{"id":147312,"date":"2024-05-04T09:47:32","date_gmt":"2024-05-04T07:47:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=147312"},"modified":"2024-05-05T09:38:15","modified_gmt":"2024-05-05T07:38:15","slug":"nouvelle-lisa-diez-de-gauche-a-droite-de-haut-en-bas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelle-lisa-diez-de-gauche-a-droite-de-haut-en-bas\/","title":{"rendered":"#nouvelles | Lisa Diez"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Table des propositions<br><\/strong><a href=\"#Proposition1\">1_<\/a> de l&rsquo;art de ranger ses livres<br><a href=\"#proposition2\">2_<\/a> histoire de mes librairies<br><a href=\"#Proposition3\">3_<\/a> inventaire (chantier) de choses perdues<br><a href=\"#Proposition4\">4_<\/a> le livre moins ce qu&rsquo;il dit<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#Proposition1\">1_ de gauche \u00e0 droite, de haut en bas<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les livres profitent du mistral. Compos\u00e9e de cinq tours profondes, la biblioth\u00e8que longe le couloir. Elle fait partie de cette petite arm\u00e9e de meubles rescap\u00e9s du premier emm\u00e9nagement. Chez Ikea ils l\u2019appellent encore Billy. Billy est en contreplaqu\u00e9, Billy a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e loin, il y a plus de 25 ans. Au fond des \u00e9tages les livres se serrent, souvent lus, par intuition ne seront pas relus, et devant eux, en pile, en vrac, ceux qui ont le droit de bouger, qui m\u2019agitent peut-\u00eatre. Quelques objets les accompagnent; machins jolis, petits cailloux, cendrier cass\u00e9, photos. Ce protocole d&rsquo;installation n\u2019a jamais chang\u00e9, depuis la toute premi\u00e8re dans ma chambre, lorsque j\u2019ai eu assez de livres pour leur offrir un meuble. Je n&rsquo;ai plus jamais eu d&rsquo;\u00e9tag\u00e8re vide.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La possession, selon W. Benjamin \u00ab&nbsp;\u2026 une relation envers les choses qui, loin de mettre au premier plan chez elles la valeur fonctionnelle, donc leur utilit\u00e9, leur usage possible, les \u00e9tudie et les aime au contraire comme la sc\u00e8ne ou le th\u00e9\u00e2tre de leur destin. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Est-ce que je me suis mise \u00e0 lire pour remplir les \u00e9tag\u00e8res de ma biblioth\u00e8que ? <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premi\u00e8re tour \u00e0 gauche, et de haut en bas. Perch\u00e9e, l\u2019histoire souffle sur mes cheveux; compilations offertes par Georges V, celles qu\u2019il a dirig\u00e9es, celles qu\u2019il a \u00e9crites. Ces livres soufflent le temps o\u00f9 je savais tout de l\u2019hygi\u00e8ne en Occident depuis Rome, soufflent ce film que nous n\u2019avons pas fait, l\u2019histoire des peaux, du corps, du propre et du sale, soufflent la voix de cet \u00e9rudit qui me raconte les lavoirs de l&rsquo;enfance dans son vaste salon brun, soufflent l\u2019odeur du bois sec, le regard insistant des statues d\u2019Afrique, la moquette tendre. Dessous, l\u2019\u00e9tage d\u00e9di\u00e9 aux sorci\u00e8res, celles qui n\u2019ont pas de voix et rappellent un autre projet (un film? Un livre? Les deux) \u2014 s\u2019est coll\u00e9e l\u00e0 depuis peu une somme noire sur le f\u00e9minicide, fait mal aux mains, \u00e0 ne feuilleter que chez soi, le matin. Dessous, \u00e0 hauteur d\u2019oeil, ce qui br\u00fble; jungle espagnole mexicaine fran\u00e7aise, conqu\u00eate du nouveau monde, biographies de Cort\u00e8s, Codex, Malinche, Carlos Fuentes, Popol Vuh, cartes, niches : le livre que je veux \u00e9crire est devant mes yeux, tout le temps me regarde au passage, me reproche \u2014 sc\u00e9nographie de l&rsquo;intranquillit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si je ne vois plus ces livres, j\u2019oublie le d\u00e9sir du livre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ensuite l\u2019anthropologie \u2014 se gonfle ailleurs dans l\u2019appartement en piles sauvages, se m\u00eale \u00e0 la philosophie, \u00e0 d\u2019autres livres d\u2019histoire, beaux livres d\u2019expos hybrides, colonisation des savoirs, praticiens du r\u00eave, corps et chamanisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sem\u00e9s dans l\u2019espace comme des graines. Du corps partout. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout en bas de la premi\u00e8re tour, sociologie. Ressources documentaires, vrac de revues. \u00c0 droite, deuxi\u00e8me tour. L\u00e0-haut dorment les psys, inutiles. \u00c0 hauteur d\u2019oeil deux \u00e9tages d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la po\u00e9sie. Pagaille app\u00e9tissante de boite \u00e0 bonbons. Y piocher au hasard des couleurs, des t\u00eates align\u00e9es, Fran\u00e7ais, espagnol, anglais, avant de prendre un bain ou au milieu de la nuit. Juste apr\u00e8s, l&rsquo;ordre classique. Fictions; romans, polars, bien rang\u00e9s de A \u00e0 Zweig. D\u00e9cid\u00e9 depuis peu d\u2019y emm\u00ealer le th\u00e9\u00e2tre qui n\u2019a plus d\u2019\u00e9tage d\u00e9di\u00e9. Les contes ont leur \u00e9tag\u00e8re. Les arts plastiques, la philo, le cin\u00e9ma, Dosto\u00efevski, les biographies ont leurs \u00e9tages. Quelques livres se pavanent, pos\u00e9s de face, rappellent une exp\u00e9rience physique de lecture, ou une r\u00e9v\u00e9lation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Tension dialectique entre les p\u00f4les de l\u2019ordre et du d\u00e9sordre&nbsp;\u00bb. Quelque chose tourne aussi autour du vide.&nbsp;Je ne sais pas le formuler tout \u00e0 fait. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"proposition2\"><a href=\"#proposition2\">2_ librairies, fant\u00f4mes<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant \u00ab&nbsp;les miennes&nbsp;\u00bb, les siennes. Happ\u00e9e toute enti\u00e8re, ma m\u00e8re est ici chez elle, la suivre \u00e0 Perpignan, Librairie Torcatis, chaque \u00e9t\u00e9 les jours de pluie, attendre qu\u2019elle fasse son tour avide, surtout ne pas la perdre de vue, ne pas la laisser disparaitre, avoir faim, r\u00e2ler (la garder avec soi), elle s\u2019\u00e9nerve, les attrape comme des bonbons. En Espagne elle a ses adresses, fait le plein de fictions qui ne rentrent pas dans la valise, attendre encore des ann\u00e9es en l\u2019aga\u00e7ant, et un jour, un beau jour&nbsp; \u00e0 Barcelone, librairie du mus\u00e9e T\u00e0pies, soudain saisie, l\u2019abandonner \u00e0 ses histoires. Premier achat \u2014 T\u00e0pies, par Roland Penrose.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains dimanches, quand elle s\u2019ennuie, elle descend en pyjama place des Gr\u00e8s pour acheter un livre. On trouve l\u00e0 un antre, un d\u00e9sordre, un jazz \u2014 r\u00e9duit sans fen\u00eatres qu\u2019un ovni rose et blond a garni de livres et nomm\u00e9 <em>Lignes d\u2019Outrance, <\/em>l\u2019intronisant librairie. Aux pieds de la cit\u00e9, elle accompagne mon adolescence. On ne saurait inventer ce lieu ni son locataire glabre et timide qui se faufile comme un poulpe entre les piles sauvages, qui scande parfois des textes sur le Che (Ignacio Taibo II) lorsqu\u2019un client passe la porte, qui pose entre mes mains avec son air de rien Rebotier, Ponge, Pichette, les mots du monde dont j\u2019ai besoin, petits fanzines qu\u2019il m\u2019offre en passant, gardez-le j\u2019en ai d\u2019autres, et voici l\u2019aube avec son sac \u00e0 dos sa bicyclette, il part r\u00e9cup\u00e9rer les commandes puisque la livraison est hors de prix, chaque soir il s\u2019endort sur le matelas rang\u00e9 le jour derri\u00e8re une pile, embaum\u00e9 de lettres. Seul commer\u00e7ant du coin \u00e0 ne pas voir sa devanture vandalis\u00e9e, les gamins du quartier le prot\u00e8gent. Je me demande longtemps s\u2019il se nourrit, je me demande longtemps s\u2019il est r\u00e9el, lui \u00e0 qui je dois mon go\u00fbt pour la po\u00e9sie. En 1999, il disparait, r\u00e9apparait \u00e0 Nantes, quelques ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M. m\u2019a racont\u00e9 qu\u2019il a perdu sa femme, d\u2019un coup. Quand je le croisais rue de la Chine, il me fallait quelques minutes pour le <em>remettre<\/em> dans sa librairie. D\u00e9tach\u00e9 de son \u00e9cosyst\u00e8me, ce type \u00e9tait m\u00e9connaissable. Virgule sombre entre les rayons, il flottait, parlait peu, ne souriait jamais, ne regardait pas ses clients, semblait indiff\u00e9rent, maussade m\u00eame, on ne pouvait pas imaginer qu\u2019\u00e0 peine formul\u00e9e une requ\u00eate il avait d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 le livre en lui, ou un autre plus pertinent, qu\u2019il allait chercher en l\u00e9vitant. La librairie l\u2019habitait, lui chuchotait les titres avant m\u00eame qu\u2019on passe la porte. Pour trouver un ouvrage pr\u00e9cis d\u2019histoire, il disparaissait un long moment dans l\u2019arri\u00e8re-boutique, labyrinthe secret doubl\u00e9 d\u2019une cave o\u00f9 d\u2019autres volumes respiraient avec elle. Plus discr\u00e8te encore, elle surgissait depuis la p\u00e9nombre pour noter les r\u00e9f\u00e9rences au crayon gris sur un minuscule papier quadrill\u00e9 puis encaisser, l\u2019air press\u00e9 d\u2019en finir. Cette histoire se termine avec elle, les titres se bousculent, l\u2019oracle ne fonctionne plus, il va revendre <em>\u00c0 tout lire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un soir, alors qu\u2019ils revenaient de Normandie, il s\u2019endort au volant. Elle \u00e9tait libraire \u00e0 Ch\u00e2tillon. Six ans plus tard, il a revendu le local qu\u2019elle avait tenu durant trente ans, qui d\u2019ailleurs n\u2019a su devenir qu\u2019une autre librairie. Il a fallu trois jours pour vider les lieux rest\u00e9s intacts, les tiroirs, les placards, les papiers cadeaux, les cahiers vierges, les livres de comptes, son odeur, les stylos, les gommes, des parapluies, des \u00e9charpes, les paquets d\u2019\u00e9tiquettes, de marques-pages, les livres qu\u2019elle gardait pour lui, pour ses enfants, ceux qu\u2019elle lisait pensant les&nbsp; terminer, mais aussi, \u00e9parpill\u00e9s, des centaines de post-it noircis de mots en lignes serr\u00e9es, des titres d\u2019ouvrages se disent-ils; <em>La cloche br\u00fbl\u00e9e, Crabes-fant\u00f4mes, L\u2019illustre, Vague foule<\/em>\u2026 Le p\u00e8re les jette, ils ont fini. Sa fille a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 quelques invendus pour les distribuer aux amis, elle me donne des cahiers vierges, des crayons gris, des livres de po\u00e9sie, en passant elle me raconte ces trois jours, et ce d\u00e9tail, comme un d\u00e9tail. Je rel\u00e8ve; tu as v\u00e9rifi\u00e9 si ces titres existent ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"Proposition3\"><a href=\"#Proposition3\">3_ choses perdues<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">langue&nbsp;<br>voiture de Danielle Darieux<br>mouchoir&nbsp;<br>foulard Pierre Cardin orange et blanc<br>8 chansons pour Alain B.<br>librairie Place des Gr\u00e8s<br>personnage \u2014 Louise<br>personnage \u2014 Joe P.<br>personnage \u2014 Bruno<br>peinture \u2014 pied crucifi\u00e9<br>lavoir&nbsp;<br>figuier<br>bureau d\u2019Alo\u00efs Alzheimer (asile municipal de Francfort fin 1901)<br>os de Christophe Colomb<br>poussi\u00e8re de morte<br>arme du crime<br>baraque sur la plage d\u2019Argel\u00e8s<br>robe d\u2019une Pythie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mouchoir d&rsquo;un pli<br>Oeil de colombe jailli d\u2019un pli brun. Trait rose (tu le vois?) brod\u00e9 sur la paume o\u00f9 la parure d\u2019ange miniature c\u00f4toie les bagues qui trinquent avec la table, les mots. Roule les r. Ici c\u2019est chez moi dit-elle. Parfum jailli d\u2019une poche. Parfum jamais lourd sur son rire, sur son cou duveteux (le Christ aussi aime s\u2019endormir juste l\u00e0), monte, descend, roule, roule les r. Parfum de coton et de graines tendres. Force inou\u00efe en boule, mall\u00e9able alli\u00e9 toujours l\u00e0, l\u00e0, l\u00e0 que j\u2019habite dit-elle. Amulette \u00e0 coins d\u2019yeux, de nez, de bouche. S\u2019enroule torsad\u00e9 dans les creux. Chez moi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"Proposition4\">4_ Tolsto\u00ef \u00e0 la D\u00e9fense<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019existe pas ailleurs qu\u2019entre ses mains, deux mois avant les tours jumelles. Elle a 20 ans, se faufile entre celles de la D\u00e9fense, demande l\u2019heure aux gens qu\u2019elle croise, note sur son carnet comment on la lui donne. \u00ab\u00a0Quelque chose roule ici autour du temps et les chiffres\u00a0\u00bb. Tous les jours, elle trie les ch\u00e8ques dans un bureau. Ch\u00e8ques sans commission, ch\u00e8ques mal orthographi\u00e9s, ch\u00e8ques en blanc. \u00c0 la pause elle \u00e9crit ce qu\u2019elle voit; portraits au travail de ses \u00e9ph\u00e9m\u00e8res coll\u00e8gues pendus \u00e0 l\u2019horloge, \u00e0 la fin de journ\u00e9e, \u00e0 l\u2019agrafeuse \u00ab&nbsp;qui s\u2019appelle revient&nbsp;\u00bb, aux vacances, \u00e0 la retraite, au dimanche qui promet. Enroul\u00e9 dans ses descriptions, le livre. Loin derri\u00e8re le titre, Anna apparait \u00ab\u00a0enfin\u00a0\u00bb, assise dans un bistrot sale o\u00f9 elle a command\u00e9 un croque-madame. Le cahier est jaune, le livre est rouge, coque dure, pages brunes et rugueuses, leur odeur de grenier s\u2019accroche d\u00e9sormais aux baies vitr\u00e9es, aux d\u00e9cors gris, aux foules de cravates, \u00e0 la musique quotidienne du RER A.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Table des propositions1_ de l&rsquo;art de ranger ses livres2_ histoire de mes librairies3_ inventaire (chantier) de choses perdues4_ le livre moins ce qu&rsquo;il dit 1_ de gauche \u00e0 droite, de haut en bas Les livres profitent du mistral. Compos\u00e9e de cinq tours profondes, la biblioth\u00e8que longe le couloir. Elle fait partie de cette petite arm\u00e9e de meubles rescap\u00e9s du premier <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelle-lisa-diez-de-gauche-a-droite-de-haut-en-bas\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#nouvelles | Lisa Diez<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":350,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[5736,5737,5795,5837,5862],"tags":[2401,298,521,228,5808,5401,79,277,3465],"class_list":["post-147312","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-1","category-01-ranger-ses-livres","category-02-histoire-de-mes-librairies","category-03-schalansky-inventaire-de-choses-perdues","category-04-le-livre-dans-sa-materialite","tag-bibliotheque","tag-corps","tag-ecrire","tag-enfance","tag-libraire","tag-librairie","tag-memoire","tag-mort","tag-perdu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147312","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/350"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=147312"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147312\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=147312"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=147312"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=147312"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}