{"id":137428,"date":"2023-10-08T07:46:58","date_gmt":"2023-10-08T05:46:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=137428"},"modified":"2023-10-15T14:46:07","modified_gmt":"2023-10-15T12:46:07","slug":"ete-2023-15-miroir-deau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ete-2023-15-miroir-deau\/","title":{"rendered":"#\u00e9t\u00e9 2023 #15 | Miroir d&rsquo;eau"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Le miroir d\u2019eau, quand tu regardes de pr\u00e8s, au fond, c\u2019est jamais qu\u2019une pataugeoire g\u00e9ante, du carrelage, un fond d\u2019eau, voil\u00e0. Tu verrais \u00e7a quand les beaux jours reviennent et un peu de chaleur, tous ces gens qui viennent marcher l\u00e0 pieds nus, et les jeunes qui s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie en courant. Et les chiens aussi, c\u2019est l\u2019avantage. J\u2019sais pas sur quel quai il est, le miroir d\u2019eau.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tu sais que depuis ils ont raval\u00e9 toutes les fa\u00e7ades des immeubles. Sur tous les quais, petit \u00e0 petit, sur des kilom\u00e8tres. Parce qu\u2019avant, avant le miroir d\u2019eau, fallait voir, les t\u00eates de gueules noires des fa\u00e7ades, fallait voir ce que c\u2019\u00e9tait les quais, avec ses vieux hangars abandonn\u00e9s, tagu\u00e9s, les pav\u00e9s descell\u00e9s, les touffes d\u2019herbe, les rails et la rouille. Et eux aussi ils ont \u00e9t\u00e9 raval\u00e9s. Y en a peut-\u00eatre un ou deux qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 ras\u00e9s, mais ces vieux hangars sur les quais, sur ce qui devaient \u00eatre un vrai port, tout un monde en soi, et si \u00e7a s\u2019trouve ils dataient de l\u2019\u00e9poque du commerce triangulaire, tiens, et t\u2019en sais rien, \u00e7a s\u2019voit pas \u00e7a, aujourd\u2019hui, tellement ils sont beaux les vieux hangars, avec leurs caf\u00e9s, leurs boutiques, les salles d\u2019expos de Cap Sciences, et une fois l\u2019an un salon du livre \u00e9norme, peut-\u00eatre pour le Printemps des po\u00e8tes. Dire qu\u2019avant \u00e7a avait la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre mal fam\u00e9, maintenant on y va en famille marcher sur l\u2019eau. Le miroir d\u2019eau, sinon, grand comme il est, c\u2019est fait pour le ciel pour voir la ville \u00e0 l\u2019envers. Enfin j\u2019dis la ville, mais c\u2019est juste la grande fa\u00e7ade de la place de la Bourse et les beaux immeubles des quais en face. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, c\u2019est le fleuve et la rive droite. C\u2019est trop loin l\u00e0-bas, \u00e7a s&rsquo;mire pas. Et le fleuve est trop bas. De ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, justement, c\u2019est le ciel. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Si tu regardes tes pieds tu vois ta t\u00eate aussi. Sauf quand l\u2019eau s\u2019met \u00e0 bouillonner, parce qu\u2019il faut bien en remettre un peu dans ce miroir g\u00e9ant. Ou quand c\u2019est de la brume qui sort. Comme si y avait pas assez du fleuve au petit matin. M\u00eame si rien \u00e0 voir. Le fleuve, quand il s\u2019y met, c\u2019est vraiment une gueule qui s\u2019\u00e9poumone.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On connaissait sur tout le quai de Paludate. Paludate apr\u00e8s la gare, rien \u00e0 voir. Apr\u00e8s la gare c\u2019est d\u00e9j\u00e0 l\u2019autoroute. C\u2019est la quatre-voies au bord du fleuve. Juste des blocs b\u00e9ton gris jaune, un garde-fou, et le fleuve \u00e0 c\u00f4t\u00e9. En dessous m\u00eame, parce que tu roules sans t\u2019en rendre compte, et c\u2019est pas plus mal, au-dessus, pas sur la rive. C\u2019est de l\u2019autoroute en suspension sur les eaux. Sur ce fleuve immense couleur de sable. \u00c0 croire que c\u2019est de la vase qui remonte, \u00e0 peine dilu\u00e9e. Un sable mouvant noy\u00e9. Paludate c\u2019est juste l\u00e0, derri\u00e8re la quatre-voies, en parall\u00e8le. C\u2019est sur la rive derri\u00e8re la gare. C\u2019\u00e9tait le grand march\u00e9 de Brienne qui a fini par br\u00fbler. C\u2019\u00e9tait les abattoirs juste en face des bo\u00eetes de nuit. Y avait des piliers de bar qui t\u2019racontaient qu\u2019ils bossaient l\u00e0, dans les abattoirs, et comment c\u2019\u00e9tait, comment on faisait, comment \u00e7a marchait l\u00e0-dedans, comment \u00e7a pissait le sang un b\u0153uf, comment \u00e7a hurlait les porcs. Des histoires \u00e9videmment, qui finissaient en concours de cris de cochons entre deux shots de vodka caramel flamb\u00e9e. Si tu penses aussi \u00e0 un autre genre d\u2019histoires, c\u2019est plus loin, c\u2019\u00e9tait un quai plus loin sur le bord de la route qu\u2019on les voyait les filles de joie. \u00c0 l\u2019autre bout des quais, la jonction avec les boulevards. Juste apr\u00e8s le rond-point, en enfilant la petite route du quai du pr\u00e9sident machin. Sympa pour un pr\u00e9sident, \u00e7a en dit long. Y avait l\u00e0 quelques h\u00f4tels de passe, elles \u00e9taient devant, en tenue courte et moulante exig\u00e9e, et apr\u00e8s une zone de friche et d\u2019industrie mar\u00e9cageuse, et puis le grand centre de tri des paquets et des lettres. On avait le temps de les voir depuis la quatre-voies, quand \u00e7a roulait au pas en fin d\u2019apr\u00e8s-midi, en fin de semaine. Quand on rentrait le week-end. Mais l\u00e0 aussi ils ont tout refait. Le rond-point des boulevards c\u2019est la t\u00eate du futur pont, Simone Veil, et le quartier plein de grues et d\u2019immeubles en verre modernes. Et Paludate. Les abattoirs d\u00e9molis et le site transform\u00e9 en FRAC et ce b\u00e2timent blanc trou\u00e9, un pont ou une arche, un vaisseau ou son exostructure qu\u2019on appelle la M\u00e9CA.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tu sais que ce mot de <em>garonne<\/em> \u00e7a remonte loin\u00a0? C\u2019est m\u00eame au confluent ind\u00e9cidable du latin et du gaulois. Le cul entre deux eaux de la langue. Et \u00e7a voudrait dire soit <em>rivi\u00e8re du roc<\/em>, et il a roul\u00e9 et roul\u00e9 longtemps vu la couleur de sable que c\u2019est au bout du fleuve, ou alors <em>rivi\u00e8re de l\u2019Eau<\/em> elle-m\u00eame, en personne, en d\u00e9esse. Et \u00e7a fait une mise en abyme, un nom en miroir qui s\u2019mord la queue. Ah les Gaulois\u00a0!\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est quand m\u00eame dommage qu\u2019ils aient pas le droit d\u2019aller \u00e0 la piscine, les chiens. Y en a qui aiment l\u2019eau, et y a des gens qui aiment bien jouer avec les chiens dans l\u2019eau. Tu sais qu\u2019j\u2019en ai connu un qu\u2019aimait pas trop s\u2019jeter \u00e0 l\u2019eau, mais il aimait bien jouer autour de la piscine, il sautait sur le matelas gonflable et te mordillait les chevilles pour qu\u2019tu d\u00e9gages.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Des fois, j\u2019ai un peu honte, j\u2019repense \u00e0 <em>ParK<\/em>, je m\u2019dis qu\u2019il a pas tout \u00e0 fait tort quand m\u00eame. Parce que les quais, avec ces hangars transform\u00e9s en galerie marchande, les quais en promenade avec pelouse, bosquet, terrains de sport divers, et ce dr\u00f4le de miroir d\u2019eau qui rejette sa propre bu\u00e9e, ni fontaine surdimensionn\u00e9e, ni jeu d\u2019eau ou exp\u00e9rimental, ni sculpture sinon \u00e0 plat, ni monument aquatique sauf \u00e0 refl\u00e9ter les autres, mais un peu de tout \u00e7a, et comme le centre d\u00e9cal\u00e9 d\u2019un parc d\u2019attractions assez g\u00e9nial en fait courant sur des kilom\u00e8tres le long du fleuve, dans sa courbe, et d\u2019une quatre-voies \u00e0 mille et un feux, et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ancienne base sous-marine des nazis, un m\u00e9tablockhaus brut qui abrite un centre d\u2019art, les quais refaits c\u2019est une peu \u00e7a, cette structure insens\u00e9e, ce concept terrible et insaisissable de B\u00e9gout.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J\u2019sais pas si le surplus am\u00e9ricain existe encore, avec ses vestes et des cir\u00e9s pendus \u00e0 une grille, des drapeaux anglais et am\u00e9ricains, des filets de camouflage, des caisses en m\u00e9tal, des jerricans, des sacs \u00e0 dos, et les fameuses cha\u00eenes et plaques \u00e0 matricules qu\u2019on voit dans les films. J\u2019sais pas si quelques \u00e9piceries de nuit ont r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la r\u00e9novation des quais, aux ravalements obligatoires certainement, \u00e0 la bobo\u00efsation des quartiers, \u00e0 la concurrence des autres commerces, des caf\u00e9s classes, des boutiques tendances, des petits supermarch\u00e9s des grandes enseignes. Y en avait une en face du pont de pierre, qui faisait l\u2019angle j\u2019crois. \u00c0 part les lampadaires, c\u2019\u00e9tait le seul endroit qui \u00e9clairait d\u2019une lumi\u00e8re de n\u00e9ons plus franche sa vieille fa\u00e7ade.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les Quinconces. C\u2019est plus vraiment les quais, c\u2019est un peu en retrait. Ou \u00e7a part de l\u00e0, des quais, du bosquet de platanes, pas loin du miroir d\u2019eau, et \u00e7a remonte en centre-ville, \u00e0 deux pas du Grand Th\u00e9\u00e2tre et des Grands Hommes. On dit que c\u2019est une place, mais pour moi \u00e7a reste un parc en constante mutation. Des fois c\u2019est vide, c\u2019est une \u00e9tendue de poussi\u00e8re blanche entre les bois de part et d\u2019autre qui abritent des parkings, et \u00e7a peut \u00eatre un parking \u00e0 part enti\u00e8re o\u00f9 l\u2019\u00e9t\u00e9 les voitures deviennent des \u00e9l\u00e9ments d\u2019un four solaire. On devrait r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 \u00e7a, tiens, \u00e0 faire des tableaux de bord et des si\u00e8ges en ska\u00ef des capteurs d\u2019\u00e9nergie solaire. Qui pourraient m\u00eame alimenter une clim. \u00c7a m\u2019aurait \u00e9vit\u00e9 de me br\u00fbler les cuisses en montant dans la Fiat. Bref\u00a0! les Quinconces, c\u2019est un parc en constante recomposition. Pour une foire de printemps et de vrac, pour une brocante g\u00e9ante, moiti\u00e9 salon d\u2019antiquaire, moiti\u00e9 vide-greniers, pour un grand cirque, sa m\u00e9nagerie avant interdiction,\u00a0pour des semaines de f\u00eate foraine, de lumi\u00e8res, de bruit, du monde dans tous les sens, t\u00eates \u00e0 l\u2019envers, estomacs retourn\u00e9s dans des man\u00e8ges fous, pour la f\u00eate du vin, une poign\u00e9e de tickets pour quelques verres gratuits chez les n\u00e9gociants et c\u2019\u00e9tait des coups gagn\u00e9s pour monter dans les tours avant La Lune dans le Caniveau.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J\u2019me souviens d\u2019un bar-bo\u00eete aussi, au bout des quais vers Bacalan, du c\u00f4t\u00e9 de la base sous-marine, o\u00f9 on allait danser et boire dans des tubes \u00e0 essai. \u00c7a devait \u00eatre dans un hangar revu et corrig\u00e9 en boui-boui moderne et cossu. Le H32\u00a0? J\u2019sais plus le nom. Mais moi, j\u2019y suis jamais all\u00e9. C\u2019est ME qui m\u2019a racont\u00e9.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il y a la Grande Roue aussi, au bout des Quinconces, au pied des colonnes. J\u2019suis mont\u00e9 une fois avec ME. On a fait quelques tours, on est rest\u00e9 un instant en l\u2019air dans la nacelle qui s\u2019balan\u00e7ait, au-dessus de la ville, ses lumi\u00e8res, le fleuve qui les refl\u00e9tait, et la lune. Aujourd\u2019hui, la Grande Roue, c\u2019est comme un \u0153il illumin\u00e9 ou hallucin\u00e9 d\u2019un bleu profond. Peut-\u00eatre le fameux bleu des r\u00eaves. Mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, avec ME, \u00e7a devait \u00eatre tout blanc.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le miroir d\u2019eau, quand tu regardes de pr\u00e8s, au fond, c\u2019est jamais qu\u2019une pataugeoire g\u00e9ante, du carrelage, un fond d\u2019eau, voil\u00e0. Tu verrais \u00e7a quand les beaux jours reviennent et un peu de chaleur, tous ces gens qui viennent marcher l\u00e0 pieds nus, et les jeunes qui s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie en courant. 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