{"id":148299,"date":"2024-04-26T11:46:04","date_gmt":"2024-04-26T09:46:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=148299"},"modified":"2024-05-07T18:20:44","modified_gmt":"2024-05-07T16:20:44","slug":"nouvelles-aline-c","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelles-aline-c\/","title":{"rendered":"#nouvelles |\u00a0Aline C"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#P01\">01 &#8211; Ranger ses livres <\/a><br><a href=\"#P02\">02 &#8211; Librairies<\/a><br><a href=\"#P03\">03 &#8211; Choses perdues<\/a><br><a href=\"#P04\">04 &#8211; Un livre<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"P01\"><strong>01 &#8211; Histoires de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La biblioth\u00e8que, avant tout un lieu du dehors, un lieu public, lieu de profusion et de frustration, choisir, ne pas c\u00e9der \u00e0 la tentation de remplir le sac, des kilos \u00e0 transporter, \u00e9paules sci\u00e9es, au retour je fractionne mais reviens avec d\u2019autres livres, incessantes all\u00e9es-et-venues le dos charg\u00e9, entrainement devenu efficace pour la musculature lorsque la limite du nombre d\u2019emprunts est pass\u00e9e de 6 \u00e0 20 documents.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis toute petite, je vais \u00e0 la \u00ab\u00a0bibi\u00a0\u00bb. J\u2019accompagne mon p\u00e8re le samedi apr\u00e8s-midi. Ma s\u0153ur trop p\u00e9nible reste \u00e0 la maison avec ma m\u00e8re. Aller \u00e0 la bibi est le privil\u00e8ge des petites filles bien sages. Je suis souvent la seule enfant au milieu des adultes. Mon p\u00e8re choisit des livres sur les rayons ou s\u00e9lectionne des fiches cartons dans d\u2019immenses tiroirs. Je suis fascin\u00e9e par le monte-charge. La biblioth\u00e9caire envoie les fiches. On attend, parfois tr\u00e8s longtemps et quand le voyant rouge clignote on ne sait pas si c\u2019est nos livres qui descendent. Elle d\u00e9verrouille la porte et si c\u2019est les bons, elle les marque de plusieurs coups de tampon et nous les donne. Quand j\u2019ai 10 ans, elle accepte de me faire une carte, m\u00eame s\u2019il existe une biblioth\u00e8que municipale pour les jeunes rue Hippolyte Kahn. Personne n\u2019a jamais eu l\u2019id\u00e9e de m\u2019y accompagner, ma m\u00e8re nous emprunte des livres au centre social, l\u00e0 o\u00f9 elle apprend la couture.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans mon appartement, je perds toujours tout, sauf mes livres.&nbsp;<br>Ceux qui viennent du dehors, de la biblioth\u00e8que ou pr\u00eat\u00e9s par des amis, empil\u00e9s. Plusieurs piles, des piles parfois nomades au cours de la journ\u00e9e&nbsp;: le parquet du s\u00e9jour, le tapis de la chambre, une chaise dans l\u2019entr\u00e9e ou entrepos\u00e9es sur la table.<br>Ceux qui sont mes livres sont regroup\u00e9s dans divers lieux&nbsp;: la biblioth\u00e8que de l\u2019entr\u00e9e, un casier ferm\u00e9 du meuble du salon, une \u00e9tag\u00e8re du m\u00eame meuble ou une caisse \u00ab&nbsp;de travail&nbsp;\u00bb. Selon leurs statuts du moment, ils naviguent d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019entr\u00e9e de mon appartement a longtemps \u00e9t\u00e9 tapiss\u00e9e de livres.&nbsp;<br>Six hauts meubles Ikea Billy, on adorait aller dans cet immense magasin, des pi\u00e8ces \u00e0 vivre toutes pr\u00eates \u00e0 \u00eatre habit\u00e9es, du clair, du bois, du lisse, du pratique sans superflu, c\u2019\u00e9tait tout \u00e0 fait nous, les prix accessibles, on ramenait \u00e0 l\u2019appartement de longs cartons plats, montage facile, outils miniatures livr\u00e9s avec les vis, les \u00e9crous, juste besoin d\u2019un marteau pour clouer le fond. On solidarisait les \u00e9l\u00e9ments entre eux. Une vraie biblioth\u00e8que, on n\u2019en revenait pas. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 des livres, format poche, mes premiers salaires d\u00e9pens\u00e9s dans les librairies, \u00e7a faisait de belles align\u00e9es. Et aussi une s\u00e9rie de volumes reli\u00e9s \u00e0 la couverture blanche, anthologie de la po\u00e9sie moderne, un par mois, on m\u2019avait harponn\u00e9e dans la rue et j\u2019avais sign\u00e9 l\u2019abonnement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au fil des ann\u00e9es, la biblioth\u00e8que se remplit.<br>Plusieurs mois durant, quand je rentre chez moi, la biblioth\u00e8que absorbe toute l\u2019\u00e9nergie que je rapporte du dehors. Ce qui vibre \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur s\u2019\u00e9teint, le vif des couleurs s\u2019empoussi\u00e8re, je soupire d\u00e9j\u00e0, accabl\u00e9e.&nbsp;<br>Les livres, des poids morts pos\u00e9s sur les \u00e9tag\u00e8res.<br>Je n\u2019ai pas le choix.<br>Je vide. Je donne.&nbsp;<br>Je remplis ma voiture de cartons que je d\u00e9pose au Secours Populaire.<br>J\u2019ai entendu un jour l\u2019expression d\u00e9sherber la biblioth\u00e8que. Il n\u2019est pas de mauvaises herbes. Racines, radicelles, fleurs parfois d\u00e9j\u00e0 fan\u00e9es, tiges rampantes, graines \u00e0 germination lente, souffle du p\u00e9tale qui se d\u00e9tache, g\u00e9om\u00e9trie fine des nervures, rien de perdu, tout s\u2019engrange peut-\u00eatre, reste vivant, l\u00e0. Et pourtant j\u2019\u00e9touffe, la mat\u00e9rialit\u00e9 des livres m\u2019encombre, prend toute la place, r\u00e9duit l\u2019espace.<br>La biblioth\u00e8que a pouss\u00e9 dans tous les sens, une v\u00e9ritable broussaille. J\u2019ai aim\u00e9 ce d\u00e9sordre, acheter pour l\u2019attrait d\u2019une couverture, d\u2019une phrase, la lecture d\u2019une critique, un avis amical, un auteur reconnu, livre pioch\u00e9 en voyage au hasard d\u2019une gare, cadeau.&nbsp;<br>Elaguer&nbsp;? La structure fig\u00e9e, inextricable, il me faut l\u2019abattre.<br>Je me suis s\u00e9par\u00e9e de la plupart de mes livres.<br>Je n\u2019ai gard\u00e9 qu\u2019un des six meubles Billy, j\u2019ai vendu les autres. Une jeune femme est venue les chercher. Sans les d\u00e9monter, elles les a couch\u00e9es dans sa 206. Le coffre ne fermait pas, elle l\u2019a attach\u00e9 avec une corde effiloch\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"P02\"><strong>02 &#8211; Librairies<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant d\u2019entrer dans la maison de la presse des Gratte-Ciel, je jette un \u0153il sur les unes du Progr\u00e8s et du Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9, sur les titres \u00e0 sensation de France Dimanche et D\u2019Ici Paris expos\u00e9s sur le trottoir.<br>Je me dirige vers le fond du magasin, passe entre les piles des quotidiens r\u00e9gionaux, devant les pr\u00e9sentoirs de la presse nationale, bouscule un peu celles et ceux qui feuillettent des revues, enjambe un gamin plong\u00e9 dans Picsou Magazine et marque un temps d\u2019arr\u00eat avant de p\u00e9n\u00e9trer dans un long couloir borgne. Sensation de calme et d\u2019intimit\u00e9 malgr\u00e9 la lumi\u00e8re brutale des n\u00e9ons. Jusqu\u2019au plafond, des \u00e9tag\u00e8res coulissantes remplies de livres au format poche.&nbsp;<br>Les autres livres sont \u00e0 la librairie, au premier \u00e9tage, un espace lumineux et a\u00e9r\u00e9.<br>Ici, sur toute la hauteur, trois \u00e9paisseurs d\u2019\u00e9tag\u00e8res. Superpos\u00e9es, elles coulissent sur des rails pos\u00e9s au sol.&nbsp;<br>Atteindre un livre rel\u00e8ve de la strat\u00e9gie du jeu de pousse-pousse. Il faut parfois glisser plusieurs ensembles d\u2019\u00e9tag\u00e8res pour se faire une place, se faufiler entre les rayons. Et d\u00e9placer l\u2019\u00e9chelle si le livre est en hauteur.<br>Je ne le vois jamais quand j\u2019arrive mais je sais qu\u2019il est l\u00e0. Jean Levi\u2019s 501 serr\u00e9 et longue chemise sombre, il se confond avec les livres. J\u2019h\u00e9site \u00e0 le d\u00e9ranger pour lui demander des titres. Il ne r\u00e9pond pas mais, vif et sec, il se d\u00e9ploie tel un gigantesque insecte le long des rayonnages. Il est partout \u00e0 la fois, attrape un ouvrage ici, l\u00e0, l\u00e0 encore. Parfois, il griffonne quelques mots sur son cahier et lance&nbsp;<em>pour celui-ci, faudra repasser la semaine prochaine<\/em>. Si je lui demande un prix, il d\u00e9signe d\u2019un coup de menton les fiches cartonn\u00e9es accroch\u00e9es un peu partout. De grands tableaux de tarifs d\u00e9termin\u00e9s en fonction de l\u2019\u00e9diteur, pour certains du nombre d\u2019\u00e9toiles, pour d\u2019autres de la cat\u00e9gorie qu\u2019il faut rechercher au dos du livre ou sur la tranche. Un casse-t\u00eate, j\u2019abandonne, je verrai bien \u00e0 la caisse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la place Bellecour, la librairie Decitre est divis\u00e9e en deux magasins, s\u00e9par\u00e9s par le porche d\u2019une entr\u00e9e d\u2019immeuble.&nbsp;<br>On peut passer de l\u2019aile Rh\u00f4ne \u00e0 l\u2019aile Sa\u00f4ne par un couloir souterrain.<br>Une \u00eele entre deux fleuves.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"P03\"><strong>03 &#8211; Choses perdues<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le graffiti creus\u00e9 dans la terre crue du mur de la maison\u00a0<br>La vue sur les fen\u00eatres de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9cole des aveugles\u00a0\u00bb<br>La queue dess\u00e9ch\u00e9e du l\u00e9zard\u00a0<br>Une incisive du cr\u00e2ne de la marmotte<br>Mon cahier de r\u00e9daction<br>Le Louis d\u2019or de mon grand-p\u00e8re<br>Les points de suspension<br>La pellicule des photos faites en Chine<br>L\u2019objectif grand angle de mon Pentax\u00a0<br><br>L\u2019estanco du Terraillet<br>A l\u2019int\u00e9rieur, il y a le puits. On engr\u00e8ne la pompe en fonte en jetant un broc d\u2019eau dans la colonne. On actionne vivement le bras \u00e0 vide et on sent le moment pr\u00e9cis o\u00f9 la pompe accroche. Le bras r\u00e9siste, on poursuit avec plus d\u2019effort le mouvement. On pompe encore et un filet d\u2019eau fra\u00eeche s\u2019\u00e9coule.<br>L\u2019\u00e9t\u00e9, le puits est \u00e0 sec.\u00a0<br>On va chercher l\u2019eau dans les vestiaires du stade de foot. Des seaux pour la vaisselle et la toilette, des bouteilles pour la cuisine. Les hautes herbes s\u00e8ches d&rsquo;un champ pierreux s\u00e9parent le stade de la maison.\u00a0On a peur des vip\u00e8res. On marche en file indienne. Ma m\u00e8re en t\u00eate frappe le sol d\u2019un b\u00e2ton, ma s\u0153ur et moi posons nos pieds dans ses pas. Jour apr\u00e8s jour, on marque la prairie d&rsquo;une griffure d\u2019herbes foul\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"P04\"><strong>04 &#8211; Un livre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re de ma biblioth\u00e8que, je reconnais le livre aux \u00e9critures rouges de son dos. Rouge orang\u00e9 pour le nom de l\u2019auteur Victor Segalen, presque bordeaux pour le titre Ren\u00e9 Leys. L\u2019IMAGINAIRE GALLIMARD N\u00b0 28.\u00a0<br>Au rayon \u00ab\u00a0Grands voyageurs\u00a0\u00bb de la librairie Flammarion place Bellecour, il n\u2019\u00e9tait pas loin de ceux d\u2019Alexandra David-N\u00e9el de la Petite Biblioth\u00e8que Payot. Je l\u2019avais ouvert par hasard et \u00e9tait tomb\u00e9e sur cette double page, un plan, trac\u00e9 \u00e0 la main.\u00a0<br>Deux enceintes de remparts contigus, chacunes perc\u00e9es de portes aux noms myst\u00e9rieux.<br>La plus grande, un carr\u00e9, la ville Tartare \u2013 Palais, Montagne de la Contemplation, Tour du Tambour.<br>La ville Chinoise \u2013 Temple du Ciel, Temple de l\u2019agriculture.<br>Des lignes en traits pleins et pointill\u00e9s sugg\u00e8rent des voies de circulation entre les villes et vers l\u2019ext\u00e9rieur, g\u00e9ographie de lacs et de reliefs.<br>A la fin du livre, les derni\u00e8res parutions\u00a0de la collection \u00ab\u00a0ax\u00e9e sur les constructions de l\u2019imagination\u00a0\u00bb : n\u00b01 Raymond Queneau, n\u00b02 William Faulkner, n\u00b03 Michel Leiris, n\u00b028 Victor Segalen.<br>La couverture souple d\u2019un blanc un peu jauni par le temps. Pas d\u2019illustration. Les coins corn\u00e9s lors du transport dans un sac \u00e0 main, un sac \u00e0 dos, sur le si\u00e8ge passager de la voiture. Le verso \u00e9rafl\u00e9, tach\u00e9 d\u2019une coulure de caf\u00e9.<br>239 pages d\u2019une typographie ress\u00e9r\u00e9e de petite taille. Les tirets longs des dialogues, les points de suspension pour dire les silences ou les tirades interrompues, les guillemets omnipr\u00e9sents pour les traductions\u00a0: Ko-lan, \u00ab\u00a0orchid\u00e9e du Pavillon des Vierges\u00a0\u00bb.<br>En derni\u00e8re page\u00a0: 1<sup>er<\/sup>\u00a0d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal septembre 1978. Imprim\u00e9 \u00e0 Saint-Amand (Cher), le 17 mai 1992.<br>La pr\u00e9cision de la date me trouble. Je cherche, c\u2019\u00e9tait un dimanche \u00e0 l\u2019imprimerie Bussi\u00e8re sp\u00e9cialis\u00e9e dans la production de livres pour les grands \u00e9diteurs, Gallimard, Grasset. Combien d\u2019ouvriers ont travaill\u00e9 sur les presses rotatives ce dimanche du mois de mai ? Leurs heures major\u00e9es de 50\u00a0%\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>01 &#8211; Ranger ses livres 02 &#8211; Librairies03 &#8211; Choses perdues04 &#8211; Un livre 01 &#8211; Histoires de biblioth\u00e8ques La biblioth\u00e8que, avant tout un lieu du dehors, un lieu public, lieu de profusion et de frustration, choisir, ne pas c\u00e9der \u00e0 la tentation de remplir le sac, des kilos \u00e0 transporter, \u00e9paules sci\u00e9es, au retour je fractionne mais reviens avec <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelles-aline-c\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#nouvelles |\u00a0Aline C<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":404,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[5736,5737,5795,5837],"tags":[],"class_list":["post-148299","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-1","category-01-ranger-ses-livres","category-02-histoire-de-mes-librairies","category-03-schalansky-inventaire-de-choses-perdues"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148299","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/404"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148299"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148299\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148299"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=148299"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=148299"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}