{"id":14238,"date":"2019-09-27T00:01:58","date_gmt":"2019-09-26T22:01:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=14238"},"modified":"2019-09-27T09:44:49","modified_gmt":"2019-09-27T07:44:49","slug":"trois-vingt-septembre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/trois-vingt-septembre\/","title":{"rendered":"Trois vingt-septembre"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>27\nseptembre 1995<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux\npromeneurs partis \u00e0 la chasse aux champignons, \u00e0 Vaugrenay, Rh\u00f4ne, tombent sur\nun campement de fortune, en pleine for\u00eat, dans les monts du Lyonnais. Alert\u00e9es,\nles forces de l\u2019ordre se rendent sur place et d\u00e9couvrent un homme endormi.\nCelui-ci s\u2019empare aussit\u00f4t d\u2019un fusil de chasse. Une fusillade \u00e9clate&nbsp;:\nl\u2019homme est touch\u00e9 par une balle, tandis qu\u2019une silhouette prend la fuite.\nRep\u00e9r\u00e9e \u00e0 un abri de bus, la silhouette est abattue deux jours plus tard par\nles gendarmes. Certains diront sans sommation, d\u2019autres que la silhouette,\nbless\u00e9e, continuait \u00e0 tirer. Comme annonc\u00e9 le matin par la m\u00e9t\u00e9o, fortes\nrafales, de vent cette fois, sur l\u2019\u00cele-de-France, sur fond de pluie soutenue.\nElle ne devrait cesser qu\u2019en soir\u00e9e, au moment o\u00f9 Nantes affrontera le\nPanathina\u00efkos d\u2019Ath\u00e8nes, en phase de groupe de la Ligue des Champions. Seul le\nsud devrait b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019\u00e9claircies. Je ne regrette rien. Depuis trois mois, je\nvis de nouveau \u00e0 Paris, rue Montmartre cette fois. Tandis que j\u2019ach\u00e8ve de\ncroquer mon ultime tartine grill\u00e9e arros\u00e9e d\u2019un filet d\u2019huile d\u2019olive, je r\u00eave\nd\u2019un volume de <em>La Pl\u00e9iade<\/em>, o\u00f9 seraient compil\u00e9s tous les bulletins\nm\u00e9t\u00e9orologiques de la plan\u00e8te du premier au dernier (la fin de la plan\u00e8te est\nannonc\u00e9e). Pour l\u2019heure, une publication attire mon \u0153il, celle d\u2019un article du\njournal <em>Le Monde<\/em> sur le chewing-gum o\u00f9 j\u2019apprends que le&nbsp;<em>Nasberry\ntree<\/em> est le nom de l\u2019arbre qui fournit le chewing-gum. En France, nous le\nconnaissons sous le nom de <em>sapotilier<\/em>, de la famille des sapotac\u00e9es,\nlaquelle se compose d\u2019une vingtaine de genres. Je me contenterai de citer le <em>sideroxylon<\/em>,\nle <em>palaquium<\/em> et le <em>sapota<\/em> qui donnent, respectivement, le bois de\nfer, la gutta-percha et la gomme \u00e0 m\u00e2cher. En page <em>Spectacles<\/em>, le\nquotidien annonce les six sorties cin\u00e9matographiques de la semaine&nbsp;: <em>Velo<\/em>\nde Ahn Trin Hong, <em>Deucados<\/em> de Roger Gonzalez, <em>Dias y Cantos<\/em>\nd\u2019Imanol Urdapilletta, <em>La Peur de mon secret<\/em> de Pedro Malodovar, <em>Un\nhomme \u00e0 demi parfait<\/em> de Robert Boulin et <em>La Transmutante<\/em> de Maurice Wilkinson.\nComme j\u2019\u00e9cris toujours de m\u00e9moire, il se peut que je me trompe dans les titres\nou dans les noms des r\u00e9alisateurs. Le lendemain, j\u2019apprendrai que ce m\u00eame\nmercredi 27&nbsp;septembre 1995, un coup d\u2019\u00c9tat \u00e9clate aux Comores \u00e0\nl\u2019instigation de Bob Denard, avec la complicit\u00e9 de Jean-Claude Sanchez.\nJ\u2019ignore le lien, mais je reprends aussit\u00f4t la lecture des aventures de Tintin,\nabandonn\u00e9e \u00e0 l\u2019adolescence. Dans l\u2019entretemps, tandis que je range le bol jaune\nde Naples du petit-d\u00e9jeuner, mes yeux s\u2019arr\u00eatent sur le <em>Bulletin municipal\nde Dugny-sur-Meuse<\/em> o\u00f9 j\u2019ai pass\u00e9 accidentellement le pr\u00e9c\u00e9dent week-end.\nJ\u2019entends un grattement dans le cr\u00e2ne, semblable \u00e0 celui que fait la patte d\u2019un\nchat ou d\u2019un chien, selon l\u2019ampleur du grattement, contre une porte ferm\u00e9e.\nC\u2019est la premi\u00e8re fois que je le note, avant qu\u2019il ne me devienne familier au\npoint de passer presque inaper\u00e7u. Donc, pour en revenir \u00e0 Dugny-sur-Meuse,\ncomme annonc\u00e9 dans son bulletin, c\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019a lieu le ramassage des\nobjets encombrants m\u00e9nagers. Les habitants \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 sortir les objets\nsur le trottoir la veille au soir (mardi 26 septembre 1995, note de l\u2019auteur).\nIl peut \u00eatre utile pour les lecteurs appel\u00e9s \u00e0 r\u00e9sider \u00e0 Dugny-sur-Meuse (je ne\nsais pourquoi ce nom me fait penser au romancier Robert Pinget ou \u00e0 un\ninfanticide, alors que s\u2019y dresse une n\u00e9cropole nationale cr\u00e9\u00e9e en 1916) de\nconna\u00eetre la distinction op\u00e9r\u00e9e par le conseil municipal de Dugny-sur-Meuse\nentre objets encombrants admis et objets encombrants non admis. Dans la\npremi\u00e8re cat\u00e9gorie, nous trouvons&nbsp;: les r\u00e9frig\u00e9rateurs, les cong\u00e9lateurs,\nles gazini\u00e8res et les appareils m\u00e9nagers usag\u00e9s (j\u2019ignore la raison de cette\ndiscrimination)&nbsp;; les vieilles (voir remarque pr\u00e9c\u00e9dente) literies, les\nmatelas, les sommiers (aucune mention de leur \u00e9tat)&nbsp;; les mobiliers divers\nhors d\u2019usage, tels que chaises, divans, etc. Dans la seconde (il n\u2019y en a pas\nd\u2019autre) cat\u00e9gorie, nous trouvons&nbsp;: les pots de peinture, les diluants,\nles bidons d\u2019huile&nbsp;; les carcasses de v\u00e9hicules, les pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, les\nmoteurs, les pneus&nbsp;; les gravats, les d\u00e9combres, les branchages, les tailles\nde haie et divers jardinages, et d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, tout objet qui par son\npoids ou sa dimension ne peut \u00eatre charg\u00e9 par deux personnes dans les v\u00e9hicules\nde collecte. Heureusement, j\u2019ai deux enfants, deux promeneurs, comme moi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"text-align:center\">***<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>27\nseptembre 2005<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e9veil.\nPrise du pouls. Le jour s\u2019est lev\u00e9 avant moi. Il doit \u00eatre huit heures.\nJ\u2019\u00e9teins la radio que j\u2019avais allum\u00e9e durant la nuit. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019il va finir\npar pleuvoir. D\u00e9cid\u00e9ment, pouls imprenable. Comme ces chambres \u00e0 air qui vous \u00e9chappent\nquand vous voulez les glisser entre le pneu et la jante. Depuis combien de\ntemps&nbsp;? avait demand\u00e9 la cardiologue, quinze mois auparavant. <em>Depuis\ncombien de temps, quoi&nbsp;?<\/em> L\u2019arythmie. L apostrophe, avait-elle pr\u00e9cis\u00e9.\nSilence. Je pr\u00e9f\u00e9rais regardais la statuette africaine pos\u00e9e sur les \u00e9tag\u00e8res\nauxquelles la cardiologue, que j\u2019appellerais Mme Mouguerre pour les tr\u00e8s brefs besoins\ndu journal, tournait deux fois le dos, si j\u2019ajoute le miroir du cabinet m\u00e9dical.\nLe Docteur Mouguerre me prescrit quelques examens compl\u00e9mentaires, prises de\nsang et m\u00e9dicaments. Revenez dans quinze jours. <em>Non, je pr\u00e9f\u00e8re d\u00e9m\u00e9nager.<\/em>\nDu lit, je contemple comme l\u2019ombre d\u2019une statuette africaine qui me ferait face\net que je n\u2019aurais jamais remarqu\u00e9e. C\u2019est \u00e0 cet instant que le pouls revient.\nJe me mets aussit\u00f4t \u00e0 compter, de crainte qu\u2019il ne file comme une crevette\nd\u00e9busqu\u00e9e. Sans doute trop vite, car j\u2019atteins presque imm\u00e9diatement une\nfr\u00e9quence vertigineuse. Une&nbsp; erreur s\u2019est\nprobablement gliss\u00e9e dans le d\u00e9compte. Je me livre \u00e0 une nouvelle tentative,\nmais la crevette a d\u00fb \u00eatre d\u00e9vor\u00e9e par un pr\u00e9dateur. Tandis que je remplis\nd\u2019eau la bouilloire, Pol Bury s\u2019\u00e9teint \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Georges Pompidou. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de\n83 ans. 83, c\u2019est un chiffre de fr\u00e9quence cardiaque normale, \u00e7a, une crevette\njuste un peu vive. \u00c0 l\u2019autre bout du monde, au Vi\u00eat Nam, le typhon Damrey,\napr\u00e8s avoir tu\u00e9 neuf personnes sur l\u2019\u00eele chinoise de Ha\u00efnan, renverse arbres et\npoteaux \u00e9lectriques, souffle quelques toits et s\u2019en va, un peu comme une\nmanifestation se disperse. Je ne sais pas comment faire pour donner mon nom ou mon\npr\u00e9nom \u00e0 un typhon. Faut-il postuler et, si oui, aupr\u00e8s de quelles autorit\u00e9s\nm\u00e9t\u00e9orologiques ou c\u00e9lestes&nbsp;? Je finis d\u2019ouvrir les contrevents de chaque\npi\u00e8ce de l\u2019appartement, jusqu\u2019\u00e0 remarquer qu\u2019il n\u2019y a plus qu\u2019une seule pi\u00e8ce\net une seule fen\u00eatre. Douze ann\u00e9es plus tard, ce sont cent personnes qui\np\u00e9riront sur le passage de Damrey. Tandis que j\u2019avance la t\u00eate hors de la\nd\u00e9sormais unique fen\u00eatre, une premi\u00e8re goutte d\u2019eau \u00e9clate sur mes l\u00e8vres,\nsuivie d\u2019une multitude d\u2019autres&nbsp;! Le battement r\u00e9gulier du c\u0153ur revient \u00e0\nnouveau, d\u00e9j\u00e0 recouvert d\u2019un bruit assourdissant semblable \u00e0 celui de bancs de\ncrevettes pistolet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">***<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>27\nseptembre 2019<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il\nrestera encore quatre-vingt-quinze jours avant la fin de l\u2019ann\u00e9e. Je ne sais\npas si je dois y voir un motif d\u2019inqui\u00e9tude ou de r\u00e9jouissance. Les jours qui\nrestent, c\u2019est un peu comme la monnaie que l\u2019on vous rend. Vous ne savez pas si\nvous devez vous sentir plus riche ou plus pauvre. Et quand il aura pass\u00e9, que\nse passera-t-il&nbsp;? Se d\u00e9tachera-t-il doucement, avec une sorte de\nm\u00e9lancolie, de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e9ride ou bien d\u2019un mouvement brusque, comme une libert\u00e9\nretrouv\u00e9e&nbsp;? Je me souviens qu\u2019un si\u00e8cle auparavant, \u00e0 la m\u00eame date, je\nn\u2019\u00e9tais pas n\u00e9 et que rien n\u2019annon\u00e7ait ma naissance. La branche paternelle,\napr\u00e8s avoir d\u00e9velopp\u00e9 quelques bourgeons en pays de Bigorre, s\u2019\u00e9tait, par\nd\u00e9placements contigus, repli\u00e9e en terre toulousaine, tandis que la branche\nmaternelle, apr\u00e8s avoir vu occire les derniers corsaires Junca, se r\u00e9jouissait\ndu d\u00e9veloppement du fonctionnariat en Pays basque. Les deux branches se\nd\u00e9couvriront aux pieds de la Villa Eug\u00e9nie que Napol\u00e9on III fit \u00e9difier pour\nEug\u00e9nie de Montijo. Vendredi, car cette ann\u00e9e, le 27 septembre tombe un\nvendredi, je n\u2019ai rien pr\u00e9vu que l\u2019ordinaire des jours&nbsp;: le merluchon\nachet\u00e9 par paire \u2013 je me plais \u00e0 imaginer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un couple \u2013 et que je\ncuirai \u00e0 la vapeur, entier, \u00e0 peine vid\u00e9, t\u00eate et queue conserv\u00e9es, le jeu des\nrideaux que je coulisserai au gr\u00e9 de l\u2019humeur, les messages erron\u00e9s qui\n\u00e9claireront quelques instants l\u2019\u00e9cran du mobile\u2026 J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 dire, Cette\nann\u00e9e, je parie que le 27 septembre adviendra un vendredi, un peu \u00e0 la fa\u00e7on\nd\u2019un jeu de d\u00e9s g\u00e9ant qui n\u2019abolirait pas pour autant le hasard. Alors\npeut-\u00eatre, et au fond je l\u2019esp\u00e8re, quitte \u00e0 perdre un pari (est-ce si d\u00e9shonorant\nque cela&nbsp;?), serai-je surpris au r\u00e9veil d\u2019entendre la foule criarde des\nenfants de retour \u00e0 l\u2019\u00e9cole, apr\u00e8s un week-end r\u00e9parateur de matin\u00e9es ouat\u00e9es\net feutr\u00e9es\u2026 Comme le seront (surpris) certains auditeurs et auditrices du Jeu\ndes 1000 euros qui s\u2019acharneront \u00e0 r\u00e9pondre (faux, bien s\u00fbr) aux questions du\nvendredi quand il faudrait se concentrer sur celles du lundi, se disputeront\ncomme il se doit et ne se parleront plus jusqu\u2019\u00e0 la fin du repas, rem\u00e2chant\nleur aigreur (conjugale, mais pas que) en m\u00eame temps que les feuilles de b\u00e9r\u00e9nice.\nHeureusement, le 27 septembre, au Petit caf\u00e9 dans la prairie, je suis invit\u00e9 \u00e0\nvenir jouer, m\u2019amuser et d\u00e9couvrir de nombreux jeux de soci\u00e9t\u00e9 originaux et\npassionnants avec les conseils d\u2019un animateur passionn\u00e9 (que de passion&nbsp;!)\nqui m\u2019expliquera toutes les astuces. Le tout dans une ambiance conviviale. L\u2019entr\u00e9e\nest libre. Il suffit d\u2019appeler Sylvain Beaulieu. Aucun num\u00e9ro n\u2019est mentionn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vannes, 27\nseptembre 1919&nbsp;\u2013&nbsp;27 septembre&nbsp;2019<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Xavier Guesnu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>27 septembre 1995 Deux promeneurs partis \u00e0 la chasse aux champignons, \u00e0 Vaugrenay, Rh\u00f4ne, tombent sur un campement de fortune, en pleine for\u00eat, dans les monts du Lyonnais. Alert\u00e9es, les forces de l\u2019ordre se rendent sur place et d\u00e9couvrent un homme endormi. Celui-ci s\u2019empare aussit\u00f4t d\u2019un fusil de chasse. Une fusillade \u00e9clate&nbsp;: l\u2019homme est touch\u00e9 par une balle, tandis qu\u2019une <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/trois-vingt-septembre\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Trois vingt-septembre<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":50,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1090],"tags":[],"class_list":["post-14238","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-08-nos-27-septembre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14238","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/50"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14238"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14238\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14238"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14238"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14238"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}