{"id":133113,"date":"2023-08-03T17:05:16","date_gmt":"2023-08-03T15:05:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=133113"},"modified":"2023-08-03T19:04:55","modified_gmt":"2023-08-03T17:04:55","slug":"ete2023-08-iris-8-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-08-iris-8-1\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #08 | Iris 8-1"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Gueules d\u2019iris barbus, noirs, bleus nuit, bruns aux m\u00e2choires jaunes. <\/em>Les fleurs se d\u00e9tachent comme mises en avant, extraites du fond vert, flou, du petit tableau (25 x 25 cm). Elles sont peintes avec un m\u00e9lange de r\u00e9alisme et de stylisation qui est la <em>fa\u00e7on<\/em> de Mirna. Cette nouvelle s\u00e9rie comporte la particularit\u00e9 de sugg\u00e9rer une forme de monstruosit\u00e9 voire de dangerosit\u00e9 des fleurs (cependant fort belles) par une dramatisation du premier plan o\u00f9 les p\u00e9tales se d\u00e9ploient dans une lumi\u00e8re solaire fortement contrast\u00e9e par des ombres \u00e9tranges qui semblent curieusement immanentes aux fleurs. L\u2019\u00e9tranget\u00e9 des ombres attire insidieusement les yeux sans que l\u2019on puisse au premier regard d\u00e9terminer la raison de cette \u00e9tranget\u00e9. La s\u00e9rie se nomme <em>Iris 8-<sub>1<\/sub><\/em>, elle comporte les huit tableaux (tous de format 25 x 25 cm) ici expos\u00e9s et fait partie d\u2019un ensemble de huit s\u00e9ries, respectivement nomm\u00e9s <em>Iris 8-<sub>2<\/sub><\/em>, <em>Iris 8-<sub>3, <\/sub>Iris 8-<sub>4, <\/sub>Iris 8-<sub>5,, <\/sub>Iris 8-<sub>6, <\/sub>Iris 8-<sub>7, <\/sub><\/em>et <em>Iris 8-<sub>8, \u00a0<\/sub><\/em>cette derni\u00e8re s\u00e9rie \u00e9tant encore \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019intention. Sur le premier tableau de la s\u00e9rie <em>Iris 8-<sub>1 <\/sub><\/em>quatre fleurs d\u2019iris apparaissent au premier plan. Une magnifique fleur noire, velout\u00e9e, aux reflets pourpres, occupe la plus grande place sur la gauche de la petite toile. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, moins large, une fleur bleu nuit d\u00e9ploie ses p\u00e9tales et t\u00e9pales au c\u0153ur stri\u00e9 de fistules blanches. Au centre de la toile, en partie masqu\u00e9e par les p\u00e9tales bleu nuit, une fleur brune et jaune semble gonfl\u00e9e par un souffle de vent. D\u00e9passant le centre du tableau, l\u00e9g\u00e8rement en retrait, un iris rose p\u00e2le adoucit l\u2019ensemble de la composition. Le fond vert, comme flout\u00e9, sugg\u00e8re l&rsquo;\u00e9tendue d&rsquo;une pelouse. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Gueules d\u2019iris barbus, noirs, bleus nuit, bruns aux m\u00e2choires jaunes.<\/em> <em>Densit\u00e9<\/em>. Sur le second tableau de la s\u00e9rie <em>Iris 8-<sub>1 <\/sub><\/em>les quatre fleurs d\u2019iris apparaissent toujours au premier plan. La magnifique fleur noire, velout\u00e9e, aux reflets pourpres, occupe la m\u00eame place sur la gauche de la petite toile. Sa peau lustr\u00e9e appara\u00eet plus vive que sur la premi\u00e8re toile. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, moins large mais tout de m\u00eame imposante, la fleur bleu nuit d\u00e9ploie ses p\u00e9tales et t\u00e9pales au c\u0153ur stri\u00e9 de fistules blanches. Au centre de la toile, en partie masqu\u00e9e par les p\u00e9tales bleu nuit, la fleur brune et jaune, gonfl\u00e9e par un souffle de vent, offre elle-aussi des couleurs plus vives que sur la premi\u00e8re toile.  D\u00e9passant le centre du tableau, l\u00e9g\u00e8rement en retrait, l&rsquo;iris rose p\u00e2le adoucit par contraste l\u2019ensemble de la composition r\u00e9alis\u00e9e avec des couleurs plus soutenues que dans le premier tableau. Le fond vert, toujours flout\u00e9, sugg\u00e8re l&rsquo;\u00e9tendue d&rsquo;une large pelouse. En observant attentivement ce fond, on note la pr\u00e9sence d\u2019une forme horizontale de couleur cr\u00e8me ainsi que d\u2019une t\u00e2che rectangulaire et bleut\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Gueules d\u2019iris barbus, noirs, bleus nuit, bruns aux m\u00e2choires jaunes. Densit\u00e9. Avec silhouette. <\/em>Sur le quatri\u00e8me tableau de la s\u00e9rie <em>Iris 8-<sub>1 <\/sub>,<\/em> seules trois fleurs d\u2019iris apparaissent au premier plan. La magnifique fleur noire, velout\u00e9e, aux reflets pourpres, occupe toujours sur la gauche la plus grande place, peut-\u00eatre encore plus grande. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, la fleur bleu nuit d\u00e9ploie ses p\u00e9tales et t\u00e9pales au c\u0153ur stri\u00e9 de fistules blanches. Il semble que ces lignes blanches soient moins prononc\u00e9es que sur les premi\u00e8res toiles. Au centre, en partie masqu\u00e9e par les p\u00e9tales bleu nuit, la fleur brune et jaune, gonfl\u00e9e par un souffle de vent, a gagn\u00e9 de l\u2019espace sans doute suite \u00e0 la disparition de l\u2019iris rose p\u00e2le qui adoucissait la composition. L\u2019ambiance de la quatri\u00e8me toile est d\u00e8s lors plus sombre, moins empreinte de l\u2019illusion bucolique des premi\u00e8res. On a la sensation qu\u2019un orage menace, la violente lumi\u00e8re qui frappe le bord de certains p\u00e9tales est in\u00e9gale, \u00e9lectrique. Le fond, comme flout\u00e9, semble d\u2019un vert plus intense que sur les premi\u00e8res toiles, confirmant l\u2019impression d\u2019orage imminent. Le fond du tableau semble s\u2019\u00eatre rapproch\u00e9, le vert fondu est bien celui d\u2019une pelouse. La forme horizontale de couleur cr\u00e8me pourrait \u00eatre celle d\u2019un banc et il semble que la t\u00e2che bleut\u00e9e \u2013 \u00e9galement assombrie \u2013 repr\u00e9sente un petit bassin. Un \u00e9l\u00e9ment nouveau a \u00e9t\u00e9 introduit&nbsp;avec la disparition de l\u2019iris rose p\u00e2le, une silhouette sombre, indistincte, est apparue au fond du tableau.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Gueules d\u2019iris barbus, noirs, bleus nuit, bruns aux m\u00e2choires jaunes. Densit\u00e9. Avec silhouette. Tout droit sorties de ses cauchemars. <\/em>La nouvelle s\u00e9rie de Mirna, nomm\u00e9e <em>Iris 8-<sub>1<\/sub><\/em>, comporte huit petits tableaux (format 25 x 25 cm) repr\u00e9sentant des iris. Ces toiles ont la particularit\u00e9 de sugg\u00e9rer une forme de monstruosit\u00e9 voire de dangerosit\u00e9 des fleurs (pourtant fort belles) peintes avec un m\u00e9lange de r\u00e9alisme et de stylisation qui est la <em>fa\u00e7on<\/em> de Mirna (on ne dit plus <em>signature<\/em> depuis longtemps et d\u2019ailleurs Mirna ne signe pas ses \u0153uvres de son nom mais d\u2019un petit signe \u00e9sot\u00e9rique qui a valeur de talisman). Les fleurs se d\u00e9tachent, comme mises en avant, extraites d\u2019un fond vert, flout\u00e9, qui se r\u00e9v\u00e8le d\u2019une grande importance quand on suit le fil des huit tableaux de la s\u00e9rie. La dramatisation du premier plan a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e excessive, trop lyrique par quelques critiques qui ont mod\u00e9r\u00e9ment appr\u00e9ci\u00e9 la s\u00e9rie. Ils ont trouv\u00e9 la pr\u00e9sence des p\u00e9tales trop appuy\u00e9e par une lumi\u00e8re fortement contrast\u00e9e et des ombres \u00e9tranges semblant curieusement immanentes aux fleurs. Cependant le visiteur de l\u2019exposition est imm\u00e9diatement attir\u00e9 par la s\u00e9rie <em>Iris 8-<sub>1,<\/sub><\/em> l\u2019\u00e9tranget\u00e9 des ombres attire imp\u00e9rativement ses yeux tout en troublant sa compr\u00e9hension imm\u00e9diate de la sc\u00e8ne car on ne d\u00e9termine pas au premier regard (et difficilement ensuite) la raison de cette \u00e9tranget\u00e9. La s\u00e9rie <em>Iris 8-<sub>1<\/sub><\/em>, fait partie d\u2019un ensemble de huit s\u00e9ries, respectivement nomm\u00e9es <em>Iris 8-<sub>2<\/sub><\/em>, <em>Iris 8-<sub>3, <\/sub>Iris 8-<sub>4, <\/sub>Iris 8-<sub>5,, <\/sub>Iris 8-<sub>6, <\/sub>Iris 8-<sub>7, <\/sub><\/em>et <em>Iris 8-<sub>8, &nbsp;<\/sub><\/em>Mirna a r\u00e9cemment indiqu\u00e9 qu\u2019elle reporterait l\u2019exposition de cette derni\u00e8re s\u00e9rie. Quand on l\u2019a interrog\u00e9 sur la particularit\u00e9 de sa nouvelle s\u00e9rie, Mirna a r\u00e9pondu qu\u2019elle avait depuis l&rsquo;enfance, au fond de ses sensations, comme en arri\u00e8re-plan de sa conscience, une sorte de jardin mal\u00e9fique, peut-\u00eatre un jardin d\u00e9crit dans un conte, peut-\u00eatre un jardin o\u00f9 elle-m\u00eame \u00e9tait all\u00e9e\u2026 toujours est-il que c\u2019est cette <em>sensation de jardin mal\u00e9fique <\/em>qu\u2019elle voulait repr\u00e9senter et surtout faire ressentir dans ses s\u00e9ries <em>Iris 8<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans le dernier tableau de la s\u00e9rie Iris 8-<sub>1<em>,<\/em> <\/sub><\/em>la fleur noire reste seule au premier plan, tellement agrandie que ses p\u00e9tales d\u00e9bordent l\u2019angle du tableau \u2013 on croit entrer en son c\u0153ur \u00ad\u2013 et que sa peau lustr\u00e9e de reflets pourpres apparait floue \u00e0 certains endroits alors que la silhouette devient plus nette, presque compacte. Le fond vert rendu intense par la lumi\u00e8re d\u2019orage sur les tableaux pr\u00e9c\u00e9dents est ici l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9lav\u00e9 comme att\u00e9nu\u00e9 par une lumi\u00e8re de pluie. <em>La silhouette sombre, un homme, avec un chapeau, et peut-\u00eatre une barbe, avance vers le premier plan, il avance vers la personne qui peint et maintenant vers celle qui regarde la toile. Malgr\u00e9 sa silhouette sommairement dessin\u00e9e, quelque chose dans sa posture imprime comme une menace sur l\u2019ensemble de la composition. Si l\u2019on regarde le fond du tableau en s\u2019approchant de plus pr\u00e8s, on voit des d\u00e9tails appara\u00eetre. Un arbre en fleurs, peut-\u00eatre un cerisier ou un prunier, est enfoui dans l\u2019ombre derri\u00e8re le banc o\u00f9 un enfant vient de d\u00e9poser un jouet. L\u2019enfant essaie de d\u00e9faire les n\u0153uds de ce qui pourrait \u00eatre un bilboquet. Quelques gouttes d\u2019eau rebondissent \u00e0 la surface du petit bassin. L\u2019homme continue d\u2019avancer vers le spectateur du tableau, on dirait qu\u2019il veut l\u2019emp\u00eacher de regarder le fond du tableau. De grosses gouttes frappent l\u2019eau du petit bassin. L\u2019enfant rel\u00e8ve la t\u00eate et regarde le ciel noir. Il n\u2019a pas envie de rentrer \u00e0 la maison. Pas du tout. Tout \u00e0 coup, on comprend que c\u2019est lui qui est en danger, surtout s\u2019il rentrait dans la maison. On comprend aussi que les fleurs ne sont pas mal\u00e9fiques mais qu\u2019elles alertent le visiteur de l\u2019exposition du danger encouru par l\u2019enfant. <\/em>La silhouette sombre, l\u2019homme, ne veut pas \u00eatre peinte ni photographi\u00e9e, elle ne veut pas que sa pr\u00e9sence dans ce jardin soit remarqu\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gueules d\u2019iris barbus, noirs, bleus nuit, bruns aux m\u00e2choires jaunes. Les fleurs se d\u00e9tachent comme mises en avant, extraites du fond vert, flou, du petit tableau (25 x 25 cm). Elles sont peintes avec un m\u00e9lange de r\u00e9alisme et de stylisation qui est la fa\u00e7on de Mirna. Cette nouvelle s\u00e9rie comporte la particularit\u00e9 de sugg\u00e9rer une sorte de monstruosit\u00e9 voire de dangerosit\u00e9 des fleurs (cependant fort belles)  <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-08-iris-8-1\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #08 | Iris 8-1<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4849,4525],"tags":[228,3881],"class_list":["post-133113","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-08-expansion-claude-simon","category-ete-2023-du-roman","tag-enfance","tag-k"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133113","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=133113"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133113\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=133113"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=133113"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=133113"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}