{"id":136484,"date":"2023-09-20T07:44:25","date_gmt":"2023-09-20T05:44:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=136484"},"modified":"2023-09-21T15:35:23","modified_gmt":"2023-09-21T13:35:23","slug":"ete-2023-12-le-couloir-batiment-k","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-12-le-couloir-batiment-k\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e92023 #12 | Le couloir, b\u00e2timent K"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>R\u00e9current. J\u2019avais pas fait attention, mais \u00e0 un moment donn\u00e9, oui. La porte de m\u00e9tal et de verre. La porte au bout du couloir, b\u00e2timent K, et c\u2019\u00e9tait jamais qu\u2019un \u00e9clat de lumi\u00e8re, \u00e7a s\u2019amplifiait. \u00c0 la pousser, facile. L\u00e9g\u00e8re comme de la plume. Mais le grincement des charni\u00e8res, le raclement de la tringle en fin de course, la masse du battement au retour, \u00e0 cause du v\u00e9rin HS. J\u2019entends encore la porte s\u2019ouvrir et s\u2019fermer, siffler, rayer, taper. Avec ce bruit sourd et lointain de presse de temps en temps. Cette porte au bout du couloir. L\u2019\u00e9clat de lumi\u00e8re qui s\u2019ouvrait et s\u2019fermait, de m\u00e9tal et de verre. De temps \u00e0 autre et de plus en plus. On \u00e9tait pourtant loin, au milieu du couloir. Un peu plus. On attendait pr\u00e8s des portes de l\u2019amphi, dans le couloir. J\u2019\u00e9tais assis sur les premi\u00e8res marches du palier d\u2019un escalier. Quelques-uns le long du mur, \u00e0 faire tourner des fiches en main. \u00c0 faire tourner des mots, une derni\u00e8re fois. Des mots, des familles de mots, des histoires de mots surtout. Mais un autre c\u2019\u00e9tait les propositions, un autre l\u2019\u00e9volution des sons et de leurs notations, un autre peut-\u00eatre la ponctuation, et un autre peut-\u00eatre les verbes, et un autre c\u2019\u00e9tait autre chose. Et moi j\u2019\u00e9tais l\u00e0, sur les marches, \u00e0 regarder comment \u00e7a allait et venait entre les mains, les fiches, les notes. Et la porte l\u00e0-bas. L\u2019\u00e9clat de lumi\u00e8re r\u00e9current, \u00e0 couiner, gratter, cogner. Les bruits de pas dans le couloir. Les silhouettes balanc\u00e9es qui arrivaient. Qui disparaissaient dans un autre couloir. J\u2019avais pas besoin de mes notes. Enfin si, comme les autres, j\u2019aurais pu, j\u2019aurais d\u00fb en sortir, combler les lacunes en ceci, en cela. Encore une fois. Combler le vide. D\u2019autant que \u00e7a pouvait \u00eatre encore long. Mais combien \u00e0 attendre&nbsp;? Mais \u00e7a va, c\u2019est bon. Quelles notes d\u2019abord&nbsp;? Pour quelle mati\u00e8re&nbsp;? Ceci ou cela&nbsp;? Et tu tombes \u00e0 c\u00f4t\u00e9&nbsp;? Et puis j\u2019l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 fait la veille au soir avant de m\u2019endormir. Et c\u2019\u00e9tait rat\u00e9 \u00e7a, d\u2019ailleurs. \u00c7a s\u2019arr\u00eatait plus de tourner. Et \u00e7a sautait m\u00eame, dans le lit, \u00e7a bondissait ces notes, ces mots. Ces vieux mots qu\u2019on croit conna\u00eetre. Mais non. En une ann\u00e9e on te fait tenir une esp\u00e8ce de journal pour un mot, deux mots, bient\u00f4t dix et cent si possible, et mille si on pouvait. Et autant d\u2019histoires de familles. Et toute l\u2019ann\u00e9e comme \u00e7a, et pas que les mots. Alors l\u00e0, dans ce couloir, assis au palier de l\u2019escalier, les notes, non. Je restais le plus possible assis. Je veillais le plus possible \u00e0 \u00e7a, l\u2019assise. Les marches. Et la porte au fond, de m\u00e9tal et de verre. La porte \u00e0 g\u00e9mir, griffer, battre. Avec ces ombres qui avan\u00e7aient, disparaissaient. Parfois elles passaient. Et toute l\u2019ann\u00e9e j\u2019avais fait des fiches aussi, comme les autres. Toute l\u2019ann\u00e9e des notes. Des notes en vrac, \u00e0 lire et relire et reprendre au propre. Des notes en fiches. Et des notes en notes aussi. J\u2019avais fait \u00e7a. J\u2019ai fait \u00e7a, j\u2019ai pouss\u00e9 le vice. Comme si j\u2019en avais pas eu assez&nbsp;! Comme si j\u2019avais eu le temps&nbsp;! En plus des cours et des exercices, je prenais des notes de circonstances, disons. Je tenais une sorte de journal sur comment \u00e7a s\u2019passe, le cours, comment \u00e7a s\u2019fait, l\u2019exercice. C\u2019\u00e9tait une fa\u00e7on de comprendre comment \u00e7a s\u2019incarne, tout \u00e7a, comment \u00e7a existe, comment \u00e7a s\u2019vit au quotidien. Comment \u00e7a est. Mais c\u2019\u00e9tait autant de temps perdu pour combler le vide de ce qu\u2019il y avait \u00e0 apprendre, \u00e0 conna\u00eetre. Et Dieu sait qu\u2019il en faut pour apprendre \u00e0 conna\u00eetre les mots, leurs familles, leurs histoires. Alors du coup, ces notes de circonstances, j\u2019me demande si elles racontent pas en m\u00eame temps, sinon plut\u00f4t, comment \u00e7a existe les lacunes, comment \u00e7a vit, le vide. Et si elles font pas tourner \u00e7a aussi, une vie lacunaire. Une existence vide. Comment \u00e7a s\u2019passe, comment \u00e7a s\u2019fait. Comment \u00e7a prend forme. Y a pas vraiment de cours pour \u00e7a. Y a pas d\u2019exercices. Non. Mais y avait les marches, le palier. J\u2019regardais les autres. J\u2019les regardais le nez dans leurs fiches. J\u2019voyais comment les yeux pouvaient s\u2019fermer, les l\u00e8vres bouger. J\u2019regardais les autres et j\u2019regardais les marches aussi, en me frottant les sourcils, en tirant dessus machinalement. Il y en a un qui est tomb\u00e9 sur une marche. J\u2019ai pens\u00e9 <em>une parenth\u00e8se sur la page blanche<\/em>. C\u2019\u00e9tait idiot, insignifiant, mais l\u2019image est rest\u00e9e. Et le sourcil aussi, sur la marche. En haut, des voix de filles. Elles sont descendues en robes l\u00e9g\u00e8res. Elles ont parl\u00e9. J\u2019sais pas de quoi, de leurs copies s\u00fbrement, ou de la fin des exams et de la f\u00eate \u00e0 venir. Elles sont descendues avec le ronronnement de la salle info juste l\u00e0 en haut, et les coups \u00e9touff\u00e9s sur les claviers. La K107, qui devait \u00eatre ouverte et \u00e7a devait sentir le plastique chaud l\u00e0-dedans. J\u2019sais pas ce qu\u2019elles ont dit exactement, mais les regards en bas sont sortis des fiches. Elles ont emprunt\u00e9 le couloir, jusqu\u2019au bout. La porte aura encore criss\u00e9 et tonn\u00e9. Trois autres ombres sont entr\u00e9es. Elles sont venues s\u2019aligner le long du mur \u00e0 peu pr\u00e8s en face des portes de l\u2019amphi. J\u2019ai pas vu qui. On chuchotait. Encore combien \u00e0 attendre&nbsp;? Tiens, j\u2019me souviens pas de ma montre. J\u2019vois rien m\u00eame sur mon poignet. Et pas de mobile \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Comment j\u2019me r\u00e9glais dans le temps&nbsp;? On commen\u00e7ait \u00e0 sortir de l\u2019amphi, au compte-gouttes. C\u2019\u00e9tait d\u2019abord un petit coup sourd d\u2019une porte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, et puis une des portes de sortie. Il y en a une qui grin\u00e7ait quand elle s\u2019ouvrait en grand, et les v\u00e9rins retenaient mal la fin de course des portes qui s\u2019refermaient s\u00e8chement. Et \u00e7a devait commencer \u00e0 en crisper quelques-uns l\u00e0-dedans, avec ceux qui sortaient en trombe et la porte claquait, et les petits groupes qui commen\u00e7aient \u00e0 parler haut avant d\u2019\u00eatre sortis. \u00c7a devenait r\u00e9current. Et avec le temps de plus en plus compt\u00e9, \u00e7a devait commencer \u00e0 s\u2019tendre sur les feuilles, les stylos, les compositions aux lignes de moins en moins lisibles, les paragraphes inaboutis, les copies inachev\u00e9es. \u00c7a devait \u00eatre tendu, l\u00e0-dedans. Et les deux gars \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la porte, assis au pied du mur. \u00c0 fouiller dans leurs sacs, \u00e0 sortir une bouteille d\u2019eau, des barres de chocolat ou de c\u00e9r\u00e9ales, une chemise cartonn\u00e9e, \u00e0 l\u2019ouvrir au sol et disperser les feuilles comme on \u00e9tale un jeu de cartes. Et bonne pioche pour quel mot, quelle famille, quelles histoires&nbsp;? Quel oubli aussi&nbsp;? C\u2019\u00e9tait un peu sombre dans le couloir, mais on voyait bien les phrases surlign\u00e9es, les lignes grises mais s\u00fbrement color\u00e9es. Avec un code couleur&nbsp;? Mon jeu \u00e0 moi contenait, pour l\u2019instant, cent trente et une cartes. Cent trente et une notes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des fiches, pour parler d\u2019elles d\u2019une certaine mani\u00e8re. Pour parler de ce qui a fait qu\u2019elles existent. Des \u00e0-c\u00f4t\u00e9s, de la vie qu\u2019on a men\u00e9e, vide compris, qui l\u2019a travers\u00e9e. J\u2019dis notes mais c\u2019est des feuilles, parfois deux ou trois, \u00e7a d\u00e9pendait des jours. Et \u00e7a fait tout un petit journal, mine de rien. Un petit journal pour rien, c\u2019est s\u00fbr. Assis l\u00e0 sur les marches de l\u2019escalier, en attendant l\u2019examen, j\u2019aurais mieux fait de sortir quelques fiches pour combler le vide. Mais \u00e0 quoi bon&nbsp;? C\u2019est du gagne-petit assez mesquin. De comment telle sonorit\u00e9 s\u2019referme en s\u2019ouvrant d\u2019abord \u00e0 une autre et \u00e7a a pris des si\u00e8cles, se l\u2019rappeler l\u2019espace d\u2019un instant, le temps de l\u2019examen, et l\u2019oublier. Mais comment faire autrement&nbsp;? Quoi d\u2019autre&nbsp;? Et c\u2019\u00e9tait pire pour mon jeu de cartes. Mais c\u2019\u00e9tait leur jeu. C\u2019\u00e9tait leur jeu de porte battante au fond. Des fiches pour apprendre \u00e0 conna\u00eetre, et les notes pour en dresser l\u2019\u00e9tat des lieux, l\u2019\u00e9tat de choses, entre l\u2019ignorance de d\u00e9part et l\u2019oubli \u00e0 venir. Par r\u00e9currence. Il y en a quand m\u00eame qui s\u2019d\u00e9gageaient du jeu. Et la premi\u00e8re note notamment. Celle de d\u00e9part, avec une phrase de Sartre, j\u2019m\u2019en souvenais comme d\u2019une carte du ciel \u00e0 conjonctions de plan\u00e8tes. \u00ab&nbsp;L\u2019important n\u2019est pas ce qu\u2019on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-m\u00eame de ce qu\u2019on a fait de nous.&nbsp;\u00bb C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre qu\u2019un plan sur la com\u00e8te annonc\u00e9 par un oiseau de malheur j\u2019sais plus comment. C\u2019est vrai, j\u2019sais plus comment ni pourquoi j\u2019me suis rappel\u00e9 ce mot. Mais \u00e7a a lanc\u00e9 la chose. Cent trente fois. Et l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e, assis l\u00e0 sur ces marches, elle me traversait l\u2019esprit encore une fois. Une derni\u00e8re fois, comme pour boucler la boucle, avant d\u2019entrer dans l\u2019amphi. Une derni\u00e8re fois avant la derni\u00e8re note \u00e0 venir. Quand&nbsp;? Combien \u00e0 attendre&nbsp;? Une derni\u00e8re note avec M\u00e9lo, qui arrivait \u00e9trangement d\u2019en haut. M\u00e9lo, son chignon maintenu par une baguette, ses m\u00e8ches le long des oreilles, ses taches de rousseur, son bout de nez un peu relev\u00e9, ses yeux clairs et cet air constant de petit animal inquiet et fatigu\u00e9 avec leurs petites poches bluettes. J\u2019\u00e9tais assis l\u00e0, sur le palier de l\u2019escalier. Elle les descendait quatre \u00e0 quatre en crop top noir et salopette short en jean d\u00e9lav\u00e9, \u00e9gratign\u00e9, flottant, ses Docs montantes noires vernies, un gros sac \u00e0 dos qui s\u2019balan\u00e7ait et un carton \u00e0 dessins encombrant, motif peau de l\u00e9opard. Elle m\u2019a pas vu. J\u2019sais pas ce qu\u2019elle faisait l\u00e0, j\u2019lui ai demand\u00e9. <em>M\u00e9lo&nbsp;! eh M\u00e9lo attends&nbsp;! qu\u2019est-ce tu fais l\u00e0&nbsp;? t\u2019as pas une \u00e9preuve pratique \u00e0 passer&nbsp;? \u2014 J\u2019me suis\u2026 je m\u2019suis paum\u00e9e\u2026 j\u2019suis en retard, j\u2019sais pas o\u00f9 j\u2019vais\u2026 j\u2019tourne en rond en plus j\u2019ai faim\u2026<\/em> elle fait, ou quelque chose comme \u00e7a, toujours avec ce petit pas de c\u00f4t\u00e9 qui lui appartient, ses l\u00e8vres p\u00e2les, et j\u2019ai essay\u00e9 de l\u2019aider <em>Attends, calme-toi, c\u2019est pas compliqu\u00e9. Tu sais bien, c\u2019est de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 la Maison des Arts. Prends le couloir et la porte au fond, traverse l\u2019esplanade tout droit, c\u2019est juste en face, c\u2019est un autre long couloir, mais tout droit, tout au fond. Et tu sors. T\u2019as beaucoup de retard&nbsp;?<\/em> j\u2019ai demand\u00e9 <em>\u2014 J\u2019sais pas\u2026 j\u2019tourne en rond depuis un moment\u2026 faudrait que j\u2019passe \u00e0 la cafette\u2026<\/em> et c\u2019est \u00e0 peine si elle me regardait, elle tournait la t\u00eate \u00e0 droite, \u00e0 gauche, d\u00e8s que quelqu\u2019un passait dans le couloir, descendait ou montait de l\u2019escalier, parce que \u00e7a commen\u00e7ait \u00e0 sortir, les portes s\u2019ouvraient, le couloir s\u2019remplissait, on allait et venait, la rumeur montait, c\u2019\u00e9tait l\u2019heure, et tant pis si j\u2019g\u00eanais, j\u2019me suis rapproch\u00e9 du mur peut-\u00eatre, et M\u00e9lo m\u2019prot\u00e9geait un peu avec son carton \u00e0 dessins, mais j\u2019\u00e9tais bien assis sur les marches du palier <em>\u2014 Comment \u00e7a&nbsp;!? \u2014 Non\u2026 j\u2019me suis paum\u00e9e, j\u2019me suis paum\u00e9e\u2026<\/em> et j\u2019fais <em>C\u2019est \u00e0 quelle heure\u2026&nbsp;?<\/em> elle savait plus, elle avait oubli\u00e9 sa convocation. \u2014 <em>Mais faut que j\u2019passe d\u2019abord au \u2211irtaki\u2026 c\u2019est par o\u00f9 tu dis\u2026&nbsp;? \u2014 J\u2019t\u2019ai dit, prends le couloir tout droit jusqu\u2019\u00e0 la porte, tu suis le mouvement et en sortant c\u2019est de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9\u2026 \u2014 Non mais le \u2211irtaki\u2026&nbsp;? trop faim\u2026 \u2014 M\u00eame chose, et en sortant suis le mouvement\u2026 \u2014 Ah oui je sais \u00e7a m\u2019revient\u2026 ben j\u2019file \u00e0 plus\u2026<\/em> Et elle s\u2019est enfonc\u00e9e dans la foule, tant bien que mal avec son gros sac et son carton \u00e0 dessins qu\u2019elle a fini par mettre au-dessus de sa t\u00eate, les mains en l\u2019air. On devait la bousculer, le carton avait l\u2019air de flotter sur la mar\u00e9e humaine vite dispers\u00e9e apr\u00e8s sa sortie. Je n\u2019avais pas boug\u00e9 du palier de l\u2019escalier. Le long du mur en face de l\u2019amphi, les autres n\u2019avaient pas boug\u00e9. La file s\u2019\u00e9tait m\u00eame allong\u00e9e. Les deux autres \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des portes avaient disparu. Derri\u00e8re moi, quelques marches plus haut, on chuchotait. Et la porte au fond du couloir s\u2019est remise \u00e0 battre par r\u00e9currence. \u00c0 racler, \u00e0 grincer. Des silhouettes sur un fond de lumi\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9current. J\u2019avais pas fait attention, mais \u00e0 un moment donn\u00e9, oui. La porte de m\u00e9tal et de verre. La porte au bout du couloir, b\u00e2timent K, et c\u2019\u00e9tait jamais qu\u2019un \u00e9clat de lumi\u00e8re, \u00e7a s\u2019amplifiait. \u00c0 la pousser, facile. L\u00e9g\u00e8re comme de la plume. 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