{"id":135568,"date":"2023-09-05T07:47:27","date_gmt":"2023-09-05T05:47:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=135568"},"modified":"2023-09-05T18:05:52","modified_gmt":"2023-09-05T16:05:52","slug":"ete-2023-11-les-rues-du-quartier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-11-les-rues-du-quartier\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #11 | les rues du quartier"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Avant que ne commence leur vie dans cette partie haute de la ville, il faudrait en faire une esp\u00e8ce d\u2019inventaire. Des rues rectilignes se coupent \u00e0 angle droit sur le versant sud de la rivi\u00e8re (non, c&rsquo;est un fleuve, petit mais fleuve quand m\u00eame), avec sur le haut de cette rive, gauche, un plateau, un boulevard assez peu circulaire au-del\u00e0 duquel, alors, ne se trouvaient que deux \u00e9tablissements scolaires, l\u2019un confessionnel, l\u2019autre la\u00efc, plus une esp\u00e8ce de r\u00e9sidence (elle s\u2019auto-qualifiait de \u00ab&nbsp;fleurie&nbsp;\u00bb) et quelques pavillons et maisons individuelles faites de briques. Quatre ou cinq rues, tout au plus, crois\u00e9es par quatre ou cinq autres, le tout formant une esp\u00e8ce de quadrilat\u00e8re. Avant de continuer sur cette g\u00e9ographie, s\u2019interroger sur le fait de nommer la ville et ses rues \u2013 les comptes qu\u2019on a \u00e0 r\u00e9gler avec cet espace et ce temps, les \u00e9v\u00e9nements et les bifurcations, les amis et les connaissances. Les lieux, les occupations, les habitudes. Le bas de ce quadrilat\u00e8re est au nord, il est tenu par un foss\u00e9 profond o\u00f9 passe le train allant vers la mer, en cela il suit d\u2019est en ouest le cours de la rivi\u00e8re (du fleuve certes mais au cours tranquille, comme l&rsquo;indique son nom) \u2013 alors, la vapeur des machines recouvre ce bas de la rue au passage de ces convois; plus tard, la propulsion se fera au fuel et peut-\u00eatre aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. On voyait alors encore des chevaux boulonnais tirer des charrettes emplis de sacs de charbon en boulets ou pas, ou de tonneaux de bi\u00e8re. Comme il y avait encore peu de voitures automobiles, un autobus reliait ces quartiers \u00e0 la gare (la ligne trois et la ligne sept se confondaient sur ce tron\u00e7on, et la m\u00e8re \u2013 qui venait de temps \u00e0 autre vivre chez sa fille \u2013 intitulait la ligne \u00ab&nbsp;trois-septi\u00e8me&nbsp;\u00bb ce qui amusait les enfants) : aujourd\u2019hui, il n\u2019existe plus ou passe ailleurs. \u00c0 l\u2019est la fronti\u00e8re est marqu\u00e9e par la rue longeant, en son haut, une esp\u00e8ce de ravin au fond duquel se trouvaient les courts de tennis. Il y avait l\u00e0 un petit homme brun de poil et bronz\u00e9 de peau qui enseignait les coups droits les revers les smashs et les demi-vol\u00e9es. Mais avant de parler des circonstances de la venue du cadet de ses enfants dans cet univers bourgeois fait de briques pil\u00e9es, de chaussettes et chaussures de sport blanches et blanchies, de balles et de raquettes, de chaise d\u2019arbitrage de lignes claires et blanches et de traces, et de rev\u00eatement de sol vert plastique nomm\u00e9 \u00ab quick&nbsp;\u00bb, avant de revenir sur les premiers \u00e9mois de ce gar\u00e7on de treize ou quatorze ans, il faudrait essayer de comprendre l\u2019\u00e9tendue d\u00e9mesur\u00e9e du gouffre qui s\u00e9pare ce qu\u2019elle, sa m\u00e8re, a quitt\u00e9 de ce qui se trouve \u00e0 pr\u00e9sent sous ses yeux, ces rues bord\u00e9es de maisons de briques rouges, ces rues rectilignes dont la pente d\u00e9rive jusqu\u2019au centre-ville, ces gens aussi bien ferm\u00e9s et inconnus. Cette \u00e9poque-l\u00e0, ce temps o\u00f9 celui qu\u2019elle a \u00e9pous\u00e9 a re\u00e7u de la bouche d\u2019un m\u00e9decin renomm\u00e9, fran\u00e7ais, parisien, le diagnostic de dur\u00e9e de vie&nbsp;: \u00ab&nbsp;au mieux, six mois&nbsp;\u00bb \u2013 elle le rejoint, leurs enfants qui la suivent, le voil\u00e0 ayant trouv\u00e9 un travail dans la zone industrielle de cette ville, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du lit du fleuve (rive droite, sur un autre plateau), on n\u2019y va qu\u2019en auto, bas de l\u2019\u00e9chelle puis en gravissant les barreaux jusqu\u2019\u00e0 celui de directeur service achat Europe de la marque, am\u00e9ricaine, du site, oui mais ce diagnostic, alors&nbsp;? L\u2019arriv\u00e9e fin juillet du reste de la famille impliquait une disparition proche. Dans le temps, donc, avant la fin de l\u2019ann\u00e9e. Les enfants n\u2019en savaient rien. Son mari surv\u00e9cut douze ans, pratiquement jour pour jour avec son arriv\u00e9e \u00e0 elle sur ce sol et cette r\u00e9gion o\u00f9 le froid, d\u00e8s novembre s\u2019installe et dure, profond et glac\u00e9 jusque peut-\u00eatre mi-mars : quelle mesure commune trouver avec les trois semaines de pluie en f\u00e9vrier de toute sa vie ant\u00e9rieure qui en marquaient l\u2019hiver &nbsp;? Quelle confiance porter \u00e0 ces hommes de l\u2019art qu\u2019est, plut\u00f4t qu\u2019une science, cette m\u00e9decine&nbsp;? Quel \u00e2ge a-t-elle d\u00e9j\u00e0 ? Trente-quatre ans \u2013 et donc l\u2019arriv\u00e9e de cet hiver-l\u00e0, ici, la joie qu\u2019elle avait eue d\u2019imaginer nettoyer la neige devant chez elle, cette joie de fant\u00f4me et de fantasme d\u00e9truite d\u00e8s les premiers jours de novembre o\u00f9 la neige le disputait au givre, comment veux-tu qu\u2019elle la supporte&nbsp;?<br>\u00c0 pratiquement chaque croisement se trouvait un commerce&nbsp;: des \u00e9piceries (toutes faisant d\u00e9p\u00f4t de pain : en face de ce qui devenait chez elle, un <em>Familist\u00e8re<\/em>, plus loin une ou deux <em>Ruche<\/em>, une <em>Coop <\/em>et d\u2019autres (qui n\u2019appartenaient pas \u00e0 ce qu\u2019on n\u2019appelait pas des cha\u00eenes \u2013 ou alors si), des boucheries dont l\u2019une probablement chevaline, une charcuterie et un bar, mercerie, quincaillerie, bars, tabacs vendant la presse, boulangeries, une poissonnerie, une enseigne intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>Paris Bijoux Bazar<\/em>&nbsp;\u00bb comme son nom l\u2019indiquait mais avec en plus des jouets. Un autre marchand de journaux, qui faisait bar et tabac \u00e0 l\u2019un des coins de Voiture et Boucher de Perthes (Perthes \u00e9tant la commune de naissance de ce gar\u00e7on pr\u00e9nomm\u00e9 Jacques (on l\u2019appelait Jacquot) arch\u00e9ologue apparemment, toujours confondu son patronyme avec un autre du m\u00eame genre, Puvis de Chavannes \u2013 Pierrot \u2013 un peintre celui-l\u00e0 : on trouverait de ses toiles, monumentales, au mus\u00e9e dans la rue de la R\u00e9publique de l\u2019endroit). En retournant dans le quartier, on n\u2019y trouve presque plus aucune de ces officines (il manque une pharmacie, tiens, pas de souvenir), non plus que les quelques garages \u2013 celui o\u00f9 il faisait entretenir son automobile \u00e9tait dans la m\u00eame rue, un peu plus bas. Il y avait (il n\u2019existe plus) celui d\u2019une grande marque am\u00e9ricaine, en face de la maison de<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-08-de-ce-cote-ci-du-monde\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-08-de-ce-cote-ci-du-monde\/\"> O.(2)<\/a> laquelle \u00e9tait sur la m\u00eame rue fronti\u00e8re qui longe le ravin au fond duquel se trouvait l\u2019enseigne FFLT (f\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de lawn-tennis). Il s\u2019agit d\u2019un quartier tranquillement petit bourgeois, farouchement conventionnel, b\u00e2ti de maisons toutes alors individuelles (on y trouve \u00e0 pr\u00e9sent des b\u00e2timents rev\u00eatus de briques artificielles pompeusement baptis\u00e9s <em>r\u00e9sidence<\/em>) (notamment \u00e0 la place des garages qui ont migr\u00e9 en banlieue) donnant sur la rue, chacune ou presque poss\u00e8de, sur l\u2019arri\u00e8re un jardin, petit le plus souvent. Ce sont pratiquement des maisons ouvri\u00e8res : une porte une fen\u00eatre en rez-de-chauss\u00e9, une fen\u00eatre au premier \u00e9tage, et puis un grenier au chien assis parfois. La maison du greffier, ou huissier, ou quelque chose du genre \u00e0 qui appartenait la maison lou\u00e9e par elle et lui, sur le coin adjacent du croisement, \u00e9tait l\u2019une des rares \u00e0 en poss\u00e9der un assez grand sur l\u2019arri\u00e8re (il tenait l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de la largeur du bloc et correspondait sans doute au statut social du propri\u00e9taire), et un autre sur l\u2019avant, encaillout\u00e9 \u2013 de plus, un petit garage (une seule voiture) avait \u00e9t\u00e9 construit au fond du grand jardin, marquant le coin du bloc (il y avait en outre une porte coch\u00e8re toujours close pour par l&rsquo;arri\u00e8re entrer dans ce jardin) et donnant sur la rue parall\u00e8le (une fausse fen\u00eatre mais un appui o\u00f9 se r\u00e9unissent les gar\u00e7ons du quartier, parfois, o\u00f9 le cadet de la famille fait des patiences attendant que cette fille-l\u00e0 sorte de chez elle : les patiences rev\u00eataient alors une qualit\u00e9 pr\u00e9monitoire et pr\u00e9dictive \u2013 mais au fond, il ne l\u2019aper\u00e7oit qu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, de la m\u00eame eau que celles tir\u00e9es par sa tante \u2013 une superstition qui a \u00e0 voir avec quelque attrait pour une m\u00e9tempsycose ayant cours dans cette partie de la famille). Dans le haut de cette m\u00eame rue, une autre grande maison avec un grand jardin (aujourd\u2019hui la moiti\u00e9 a \u00e9t\u00e9 vendue \u00e0 des promoteurs pour y construire des immeubles de standing et de rapport) appartenait aussi \u00e0 un garagiste revendeur d\u2019une marque fran\u00e7aise (l\u2019\u00e9tablissement du centre-ville n\u2019a pas ferm\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 partag\u00e9 entre le si\u00e8ge administratif (la direction g\u00e9n\u00e9rale) de ce qui est devenu une entreprise (migr\u00e9s en banlieue le garage, les ateliers, les prolos) et par des <em>espaces de coworking<\/em> ou autres banalit\u00e9s contemporaines)&nbsp;: on ne voit plus pr\u00e9sent\u00e9es d\u2019automobiles mais une grande vitrine de verre fonc\u00e9 opaque aveugle. Un peu plus bas, celle du maire d\u2019alors (SFIO, m\u00e9daill\u00e9 des deux guerres mondiales, r\u00e9sistant, \u00e0 ce poste depuis 1944) qui roule en Opel, grise, coup\u00e9 Rekord&nbsp;: il soul\u00e8ve son chapeau pour la saluer en passant devant elle, parfois. Un peu plus bas encore, une famille dont les deux enfants \u00e9taient des filles, amies de ses filles \u00e0 elle (le cadet \u00e9tait amoureux \u2013 de la plus jeune \u2013 de cette fille-l\u00e0, esp\u00e9r\u00e9e durant les patiences \u2013 transi, trop jeune, trop timide pour se d\u00e9clarer). Cette rue descendait vers une \u00e9glise d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Saint-Martin (il y avait non loin, \u00e0 quelques rues de l\u00e0, un \u00e9tablissement scolaire et priv\u00e9 de la m\u00eame enseigne ou ob\u00e9dience), une place, des commerces \u2013 il ne s\u2019y tenait pas encore un square-jardin public avec jeux pour enfants sur le devant. Au boucher de cette place (le magasin y existe toujours), un jour elle donna la recette de lui inconnue alors des merguez (elle y achetait (ou y faisait acheter par le cadet, mais plus tard) des boyaux de veau (ou de mouton) pour les pr\u00e9parer puis les cuisiner) \u2013 (tout le monde aujourd\u2019hui conna\u00eet \u00e7a) de petites saucisses fines et piquantes de type chipolata (ce mot aussi vient d\u2019ailleurs, d\u2019Italie probablement \u2013 <em>cipolla<\/em> dans cette langue veut dire oignon \u2013 en Normandie souvent on trouve sur les march\u00e9s des saucisses \u00e0 l\u2019oignon aussi bien mais plus \u00e9paisses que la chipo dont l\u2019\u00e9nonc\u00e9 m\u2019\u00e9voque l\u2019un des trois fr\u00e8res Marx et sa mani\u00e8re d\u00e9licate de jouer du piano tout en mimant, pouce lev\u00e9 index tendu les trois autres referm\u00e9s, un revolver, visant la note \u00e0 atteindre, bient\u00f4t \u00e9mise) \u2013 aussi bien faisait-elle souvent \u00e0 manger des plats dont les noms avaient des consonances italiennes, caponata, parmegianata ou d\u2019autres mais plus rarement venant de l\u00e0-bas comme pka\u00efala ou mlouriah \u2013 plus rarement, nettement \u2013 mais que lui ne mangeait pas, pour cause de r\u00e9gime assez draconien \u2013 il disait parfois qu\u2019il donnerait volontiers son bras, mais le gauche, pour pouvoir manger ne serait-ce qu\u2019un \u0153uf frit. On mangeait des p\u00e2tes tandis que dans la t\u00e9l\u00e9 s\u2019\u00e9talaient des publicit\u00e9s pour inciter (ordonner, conduire, obliger) \u00e0 en consommer \u2013 \u00e7a faisait \u00ab&nbsp;<em>l\u2019eau doit bouillir \u00e0 gros bouillon, mettez les p\u00e2tes, remuez-les, remuez-les souvent&nbsp;<\/em>\u00bb, plus tard les \u00ab&nbsp;<em>qui dit p\u00e2tes dit&nbsp;<\/em>\u00bb ce qui te vient \u2013 (tu te souviens, le \u00ab&nbsp;<em>tous les gouvernements ont leurs services secrets<\/em>&nbsp;\u00bb de l\u2019exergue de ce qui ne se nommait alors que feuilleton et non le boursoufl\u00e9 \u00ab&nbsp;s\u00e9rie&nbsp;\u00bb) \u2013 sa s\u0153ur avait une m\u00e9thode pour savoir si les p\u00e2tes \u00e9taient cuites (il suffit pourtant de les go\u00fbter), elle en jetait une sur la fa\u00efence devant l\u2019\u00e9vier, et si elle collait, il fallait rapidement \u00e9goutter \u2013 lui en mangeait aussi, au beurre mais sans sel \u2013 elles \u00e9taient souvent trop cuites \u2013 \u00e7a ne rigolait pas \u2013 ou peu \u2013 pas dans ces moments-l\u00e0 \u2013 non plus que ceux o\u00f9 les enfants laissaient la porte du salon ouverte, au d\u00e9but, le froid, le vent, la d\u00e9tresse aussi sans doute de se retrouver dans un tel environnement \u2013 on l\u2019entendait crier \u00ab&nbsp;la porte&nbsp;!&nbsp;\u00bb on n\u2019en menait pas large mais on oubliait puisqu\u2019on courait<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019entrer dans le d\u00e9tail de cette vie-l\u00e0, cette vie l\u00e0-bas au-del\u00e0 de cette mer-l\u00e0, cette vie qu\u2019elle voyait comme une esp\u00e8ce d\u2019eldorado avant de la regretter am\u00e8rement, de penser \u00e0 celle qu\u2019elle menait avant de venir dans cette ville, il faudrait aussi mentionner que se trouvaient dans les environs un certain nombre de m\u00e9decins \u2013 l\u2019un d\u2019entre eux, sur un terrain situ\u00e9 au coin juste suivant de la rue traversi\u00e8re, avait fait construire une maison moderne, toute de plain pied et d&rsquo;angles droits dont le toit, plat, la rendait basse puisque formant une terrasse, au contraire des autres aux toits pentus \u2013 en face de deux pavillons, maisons, villas jumelles, non pas de briques mais blanches qui furent construites un peu avant, couvertes d\u2019un rev\u00eatement beige tr\u00e8s clair. Y vivaient deux s\u0153urs d\u2019origine italienne dont les \u00e9poux travaillaient ensemble (elles \u00e9taient au foyer bien que l\u2019une d\u2019elle n\u2019ait pas d\u2019enfant \u2013 l\u2019autre en avait trois)&nbsp;: leurs maris poss\u00e9daient et g\u00e9raient une agence immobili\u00e8re en centre ville (l\u2019un conduisait une DS Pallas bicolore et un coup\u00e9 merco blanc \u2013 il vient tout \u00e0 coup que ces deux types \u00e9taient fr\u00e8res). Leur jardin \u00e9tait pour une part mitoyen avec celui de la maison, mais on ne c\u00f4toyait gu\u00e8re les voisins \u2013 peut-\u00eatre \u00e9tait-on sauvages. Les enfants, eux, se connaissaient et jouaient et riaient ensemble dans la rue parfois (mais leur m\u00e8re ne les laissait pas sortir), plus souvent allaient au tennis avec le cadet de ses fils. Mais c\u2019est anticiper sur ce qui se passera quelques ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant que ne commence leur vie dans cette partie haute de la ville, il faudrait en faire une esp\u00e8ce d\u2019inventaire. Des rues rectilignes se coupent \u00e0 angle droit sur le versant sud de la rivi\u00e8re (non, c&rsquo;est un fleuve, petit mais fleuve quand m\u00eame), avec sur le haut de cette rive, gauche, un plateau, un boulevard assez peu circulaire au-del\u00e0 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-11-les-rues-du-quartier\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#\u00e9t\u00e92023 #11 | les rues du quartier<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[4971,4525],"tags":[],"class_list":["post-135568","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-11-stein-marche-arriere","category-ete-2023-du-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135568","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=135568"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135568\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135568"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=135568"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=135568"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}