{"id":148753,"date":"2024-04-04T15:27:36","date_gmt":"2024-04-04T13:27:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=148753"},"modified":"2024-04-06T20:41:42","modified_gmt":"2024-04-06T18:41:42","slug":"nouvelles02-mon-histoire-de-librairies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelles02-mon-histoire-de-librairies\/","title":{"rendered":"#nouvelles #02 | mon histoire de librairies"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Corti for ever<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Vous ne voulez pas un disque, ou un livre ?<\/li>\n\n\n\n<li>Ah si, achetez-moi \u00ab\u00a0Le Rivage des Syrtes\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>Je vous l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 apport\u00e9 il y a deux mois !<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c7a vous baladera. Allez le chercher directement chez Monsieur Corti, vous voyez ? Rue M\u00e9dicis, pr\u00e8s du Luxembourg. Moi je pourrai l&rsquo;offrir encore, et encore&#8230;<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>&nbsp;Chez Corti, des jeunes gens dynamiques font de leur mieux pour se faire oublier, pour ne pas interf\u00e9rer dans les choix des clients. La haute silhouette du Don Quichotte des lettres ne hante plus les rayonnages. Un moment, Dax croit l&rsquo;apercevoir, coiff\u00e9 d&rsquo;un chapeau \u00e0 larges bords. Il cligne des yeux, l&rsquo;homme est encore l\u00e0 ; au troisi\u00e8me clignement, l&rsquo;ectoplasme a disparu, remplac\u00e9 par un amateur en costume noir serrant fr\u00e9n\u00e9tiquement dans ses mains le livre qui doit, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, changer sa vie. A la demande de Dax, un jeune apprenti libraire enveloppe deux exemplaires du \u00ab&nbsp;Rivage&nbsp;\u00bb. Sourire d\u00e9sarmant. Un sourire aux larmes pense Dax, incapable d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion suscit\u00e9e par le lieu&nbsp;; le Luxembourg vu par la vitrine, les rayonnages de bois sombre qui montent jusqu\u2019aux plafonds, les tables o\u00f9 l\u2019on ne trouve que les productions maison sous leurs couvertures d\u00e9pouill\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 l\u2019asc\u00e8se, et le fant\u00f4me furtif qui hante son royaume, son tombeau.<\/p>\n\n\n\n<p>Il maraude un moment autour des tables avant de s&rsquo;offrir un petit Lermontov et le Peter Schlemihl de Von Chamisso.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maspero<\/strong>, au bas du Boulevard St Michel&nbsp;: La <em>Joie de Lire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Devant la porte, Mouna vend, ou donne, ou encore troque contre un repas au Balzar, sa feuille de chou, \u00ab&nbsp;sobrement&nbsp;\u00bb intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Le Mouna&nbsp;\u00bb. Dans le panier de son v\u00e9lo, une cinquantaine d\u2019exemplaires, les affaires ne marchent pas fort.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019int\u00e9rieur, jusqu\u2019\u00e0 minuit tapantes, toutes les parutions marxistes r\u00e9volutionnaires, de la Petite Collection (jaquettes unicolores), aux fanzines groupusculaires, aux grands formats, essais broch\u00e9s portant logo du petit vendeur de journaux, casquette de Gavroche, graphisme ancien, flout\u00e9. Avec Althusser et Balibar, Charles Betelheim, Mahmoud Hussein et bien d\u2019autres je go\u00fbte aux hors d\u2019\u0153uvre r\u00e9volutionnaires, sans jamais aller jusqu\u2019au plat de r\u00e9sistance, vite attir\u00e9 par les volumes de litt\u00e9rature hors politique.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019entr\u00e9e de la librairie, un surveillant \u2013 qu\u2019on n\u2019oserait appeler vigile \u2013 demande gentiment aux sortants d\u2019ouvrir leur sac. Des casseurs stipendi\u00e9s par l\u2019extr\u00eame droite ou les sbires de Marcellin ont trouv\u00e9 un moyen simple de ruiner Maspero&nbsp;: le vol&nbsp;! R\u00e9guli\u00e8rement, des sacs pleins de volumes impay\u00e9s sortent du magasin, Maspero ne porte jamais plainte, mais pratique une dissuasion douce gr\u00e2ce aux militants qui acceptent de venir \u00ab&nbsp;prendre un quart&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019entr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exp\u00e9rience \u00ab&nbsp;Joie de lire&nbsp;\u00bb ne pouvait durer, Maspero dut fermer boutique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Hune<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De son hunier, il crie \u00ab&nbsp;There, she blows&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Il voyait au loin les baleines mais n\u2019a pas vu arriver le cachalot capitalistique qui l\u2019a fait basculer de temple de la culture \u00e0 vitrine du fric exhibitionniste. C\u2019\u00e9tait le Pequod ou le Surcouf du quartier latin, c\u2019\u00e9tait le lieu des d\u00e9couvertes, o\u00f9 passer un apr\u00e8s-midi pluvieux entre deux cours, ou deux s\u00e9ances de cin\u00e9ma nordique au Champollion. Il a fait naufrage, sans qu\u2019on puisse parler de faillite. Je n\u2019ai plus rien \u00e0 en dire.<\/p>\n\n\n\n<p>In memoriam, La Hune.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Bleuet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Banon. Ench\u00e2ss\u00e9 dans une Provence aust\u00e8re, de roche, bosquets de ch\u00eanes verts et pins noirs, un pays perdu.<\/p>\n\n\n\n<p>B. et C qui ont rendez-vous chez le kin\u00e9 local, nous emm\u00e8nent \u00e0 la d\u00e9couverte des \u00ab&nbsp;fromages de ch\u00e8vre emball\u00e9s en feuilles de ch\u00e2taignier, une pure merveille&nbsp;\u00bb (sic). Route tortueuse, gorges, pancarte \u00e0 gauche, &nbsp;\u00ab&nbsp;Le Contadour&nbsp;\u00bb, occasion de saluer la bande \u00e0 Giono\u2026 Il n\u2019y a plus rien \u00e0 voir, J G sentirait-il encore le gaz moutarde&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Parking de Banon. En face, une sorte de pavillon, de cube \u00e0 \u00e9tages, plant\u00e9 sur un carrefour. Pimpants volets bleus, la librairie Le Bleuet nous accueille. Nous oublions les ch\u00e8vres et les ch\u00e2taigniers.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces parents qui lisent peu, sinon Le Proven\u00e7al et des sagas de familles laborieuses \u00e9crites par des auteurs du terroir, nous ont conduits vers la caverne d\u2019Alibrabra. Trois \u00e9tages, des corridors, des paliers croulant sous les rayonnages cintr\u00e9s, une classification efficace \u00e0 condition d\u2019en accepter les limites qu\u2019impose la structure du b\u00e2timent, le bonheur\u00a0! Ouverts toute l\u2019ann\u00e9e\u00a0! D\u00e9j\u00e0 immerg\u00e9 dans le rayon litt\u00e9rature anglo-am\u00e9ricaine, j\u2019entends Lulu qui m\u2019appelle vers les fran\u00e7ais. Tous les Bergounioux sont l\u00e0, ses romans du d\u00e9but compris\u00a0; on ne s\u2019attarde pas au rayon \u00ab\u00a0r\u00e9gional\u00a0\u00bb, je file au \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb, \u00e0 la \u00ab\u00a0po\u00e9sie\u00a0\u00bb, Lulu aux \u00ab\u00a0polars\u00a0\u00bb. Ici, pas besoin de commander, on repart paniers pleins. Devant la porte, une silhouette famili\u00e8re assise \u00e0 une table en fer\u00a0: Ren\u00e9 Fr\u00e9gni, mon pote RF. On discute un moment, il est tout heureux d\u2019apprendre que nous d\u00e9couvrons Le Bleuet, jette un coup d\u2019\u0153il sur nos achats, approuve, content de trouver son dernier livre, il nous gratifie d\u2019une d\u00e9dicace \u00e0 la (h)auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Bleuet, o\u00f9 il peut \u00eatre difficile de circuler, o\u00f9 retrouver l\u2019emplacement pr\u00e9cis d\u2019un ouvrage peut devenir une gageure, o\u00f9 les escaliers d\u00e9couragent, o\u00f9 mes genoux de vieillard et mes b\u00e9quilles me font prendre des risques, mais o\u00f9 je retournerai volontiers demain acheter quelques picodons emball\u00e9s dans des feuilles arrach\u00e9es \u00e0 Angelo ou tomb\u00e9es de L\u2019Iris de Suze<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Porto<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A la librairie Lello, bousculade dans l&rsquo;escalier. Non pour la d\u00e9dicace du dernier Saramago, mais pour se faire \u2013 ou se (selfie) \u2013 photographier dans l&rsquo;escalier mythifi\u00e9 para\u00eet-il par les aventures d&rsquo;Harry Potter port\u00e9es au cin\u00e9ma. Il faut jouer des coudes au milieu des Japonais et des Ta\u00efwanais (les Formosans venus de Formose, la \u00ab\u00a0belle\u00a0\u00bb en portugais) pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9tage. Nous ne sommes pas venus \u00e0 Porto pour visiter une librairie, encore moins un cin\u00e9g\u00e9nique escalier \u00e0 double r\u00e9volution&nbsp;; abordons les rayonnages. N\u2019\u00e9tant lusophones ni l\u2019un ni l\u2019autre, nous esp\u00e9rons pourtant d\u00e9couvrir une p\u00e9pite, un Pessoa in\u00e9dit, un Camoens illustr\u00e9. Les vrais clients sont rares, personne ne semble acheter de livre, il y en a peu, paraissant perdus dans des \u00ab&nbsp;habits&nbsp;\u00bb trop grands pour eux, pas toujours accessibles pour les bras et les jambes, dont les crit\u00e8res de rangement nous \u00e9chappent. Nous finissons par d\u00e9gotter un Simenon \u00e9chou\u00e9 dans ce port, dont l&rsquo;achat nous permettra de r\u00e9cup\u00e9rer la \u00ab\u00a0d\u00eeme\u00a0\u00bb acquitt\u00e9e pour visiter cette \u00ab\u00a0troisi\u00e8me plus belle librairie du monde\u00a0\u00bb (selon les guides).<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 aller en quittant ce \u00ab\u00a0mus\u00e9e\u00a0\u00bb litt\u00e9raire (qui n&rsquo;oublie pas le business ?) On souhaite parfois se perdre mais comment se perdre \u00e0 Porto ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sandale<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<p><em>Esp\u00e8ce de chaussure ne couvrant le dessus du pied qu&rsquo;avec les cordons, dont on se servait dans l&rsquo;antiquit\u00e9<\/em> (Littr\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais depuis deux jours \u00e0 Besan\u00e7on, r\u00e9unions, ateliers, boulot, gagne-pain d\u2019escroc vendu au grand capital, voire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019h\u00f4tel, consulter la presse locale, r\u00e9flexe de toujours. Actualit\u00e9 du mus\u00e9e municipal, film sur Jackson Pollock, librairie au nom \u00e9nigmatique, de quoi occuper ma soir\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Au mus\u00e9e, un Monsu Desiderio, Les Enfers, XVII \u00e8me, peintre lorrain, peut-\u00eatre associ\u00e9 \u00e0 un ou deux autres dans un atelier italien&nbsp;; \u0153uvre fantastique montrant les principaux acteurs des lieux, Pluton et Proserpine. Assistent goguenards (?) au transport des damn\u00e9s dans la barque de Charon, des ruines, des taches de jaune clair sur fond vert, des eaux, Styx, Ach\u00e9ron, un banc lui fait face, nourriture forte.<\/p>\n\n\n\n<p>La librairie s&rsquo;appelle <em>Les sandales d&rsquo;Emp\u00e9docle<\/em>. Je m&rsquo;\u00e9tais parfois demand\u00e9 ce qu&rsquo;\u00e9taient les sandales en question, pourquoi on en parlait. Ce philosophe d&rsquo;avant Socrate s&rsquo;\u00e9tait jet\u00e9 dans l&rsquo;Etna, on avait retrouv\u00e9 pr\u00e8s du crat\u00e8re ses chaussures d&rsquo;airain, pr\u00e9cieuses sandales pour pieds pr\u00e9cieux. Elles \u00e9taient la preuve de son suicide, sa signature.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc le 25 f\u00e9vrier 2004, je parcourais les rayons des <em>Sandales<\/em> , j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 d\u00e9couvert les Lettrines en deux volumes, un polar su\u00e9dois, j\u2019arrivais \u00e0 la caisse. J&rsquo;ai eu la sensation qu&rsquo;un TGV venait de se coucher dans la gare, ou de perforer la montagne avant de s\u2019arr\u00eater&nbsp;; qu&rsquo;un Mirage III s&rsquo;\u00e9tait plant\u00e9 dans le Jura, ou encore..? On cherche avec peine l&rsquo;image ad\u00e9quate \u00e0 une sensation d&rsquo;autant plus effrayante qu&rsquo;elle est inconnue. Il \u00e9tait 18h31, le sol vibrait, la lumi\u00e8re tremblait, puis tout devint noir, la nuit d&rsquo;hiver avait gagn\u00e9. Dix secondes de sid\u00e9ration, dix secondes qui durent une minute. Poser les livres \u00e0 la caisse devenue invalide, quitter la librairie, se ruer dans la rue o\u00f9 beaucoup de monde s\u2019attendait \u00e0 la suite \u2013 la r\u00e9plique -. Qu&rsquo;allait-il se passer ? Immeubles effondr\u00e9s ? Fissures dans la chauss\u00e9e o\u00f9 s&rsquo;engouffrent les trams ? Ponts rompus ?<\/p>\n\n\n\n<p>A part la foule dans le noir, rien ne racontait plus que la terre venait de trembler, pas m\u00eame une tuile chue sur le pav\u00e9. J&rsquo;ai march\u00e9 un moment, jusqu&rsquo;\u00e0 la rive du Doubs. Sur la rive oppos\u00e9e, la lumi\u00e8re brillait, j&rsquo;ai travers\u00e9, suis entr\u00e9 dans un restaurant turc, mang\u00e9 mon k\u00e9bab la gorge serr\u00e9e. Oubli\u00e9 le cin\u00e9ma, Pollock, peut-\u00eatre pour demain.<\/p>\n\n\n\n<p>Rentr\u00e9 \u00e0 mon h\u00f4tel, j&rsquo;aurais bien lu un moment, mais mon sac de livres \u00e9tait rest\u00e9 aux pieds du philosophe, je n&rsquo;avais plus rien \u00e0 me mettre sous les yeux, et puis, sur cette rive, il n&rsquo;y avait toujours pas de lumi\u00e8re. Je pensais \u00e0 Emp\u00e9docle que je venais de c\u00f4toyer tandis que les plaques tectoniques se chevauchaient pour nous rappeler de faire attention o\u00f9 nous mettons les pieds.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Corti for ever &nbsp;Chez Corti, des jeunes gens dynamiques font de leur mieux pour se faire oublier, pour ne pas interf\u00e9rer dans les choix des clients. La haute silhouette du Don Quichotte des lettres ne hante plus les rayonnages. Un moment, Dax croit l&rsquo;apercevoir, coiff\u00e9 d&rsquo;un chapeau \u00e0 larges bords. 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