{"id":143489,"date":"2024-01-27T19:08:31","date_gmt":"2024-01-27T18:08:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=143489"},"modified":"2024-01-27T19:08:32","modified_gmt":"2024-01-27T18:08:32","slug":"gestesusages-02-courir-dans-la-tete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/gestesusages-02-courir-dans-la-tete\/","title":{"rendered":"#gestes&#038;usages #02 | courir dans la t\u00eate"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Prologue \u00e0 la proposition #2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La main farfouille \u00e0 l\u2019aveuglette dans les bouches ouvertes de la travailleuse de Malice. Il faut faire vite ou elles se referment et pincent tr\u00e8s fort. Attrape un fil de laine et tire\u2026 tire le plus doucement en reculant vers la porte pour ne pas r\u00e9veiller la travailleuse. Si c\u2019est la pelote framboise, on ne d\u00e9passe pas le fauteuil \u00e0 oreilles, mais sous son coussin gondol\u00e9 par les siestes de \u00e7a-chat, une fois, une pi\u00e8ce de cinq francs ! Si on a tir\u00e9 la pelote turquoise, on a de quoi relier le pied de la travailleuse \u00e0 la poign\u00e9e de la porte du salon et il faudrait un t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique en cadeau pour No\u00ebl ou qu\u2019on bricole avec une petite bo\u00eete de carton gris et de l\u2019aluminium, si on en avait, mais il faudrait glisser sur le carrelage du couloir en marbre jusqu\u2019\u00e0 la cuisine et monter sur le tabouret pour prendre le rouleau des sandwichs dans le tiroir, tant pis, mieux vaut r\u00eaver jusqu\u2019\u00e0 ce que quelqu\u2019un ouvre la porte et patatras la cabine et tous les skieurs dans le lac du barrage de Tignes, mais pas de mal ! Pas de mal ! Les skieurs reprennent leurs activit\u00e9s habituelles dans le village englouti comme si de rien n\u2019\u00e9tait\u2026 sauf si quelqu\u2019un se prend les pieds dans le fil mou qui tra\u00eene par terre et crie mon nom tr\u00e8s fort, un jour on finira par provoquer un accident\u2026 La pelote de laine grise se d\u00e9roule pour faire tout le tour de l\u2019appartement enroul\u00e9 autour de la cour. Solidement attach\u00e9e \u00e0 la travailleuse sur pattes qui ne s\u2019est aper\u00e7ue de rien, la laine passe dans les gonds de chaque porte, \u00e7a trace une ligne de crayon bien nette en travers des pi\u00e8ces qu\u2019elle coupe en diagonale\u2026 Malice rentre du march\u00e9 avec ses poissons dentus, se prend contre ce fil qui lui barre la poitrine et tombe au ralenti, entra\u00eenant le puissant vase bleu qu\u2019elle avait toujours vu, toujours connu et la travailleuse s\u2019approche pour aider trop tard. Elle ne perd pas connaissance, je vais pleurer, c\u2019est mal, mal Malice par terre avec les poissons retourn\u00e9s hors de l\u2019eau, c\u2019est honte-l\u2019avait-bien-dit. Je vais pleurer avec la bouche et les yeux tr\u00e8s grands ouverts de terreur, mais juste avant, dans le trou du silence entre le vase et les cris, elle me dit gentiment avec la voix toute p\u00e2le : les blessures au cr\u00e2ne sont toujours spectaculaires et impressionnantes, parce qu\u2019elles saignent beaucoup, ce n\u2019est pas grave, petit gnou, va pr\u00e9venir le voisin, ce n\u2019est rien\u2026 \u2014<br>Quand on a cass\u00e9 Malice avec la pelote de laine grise, elle est partie pour l\u2019h\u00f4pital que Queeny veut depuis le d\u00e9but. On croit qu\u2019on ne la reverra jamais. C\u2019est tant de tristesse. P\u00e8re-m\u00e8re s\u2019installe dans les travaux de la maison de Malice, parce qu\u2019il est tant de faire quelque chose. \u00c7a-chat se cache : il ne les aime pas les parents, il ne les a jamais aim\u00e9s, alors eux, en r\u00e9ponse, ils n\u2019en parlent pas, ils font comme s\u2019il n\u2019existait m\u00eame pas. Quoi le chat ? Quel fr\u00e8re ? Ne dis pas n\u2019importe quoi ! Ils mentent comme ils r\u00e9sident : non, non, ce n\u2019est p\u00e2te-\u00e0-fautes, non, non, c\u2019est ta grand-m\u00e8re, elle perd le fil, elle est fatigu\u00e9e-tu-sais, elle va bien se reposer dans la maison de repos\u2026 Mais c\u2019est pas trop son style \u00e0 Malice, le repos. C\u2019est plut\u00f4t le truc de la souris trapp\u00e9e qu\u2019on a enterr\u00e9e avec des regrets \u00e9ternels dans une bo\u00eete \u00e0 chaussures rouge au fond du jardin. Tant de tristesse sans Malice on n\u2019a plus faim jusqu\u2019au docteur. C\u2019est le grand D\u2019hombre qui vient. Il vaut mieux nous laisser seuls, il leur dit. Il sait bien, lui, que tout est ma faute. Il fera pas de cadeau. Les grosses larmes, les hoquets. On lui demande pour la maison de repos \u00e9ternel, s\u2019il peut lui voir encore un peu de Malice ou si elle est trop casser pour \u00eatre r\u00e9par\u00e9e. Il ne donne pas de pilules, mais un gant d\u2019eau ti\u00e8de sur le visage. C\u2019est normal de pleurer, il dit. C\u2019est la peur apr\u00e8s coup. On est toujours sur le coup avec Malice, on explique. Pas d\u2019apr\u00e8s. Il sort un walkman qu\u2019on n\u2019en aura pas avant longtemps, mon bonhomme. Dans le casque, il a emport\u00e9 la voix de Malice, la bonne voix : Vu d\u2019ici, docteur, rien n\u2019est plus clair, on pouvait s\u2019y attendre. Mais au moins j\u2019ai conscience d\u2019avoir oubli\u00e9 quelque chose parce que l\u00e0-bas tr\u00e8s vite finalement \u00e7a m\u2019\u00e9chappe, plus rien ne colle, tout glisse entre mes pattes de canard arthritique et je cogne ma vieille t\u00eate contre les murs qu\u2019ils s\u2019obstinent \u00e0 repeindre pour m\u2019\u00e9garer davantage \u2014 oui, j\u2019ai dit que j\u2019aimais le vert, \u00e0 un moment donn\u00e9, mais je parlais peut-\u00eatre de la palette qu\u2019offrent les essences acoquin\u00e9es contre le ciel d\u2019orage de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la digue, ou bien d\u2019une robe dont j\u2019aimerais qu\u2019elle m\u2019aille encore, c\u2019est ma propre verdeur que je regrette alors, ils pourraient le comprendre en faisant un effort, ma taille de gu\u00eape, mais ils ne voient d\u00e9j\u00e0 plus en moi que la reine des abeilles avec sa m\u00e9moire en gel\u00e9e royale et il est tout aussi probable que je n\u2019ai jamais dit \u00e7a, aimer le vert, vouloir du vert, et qu\u2019ils n\u2019en fassent qu\u2019\u00e0 leur t\u00eate bien certains que je perds la mienne, ce qui n\u2019est pas enti\u00e8rement faux\u2026 mais ce dont ils ne veulent rien savoir, c\u2019est ce que j\u2019ai trouv\u00e9 \u00e0 la place, en lieu et place de cette t\u00eate dont ils ont si souvent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 avant que je ne la perde et je vois bien qu\u2019ils font une \u00e9dition critique de ma vie, de ce que j\u2019ai pu y faire, y dire, y lire, y \u00e9crire \u00e0 la seule lumi\u00e8re de ce n\u00e9on de pharmacie\u2026 mais je ne perds pas de vue, petit Gnou, que leur version est pauvre : elle refuse du m\u00eame coup la magie, la fantaisie et la po\u00e9sie, ce partage que nous avons fait dans leur dos d\u00e8s que tu es arriv\u00e9 au monde. C\u2019est vrai que tes yeux, tes larges yeux bruns prenaient toute la place dans ta t\u00eate si dr\u00f4lement ronde que je pensais obstin\u00e9ment olive, olive, olive, pendant tes trois premiers mois et parfois \u00e7a se disait \u00e0 voix haute, alors le service d\u2019ordre maternel me tapait sur les doigts : et que je leur avais fait une vie impossible pour qu\u2019ils t\u2019appellent Robert, et qu\u2019il \u00e9tait hors de question de changer \u00e0 pr\u00e9sent, et que je refusais de leur dire pourquoi Robert et j\u2019aurais \u00e9t\u00e9 bien en peine de le faire ! Pourtant \u00e0 ta naissance c\u2019\u00e9tait la seule chose \u00e0 faire pour \u00e9viter\u2026 pour que tu puisses\u2026 pour que tu sois\u2026 prot\u00e9g\u00e9 du malheur ? Tu vois, ce n\u2019est pas beaucoup plus clair vu d\u2019ici. Pas Olivier, Robert, Robert, ils me lan\u00e7aient \u00e7a sur un ton exc\u00e9d\u00e9 avant de le dire quelques mois plus tard sur un ton mielleux, une fois le diagnostic tomb\u00e9 qui me fait passer du c\u00f4t\u00e9 des mal-vivantes, des ombres de soi-m\u00eame et je tiens le coup, oui, parce que je me fiche d\u2019eux, il y a tellement plus important, toi, petit Gnou, bien s\u00fbr, mais pas seulement : ce monde qui colle de moins en moins, il m\u2019effraye comme un tronc d\u2019arbre creux, mais il m\u2019attire \u00e9galement et c\u2019est bon cette curiosit\u00e9, comme l\u2019eau pour la bouche assoiff\u00e9e qu\u2019on boit dans ses mains en coupe dans les petits lavabos de l\u2019\u00e9cole primaire apr\u00e8s une longue course sous le soleil. Alors, ne sois pas triste, retourne dans la maison aux bonnes couleurs, parle au docteur Legris comme je t\u2019ai appris : il te conna\u00eet, il est de bon conseil. Et pense \u00e0 \u00c7a-chat, qui est apparu comme \u00e7a et qui n\u2019est jamais bien loin. C\u2019est Malice qui t\u2019aime, d\u2019accord ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Proposition  #2<br>L\u2019ambulance est toute blanche. Malice n\u2019est pas couch\u00e9e. Elle est assise et c\u2019est bon signe. Malice dit toujours : le jour o\u00f9 on se couche, on est mort. Pour la sortir de l\u00e0, un type en blanc la soul\u00e8ve dans ses bras, comme si elle ne pesait plus rien et il la d\u00e9pose dans une chaise roulante que l\u2019autre a d\u00e9pli\u00e9e du coffre. Mais finalement, on n\u2019a pas gard\u00e9 la chaise roulante, ils sont repartis avec et les m\u00e9dicaments de l\u2019h\u00f4pital, Malice les a vite fait cach\u00e9 dans le tr\u00e9sor du pirate. Pour \u00eatre assise, on lui a install\u00e9 le fauteuil \u00e0 oreilles dans la v\u00e9randa, de l\u00e0 elle peut tout voir et entendre, comme \u00e7a et m\u00eame dormir sur la banquette d\u2019\u00e9t\u00e9 tant qu\u2019il fait beau. Le salon, elle ne veut plus y mettre les pieds \u00e0 cause de la couleur qui f\u00e2che et de l\u2019odeur qui tourne les t\u00eates. Elle reste l\u00e0. Tout de plaints pieds, qui ne bougent plus beaucoup. Quand faut y aller, faut y aller avec des b\u00e9quilles et apr\u00e8s, il y aura une canne et les parties de croquets dans le jardin c\u2019est pas pour demain. C\u2019est tr\u00e8s dur parce qu\u2019on a interdiction de monter avec elle sur le fauteuil pour faire le bateau pirate, des parties de guilis ou des c\u00e2lins affal\u00e9s pendant qu\u2019elle tricote. C\u2019est tr\u00e8s dur, mais c\u2019est la punition m\u00e9rit\u00e9e apr\u00e8s l\u2019accident qu\u2019on lui a fait, alors on serre les dents, les gar\u00e7ons-\u00e7a-ne-pleurent-pas, m\u00eame si c\u2019\u00e9tait pas expr\u00e8s. On monte se coucher \u00e0 l\u2019\u00e9tage tout seul comme un grand, en tra\u00eenant un gros c\u0153ur dans l\u2019escalier et avec la lumi\u00e8re qui reste allum\u00e9e. Depuis qu\u2019elle est rentr\u00e9e, Malice a une nouvelle bizarrerie. Elle reste sans rien dire \u00e0 regarder les m\u00e9sanges qui volent, le corbeau qui marche avec l\u2019air important et surtout \u00e7a-chat. On dirait qu\u2019elle a laiss\u00e9 l\u2019enveloppe de Malice dans le fauteuil, pour ne pas inqui\u00e9ter, mais qu\u2019en vrai, elle est avec eux dehors. On voudrait demander, parce que \u00e7a ne marche pas avec moi, ses strat\u00e9gies pour tromper son monde, mais on n\u2019ose pas, de peur que l\u2019enveloppe ne r\u00e9ponde pas. Le grand D\u2019hombre passe la voir aux bons horaires pour avoir la paix avec elle dans la v\u00e9randa, sans les p\u00e8re-m\u00e8re qui parlent de maison de repos \u00e9ternel. Il apporte de la limonade et on reste l\u00e0 tous les trois \u00e0 regarder tomber le jour qui n\u2019en finit pas de changer de couleurs magnifiques. Un soir, Malice parle les yeux riv\u00e9s sur le grand arbre du jardin : le vol des m\u00e9sanges, la course des mulots dans l\u2019herbe, les sauts de \u00e7a-chat pour faire le mur, ce sont les siens \u00e0 pr\u00e9sent. Le lendemain, on court comme un fou dans le jardin, on fait des bonds. Malice rit, mais elle ne quitte pas l\u2019enveloppe. On roule dans l\u2019herbe, on fait de la balan\u00e7oire pour l\u2019emmener dehors. Mais non. Rien que des petits signes de la main. Quand on sent venir les larmes, elle appelle et me perche sur l\u2019accoudoir : qu\u2019est-ce qui se passe, mon ch\u00e9ri ? Toutes les larmes sortent comme d\u2019un clown, c\u2019est parce qu\u2019on t\u2019a fait mal, Malice, alors tu ne veux pas qu\u2019on soit ta course ? Les baisers pleuvent et elle serre comme elle peut, mais fort, et \u00e7a explique bien des choses. Qu\u2019elle aime que le petit Gnou soit l\u00e0, le voir courir, jouer, le sentir dormir, r\u00eaver\u2026 mais sa course, ses jeux, son sommeil et tes r\u00eaves, personne n\u2019a le droit de les prendre. Surtout dans la famille. Le petit Gnou, ce n\u2019est pas un animal, c\u2019est un petit-gar\u00e7on ch\u00e9ri.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Notes du Docteur Valentin Legris :<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019installation \u00e0 temps plein de Sasha dans la maison d\u2019Alice co\u00efncide avec son retour de l\u2019h\u00f4pital, apr\u00e8s sa chute dans l\u2019escalier du m\u00e9tro \u00e0 la station Exelmans. Je n\u2019esp\u00e8re pas que l\u2019animal serve de garde-malade, d\u2019ailleurs Alice n\u2019a pas vraiment besoin d\u2019une infirmi\u00e8re \u00e0 demeure. Bien que spectaculaire son accident s\u2019est sold\u00e9 par une fracture tr\u00e8s nette et sans l\u2019obsession de son entourage \u00e0 lui soutenir qu\u2019elle est \u00e0 l\u2019article de la mort, ou qu\u2019une pareille chute corrobore leur th\u00e8se d\u2019un Alzheimer pr\u00e9coce, tout rentrerait vite dans l\u2019ordre. Sans compter que la convalescence a lieu aux beaux jours et que la maison d\u2019Alice offre des possibilit\u00e9s d\u2019am\u00e9nagement simples pour lui \u00e9viter les \u00e9tages, les pentes et les escaliers. Elle est install\u00e9e dans la v\u00e9randa et nous confiait l\u2019autre soir (Robert ne la quitte pas d\u2019une semelle, en d\u00e9pit des protestations de ses parents\u2026 qui sont en d\u00e9placement professionnel une fois encore), une fulgurante sensation de libert\u00e9 en observant les mouvements de son jardin. Les oiseaux, les chats errants, mais aussi les arbres, l\u2019herbe. Je crois que Sasha et sa bougeotte devraient offrir un support \u00e0 cette \u00ab d\u00e9localisation \u00bb dont elle se fait l\u2019objet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prologue \u00e0 la proposition #2 La main farfouille \u00e0 l\u2019aveuglette dans les bouches ouvertes de la travailleuse de Malice. Il faut faire vite ou elles se referment et pincent tr\u00e8s fort. Attrape un fil de laine et tire\u2026 tire le plus doucement en reculant vers la porte pour ne pas r\u00e9veiller la travailleuse. 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