{"id":136243,"date":"2023-09-16T09:52:48","date_gmt":"2023-09-16T07:52:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=136243"},"modified":"2023-09-16T14:18:37","modified_gmt":"2023-09-16T12:18:37","slug":"ete2023-12bis-et","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete2023-12bis-et\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #12bis | Et"},"content":{"rendered":"\n<p>Je sortais aussit\u00f4t de la fac. Les bottes pleines de ma col\u00e8re. Press\u00e9 de m&rsquo;\u00e9loigner. Pestant contre tout. Plein d&rsquo;envies d&rsquo;apocalypses. Il y a quelque chose qui n&rsquo;allait plus quelque chose qui m&#8217;emp\u00eachait de fonctionner de tourner rond j&rsquo;\u00e9tais cass\u00e9 quelque part. Parfois j&rsquo;allais dans la p\u00e2tisserie \u00e0 c\u00f4t\u00e9 me gaver. Viennoiseries, g\u00e2teaux. Des quiches lorraines. Des sandwiches. Parfois une salade, pour me sentir moins coupable. J&rsquo;ai d\u00fb gagner vingt ou trente kilogrammes en quelques mois comme \u00e7a. J&rsquo;ai d\u00e9pens\u00e9 des fortunes dans cette p\u00e2tisserie. Ou je me rabattais sur le distributeur \u00e0 friandises ou \u00e0 boissons le plus proche de la salle o\u00f9 on avait cours que je privil\u00e9giais pendant les courtes pauses qu&rsquo;on nous accordait parfois en priant pour qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas trop de monde devant. Est-ce que je saurai finir mon m\u00e9moire ? Avais-je les \u00e9paules suffisamment solides ? Je n&rsquo;avais pas lu grand-chose cette ann\u00e9e. Je stagnais. Orgueil mal plac\u00e9. Parano\u00efa. D\u00e9pression dirig\u00e9e. Diagnostiques sans appel. On en trouvait beaucoup des psychologues chez les professeurs de lettres. M&rsquo;ouvrant sur mon besoin de partir on m&rsquo;avait oppos\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 mettre sur le compte d&rsquo;une morosit\u00e9 passag\u00e8re ma tendance \u00e0 voir le mal partout qu&rsquo;il fallait prendre du recul je n&rsquo;y perdrai rien. Je ne pr\u00e9tends pas non plus \u00eatre le plus \u00e9quilibr\u00e9. J&rsquo;ai un probl\u00e8me de gestion des \u00e9motions. Parfois la joie \u00e9clate elle explose et on est impuissant \u00e0 la calmer. Puis sans transition la tristesse submerge tout. Et il y a la col\u00e8re. Pour des trucs cons. Comme ce jour o\u00f9 je m&rsquo;\u00e9tais offens\u00e9 parce que mon professeur de clavecin avait dit du bien de mon paternel qu&rsquo;il appr\u00e9ciait \u00e0 un moment o\u00f9 mes parents divor\u00e7aient pour moi c&rsquo;\u00e9tait inacceptable. On me fit remarquer qu&rsquo;il \u00e9tait peu rationnel de lui en vouloir alors qu&rsquo;il ne savait rien du divorce. Ce sont des souvenirs qui reviennent parfois qui font que j&rsquo;ai toujours honte. Je me r\u00e9fugiais dans la p\u00e2tisserie \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la fac. J&rsquo;aimais \u00e9couter la g\u00e9rante parler. Sa voix chantait. Son rire chassait les nuages. Elle avait une parole pour chaque client. La musique de sa voix je l&rsquo;entends encore. Ce qui me fascinait chez elle c&rsquo;\u00e9tait sa force ce truc que je n&rsquo;avais pas une confiance en ses capacit\u00e9s elle s&rsquo;assumait du moins en apparence. Parfois on discutait. Moi, je lui parlais de litt\u00e9rature. Elle, elle me parlait de peinture. Elle peignait. Sans pr\u00e9tention. Juste pour elle. C&rsquo;\u00e9tait un passe-temps sans plus. Son truc c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;art abstrait elle en parlait avec tellement de conviction qu&rsquo;avec elle le plaisir de l&rsquo;abstraction en peinture devenait compr\u00e9hensible. Est-ce qu&rsquo;en partant, en tournant les talons, je ne montrais pas que j&rsquo;\u00e9tais un faible ? Est-ce que je ne leur donnais pas raison ? Surtout que j&rsquo;avais de plus en plus tendance \u00e0 abandonner. Vous faites de l&rsquo;orgueil mal plac\u00e9. Vous souffrez de d\u00e9pression et cette d\u00e9pression vous la dirigez contre les autres. C&rsquo;est ce qui se disait. Ils n&rsquo;avaient peut-\u00eatre pas tort. Je d\u00e9bloquais c&rsquo;\u00e9tait certain. Je sortais de la fac. J&rsquo;avais les bottes pleines d&rsquo;ind\u00e9cision. Dans mon wagon il y avait une de mes enseignantes. Elle prenait le m\u00eame train que moi. On s&rsquo;asseyait face \u00e0 face. Je parlais. Je me vidais de toute ma parole. Je crachais mes pens\u00e9es comme elles venaient. D\u00e9goulinantes de sang. Elle me souriait. Un sourire intense. Je parlais. Pour me justifier. Pour trouver du sens \u00e0 mes doutes, mes r\u00e9ticences. Montrer que je n&rsquo;\u00e9tais pas si mauvais. Que j&rsquo;avais seulement des r\u00e9ticences, des doutes. Qu&rsquo;il n&rsquo;y avait chez moi aucune m\u00e9chancet\u00e9. Elle me souriait. Un sourire crisp\u00e9. Qu&rsquo;en d\u00e9pit de mes doutes, de mes r\u00e9ticences, j&rsquo;\u00e9tais un bon bougre. Elle me souriait. Son sourire \u00e9tait aiguis\u00e9. Et plus je parlais plus j&rsquo;avais peur de perdre la parole le sentiment de me mettre en danger. Je butais sur les mots. Je les cherchais. Ma voix d\u00e9raillait. Ecras\u00e9 par cette peur. La peur de me trahir. Montrer qui je suis. Un mec col\u00e9rique. Pour pas grand-chose. Capricieux. Hurler soudainement. Donner un coup de boule \u00e0 un passager. Un coup de pied \u00e0 un enfant. Lui casser des dents. Lui arracher les cheveux. Les yeux. Elle me souriait. Ils verront t\u00f4t ou tard ils prendront peur peut-\u00eatre l&rsquo;ont-ils d\u00e9j\u00e0 vu \u00e0 quel point tu es laid. Ils te bl\u00e2meront. Ils te fuiront. Que pensait-on vraiment de moi ? Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y avait dans leur t\u00eate\u00a0? Je cherchais un sujet de discussion. Pour meubler le silence. Ne pas laisser le silence s&rsquo;installer. Faire du bruit. Continuer \u00e0 exister. Tuer le silence. Je sortais de la fac les bottes pleines de mes frustrations de mes questionnements. J&rsquo;\u00e9tais en retard sur mes lectures. C&rsquo;\u00e9tait un m\u00e9moire de recherche sur deux ans. Le sujet me plaisait. J&rsquo;\u00e9tais all\u00e9 en master avec un projet pr\u00e9cis. Je savais o\u00f9 j&rsquo;allais. Or \u00e0 un moment j&rsquo;avais fini par ne plus y arriver. Lire me pesait. Surtout les ouvrages critiques. Je pi\u00e9tinais. Je pr\u00e9f\u00e9rais fl\u00e2ner. Manger des g\u00e2teaux. Parler avec la g\u00e9rante de la p\u00e2tisserie. M&rsquo;indigner sur les r\u00e9seaux sociaux. Elle prend la bouteille de boisson sucr\u00e9e sans me demander mon autorisation regarde l&rsquo;\u00e9tiquette la scanne avec une application qu&rsquo;elle avait install\u00e9 sur son smartphone exprime son opinion. Tu te rends compte que c&rsquo;est rempli de sucre ? J&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 me justifier. Les arguments me manquaient. Je ne pouvais pas nier que j&rsquo;avais pris beaucoup de poids. Mon double menton avait gagn\u00e9 en volume. Il se montrait, sans honte, presque avec orgueil, avec panache. Je ressemblais de plus en plus \u00e0 cet oncle en surpoids dont on se moquait quand j&rsquo;\u00e9tais petiot ma cousine et moi. J&rsquo;\u00e9tais pour beaucoup professeurs \u00e9tudiants agents d&rsquo;entretien secr\u00e9taires ce monstre effrayant farfelu plein de bruit qui cause avec les uns les autres dont la pr\u00e9sence n&rsquo;est pas d\u00e9sir\u00e9e un bon pote pour les plus tol\u00e9rants mais pour tous les autres un ind\u00e9sirable qui s&rsquo;accroche \u00e0 vos bottes g\u00e2che votre paix int\u00e9rieure vous impose sa pr\u00e9sence sa voix cass\u00e9e sa n\u00e9gativit\u00e9 ses d\u00e9sesp\u00e9rants calembours. J&rsquo;aimais \u00e9changer. Le contact humain. Peut-\u00eatre que je croyais trop en moi. Peut-\u00eatre que je me prenais trop au s\u00e9rieux. Quand je parlais \u00e7a se tapait la t\u00eate contre la table. Il y a cet enseignant. Docteur en philosophie qui se pr\u00e9sentait parfois comme historien ou linguiste. Le st\u00e9r\u00e9otype du vieux professeur parisien ridicule dans son s\u00e9rieux ses indignations ses a priori. Un touche \u00e0 tout qui savait tout sauf transmettre le savoir. Il vous faisait des cours pleins de digressions sans jamais s&rsquo;inqui\u00e9ter d&rsquo;\u00eatre compr\u00e9hensible. On craignait de le contredire. Y compris ses coll\u00e8gues. Il fallait toujours l&rsquo;approuver. Quand il crachait sa col\u00e8re devant toute une classe parce que des choses fausses avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9crites dans des copies, reprochant aux \u00e9tudiants abasourdis de s&rsquo;\u00eatre appuy\u00e9 sur le dossier critique qu&rsquo;on trouve dans l&rsquo;\u00e9dition de telle \u0153uvre philosophique qu&rsquo;il avait impos\u00e9 de se procurer, dossier critique dont il avait fait l&rsquo;\u00e9loge en d\u00e9but de semestre expliquant que si la traduction est mauvaise on ne peut pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un aussi bon travail, il fallait l&rsquo;accepter sans discuter. C&rsquo;est qu&rsquo;il avait de l&rsquo;autorit\u00e9. De l&rsquo;anciennet\u00e9. Une certaine r\u00e9putation. Du poids. Une fois il avait \u00e9crit des <em>fuck<\/em> sur la copie d&rsquo;une \u00e9tudiante. C&rsquo;est pass\u00e9 cr\u00e8me. Il savait bien qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun risque. Un v\u00e9ritable tyran. Mais au moins, il \u00e9tait sensible \u00e0 la cause f\u00e9ministe, ce qui le rendait sympathique. Je lui avais pos\u00e9 une question \u00e0 la fin d&rsquo;un cours. J&rsquo;ai d\u00fb lutter pendant une bonne trentaine de minutes contre sa logorrh\u00e9e et pas de possibilit\u00e9 d&rsquo;en placer une. Logorrh\u00e9e celle des ouvrages critiques aussi qu&rsquo;il fallait lire pour ce m\u00e9moire de recherche pr\u00e9par\u00e9 en deux ans qui n&rsquo;avan\u00e7ait pas et qui ne trouvait pas de nouvelle directrice de m\u00e9moire. La pr\u00e9c\u00e9dente avec qui je m&rsquo;entendais bien avait d\u00fb prendre sa retraite pour des raisons de sant\u00e9. Celle qui la rempla\u00e7ait qui devait se charger de mon travail avait dans un premier temps rechign\u00e9 \u00e0 le faire. S&rsquo;\u00e9tait-il dit des choses sur moi dans le secret de leurs conversations\u00a0? On essaya de me rassurer. Pas d&rsquo;inqui\u00e9tudes \u00e0 avoir. S\u00fbrement un probl\u00e8me d&rsquo;organisation. Elle est ouverte d&rsquo;esprit, disaient ses coll\u00e8gues. Vous avez de la chance, une sp\u00e9cialiste de la science-fiction et du num\u00e9rique, vous allez vous plaire. Toujours meubler le silence. Les pauses sont interdites. Parler. Dire tout ce qu&rsquo;on a \u00e0 dire les milliers de choses qui nous p\u00e8sent ce qu&rsquo;on croit. Dehors paysages. A travers la vitre la mer. La plage o\u00f9 je courais o\u00f9 je hurlais o\u00f9 je dansais. Ca d\u00e9file. D\u00e9file l&rsquo;immeuble de mes grands-parents mon ancien coll\u00e8ge le jardin avec la cabane en bois. Je retrouve de vieilles odeurs des sensations perdues un arri\u00e8re-go\u00fbt de quelque chose de d\u00e9sagr\u00e9able. Je m&rsquo;impatiente. Ca parle autour de moi. Du bruit du bruit du bruit. Je dois me concentrer. Rassembler mes id\u00e9es. Mais \u00e7a parle partout tout le temps. Je cherche mes mots. Elle me sourit sourire de masque je bute sur un mot elle me regarde fixement avec un sourire fig\u00e9 que cache ce sourire je me le demande pourquoi sourire qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a dans sa t\u00eate qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;elle se dit je ne le saurai jamais. Je tente encore. Les mots me manquent. Ma parole se d\u00e9fait. Les autres passagers autour de moi je leur trouve des t\u00eates de cons. Une voix dans ma t\u00eate \u00e9met des jugements teint\u00e9s de m\u00e9pris social. J&rsquo;essaie de la faire taire, honteux. En vain. Je sentais bien qu&rsquo;elle \u00e9tait r\u00e9ticente \u00e0 diriger mon travail. Que quelque chose avait d\u00fb se dire. Je le sentais \u00e0 son irritation quand je prenais la parole. Je le sentais \u00e0 son refus de consid\u00e9rer mon travail d&rsquo;ouvrir le fichier dans le titre du fichier mon nom et mon pr\u00e9nom manquaient. Je l&rsquo;avais senti \u00e0 sa col\u00e8re quand alors que je levais le doigt elle m&rsquo;ignora toute la s\u00e9ance pour un retard de trois minutes. Quand une autre fois parce que j&rsquo;avais mal r\u00e9pondu \u00e0 une question elle hurla un <em>non ce n&rsquo;est pas \u00e7a<\/em> qui fit sursauter les autres \u00e9tudiants. Je suis parti. Avec l&rsquo;envie de disparaitre. Le regret d&rsquo;exister. Les bottes pleines d&rsquo;id\u00e9es noires. Suffoquant sous le bazar de mes pens\u00e9es. Il faut que \u00e7a se finisse. On a essay\u00e9 de me convaincre que j&rsquo;avais tort. Que c&rsquo;\u00e9tait du suicide. Il te reste quoi\u00a0? Quatre mois\u00a0? Cinq\u00a0? Dans une vie ce n&rsquo;est rien. Une heure c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Cinq mois c&rsquo;\u00e9tait plus long que toute une \u00e9ternit\u00e9. Ca devait se finir. Je laissais maintenant rouler mes pens\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je sortais aussit\u00f4t de la fac. Les bottes pleines de ma col\u00e8re. Press\u00e9 de m&rsquo;\u00e9loigner. Pestant contre tout. Plein d&rsquo;envies d&rsquo;apocalypses. Il y a quelque chose qui n&rsquo;allait plus quelque chose qui m&#8217;emp\u00eachait de fonctionner de tourner rond j&rsquo;\u00e9tais cass\u00e9 quelque part. Parfois j&rsquo;allais dans la p\u00e2tisserie \u00e0 c\u00f4t\u00e9 me gaver. Viennoiseries, g\u00e2teaux. Des quiches lorraines. Des sandwiches. 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