, qu\u2019allais-je y voir un orage&nbsp;? Je n\u2019y vois rien, c\u2019est seulement que, dans le noir, il a flash\u00e9 juste au moment o\u00f9 je passais ; o\u00f9 je me d\u00e9pla\u00e7ais&nbsp;; o\u00f9 je me transf\u00e9rais, mouvait dans le noir (ainsi remuant le noir) et non pas qu\u2019il soit, en plus, un d\u00e9tecteur de pr\u00e9sence \u2014 et serais-je une fum\u00e9e ou, disons, un banc de brume, il se mettrait \u00e0 hurler&nbsp;: aurait r\u00e9veill\u00e9 (toute) la maison. Non, il marque seulement l\u00e0, par ce flash ou point de grisaille ou de cendre, son autonomie. Son clignotement, son clignement de loin en loin n\u2019est ni plus ni moins que le signe de sa prise d\u2019autonomie par rapport \u00e0 l\u2019alimentation g\u00e9n\u00e9rale.<br><br>\u2014 mais je suis quoi pour raconter \u00e7a&nbsp;? Quel courant d\u2019air de la maison ayant pris son autonomie et une esp\u00e8ce de parole \u2014 toute instrumentale, toute discr\u00e8te, ambiante&nbsp;? Qu\u2019est-ce que je me raconte\/chante-l\u00e0<br><br>\/ pour \u00eatre cueilli<br><br>\u00e7a n\u2019a plus rien \u00e0 voir avec un d\u00e9tecteur de fum\u00e9e fix\u00e9 au plafond en haut de l\u2019escalier<br><br><em>\u2026 une \u00e9tincelle, est-elle verte ? verte luisante ou p\u00e2le ? un orage ou quoi dans l&rsquo;interrupteur interrompt la VMC, \u00e0 l&rsquo;interruption, sans un clic dans les doigts, coupe le souffle de la maison\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\" id=\"le_pied\">Sous la pointe du pied la barre du seuil de la marche d\u2019arriv\u00e9e, le contact du bois, la rampe (main courante, fil de l\u2019eau) \u00e0 main gauche, \u00e9paule droite contre le mur, \u00e9paule et main (d\u2019un seul mouvement) glissant en parade (et amortissement), la plante contre l\u2019arrondi du nez, se laisse rejoindre le giron, de la marche, de sa suivante, un pied \u00e0 droite, un \u00e0 gauche, la configuration de l\u2019escalier de menuiserie d\u00e9plie\/d\u00e9roule son cadre\/axe structurant, est comme une ligne de vie, une passerelle entre deux \u00e9tats, endormi\/\u00e9veill\u00e9 et une cage plong\u00e9e dans le noir et comme pour s\u2019en prot\u00e9ger, garde-corps (les requins des Dents de la Mer), est\/procure une s\u00e9curit\u00e9, l\u2019escalier est \u00e0 la dimension d\u2019un corps, la coupe ou gabarit en est classique, ajust\u00e9, il tombe droit, ni moulant (tight fit) ni trop large (s\u2019\u00e9vasant cependant en tournant, quart tournant bas, o\u00f9 les marches sont balanc\u00e9es, plus larges, moins assur\u00e9es, au giron d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9, plus \u00e9troit au collet \u2014 tant qu\u2019il y a un escalier le corps est \/ se tient en s\u00fbret\u00e9, est entre de bonnes mains, sur de bons rails, dans l\u2019aire ou le sas de protection d\u2019un escalier (dans la descente, dans la cage), ne craint pas la remont\u00e9e, l\u2019engloutissement du noir, peut toujours remonter d\u2019un degr\u00e9 ou y stationner, les deux points de pieds dans le giron, les fesses \u00e0 cheval sur le nez de la marche juste au-dessus, le temps de se poster pour voir, voir dans le noir, pour y voir, tout le temps qu\u2019il faut, qu\u2019il faudra, l\u2019escalier est un rempart, tant que dans le noir se tient \/ il y a un escalier, et bien qu\u2019\u00e0 claires-voies, mais qui ne sont pas des voies d\u2019eau, il est assur\u00e9 qu\u2019un corps s\u2019y tient, s\u2019y loge, s\u2019y cale, un corps a toute sa place, assis, debout, en suspension dans un escalier (un nu descendant un escalier, dit la l\u00e9gende du tableau monochrome, et de quelle couleur dans le noir), a toute sa place, toute envergure ou latitude dans sa posture\/position, sauf l\u2019allong\u00e9e (lui est interdite, ne lui est pas permise (ni \u00e0 genoux, l\u2019accroupie est dangereuse\/d\u00e9conseill\u00e9e risquant la perte d\u2019\u00e9quilibre et la chute\/roulade\/culbute dans l\u2019escalier), un corps qui sorti de son lit ne sait pour aller o\u00f9 ni faire quoi de ses membres, o\u00f9 les jeter\/lancer ou d\u00e9poser, \u00e0 quoi dans le noir les employer (si ce n\u2019est en parade et pare-chocs, antennes et \u00e9quilibre\/stabilit\u00e9), est assur\u00e9 de trouver dans un escalier (une esp\u00e8ce de d\u00e9ambulateur, de b\u00e9quilles, stabilisateurs de la descente, la descente au risque de la chute dans le noir, ainsi toutes extr\u00e9mit\u00e9s du corps se maintenant au plus pr\u00e8s des \u00e9l\u00e9ments sous lui assembl\u00e9s, solidaires, pour lui rassembl\u00e9s l\u00e0, imaginer, dans le noir, un escalier s\u2019assemblant au fur et \u00e0 mesure des pas, sous eux, chaque marche \u00e9tant g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le lancer en avant de la jambe, les plantes des pieds fr\u00f4lant, caressant, effleurant le bois de sapin verni et puis d\u00e9verni et des \u00e9chardes aux nez se formant mais peu \u00e0 peu \u00e9mouss\u00e9es par le frottement des semelles, des chaussettes, de l\u2019\u00e9piderme de la plante au choix \u00e9paisse aux pointes et talons ou particuli\u00e8rement fine ou chatouilleuse sous la vo\u00fbte plantaire \u2014 de guides, de rails) un environnement (corporel) structurant, tranquillisant, stabilisant, un potentiel r\u00e9tablissant ou de r\u00e9tablissement sur ses pieds, garantissant la bonne marche de la position debout, qui emploiera toutes les ressources pr\u00e9hensiles \/ sensori-motrices \/ articulaires de ses extr\u00e9mit\u00e9s, des orteils des pieds aux mains aux bouts des bras, seront sollicit\u00e9s et employ\u00e9 pleinement ainsi que les articulations des membres tant inf\u00e9rieurs que sup\u00e9rieurs \u2014 ce qui signifie ou implique ou n\u00e9cessite ou prouve l\u2019existence des coudes et des genoux, mais encore des poignets et des chevilles, la cha\u00eene articulaire, musculaire et sym\u00e9trique \u00e9tant pleinement mobilis\u00e9e, donc pr\u00e9sente au complet (sans parler, interm\u00e9diaire, centrale, de l\u2019articulation ou tangage ou balancement du bassin et des hanches), dans cet escalier pos\u00e9 contre la cloison sud du s\u00e9jour, pour s\u2019ajuster, faisant preuve tangible si ce n\u2019est montre de sa souplesse, de sa capacit\u00e9 motrice d\u2019adaptation et lecture, dans le noir, du terrain, \u00e0 la capacit\u00e9 d\u2019accueil en retour (en sorte que le corps r\u00e9pond \u00e0 l\u2019escalier qui r\u00e9pond au corps, il y a \u00e0 chaque marche un jeu de questions r\u00e9ponses entre l\u2019assemblage, la structure de l\u2019escalier et l\u2019anatomie du corps, l\u2019un \u00e9tant comme la condition de l\u2019autre et en garantissant l\u2019int\u00e9grit\u00e9 (l\u2019un \u00e9tant \u00e0 la mesure et aux proportions de l\u2019autre, l\u2019escalier garantissant l\u2019impossibilit\u00e9 de la perte de toute proportion, de la disproportion, un escalier ne s\u2019\u00e9vanouira pas sous les pas, tant que le corps l\u2019\u00e9pouse en ses extr\u00e9mit\u00e9s au plus pr\u00e8s, un escalier ne s\u2019\u00e9chappera pas, ne se soustraira pas, pas de marche manqu\u00e9e, l\u2019escalier se tient l\u00e0 pour passer notamment d\u2019un moment de la journ\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, et m\u00eame si ce n\u2019est pas l\u2019heure (d\u2019\u00eatre debout), l\u2019escalier se tient l\u00e0 \u00e0 toute heure, de la nuit comme du jour, c\u2019est la disponibilit\u00e9 de l\u2019escalier et son espace qui n\u2019est rien moins que libre, sit\u00f4t qu\u2019un corps y est engag\u00e9, dans un escalier int\u00e9rieur de maison il n\u2019y aura toujours qu\u2019un corps \u00e0 la fois (comme dans des toilettes \u2014 d\u2019ailleurs, dans cette maison, \u00e0 l\u2019\u00e9tage, la porte des toilettes se trouve pile dans l\u2019axe montant de l\u2019escalier, si bien que l\u2019on peut voir, s\u2019il allume, sous la porte les deux pieds de qui s\u2019y trouve, ou se trouve \u00e0 y \u00eatre), ses craquements d\u2019une marche ou de tout l\u2019ensemble n\u2019\u00e9tant \/ ne constituant pas le moindre des signes de sa r\u00e9activit\u00e9 (de son potentiel de r\u00e9action, de sa prise en compte du poids du corps, de sa r\u00e9ponse et de son attachement \u00e0 sa fonction de soutien et d\u2019accompagnement de la mont\u00e9e ou, ici, pr\u00e9sentement, de la descente, un corps (un corps humain, pr\u00e9cisons) peut dans le noir et en confiance s\u2019attacher \u00e0 un escalier sans risque de rupture ni de l\u2019un ni de l\u2019autre, ou d\u2019en voir les parties se disjoindre (il y a adh\u00e9sion si ce n\u2019est adh\u00e9rence de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, une forme d\u2019\u00e9pousailles ou \u00e9pousement ou ajustement, en sorte que descendre \u00e0 pleine envergure des bras un escalier, c\u2019est un peu l\u2019embrasser\u00a0: embrasser un escalier dans le noir), sans le risque d\u2019une mauvaise appr\u00e9hension des \u00e9carts ou distances et donc du faux pas, de tr\u00e9bucher, le corps ayant la m\u00e9moire de l\u2019escalier, l\u2019ayant int\u00e9gr\u00e9 et se l\u2019\u00e9tant assimil\u00e9 et donc, dire (que)\u00a0: il y a un corps dans l\u2019escalier, n\u2019emp\u00eache pas de dire (aussi) (que)\u00a0: dans le corps il y a un escalier \/ qu\u2019il y a un escalier dans tut corps (et dans toute t\u00eate), tout corps humain comprend (au moins un) escalier (imprim\u00e9 noir sur noir dans la t\u00eate, aucune t\u00eate humaine n\u2019a besoin de lumi\u00e8re pour descendre un escalier qu\u2019elle conna\u00eet par c\u0153ur, sans m\u00eame le savoir, sans pouvoir m\u00eame en dire rien, ni le d\u00e9crire, m\u00eame pas dire combien de marche, et pourtant savoir quand la marche de d\u00e9part est rejointe, le plancher, le sol est atteint, c\u2019est l\u2019escalier qui, de la chambre dans le noir descend au s\u00e9jour o\u00f9 le noir est un peu moins complet (ceci \u00e9tant d\u00fb au fait que la maison est une des rares du quartier \u00e0 n\u2019\u00eatre pas encore dot\u00e9e de volets roulants \u00e9lectriques ou \u00e0 ouverture automatique soumise \u00e0 horloge avec programme al\u00e9atoire possible en cas d\u2019absence pour ne pas tenter les voleurs qui \u00e0 certaines heures extr\u00eames de la nuit, mais il y en a \u00e9galement en pleine journ\u00e9e, quand les heures se font oc\u00e9aniques, sont les seuls usagers et maraudeurs dans le noir ou la nuit des rues)<br><br>\/ se guidant \/ s\u2019aidant (s\u2019appuyant, s\u2019assurant) du nez sous la plante pour se laisser descendre d\u2019un degr\u00e9 et poser\/reposer\/d\u00e9poser (se soulager du poids du corps tenu sur une jambe) dans le giron de la suivante (le giron \u00e9tant la distance horizontale de nez \u00e0 nez des marches, ou leur d\u00e9couvert ou profondeur), dans une suspension au souffle ayant en t\u00eate de ne pas la faire craquer, comme si tout l\u2019\u00e9difice de la maison et de son silence ou repos reposait sur cet escalier premier prix Lapeyre (qtbas), sa construction, son \u00e9quilibre, son assemblage, sa stabilit\u00e9, ou \u00e9tait suspendu \u00e0 sa descente en toute fluidit\u00e9, toute quasi immobilit\u00e9 dans un un deux trois soleil permanent<br><br>(marcher sur la pointe dans le noir des pieds est fait pour r\u00e9duire le choc du pied sur le sol, notamment pour r\u00e9duire le bruit li\u00e9 au d\u00e9placement. Cependant, la diminution de bruit peut \u00eatre compens\u00e9e par la r\u00e9action du sol \u00e0 l&rsquo;augmentation de pression.)<br><br>\u2014 voil\u00e0 cela qui est \u00e9crit sous l\u2019escalier, la teneur de ce qui se resserre et concentre page contre page et noir sur noir dans le coin sous l\u2019escalier, dans son (quart de) tournant, dans un carton de d\u00e9m\u00e9nagement ; dans des chemises ; dans des classeurs\u00a0; dans des dossiers\u00a0; dans des trieurs\u00a0; dans des valises\u00a0<br><br>\/ rep\u00e8res \/ une perte d\u2019\u00e9quilibre due \u00e0 l\u2019absence de rep\u00e8res \/ un escalier offre toujours une prise, car il comporte un garde-corps (un escalier est un garde-corps, une cage), \u00e0 laquelle se raccrocher, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019un cahier sur lequel un stylo court en aveugle, la page et le stylo ne lui \u00e9tant m\u00eame pas une canne blanche ni une ligne en relief car la page est lisse et glisse et le pr\u00e9cipice, c\u2019est-\u00e0-dire la sortie de cahier ne pr\u00e9vient pas et il faut toujours revenir \u00e0 la ligne avec les risques de chevauchement que cela comporte, ce qui ne risque pas d\u2019arriver dans un escalier o\u00f9 l&rsquo;on ne peut pas, en toute probabilit\u00e9 (?), deux fois de suite descendre la m\u00eame marche<br><br>\/ dans le noir qui n\u2019est pas sans image le lexique de l\u2019escalier, en dessine un \u00e0 claires-voies (\u00e0 balustres et sans contremarches, ni finition inf\u00e9rieure \u2014 cet escalier n\u2019est pas un coffre, pas coffr\u00e9, mais une simple passerelle, vol\u00e9e, enjamb\u00e9e, \u00e9lan, descente, une descente d\u2019escalier<br><br>Dans la descente d\u2019escalier (= la cage)<br><br>\/ aux prises, dans le noir, avec les mots de l\u2019escalier<br><br>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Teasers<\/h4>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"le_sucre\">(\u2026) Les mots fondent comme des sucres dans le noir. Les marches. Se descendent. se montent. Tout un escalier se confond avec et dissout dans le noir. Qui est une construction, se r\u00e9sorbe et lisse, dans le noir, est tout contour, n&rsquo;a que des contours \u00e0 caresser dans le noir se p\u00e9n\u00e9trant sans fin, sans rien qui touche, sans fond, que du fondu au noir, sucre fondu entre les jours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014 <a href=\"\/ateliers\/testard_fait_un_livre_6_1\/#le_sucre\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Le dessous de ton pied colle,<\/a> tu dis. Tu as trouv\u00e9 ce matin du sucre dans l&rsquo;escalier. Ton pied l&rsquo;a trouv\u00e9. Et tu as demand\u00e9 qui c&rsquo;\u00e9tait, sans attendre vraiment de r\u00e9ponse. Le dessous sucr\u00e9 de ton pied.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet escalier que les jours d\u00e9valent sans y penser, sans arr\u00eat, et comme s\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas les jours mais de l\u2019eau et lui une cascade, ses marches en pin peu \u00e0 peu d\u00e9verni plus sujettes encore, l\u00e0, \u00e0 l\u2019usure de leurs nez, que d\u00e9volues \u00e0 leur usage \u2014 quant \u00e0 le remonter, on n\u2019en parle pas. Monter l\u2019escalier n\u2019existe pour ainsi dire pas\u00a0\u2014, voil\u00e0 que, avec pr\u00e9caution, avec circonspection, degr\u00e9 apr\u00e8s degr\u00e9, il est cette fois \u2014 enfin, dirait-on \u2014 descendu. Dans le noir. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_du_roman_8_1_1\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #08 | S\u00e9jour (Brouillons du)<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":334,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4849,4525],"tags":[],"class_list":["post-132808","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-08-expansion-claude-simon","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/334"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132808"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":178830,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132808\/revisions\/178830"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=132808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=132808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}