{"id":135218,"date":"2023-08-28T16:45:26","date_gmt":"2023-08-28T14:45:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=135218"},"modified":"2023-08-28T21:52:17","modified_gmt":"2023-08-28T19:52:17","slug":"romanete2023-08-les-couloirs-de-verdure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/romanete2023-08-les-couloirs-de-verdure\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #08 | Les couloirs de verdure"},"content":{"rendered":"\n<p>Toujours les enfants ont voulu savoir, r\u00e9clamant des d\u00e9tails, le petit d\u00e9tour de l\u2019histoire, prenant tous les virages de la conversation pour aboutir aux m\u00eames questions, ils battaient la campagne \u00e0 coups de paroles ent\u00eatantes, jusqu\u2019\u00e0 temps d\u2019avoir trouv\u00e9. Mais vous n\u2019avez pas fini avec \u00e7a&nbsp;? Les gamins d\u00e9cid\u00e9ment font tomber d\u2019\u00e9puisement.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette histoire des Nazis pr\u00e8s de la Chapelle de Saint-Herbot.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gamins ont d\u2019abord interrog\u00e9 les institutrices. Malgr\u00e9 leurs menaces, leur propension \u00e0 distribuer des claques, l\u2019hyst\u00e9rie, la droiture d\u2019esprit, leur fatigante personnalit\u00e9, il y a chez elles un sommet de vertu. Une barri\u00e8re infranchissable. Presque un degr\u00e9 z\u00e9ro de l\u2019orgueil. Une facult\u00e9 de sacrifice incommensurable. Elles, elles sauront dire la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Elles renvoient les minots \u00e0 leur curiosit\u00e9 \u00ab&nbsp;malsaine&nbsp;\u00bb. Elles disent que la vie sociale ne doit pas s\u2019embarrasser de b\u00eatises, de ranc\u0153urs, de secrets d\u00e9goutants. Les \u00eatres intelligents avancent contre vents et mar\u00e9es. \u00c7a sert \u00e0 rien de fouiller la m\u00e9lasse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils trouvent porte close. Alors les voil\u00e0. En vacances, ils se retrouvent ensemble avec des b\u00e2tons, des branches de noisetiers, libres dans les pr\u00e9s, ils s\u2019aiment, ils sautent par-dessus les ruisseaux, ils s\u2019ancrent sous un \u00e9norme ch\u00eane et d\u00e9cident qu\u2019il sera l\u2019arbre sacr\u00e9, la plus bavarde est \u00e9cout\u00e9e, suivie, ils se d\u00e9gustent, sa caressent parfois, se prot\u00e8gent des peurs et des cauchemars en inventant des r\u00e9cits troubles, l\u2019arbre est le v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 palabres, ils d\u00e9couvrent au bout des sentiers des couloirs de verdure et voient par terre un corps mou sanguinolant, des pi\u00e8ges, des li\u00e8vres crev\u00e9s, la bouche ouverte sur leur mis\u00e8re. Le cr\u00e9puscule fait rosir les flammes du ciel, de l\u00e0, \u00e0 force des suivre le vol des \u00e9tourneaux, leurs instincts idol\u00e2tres, ils imaginent le soleil ardent de leur patrie africaine, leurs migrations \u00e9tonnantes, alors avant de se quitter (ils entendent les cris des parents, on les appelle de tr\u00e8s loin) alors remontent des envies de racontaille. Un soir apr\u00e8s le d\u00eener, ils se retrouvent en cachette, ils battent le pav\u00e9 et vont frapper chez la gueuse. C\u2019est une comm\u00e8re chass\u00e9e d\u2019elle-m\u00eame par les mauvais souvenirs, poursuivie d\u2019une qu\u00eate informe, ayant trop creus\u00e9 pour finalement trouver l\u2019erreur \u2013 v\u00e9rit\u00e9 inconsolable.<\/p>\n\n\n\n<p>La gueuse sourit int\u00e9rieurement. C\u2019est la professionnelle des mauvais dires, des nouvelles colport\u00e9es, des paroles vite souffl\u00e9es. Elle se retient pourtant. Mais l\u00e2che le pire&nbsp;: \u00e7a sert \u00e0 rien de fouiller dans ses gaules, autant s\u2019crever le train \u00e0 escarper la montagne. D\u2019autant que\u2026 (les enfants suspendus \u00e0 ses l\u00e8vres) d\u2019autant que l\u2019p\u2019tit cochonnet (le coupable) est encore parmi nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus dans un bel \u00e9tat, le cochon en question, mais suffisamment lucide pour coop\u00e9rer. Ils se rendent chez lui. Terroris\u00e9 par tant de questions, d\u2019un coup soulev\u00e9 de frayeur, il se barricade. N\u2019ouvrira jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>La gueuse re\u00e7oit \u00e0 nouveau. Ouvre un paquet de bonbons. C\u2019est elle l\u2019historienne, la m\u00e9moire du village. Y a pourtant pas grand-chose \u00e0 dire. On a tous \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve.<\/p>\n\n\n\n<p>On savait <em>pendant la guerre <\/em>qu\u2019un des n\u00f4tres faisait du trafic avec les r\u00e9sistants. Il volait dans les caisses, il apportait de l\u2019essence. Autrefois, tandis que maintenant on ne trouve plus de boulangerie, il y avait sept caf\u00e9s. Elle les \u00e9num\u00e8re et pr\u00e9cis\u00e9ment les situe dans le village, tout le long de l\u2019unique rue qui le traverse d\u2019est en ouest. Les gens buvaient, se retrouvaient apr\u00e8s le travail, partageaient des parties de cartes, des engueulades monumentales se perdaient dans la nuit. Les Nazis en d\u00e9duisaient qu\u2019ils s\u2019\u00e9corchaient vifs pour ne pas r\u00e9v\u00e9ler une trahison. Ils restaient parmi nous \u00e0 cause des cochonnailles, on faisait des p\u00e2t\u00e9s, des saucisses \u00e9normes et blanches.&nbsp; Des sacs entiers de pommes de terre, qui moisissaient pas dans la toile de jute, sinon on les fourguait aux porcins. On travaillait sans arr\u00eat, on \u00e9tait des corps in\u00e9puisables arrim\u00e9s \u00e0 la terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Les solitaires comme Jean allaient p\u00eacher, sarcler, b\u00eacher, s\u2019\u00e9puiser le corps. Un homme vertueux est particuli\u00e8rement organis\u00e9, doux, vertueux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Nazis savaient qu\u2019ils incarnaient le mal. Aucun ne s\u2019est leurr\u00e9. Il n\u2019y avait pas d\u2019id\u00e9ologie en cause. Juste ils craignaient pour leur s\u00e9curit\u00e9. La peur supplante toujours l\u2019amour du raisonnable. A un moment donn\u00e9, ils pr\u00e9f\u00e9r\u00e8rent agir contre nous. Et puis, ils se sentaient tout puissants, autoris\u00e9s \u00e0 faire n\u2019importe quoi.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains dans le village n\u2019\u00e9taient pas tr\u00e8s regardants&nbsp;: tant qu\u2019ils vivaient en paix, il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 dire ce qu\u2019on veut, \u00e7a mange pas de pain la parole murmur\u00e9e. La d\u00e9lation est une brise, un pet de vent qu\u2019on camoufle en chantant, on a vite fait d\u2019\u00eatre clair dans sa t\u00eate, il n\u2019y a pas de honte \u00e0 avoir. Et puis Jean franchement, avec sa gueule de travers, son corps trapu et bancal, il n\u2019avait pas l\u2019\u00e9toffe d\u2019un h\u00e9ros. Juste une pr\u00e9sence n\u00e9gligeable.<\/p>\n\n\n\n<p>La gueuse sort le g\u00e2teau au beurre, elle coupe de tout petits carr\u00e9s et en distribue \u00e0 la marmaille. Le miracle se produit. Les enfants sont fascin\u00e9s d\u2019elle, ils aiment sa bouche ramollie, ses oreilles pendantes entre les cheveux filasses, les doigts rong\u00e9s d\u2019arthrose. Ils aiment d\u00e9mesur\u00e9ment sa peau vieillie, le timbre m\u00e9andreux, la bouche \u00e9norme remplie de dents. Elle d\u00e9tient le secret ultime, elle sait raconter, met en sc\u00e8ne sa panoplie de souvenirs, les r\u00e9flexions, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 \u2013 devient d\u00e9esse absolue. Dionysie. A leurs yeux, et quelles que soient la vil\u00e9nie, la malice de certains gosses, elle suscite le trouble, l\u2019agrandissement des pupilles, elle acc\u00e8de au haut rang des d\u00e9livreuses d\u2019histoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me des vicieux, c\u2019est qu\u2019ils ne s\u2019\u00e9puisent pas physiquement, ils se rendent disponibles \u00e0 la qu\u00eate de plaisirs, le regard de biais sur les fesses des femmes, l\u2019onanisme \u00e0 peine secret la nuit, leur essoufflement, l\u2019id\u00e9e fixe, l\u2019imagination illimit\u00e9e. Le type qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les actions du r\u00e9sistant, il s\u2019en repa\u00eet encore aujourd\u2019hui. Jean pouvait \u00eatre le guignol \u00e0 abattre, la proie facile \u00e0 traire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019est enrichi c\u2019est certain. Une mauvaise action permet de s\u2019enrichir et d\u2019avoir la paix.<\/p>\n\n\n\n<p>Au caf\u00e9, les villageois ont toujours repris leurs petites habitudes, le caf\u00e9, le verre de pinard, les blagouillottes, seuls les solitaires s\u2019isolent en fond de comptoir, ou pr\u00e8s des vitres, les yeux plant\u00e9s dans les d\u00e9dales des couleurs ardoises, grises, p\u00e2lies et soudain chrom\u00e9es, joliment reverdies, ces paysages de pluie neuve, fra\u00eeches, qui ragaillardissent l\u2019esprit. On n\u2019aimait pas trop Jean parce qu\u2019il ne jouait pas aux cartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout compte fait, on observe peu de vices chez les campagnards, except\u00e9 ceux qui bifurquent dans leurs t\u00eates. Implex\u00e9s de faux soleils, de r\u00eaves de corps fins, leur malaise au contact des femmes, leur c\u00e9l\u00e9bration des fesses, des cuisses, jamais accompagn\u00e9es de visages. Ceux-l\u00e0 vont parler aux Nazis, s\u2019asseoir sur leurs genoux comme des b\u00e9b\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La personnalit\u00e9 odieuse, on la rep\u00e8re assez facilement chez ceux qui aiment s\u2019avachir, pieds sur la table, corps enfonc\u00e9 compact dans le fauteuil. Leur gouaille est facile, port\u00e9e haut par une voix tonnante et bien plac\u00e9e. Les vicieux sont \u00e0 l\u2019aise partout. Mais pas forc\u00e9ment eux qui commettent la d\u00e9lation.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne sait toujours pas pr\u00e9cis\u00e9ment qui a provoqu\u00e9 ce drame.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, les Nazis sont rentr\u00e9s dans les maisons, ils ont cogn\u00e9 dans les portes, les murs, les t\u00eates, les \u00e9paules des femmes, vraiment ont cherch\u00e9 tout le monde, ils nous ont mis dans des camions, des camionnettes \u00e0 chargement ouvertes \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, tous les paysans des champs alentour ont vu nos t\u00eates, ils ont trembl\u00e9 dans leurs sillons de boue.&nbsp; On nous a descendus, avec tous les hommes, les enfants, les femmes, sur le parvis de la chapelle de Saint-Herbot. Et on nous a demand\u00e9 si on connaissait ce type. L\u2019homme \u00e9tait par terre, un chiffon repli\u00e9, corps sans t\u00eate, repli\u00e9, couvert de sang. Tout \u00e9tait mou et odorant. Plein de gens connaissaient Jean. Sa s\u0153ur, ses vieux parents. Tout le monde le croyait incapable, mal fait, inachev\u00e9. Personne n\u2019aurait imagin\u00e9 qu\u2019il se serait fait fusiller, m\u00eame si on croyait deviner des agissements.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Nazis ont commenc\u00e9 leurs intimidations, en mena\u00e7ant de tuer un gosse, ils l\u2019ont secou\u00e9, violent\u00e9, maltrait\u00e9 devant sa m\u00e8re. Tous les villageois maintenaient les yeux au sol, le menton contre la poitrine. Il fallait avouer tout ce qu\u2019on savait sur le type sinon ils fusilleraient tout le village. Il fallait donner des noms, des secrets, des descriptions de visages, ce qu\u2019on savait de ses d\u00e9placements, \u00e0 qui il parlait, les gens qu\u2019ils c\u00f4toyaient. Les jeunes filles c\u00e9libataires devenaient suspectes. Qui \u00e9tait sa petite amie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont glapi, glapi, glapi, comme peuvent gueuler les brutes et les opaques, les insatisfaits, les rigolards remplis de haine, de jalousie, les ivresses de gueule et de domination.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont secou\u00e9 les filles, des adolescentes, des enfants terroris\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les passages \u00e0 tabac dans les couloirs de verdure, les larmes, le cri \u00e9touff\u00e9 des m\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Elles parlaient en patois, elles disaient de se taire. Ne donneraient rien, rien, pas un gramme de v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 ces abrutis de Bosch.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Nazis avaient la panse remplie de cochonnailles. N\u2019allaient pas massacrer leur pitance.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils n\u2019ont rien pu obtenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, il devait \u00eatre tapi l\u00e0 parmi nous, le d\u00e9lateur, sournoisement repli\u00e9 entre nos corps suants de terreur. Immobile et serein, pr\u00eat \u00e0 prier dans sa lumi\u00e8re, joignant les mains devant la chapelle. Alors que nous psalmodions les pires revanches entre nos l\u00e8vres, tendus de hargne, nous qui \u00e9tions pi\u00e9g\u00e9s, loin de nos b\u00eates, nos chiens b\u00e2tards qui auraient pris notre d\u00e9fense.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec le temps, on aime se r\u00e9fugier dans la compagnie des b\u00eates, m\u00eame les grandes et dangereuses. Les mammif\u00e8res \u00e9normes, les bonnes b\u00eates paysannes. M\u00e9fiez-vous de ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent les animaux de petite taille, qui craignent les griffes, les vrais visages, les regards francs, bien ouverts, au fond d\u2019eux se cache un instinct dominateur inf\u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants n\u2019entendent rien, croulent dans les marches d\u2019escalier \u2013 comprennent vite que la gueuse commence \u00e0 perdre le sens. La rancoeur fait le pied de grue en elle. D\u00e8s qu\u2019elle s\u2019enfourgue dans le ressentiment, il faut battre en br\u00e8che, danser \u00e0 pleine godasse. Hurler au dehors. Les portes ont des croassements de corneilles. Les gosses savent mieux vivre que personne, tout de suite rayer le disque avant qu\u2019il jette sa sale musique, faut pas manquer l\u2019\u00e9nergie du rire, souffler de traviole dans le basson.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, ils raconteront \u00e0 leur mani\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toujours les enfants ont voulu savoir, r\u00e9clamant des d\u00e9tails, le petit d\u00e9tour de l\u2019histoire, prenant tous les virages de la conversation pour aboutir aux m\u00eames questions, ils battaient la campagne \u00e0 coups de paroles ent\u00eatantes, jusqu\u2019\u00e0 temps d\u2019avoir trouv\u00e9. Mais vous n\u2019avez pas fini avec \u00e7a&nbsp;? Les gamins d\u00e9cid\u00e9ment font tomber d\u2019\u00e9puisement. Cette histoire des Nazis pr\u00e8s de la Chapelle <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/romanete2023-08-les-couloirs-de-verdure\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #08 | Les couloirs de verdure<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":330,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4849,4525],"tags":[],"class_list":["post-135218","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-08-expansion-claude-simon","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135218","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/330"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=135218"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135218\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=135218"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=135218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}