{"id":138518,"date":"2023-10-26T17:59:09","date_gmt":"2023-10-26T15:59:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=138518"},"modified":"2025-01-25T20:18:38","modified_gmt":"2025-01-25T19:18:38","slug":"testard_enfances_1_1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_enfances_1_1\/","title":{"rendered":"#enfances #01 | Ivresse. Fi\u00e8vre. Malaise."},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><em>Carmier<\/em><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"ivresse\"><em>Peaux de lapins<\/em>, sont les mots que depuis son v\u00e9lo il lan\u00e7ait dans l&rsquo;air des cours de fermes. C&rsquo;est par ces pauvres appels que mon p\u00e8re, enfant, le conna\u00eet, c&rsquo;est le nom sous lequel il circule, comme une infamie pass\u00e9 des oreilles \u00e0 la bouche des enfants des alentours, enfants d&rsquo;alors, <em>Piau-de-lapin<\/em> au singulier, cela s&rsquo;entend. Cela le poursuit jusqu&rsquo;\u00e0 cet \u00e2ge avanc\u00e9. Nous sommes c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, assis au-dessus du pr\u00e9au de cette cour d&rsquo;\u00e9cole que, le jour, je ne fr\u00e9quente pas, dans la salle vaguement empuantie de tabac froid et du vert-de-gris de cette plomberie en cuivre des instruments qui attendent, pendus ou dans leurs caisses, \u00e0 vent, d&rsquo;\u00eatre r\u00e9chauff\u00e9s par le souffle des hommes. Le parquet est, devant les chaises, macul\u00e9 de la condensation qui s&rsquo;en est \u00e9coul\u00e9e, qui semaine apr\u00e8s semaine y s\u00e8che. Salle qu&rsquo;on dit <em>de r\u00e9p\u00e9tition<\/em>. Des hommes venus d&rsquo;ici et de l\u00e0 apr\u00e8s d\u00eener par les routes tortueuses, caboss\u00e9es de ce coin de Pays-Fort, comme mon p\u00e8re. Et moi \u2014 tant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de musique, je suis dans ses bagages. <em>La Lyre<\/em> perdure ainsi&nbsp;: cahin-caha. Cela pour certains se finira au comptoir chez Titine, o\u00f9 \u00e7a a commenc\u00e9\u2026&nbsp;En attendant de gagner assez de puissance, d&rsquo;assurance pour tenir ma place parmi les trompettes, me voil\u00e0 le long du mur entre les deux fen\u00eatres noires, avec Carmier&nbsp;: j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 mis au tambour. Carmier ne lit pas la musique. Il joue comme il a toujours jou\u00e9, comme il apprit \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e. Moi je suis les cours de solf\u00e8ge, donc la partition. Les <em>cartons<\/em> sur le bois du pupitre sont dispos\u00e9s \u00e0 ma seule intention. <em>Nous ne jouons pas la m\u00eame chose.<\/em> <em>Carmier<\/em> dans ma t\u00eate, se prononce avec un <em>n<\/em> comme dans <em>carne<\/em>, dans <em>d\u00e9charn\u00e9<\/em>. Cela r\u00e9sonne avec la figure, longue, \u00e9tr\u00e9cie non moins que le regard et, pour tout dire, parchemin\u00e9e de l&rsquo;homme. La peau d&rsquo;une vie pass\u00e9e aux vents du dehors. Carmier et moi tenons les deux extr\u00e9mit\u00e9s de la pyramide des \u00e2ges. <em>Nous ne jouons pas pareil. <\/em>Carmier crache dans ses doigts pour en mouiller les cordes le long desquelles les tirants de cuir pouss\u00e9s vers le bas tendront les peaux de nos deux tambours. Notre pupitre ne lui sert qu&rsquo;\u00e0 poser, le temps de ce faire, sur le bord, la Gitane ma\u00efs en cours. Dans la rue froide, unique qui, de Sainte-C\u00e9cile en 11 novembre, nous conduit de la cour de l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, de l&rsquo;\u00e9glise au monument aux morts, au cimeti\u00e8re, \u00e0 la salle des f\u00eates en une formation \u00e9tique, clairsem\u00e9e sur deux files, la grosse caisse et le chef au milieu, sinistres comme les revenants d&rsquo;un temps d\u00e9pass\u00e9, Carmier et moi, esp\u00e8ces d&rsquo;\u00e9pouvantails, marchons au premier rang. Chacun de son c\u00f4t\u00e9 insiste dans son jeu et c&rsquo;est comme si entre nos deux interpr\u00e9tations, une r\u00e9verb\u00e9ration s&rsquo;introduisait, qui me g\u00eane d&rsquo;abord, et puis m&rsquo;amuse&nbsp;: parce qu&rsquo;elle semble ne troubler que moi, ne froisser rien d&rsquo;autre que le volume du ciel au-dessus de nos t\u00eates \u2014 en sorte que, approximation ou intuition de l&rsquo;ivresse, ses d\u00e9phasages me confortent dans un quant-\u00e0-moi.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><em>P\u00e8re No\u00ebl<\/em><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"fi\u00e8vre\">Je ne suis pas s\u00fbr du P\u00e8re No\u00ebl. Je ne suis pas rassur\u00e9 par le P\u00e8re No\u00ebl. Je n&rsquo;ai pas confiance&nbsp;: le P\u00e8re No\u00ebl, c&rsquo;est rien que pour la photo. Je n&rsquo;aime, ne supporte pas le flash de l&rsquo;appareil photo. Le flash de la photo me fait les yeux rouges. En plus, j&rsquo;y pleure. En plus, je suis moche l\u00e0 en plus, je suis un b\u00e9b\u00e9 l\u00e0-dessus, devant. La photo avec le P\u00e8re No\u00ebl, j&rsquo;ai honte. En peu d&rsquo;ann\u00e9es j&rsquo;ai attrap\u00e9 honte. Le P\u00e8re No\u00ebl me met la honte&nbsp;: j&rsquo;ai cru au P\u00e8re No\u00ebl\u2026 Alors que j&rsquo;apprends que le P\u00e8re No\u00ebl, c&rsquo;est Jacky Condroyer. C&rsquo;est un coll\u00e8gue de mon p\u00e8re \u2014 mais pas comme lui <em>pi\u00e8ce d&rsquo;avion<\/em>, comme je dis quand on me demande<em> il fait quoi comme travail<\/em>. Les Condroyer, nous sommes partis en vacances en Espagne avec eux. Costa Blanca. Sauf que je n&rsquo;y \u00e9tais pas&nbsp;: pas n\u00e9. Mais j&rsquo;ai entendu&nbsp;: comment arriv\u00e9s sur le terrain de camping, alors qu&rsquo;ils cherchaient le bureau de l&rsquo;accueil les Condroyer, bilingues, ont demand\u00e9 <em>o\u00f9 \u00e9tait l&rsquo;\u00e2ne<\/em>. El burro. Les Condroyer ont un dr\u00f4le d&rsquo;accent&nbsp;: un accent dr\u00f4le. J&rsquo;entends qu&rsquo;ils sont <em>pieds noirs<\/em> et je ne sais pas ce que c&rsquo;est, je n&rsquo;ai pas vu si le P\u00e8re No\u00ebl est chauss\u00e9. On ne d\u00e9visage pas le P\u00e8re No\u00ebl&nbsp;: on est pris \u00e0 bout de bras et pos\u00e9 sur ses genoux&nbsp;; \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, sa main nous saisit. La grosse main aux poils noirs a des bonbons au creux. Quand, venant chercher mon cadeau de No\u00ebl, je me retrouve face \u00e0 lui, je ne reconnais aucun trait de Jacky Condroyer. Quand je regarde et j&rsquo;\u00e9coute Jacky Condroyer, rien ne me rappelle le P\u00e8re No\u00ebl \u2014 moi, c&rsquo;est la salle que par-dessus tout je ch\u00e9ris. L&rsquo;ancienne salle des f\u00eates derri\u00e8re le monument aux morts. La salle des arbres de No\u00ebl de <em>Meca<\/em>, Mecachrome, l&rsquo;usine de mon p\u00e8re. L&rsquo;antre o\u00f9 il dispara\u00eet. C&rsquo;est son volume qu&rsquo;au chaud je garde en moi. Sa rumeur. Son brouhaha. Sa p\u00e9nombre quand la salle est \u00e9teinte pour n&rsquo;\u00e9clairer que la sc\u00e8ne. Le drame, quand je dois quitter le noir de la salle pour monter sur la sc\u00e8ne. La salle o\u00f9 se jouent les spectacles de No\u00ebl de l&rsquo;\u00e9cole maternelle Abb\u00e9 Moreux. Ceux-ci introduisent cette distinction, que la translation de la salle \u00e0 la sc\u00e8ne s&rsquo;y op\u00e8re par des espaces insoup\u00e7onn\u00e9s, profonds, r\u00e9serv\u00e9s \u2014 coulisses. Sur les photos, dans mes souvenirs donc, dans ce qui a cristallis\u00e9 en moi de mon enfance, m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 transmis, a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, dans les clich\u00e9s de mon enfance, dans mon enfance donc, sur les photos de moi enfant je suis fi\u00e9vreux. C&rsquo;est l&rsquo;hiver, c&rsquo;est No\u00ebl, je suis malade, ce qui ne se devine pas sous mon maquillage de clown \u2014 parce que, sur la sc\u00e8ne, je joue un clown, blanc comme un linge et, comble du malaise, mes culottes bourr\u00e9es de feuilles de papier journal froiss\u00e9es pour les faire bouffantes. Je suis maquill\u00e9, pantelant, extatique&nbsp;: photographi\u00e9. Suspendu dans mon mouvement, l&rsquo;\u00e9motion. La salle des f\u00eates est nimb\u00e9e, impr\u00e9gn\u00e9e, grosse de cet \u00e9tat fi\u00e9vreux&nbsp;: de cette f\u00e9brilit\u00e9. Dans cette f\u00e9brilit\u00e9 il y a de la joie. Joie de ne pas s&rsquo;appartenir. Joie d&rsquo;\u00eatre jou\u00e9. Aupr\u00e8s du sapin immense, coup\u00e9 en Sologne et clignotant comme moi la fi\u00e8vre dans les yeux, m&rsquo;attend assis Jacky Condroyer qui, sous ses oripeaux rouges de P\u00e8re No\u00ebl, sous sa barbe, langue d\u00e9coup\u00e9e dans du filtre de hotte aspirante, me remet fin d&rsquo;ann\u00e9e apr\u00e8s fin d&rsquo;ann\u00e9e, avion t\u00e9l\u00e9guid\u00e9, tir aux pigeons, paire de talkies-walkies, personnellement, mon cadeau.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><em>(sans nom)<\/em><\/h5>\n\n\n\n<p id=\"malaise\">Je creusais mon ventre sous mes v\u00eatements. Une soudaine, insidieuse perte d\u2019adh\u00e9rence. Je ressentais de ma peau le contact avec le v\u00eatement, des points de contact, avec ma respiration les frottements \u2014 comme une mis\u00e8re. Le ventre creux. Rien \u00e0 voir avec la faim. Je d\u00e9couvrais une zone sensible. Je faisais durer la sensation. Comme un rappel. Je me dissociais. Je me s\u00e9parais. Je percevais mes habits, pour la premi\u00e8re fois, ma peau, ses fr\u00e9missements, comme une entrave, un joug. Une humiliation, une imposition. J\u2019\u00e9prouvais une g\u00eane. J\u2019\u00e9tais entre. J\u2019\u00e9tais dans la g\u00eane. Rien \u00e0 voir avec l\u2019\u00e9tat de mes v\u00eatements. Je n\u2019\u00e9tais pas&nbsp;<em>Jacquou le Croquant<\/em>. Il y avait comme un froid. Un froid s\u2019\u00e9tait insinu\u00e9, entre nous. Elle est entr\u00e9e en classe en cours d&rsquo;ann\u00e9e de CM1. L&rsquo;hiver. Elle s&rsquo;assit \u00e0 une table en fond de classe, arriv\u00e9e apr\u00e8s nous tous. D\u00e9barqu\u00e9e. Son s\u00e9jour parmi nous fut court&nbsp;: un mois plus tard elle avait disparu. Pas le temps de s&rsquo;habituer, de la conna\u00eetre. Pas eu le temps de m&rsquo;y faire. Pas une fille comme les autres, filles de la classe, des classes s&rsquo;\u00e9tant succ\u00e9d\u00e9es jusqu&rsquo;alors. Ou \u00e9tait-ce moi qui devenais chose \u00e9trang\u00e8re, me creusant le ventre, dans le secret&nbsp;? Elle \u00e9tait passag\u00e8re, et le portait sur elle. Pas habill\u00e9e, pas coiff\u00e9e comme les autres filles. Pas un gar\u00e7on. Le malaise \u00e9tait l\u00e0&nbsp;: dans la classe, dans la cour. Qui \u00e9tait-elle&nbsp;? Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;elle \u00e9tait&nbsp;? Le regard comme douloureux&nbsp;; comme m\u00e9lancolique&nbsp;; comme d\u00e9saffect\u00e9, \u00e9tait rarement soutenu de mots. Son regard \u00e0 l&rsquo;abandon. Sans ici. Assis, immobile, je rentrais mon ventre, j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt. J&rsquo;essayais de saisir, je sentais&nbsp;: je n&rsquo;\u00e9tais plus \u00e0 plein dans mon maillot de corps, je ne le remplissais plus. Me recroquevillais dedans. Je sentais comme j&rsquo;\u00e9tais seul, dedans. Je pensais aux <em>gens du voyage<\/em>&nbsp;: \u00e0 des gitans ; \u00e0 un divorce&nbsp;; \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 ; au malheur. Elle \u00e9tait derri\u00e8re moi, \u00e0 plusieurs tables, loin. Je la sentais dans mon dos. Une d\u00e9perdition. Je me d\u00e9gonflais. Comme si le dirigeable, l&#8217;embarcation de la vie, ma vie se d\u00e9gonflait sous moi, perdait de son allure, de sa pl\u00e9nitude. Trou d&rsquo;air. Je me creusais le ventre et dans la chaleur de mes habits tout remplis de la mienne, entre eux et moi, un trouble, froid, passait. Je le refaisais passer. Un \u00e9cart. Un passage \u00e9tait m\u00e9nag\u00e9 en secret pour quoi&nbsp;? D&rsquo;o\u00f9 venait-elle, et o\u00f9 allait&nbsp;? Au gr\u00e9 de quel d\u00e9m\u00e9nagement&nbsp;? quel drame&nbsp;? d\u00e9placement&nbsp;? placement&nbsp;? Quelque chose dans mon enveloppe clochait. C&rsquo;\u00e9tait entre moi et moi comme l&rsquo;\u00e9paisseur du r\u00e9el s&rsquo;introduisant, lame d&rsquo;air venant se faire sentir, me faire sentir \u00e9tranger, <em>bizarre<\/em>, chose. Elle portait un pr\u00e9nom d&rsquo;un autre temps \u2014 oubli\u00e9. D&rsquo;un autre monde. Je me sentais corps \u00e9tranger. Je ne sais pas, si je ne me sentais pas dans la peau de cette fille. Cet \u00eatre. C&rsquo;est \u00e9trange\u2026 Pas de rapport entre mon creusement et son apparition, sa pr\u00e9sence. Aucune proximit\u00e9, aucun rapprochement entre son \u00e9tranget\u00e9 et la mienne. Pourtant c&rsquo;\u00e9tait la m\u00eame chose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peaux de lapins, sont les mots que depuis son v\u00e9lo il lan\u00e7ait dans l&rsquo;air des cours de fermes. C&rsquo;est par ces pauvres appels que mon p\u00e8re, enfant, le conna\u00eet, c&rsquo;est le nom sous lequel il circule, Piau-de-lapin. Cela le poursuit jusqu&rsquo;\u00e0 cet \u00e2ge avanc\u00e9. Nous sommes c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, assis au-dessus du pr\u00e9au de cette cour d&rsquo;\u00e9cole que <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/testard_enfances_1_1\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#enfances #01 | Ivresse. Fi\u00e8vre. 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