{"id":147233,"date":"2024-03-24T23:16:37","date_gmt":"2024-03-24T22:16:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=147233"},"modified":"2024-03-25T08:40:16","modified_gmt":"2024-03-25T07:40:16","slug":"gestes-et-usages-09-cinq-fois-en-vrai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/gestes-et-usages-09-cinq-fois-en-vrai\/","title":{"rendered":"#gestes&#038;usages #09 | cinq fois en vrai"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"640\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gestes-Toulouse-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-147234\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gestes-Toulouse-2.jpg 480w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/gestes-Toulouse-2-315x420.jpg 315w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ecrire est un geste qui s\u2019enracine, prolonge, d\u00e9range, remue, rappelle. S\u2019enracine dans le corps de l\u2019enfant aux yeux qui mangent. D\u00e9couvrant qu\u2019une main plus que l\u2019autre sert \u00e0 extraire d\u2019un petit b\u00e2ton de couleur nomm\u00e9 crayon, traits, boucles, ponts, points. Mais on lui dit que cette main-l\u00e0 n\u2019est pas la bonne, peut-\u00eatre m\u00eame qu\u2019elle porte malheur\u00a0; \u00e0 la limite il faudrait l\u2019attacher dans le dos pour la neutraliser. L\u2019enfant dite introvertie ob\u00e9it, fait ce qu\u2019on lui demande. A vite compris qu\u2019elle peut donner le change, apprendre \u00e0 s\u2019\u00e9vader. Apprendre pour s\u2019\u00e9vader. Dans le petit puits de porcelaine blanche, un liquide magique l\u2019attend. Il faut aller le chercher. Pour ce faire, elle tient le nouvel instrument entre trois doigts\u00a0; pouce et index font la pince devant et le majeur vient \u00e0 l\u2019appui derri\u00e8re le porte-plume. S\u2019est form\u00e9e une petite bosse \u00a0sur le c\u00f4t\u00e9 du majeur mobilis\u00e9. En cachette, elle s\u2019entraine des deux c\u00f4t\u00e9s et la main clandestine gardera le monopole de peindre et coudre. L\u2019autre donnera le change. La plume de m\u00e9tal se gorge d\u2019encre violette et les premiers d\u00e9p\u00f4ts sont assortis de taches en \u00e9toiles aussi belles que les lettres pench\u00e9es qui d\u00e9filent en lignes h\u00e9sitantes avant de s\u2019affirmer quand se laissent d\u00e9chiffrer, dans les mots nouveaux, des mondes nouveaux. Prolonge. D\u00e9couvre plus tard que son grand-p\u00e8re, aust\u00e8re en apparence mais si tendre au fond, est comme elle. Quand elle lit couramment, il lui envoie des lettres tap\u00e9es \u00e0 la machine. Lui aussi a connu la honte de la main maudite. Mot dite. Il lui a quand m\u00eame envoy\u00e9 des lettres manuscrites, \u00e9crites \u00e0 l\u2019encre bleu-vert comme ses yeux, mais il les signait d\u2019un autre nom \u2014 Jeff Van Neiderf, un pseudonyme\u2014 une cachette ambulante, leur secret \u00e0 tous les deux. D\u00e9range. \u00a0Et m\u00eame que rue No\u00ebl, quand les repas s\u2019\u00e9ternisaient, elle se glissait dans son bureau \u2014 nom donn\u00e9 \u00e0 toutes sortes d\u2019empilements, avec ici et l\u00e0 le violet fonc\u00e9 et collant du papier carbone, le papier pelure vert d\u2019eau et plusieurs machines \u00e0 \u00e9crire qu\u2019elle utilisait en imaginant jouer comme lui une musique de clavier cliquetant. Et soudain, l\u00e0, dans le flux d\u2019\u00e9crire qui se prolonge surgit, sans crier gare, fracas de larmes contenues, la chanson de Danielle Messia <em>Je t\u2019\u00e9cris de la main gauche, celle qui n\u2019a jamais parl\u00e9 <\/em>C\u2019\u00e9tait \u00e0 la fin fin des ann\u00e9es 70. Le grand ami espi\u00e8gle po\u00e8te Philippe Garnier disparu depuis dans un accident de la route m\u2019avait invit\u00e9e \u00e0 d\u00e9couvrir <em>Ni homme ni bulle <\/em>son nouveau spectacle. C\u2019\u00e9tait \u00e0 Deuil-la-Barre, un nom-pr\u00e9monition, banlieue nord-ouest. En hiver s\u00fbrement. Un froid glacial, une vague salle des f\u00eates. On entre. Presque pas un chat. Huit personnes peut-\u00eatre. On se rajoute, \u00e7a fait onze ou douze, \u00e0 tout casser. Un organisateur attend un peu au cas o\u00f9 il y aurait des retardataires. Y en n\u2019a pas. \u00c7a commence. Entre une jeune femme\u00a0: brune, cheveux boucl\u00e9s. En salopette \u2014 dr\u00f4le de mot\u2014 avec une guitare. Une inconnue. Elle regarde la salle presque vide, se concentre. Pas retenu son nom \u00e0 ce moment-l\u00e0. Elle chante dans l\u2019espace mal chauff\u00e9. Alors c\u2019est la d\u00e9ferlante, le choc, reconnaissable entre tous\u00a0: la vie est l\u00e0, en plein corps, en jeu, d\u00e9cisive. On applaudit de toutes nos forces, \u00e9cho \u00e9trange dans la salle presque vide. Deuxi\u00e8me partie\u00a0: une merveille, mais je savais d\u00e9j\u00e0 de quoi Philou \u00e9tait capable. A la fin, impossible de partir comme \u00e7a, il faut que je la voie, celle de la premi\u00e8re partie, que je lui dise \u00e0 quel point je suis remu\u00e9e. Je ne sais plus ce que j\u2019ai dit, bredouill\u00e9, tent\u00e9 d\u2019exprimer. Je sais que je la revois au dedans, si simple, si seule. Et je l\u2019entends encore\u00a0<em>: S\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un chat, je chanterais pour lui. Il faut que je chante<\/em>. Et puis elle parle d\u2019une rencontre qui va sans doute changer les choses apr\u00e8s toutes les gal\u00e8res. Quelqu\u2019un chez Barclay.<ins> <\/ins>Quoi qu\u2019il arrive, elle chantera. Son premier disque est sorti, elle m&rsquo;a pr\u00e9venue au t\u00e9l\u00e9phone. J\u2019ai achet\u00e9 l\u2019album, l\u2019ai \u00e9cout\u00e9, des centaines de fois. Pens\u00e9\u00a0: pourvu que les arrangeurs ne lui volent pas son \u00e2me. Et puis le torrent de la vie. J\u2019ai connu les ruptures qui \u00e9loignent, ai \u00e9chapp\u00e9 au pire, ai voulu savoir quelques ann\u00e9es apr\u00e8s si elle avait publi\u00e9 un autre album. Et j\u2019ai appris : \u00a0son cancer. Morte \u00e0 vingt-huit ans. 1985. Alors c\u2019est \u00e7a\u00a0: le monstre l\u2019a prise \u00e0 la gorge, l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait le plus mal quand on chante. \u00a0Il n\u2019aura pas le dernier mot\u00a0: sur You Tube, comme en d\u2019autres endroits, on peut retrouver l\u2019\u00e9toile filante. Je peux \u00e0 pr\u00e9sent l\u2019\u00e9couter sans m\u2019effondrer. Lumi\u00e8res sombres,\u00a0: chansons fortes<em> Avant la guerre.<\/em> <em>Quand vient le<\/em> <em>soir<\/em>.<em> Solitaire. Pourquoi tu m\u2019as abandonn\u00e9e<\/em>. Chanter est son geste. Ecoute. Toujours vivant, je l\u2019\u00e9cris \u00e0 l\u2019instant. Ecrire est un geste vers elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ecrire est geste de copiste. Enfance\u00a0: une fois franchie la barri\u00e8re de la relecture \u00e0 voix haute, une fois la dict\u00e9e \u00e9crite c\u2019est \u00e9lectrolyse\u00a0: le texte jaillit, s\u2019arrache \u00e0 la gangue encore obscure de l\u2019\u00e9pellation et apparait\u00a0: les violettes sont bien l\u00e0, celles de Colette cueillies au secret des premi\u00e8res trou\u00e9es encre de la m\u00eame couleur. Bien l\u00e0 une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9 en Am\u00e9rique selon Fran\u00e7ois-Ren\u00e9. Ecrire, recopier pour mieux revenir sur les pas de ceux qui sont pass\u00e9s par l\u00e0 mais pourquoi \u00e0 ce point te demandes-tu r\u00e9cemment, pench\u00e9e sur les manuscrits enlumin\u00e9s expos\u00e9s dans la grande biblioth\u00e8que\u00a0? Application cisel\u00e9e des textes anciens, certitude minutieuse des copistes pour qui chaque appui encr\u00e9 compte pour apr\u00e8s, font que tu regardes admirative les ouvrages calligraphi\u00e9s, expos\u00e9s comme autant de rescap\u00e9s sur des radeaux de papier. Les gestes d\u00e9licats, soignant au plus pr\u00e8s boucles ponts temporels, sans que tu les d\u00e9chiffres vraiment, te parle\u00a0: temps suspendu, remplac\u00e9 par des visages inclin\u00e9s sur ce qu\u2019il faut absolument d\u00e9multiplier en recopiant encore et encore. Ellipse temporelle : voil\u00e0 tes carnets de recopiage, ceux que tu as sauvegard\u00e9s, rien \u00e0 voir a priori. Personne ne t\u2019a dit de pratiquer \u00e0 quatorze ans la duplication mais il fallait que tu le fasses, c\u2019\u00e9tait plus fort que tout un secret. Tu t\u2019appliquais. Assemblage des \u00e9merveillements, des questions. \u00a0Quand bien plus tard, tu t\u2019es retrouv\u00e9e dans la peau de celle qui enseigne, tu les as vite reconnus, tes autres qui recopiaient des phrases dans leurs agendas d\u2019\u00e9l\u00e8ves. Toi, encore aujourd\u2019hui, quand tu reprends un livre, il t\u2019arrive de faire ce que tu faisais alors. Tu le fais \u00e0 la main et \u00e0 l\u2019ordi. Les deux. <em>Ici il y avait tout un paragraphe ratur\u00e9 et patiemment noirci. Aur\u00e9lien ne put d\u00e9m\u00ealer <\/em>ces<em> mots dont sortaient par-ci par-l\u00e0 des l ou des f, les boucles d\u2019un secret.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ecrire est geste-peindre. Peindre comme peignent en Asie ceux qui \u00e9crivent. L\u2019un renvoyant \u00e0 l\u2019autre. Travailler sur la r\u00e9ciproque. L\u2019empire des signes. Mais sans l\u2019empire. R\u00e9fl\u00e9chi tant de fois. Ce geste-l\u00e0. Cette passerelle. Et toi l\u00e0-dedans, la navette que tu peux faire, d\u2019une rive l\u2019autre. Transporter \u00e0 la fois contenu et contenant \u2014 surtout quand le contenant contient le d\u00e9bordement \u2014 dans le m\u00eame mouvement, \u00e7a prend du temps. Et toi, parce que tu sais ce que pour lui, peindre voulait dire, comme pour toi ce qu\u2019\u00e9crire veut dire, tu te pr\u00e9cipites pour dire et en m\u00eame temps tu t\u2019emp\u00eaches de le faire parce que tu sais comme d\u2019autres, et lui en particulier, le savaient&nbsp;: il faut du temps. Non pas repousser, remettre, mais changer l\u2019espace-temps en traces. Et c\u2019est bien l\u00e0 que je rejoins celui qui semble n\u2019\u00eatre plus l\u00e0. Ce qui se passe \u00e0 la fois dans l\u2019urgence et dans la latitude du r\u00eave. Sans repentir. <em>Seules les traces font r\u00eaver. <\/em>C\u2019est l\u2019homme debout, celui des Matinaux qui le dit. Le croire comme \u00e9crire. Comme peindre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ecrire est geste de passage. Tu revois l\u2019instrument, celui qui ne fait pas de bruit, qui fluidifie, qui simplifie le geste lui-m\u00eame. Tu ne tapes plus sur les touches suspendues du clavier. Il n\u2019y a plus de tige entre le point d\u2019impact et l\u2019ajout rapide de la lettre. La petite Canon, une premi\u00e8re. Un achat de lib\u00e9ration. Tu as gard\u00e9 l\u2019engin. Il a pris la poussi\u00e8re, pr\u00e8s du bureau en orme, install\u00e9 pour toi par le peintre dans la sph\u00e8re intime. Tu le sors de l\u00e0. Dur de l\u2019ouvrir. On y arrive. Cassette qui s\u2019\u00e9chappe, la replacer, pour le geste. C\u2019\u00e9tait un autre clavier, terme emprunt\u00e9 \u00e0 la musique. Tu lui as confi\u00e9 l\u2019urgence. Deux m\u00e9moires, les trois-quarts du doctorat <em>figures des peintres dans les contes issus de la tradition orale. &nbsp;<\/em>&nbsp;Des nouvelles.&nbsp; Les premi\u00e8res pi\u00e8ces \u00e9crites pour les adolescents. Les cristaux d\u00e9chir\u00e9s des po\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ecrire est geste vers toi. L\u2019ordinateur portable reconduit sans un bruit ce que je lui livre du bout des doigts comme quand je fais de la musique. Les doigts d\u00e9sormais savent o\u00f9 se poser. A peine besoin de regarder. Accueillent en direct. Petits carr\u00e9s connect\u00e9s que les extr\u00e9mit\u00e9s reconnaissent presque les yeux ferm\u00e9s. Ecrire comme sauvegarder sans les boucles, sans les ponts d\u2019avant. Mais toujours \u00e0 c\u00f4t\u00e9 reprendre le stylo, attraper une lueur, une note, un lieu, dans les petits carnets plac\u00e9s autour de l\u2019ordinateur majeur\u00a0 \u2014c\u2019est une flottille escortant l\u2019appareil amiral qui garde, transporte et rend possible la navigation. Ordinateur et pourquoi pas ordinatrice\u00a0? Ordi mot nouveau pourvoyeur de passerelles, d\u2019images, de contacts qu\u2019on n\u2019aurait pas esp\u00e9r\u00e9 y trouver et qui font r\u00e9sonner tout le reste. Ecrire<ins>,<\/ins> distance et pr\u00e9sence au m\u00eame moment. \u00a0Je viens d&rsquo;enregistrer une photographie dont \u00e9crire parle. C\u2019est dans la ville dite rose il y a peu. Une venelle emprunt\u00e9e au hasard comme un raccourci clavier et la boutique, une \u00e9vidence. Devanture, intitul\u00e9, grille baiss\u00e9e. <em>Gestes<\/em> s\u2019appelle la boutique. Elle s\u2019impose comme \u00e9crire dans le geste de photographier avec un t\u00e9l\u00e9phone.\u00a0 Non loin de l\u00e0 j\u2019ai rejoint ma m\u00e8re qui dit avoir fait son temps. \u00a0Pourtant elle avait lu par effraction mon journal quand j\u2019\u00e9tais adolescente et j\u2019ai mis des si\u00e8cles \u00e0 lui pardonner. \u00a0Aujourd\u2019hui , je la rejoins , elle veut partir\u00a0: d\u00e9j\u00e0 la vie se retire par les extr\u00e9mit\u00e9s et la douleur envahit ce qui lui reste. C\u2019est elle que tu photographies \u00e0 travers la devanture et l\u2019\u00e9lan du vert qui s\u2019agrippe aux briques de la ville dite rose. L\u2019\u00e9crire. Devanture. Avec un peu de verdure qui s\u2019\u00e9chappe, sur le c\u00f4t\u00e9. Juste sur le c\u00f4t\u00e9. Ce jour-l\u00e0, en mars, il fait incroyablement beau\u00a0: le dernier voyage est-il celui du fauteuil roulant, ultime carrosse de ma m\u00e8re, pouss\u00e9 par son a\u00een\u00e9e sur les trottoirs o\u00f9 d\u00e9bordent comme si de rien n\u2019\u00e9tait, les attabl\u00e9s insouciants devant leurs verres\u00a0? \u00a0J\u2019\u00e9cris le geste de celle qui pousse le fauteuil roulant dans la rue de la ville dite rose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ecrire est un geste qui s\u2019enracine, prolonge, d\u00e9range, remue, rappelle. S\u2019enracine dans le corps de l\u2019enfant aux yeux qui mangent. D\u00e9couvrant qu\u2019une main plus que l\u2019autre sert \u00e0 extraire d\u2019un petit b\u00e2ton de couleur nomm\u00e9 crayon, traits, boucles, ponts, points. 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