{"id":133382,"date":"2023-08-05T19:38:36","date_gmt":"2023-08-05T17:38:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=133382"},"modified":"2023-08-05T19:38:37","modified_gmt":"2023-08-05T17:38:37","slug":"ete2023-08bis-un-trait-net-bref-et-rouge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-08bis-un-trait-net-bref-et-rouge\/","title":{"rendered":"\u00e9t\u00e92023 #08bis | un trait net, bref et rouge"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-blue-color has-medium-gray-background-color has-text-color has-background\">Codicille : en <strong>gras<\/strong>, l&rsquo;ajout au #6bis<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a a fini par se savoir&nbsp;: au S\u00e9rail, on se faisait d\u00e9trousser comme au coin d\u2019un bois. Sur ce point,&nbsp;grandes bourgeoises,&nbsp;patrons d\u2019industrie, notables ou socialistes nantis se&nbsp;valaient dans leurs caquets, incapables, semblait-il, de garder un secret. Et le&nbsp;plus beau, c\u2019est que \u00e7a ne changeait rien, bien au contraire, le Tout-Vienne se&nbsp;r\u00e9jouissait d\u2019avoir tir\u00e9 sur la fausse-barbe de ce Selim Bassa et se pressait au&nbsp;S\u00e9rail : s\u2019y faire d\u00e9lester \u00e9tait du dernier chic et d\u00e8s le lendemain, une fois&nbsp;les paupi\u00e8res d\u00e9gonfl\u00e9es, quand le maquillage pouvait \u00e0 nouveau faire tenir un&nbsp;teint pimpant sur les visages profond\u00e9ment marqu\u00e9s, il \u00e9tait du meilleur ton de&nbsp;publier l\u2019ampleur de ses pertes dans la bonne soci\u00e9t\u00e9. Le coup de ma\u00eetre&nbsp;r\u00e9sidait dans la raret\u00e9 des invitations. De grosses sommes circulaient dans des&nbsp;enveloppes adress\u00e9es \u00e0 Selim Bassa, le m\u00e9t\u00e8que \u00e9tant corruptible par nature, et&nbsp;il les empochait toutes, sans pour autant satisfaire \u00e0 la demande. Alors que&nbsp;tous les joueurs de Vienne&nbsp;r\u00eavaient de s\u2019asseoir \u00e0 sa table pour une nuit de&nbsp;cartes ou de d\u00e9s, il \u00e9tait devenu lui-m\u00eame devenu le jeu auquel tous perdaient.&nbsp;Et d\u2019autres enveloppes, plus lourdes, suivaient et lui, se payait le luxe de&nbsp;trier les invit\u00e9s sur le volet.<\/p>\n\n\n\n<p>Imaginons que tu sois choisi. L\u2019invitation&nbsp;arrive sans enveloppe, avec le service du petit-d\u00e9jeuner. <strong>Un rectangle d\u2019or de la taille d\u2019une main sur le plateau d\u2019argent. M\u00eame si la lumi\u00e8re est faible, elle suffit \u00e0 t\u2019emp\u00eacher de lire ce qui est \u00e9crit dessus et pendant quelques instants, tu es seul avec la forme parfaite du carr\u00e9 long. Il dessine la porte dont tu as tant r\u00eav\u00e9, celle du S\u00e9rail, bient\u00f4t, o\u00f9 se confirmera une fois encore ton appartenance \u00e0 l\u2019\u00e9lite du monde auquel tu appartiens, corps et \u00e2me, mais \u00e9galement une autre porte, plus lointaine, plus floue, dont tu as r\u00eav\u00e9 sans plus le savoir, \u00e0 l\u2019occasion de v\u00e9ritables r\u00eaves, ceux qui te fr\u00f4lent, te marquent au fer au milieu du sommeil pour mieux t\u2019\u00e9chapper quand ton majordome vient sans un bruit ouvrir les rideaux sur ta journ\u00e9e. Tu te retiens de poser le doigt sur la plaque d\u2019or finement grav\u00e9e, de le laisser glisser sur la frise g\u00e9om\u00e9trique o\u00f9 des cercles de trois tailles diff\u00e9rentes jouent entre eux pour former un cadre int\u00e9rieur \u00e0 l\u2019invitation, si bien que tu crois les voir bouger comme autant de bulles dont la rondeur \u00e9chapperait \u00e0 ta perception limit\u00e9e, mais dont tu percevrais l\u2019ondulation \u00e0 travers une vibration sourde. Tu essaies de raisonner ce qui crie en toi que jamais tu n\u2019as rien poss\u00e9d\u00e9 d\u2019aussi pr\u00e9cieux, pour le faire taire tu murmures entre tes dents : \u00ab D\u2019o\u00f9 lui vient une telle richesse, \u00e0 ce m\u00e9t\u00e8que ? \u00bb. Mais c\u2019est en vain, car d\u00e9j\u00e0 ton esprit file vers le rouge d\u2019un long ruban de satin, bien plus pr\u00e9cieux que le cadeau qu\u2019il entourait et tu revois le visage de cette\u2026 cousine ? (Tante ? Marraine ?) d\u00e9savou\u00e9e par la suite de l\u2019histoire familiale, qui te l\u2019avait apport\u00e9, un matin de No\u00ebl avec son sourire rouge et la chaleur parfum\u00e9e de ce grand manteau qu\u2019elle refermait sur toi pour une longue \u00e9treinte \u00e0 vos retrouvailles, au parc, au sortir de l\u2019\u00e9cole, dans la rue\u2026 Un reflet d\u2019or te fait lever les yeux. La cousine a disparu, ton \u00e9pouse \u00e0 l\u2019autre bout de la table te d\u00e9visage. Tu bois une gorg\u00e9e de caf\u00e9 avec un parfait naturel. Tu replies tes doigts sur la serviette damass\u00e9e, qu\u2019ils ne s\u2019aventurent pas \u00e0 effleurer les gravures, ce genre de laisser-aller n\u2019est permis qu\u2019aux aveugles. Elles te happent pourtant et tu crois deviner leur profondeur millim\u00e9trique, qui va s\u2019accentuant dans les pleins des lettres de ton nom et des chiffres de la date. La pulpe de tes doigts te d\u00e9mange de suivre la voie de l\u2019\u00e9crit, et cette enfance qui te prend t\u2019\u00e9merveille et te d\u00e9go\u00fbte. Tu vas pour te saisir de l\u2019invitation, d\u2019un geste \u00e9nergique, mais si mince, elle r\u00e9siste, et s\u2019accole \u00e0 l\u2019argent du plateau sur lequel elle repose. Un instant d\u00e9sempar\u00e9, tu jettes m\u00e9caniquement un regard vers le majordome en poste devant le grand buffet bas au plateau de marbre, o\u00f9 tout ce que tu as l\u2019habitude et la fantaisie de d\u00e9sirer attend patiemment un signe de ta part. Les fruits dans la vasque de cristal, une cafeti\u00e8re de m\u00e9tal et une autre de porcelaine, la th\u00e9i\u00e8re anglaise, luisante et joufflue et la japonaise qui semble un insecte mort \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, les linges blancs qui recouvrent les assiettes et les paniers de viandes, de pain, comme autant de suaires sur ce marbre. Tu as la sueur au front, le majordome s\u2019est approch\u00e9 pour te tirer d\u2019embarras, comme \u00e0 l\u2019ordinaire de chaque seconde de ton existence, et d\u2019un geste habile de sa main gant\u00e9e, il d\u00e9colle l\u2019invitation et te la tend. Soudain elle fait tache aux c\u00f4t\u00e9s du courrier quotidien et des nouvelles inqui\u00e9tantes de la&nbsp;presse internationale. Elle prend l\u2019\u0153il et la nudit\u00e9 de son clinquant, en d\u00e9pit&nbsp;de sa facture impeccable te d\u00e9range. Tu aurais aim\u00e9 la garder pour toi seul,&nbsp;mais il est d\u00e9j\u00e0 trop tard :&nbsp;ton domestique la tient en main, ton \u00e9pouse a vu la lueur dor\u00e9e passer sur ton visage, elle ne va pas tarder \u00e0 poser la question. Tu fais de ton mieux pour ne pas t\u2019en saisir trop vivement et tu parviendrais m\u00eame \u00e0 remercier le majordome, n\u2019\u00e9tait la petite coupure sous sa m\u00e2choire. Un trait net, bref et rouge. D\u2019ordinaire, tu ne supporterais pas ce manquement \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne, mais aujourd\u2019hui la plaie s\u2019empare de ton \u0153il. Si fines soient-elles tu en distingues les l\u00e8vres, taill\u00e9es par une lame l\u00e9g\u00e8rement \u00e9mouss\u00e9e. Une des tiennes, apr\u00e8s qu\u2019elle a servi \u00e0 te raser, il la r\u00e9cup\u00e8re s\u00fbrement. Jamais tu n\u2019avais pens\u00e9 \u00e0 cela, mais pendant un instant, tu vois et tu entends avec une acuit\u00e9 in\u00e9dite. Cette invitation, toute la maisonn\u00e9e l\u2019a attendu avec toi, supportant en apparence tes sautes d\u2019humeur, ton irascible impatience mise \u00e0 bout par les semaines que ce m\u00e9t\u00e8que aura prises pour r\u00e9pondre \u00e0 tes demandes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, \u00e0 ton argent, mais tu le vois clairement soudain, dans la n\u00e9gligence de cette petite coupure qui a marqu\u00e9 le faux col de la t\u00eate d\u2019\u00e9pingle d\u2019une tache de sang, ton autorit\u00e9 s\u2019est fissur\u00e9e. Ils savent que tu regardes ailleurs, mais surtout, ils ont vu comment il \u00e9tait possible de contrevenir \u00e0 ton d\u00e9sir et qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas besoin pour cela d\u2019\u00eatre une concubine de l\u2019Empereur de Chine. Tu pourrais cong\u00e9dier d\u2019un mot tout le domestique, l\u2019id\u00e9e te flatte, mais tu lui pr\u00e9f\u00e8res celle de ta victoire. L\u2019invitation est arriv\u00e9e. Tu demeures incertain, la fine tranche d\u2019or dans ta main \u00e0 la hauteur de tes yeux. Elle ne p\u00e8se rien, si tu la d\u00e9posais sur ta langue, elle fondrait probablement\u2026 Madame ta femme n\u2019a pas \u00e9pous\u00e9 un r\u00eaveur. Elle s\u2019\u00e9tonne bruyamment. Elle a reconnu au dos le C en forme de croissant de lune, embl\u00e8me du Cabaret S\u00e9rail. Vous vous \u00eates assez plaint de la vulgarit\u00e9 de cet \u00e9clairage de mauvais go\u00fbt, tr\u00f4nant au sommet d\u2019un immeuble de la ville et clignotant par surcro\u00eet jusqu\u2019aux petites heures de l\u2019aube. Elle pose la question, et dans sa voix vibre une corde d\u2019int\u00e9r\u00eat assez rare. C\u2019est bien ton nom qui est \u00e9crit et tu&nbsp;peux venir accompagner. La date est cruelle pour chacun de vous.<\/strong> Elle tombe forc\u00e9ment mal.&nbsp;Parfois la soir\u00e9e est annonc\u00e9e pour la saison suivante, un solstice\u2026 ou bien c\u2019est pour le soir m\u00eame. Dans le premier cas, tu es d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9 par la pr\u00e9cipitation o\u00f9 tu es convoqu\u00e9, dans le second, par l\u2019impatience qui va t\u2019user pendant des semaines. Comme pour le bal du roi, les joailliers, les maisons de&nbsp;couture re\u00e7oivent des commandes d\u00e9fiant l\u2019imagination dans des d\u00e9lais&nbsp;extravagants.&nbsp;Bien s\u00fbr,&nbsp;tu mets un point d\u2019honneur \u00e0 faire savoir que tu comptes&nbsp;parmi les \u00e9lus. Peut-\u00eatre m\u00eame te flatteras-tu d\u2019avoir su soudoy\u00e9 le plus Grand&nbsp;M\u00e9t\u00e8que de Vienne et tu auras pour une part raison : c\u2019est pour ton argent qu\u2019il&nbsp;t\u2019a choisi. Et tu auras pour une autre part, tort : tu as achet\u00e9 quelque chose,&nbsp;mais en aucun cas quelqu\u2019un. Et ce quelque chose, tu n\u2019en as aucune id\u00e9e,&nbsp;habitu\u00e9 que tu es \u00e0 une forme de correspondance entre ce que tu payes et ce que&nbsp;tu obtiens, fin connaisseur que tu t\u2019imagines \u00eatre de la valeur des choses. Tu&nbsp;vas \u00e9galement faire \u00e9talage de ce que tu comptes laisser au S\u00e9rail, et tu parles&nbsp;de ces bijoux faits pour l\u2019occasion, de ces habits dont la fabrique pourrait&nbsp;acheter un quartier entier de la ville, comme de sacrifices mineurs, suffisants&nbsp;aux petits dieux \u00e9trangers, habitu\u00e9s aux oranges et aux quartiers de ch\u00e8vres.&nbsp;Ces pourboires font et feront beaucoup pour ton prestige, et tu regardes avec&nbsp;confiance l\u2019investissement mondain d\u2019une soir\u00e9e au S\u00e9rail. Tu crois que tu ne&nbsp;peux rien perdre, puisque tu choisis avec soin ce qu\u2019on va te d\u00e9rober. Tu&nbsp;t\u2019excites \u00e0 la perspective d\u2019une partie de gendarmes voleur sans gendarme, sorte&nbsp;d\u2019escroquerie \u00e0 l\u2019assurance \u2014 tu ne crois pas si bien dire \u2014. Tu ch\u00e9ris par&nbsp;avance le petit frisson qu\u2019on va t\u2019y servir sur un plateau, car pas une seconde,&nbsp;il n\u2019est question d\u2019autre chose que d\u2019\u00eatre servi, d\u2019en profiter,&nbsp;d\u2019en avoir pour&nbsp;ton argent. Mais par essence les apparences sont trompeuses et si au sortir du&nbsp;S\u00e9rail, ce petit monde du grand monde revendiquait haut et fort avoir \u00e9t\u00e9&nbsp;d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses biens, bijoux, fourrures, argent, clefs, personne n\u2019a r\u00e9v\u00e9l\u00e9,&nbsp;m\u00eame \u00e0 demi-mot, m\u00eame dans la plus intime alc\u00f4ve, le plus discret confessionnal,&nbsp;le fin mot de sa nuit chez le plus grand M\u00e9t\u00e8que de Vienne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Parfois, et, admettons-le, le plus souvent, il ne se passait rien, rien d\u2019autre qu\u2019une soir\u00e9e de cabaret avec ses tours de magie ordinaire, aux trucs laiss\u00e9s \u00e0 voir par les interstices de la maladresse du prestidigitateur, ses tours de chant, trois exactement, o\u00f9 une grande femme belle et boudeuse interpr\u00e9tait les morceaux \u00e0 la mode de Paris en allemand, du ton blas\u00e9 et tra\u00eenant du pur ennui et ses trois p\u2019tits tours et puis s\u2019en vont, les marionnettistes tirant le rideau sur la fin d\u2019une soir\u00e9e qui ramenait son public bien propret \u00e0 la porte. Il n\u2019y avait pas de quoi se plaindre : le champagne et les alcools servis valaient en qualit\u00e9 ce qu\u2019ils boiraient une fois de retour chez eux, dans le silence d\u2019un salon, d\u2019un bureau et dont l\u2019amertume s\u2019accentuerait au fil des heures, jusqu\u2019\u00e0 ce que le m\u00eame domestique qui avait apport\u00e9 l\u2019invitation tant attendue, entre pour ouvrir les rideaux de son pas du matin.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Codicille : en gras, l&rsquo;ajout au #6bis \u00c7a a fini par se savoir&nbsp;: au S\u00e9rail, on se faisait d\u00e9trousser comme au coin d\u2019un bois. Sur ce point,&nbsp;grandes bourgeoises,&nbsp;patrons d\u2019industrie, notables ou socialistes nantis se&nbsp;valaient dans leurs caquets, incapables, semblait-il, de garder un secret. Et le&nbsp;plus beau, c\u2019est que \u00e7a ne changeait rien, bien au contraire, le Tout-Vienne se&nbsp;r\u00e9jouissait d\u2019avoir tir\u00e9 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-08bis-un-trait-net-bref-et-rouge\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">\u00e9t\u00e92023 #08bis | un trait net, bref et rouge<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4849,4858,1],"tags":[501,4875,4774,450],"class_list":["post-133382","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-08-expansion-claude-simon","category-08bis-fractales-sardines-a-lhuile","category-atelier","tag-invitation","tag-le-plus-grand-meteque-de-vienne","tag-or","tag-serail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133382","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=133382"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133382\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=133382"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=133382"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=133382"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}