{"id":151061,"date":"2024-05-14T09:48:00","date_gmt":"2024-05-14T07:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=151061"},"modified":"2024-05-29T07:18:53","modified_gmt":"2024-05-29T05:18:53","slug":"nouvelleboucle-paul-morand-rue-eugene-millon-en-passant-tres-vite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelleboucle-paul-morand-rue-eugene-millon-en-passant-tres-vite\/","title":{"rendered":"#boucle2 | traces, brouillons, bribes, restes&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>#2 #03 Gertrude Stein | Chez ces gens l\u00e0<\/strong> <br>( pas de royaume mais des Cheval, des Cocu, des Corneau et des Dupire&#8230;)<br><br>La famille Dupire repose dans le cimeti\u00e8re de C., un grand avec un monument aux morts, des corneilles y r\u00eavent \u00e0 plein temps; trois caveaux en trois all\u00e9es : pas Jacqueline. Jacqueline Dupire la cadette qui avait mari\u00e9 un Cocu, \u2013 le nom n&rsquo;avait pas beaucoup plu\u2013 , une grande qu&rsquo;on prenait pour un gar\u00e7on et des yeux de cin\u00e9ma ; les Dupire auraient r\u00eav\u00e9 mieux : comme gendre? ( chez les Dupire on ne r\u00eave pas, on agit ) \u00c0 Jean Cocu, ils s&rsquo;\u00e9taient fait, ils auraient pu voir pire, Jacqueline \u00e9tait cas\u00e9e. Jacqueline c&rsquo;est \u00e0 St. D. qu&rsquo;on a gliss\u00e9 sa boite, dessus son Jean, son Jeannot, son Cocu&#8230; <br>(&#8230; dans la famille Cheval je demande le fils ; dans la Corneau la m\u00e8re ; dans la Cocu les filles : une, deux, trois. Qui est Cheval pour Corneau ? Et Cocu pour Cheval ? Sur la tombe des Cheval Il y a une Denise, une Cocu ; Fr\u00e9d\u00e9ric Cheval n&rsquo;y est pas, c&rsquo;est dans la baie des cendres&#8230; Sur la tombe des Cocu il y a un Corneau Alexandre (c&rsquo;est le fils \u00e0 Corine et \u00e0 Paul Cocu\/Corneau ), un nom sans corps une boite vide&#8230; Corine on ne voit pas son nom, on ne sait pas bien, on murmure&#8230; Jean Cocu et Jacqueline n\u00e9e Dupire : l\u00e0 regarde! la mousse a pris la pierre et grignot\u00e9 les noms &#8230; et Claude en effigie dans le m\u00e9daillon : le p\u00e9p\u00e9 des Cocu&#8230; )<br>&#8230; Chez les Cocu on marche t\u00eate haute&nbsp;; ( difficile \u00e0 porter&nbsp;? vous voulez rire&nbsp;? Un nom d\u2019oiseau c\u2019est beau ; d\u2019oiseau volage, pour un oiseau c\u2019est la moindre des choses. disait Claude Cocu \u2013 le p\u00e8re du p\u00e8re \u2013 n\u00e9 en 1897)<br>Chez les Cocu de la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration on a fait que des filles. Jean et Jacqueline Cocu\/Dupire&nbsp;(\u00ab\u00a0pour le meilleur et pour\u2026\u00bb. Claude&nbsp;\u2013 le p\u00e8re du p\u00e8re \u2013 avait le jeu de mot facile. ) Une d\u00e9fense n\u00e9cessaire quand on vous affuble de cornes imaginaires, disait Corine Cocu la benjamine qui en savait long sur les mots \u2013 la seule \u00e0 pousser au-del\u00e0 du certificat d\u2019\u00e9tude; dipl\u00f4mes par-dessus la t\u00eate elle enseignera l\u2019histoire et la g\u00e9ographie, se mariera \u00e0 un Corneau : \u00ab\u00a0Mademoiselle C. Cocu voulez-vous prendre pour \u00e9poux monsieur P. Corneau&nbsp;ici pr\u00e9sent?\u00a0\u00bb \u00c7a ne s\u2019invente pas. Corine meurt en 1989 d\u2019une longue maladie&nbsp;fulgurante.<br>Chez les Cocu on a fait trois filles en presque vingt ans&nbsp;: Denise, Sylvie, puis&#8230; Corine. Secr\u00e8te jubilation du p\u00e8re de voir s\u2019\u00e9teindre le nom&nbsp;? Denise \u00e9pousera Cheval, Sylvie \u00e9pousera personne et Corine \u00e9pousera Corneau.<br>Chez les Cocu on est paysan puis ouvrier. Jean le p\u00e8re est ouvrier; Jacqueline travaille un temps \u00e0 l&rsquo;usine de serrure puis coud et brode \u00e0 domicile. Denise nait pendant la guerre. Jean le p\u00e8re n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 \u00e0 cause de son pied bot ou pied \u00e9quin (qui vient de cheval comme tout le monde sait)&nbsp;: le boitillement n\u2019emp\u00eache pas Jacqueline de tomber amoureuse quand il lui apparait : le regard, la voix. \u00ab&nbsp;c\u2019est pas demain qu\u2019il les portera ses cornes mon Jeannot.&nbsp;\u00bb &nbsp;<br>Chez les Cocu on n\u2019a pas de poil dans la main, les mains, la droite comme la gauche, on sait quoi en faire; on avance par la force de son travail; on \u00e9vite de se faire remarquer; et m\u00eame si on d\u00e9file au premier jour de mai en famille, on garde ses id\u00e9es pour soi; pas ses navets ni ses fleurs. Jean et Jacqueline font potager en jardin ouvrier. Vendent pour arrondir les mois difficiles, donnent aussi, : \u00e7a \u00e9gaye la vie des unes et des autres: \u00abC\u2019est pas toujours juste la vie&nbsp;\u00bb Chez les Cocu on a le sens de la justice et la main verte et g\u00e9n\u00e9reuse quand il faut . \u00ab&nbsp;Quand il faux&nbsp;\u00bb, aurait dit le grand p\u00e8re : leurs fleurs faisaient corbeilles aux enterrement et couronne aux mariages ( si c\u2019est l\u2019inverse?) <br>Chez les Cocu on chante, \u00e0 tout bout de champ, et en canon, du meilleur et du pire; des airs de guinguette et d&rsquo;op\u00e9rette, gais et tristes. Denise chante comme un ange mais elle est fragile de la t\u00eate : comme un pied bot dans son cerveau, dira Jean : un petit boitillement qui n\u2019emp\u00eache pas d\u2019avancer. (C\u2019est dr\u00f4le quand m\u00eame elle \u00e9pouse un Cheval un peu artiste qui tient un cin\u00e9ma!) Elle a trois enfants Denise, un tous les quatre ans ; longtemps, plus tard, elle enjambe le balcon. C\u2019est la m\u00e9lancolie qu\u2019on dit.<br>Sylvie c\u2019est autre chose. Jolie et gaie elle se refuse et se refuse encore&nbsp;; aujourd\u2019hui on oserait dire qu\u2019elle avait le corps et le c\u0153ur pour ailleurs. Une bonne amie on murmure. Elle sera caissi\u00e8re. Puis posti\u00e8re. Sans enfants. Les neveux et ni\u00e8ces \u00e7a compte. <br>Chez les Cocu la famille c&rsquo;est sacr\u00e9.<br>Chez les Cocu on est s\u00e9v\u00e8re mais juste. On ne g\u00e2che pas son assiette. On se fait propre comme un sous neuf le dimanche. On a des livres sur les \u00e9tag\u00e8res qui brillent sous leur enveloppe transparente. <br>Chez les Cocu on a des livres \u00e0 voir: Regarde c&rsquo;est beau disait Jean \u00e0 Jacqueline.<br>Chez les Cocu le poste chante le soir. On \u00e9coute les feuilletons en tremblant. <br>Chez les Cocu on se serre dans un grand ch\u00e2le et on pleure en \u00e9coutant.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong># 2 Wikipedia<\/strong> | <strong>chemins de traverse <\/strong>(un soigneux d\u00e9sordre n&rsquo;est pas toujours la vraie m\u00e9thode)<br><br><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Cheval <\/strong>Nait \u00e0 <strong>Amiens <\/strong>le 7 avril1952 dans une clinique du quartier <strong>Saint-Acheul <\/strong>qui sera transform\u00e9e plus tard en clinique v\u00e9t\u00e9rinaire :\u00a0\u00bb Quand on s&rsquo;appelle <strong>Cheval<\/strong>\u00a0\u00bb (sic) <br>\u2014<strong>Amiens<\/strong> (\/<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/API_a\">a<\/a><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/API_.\">.<\/a><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/API_m\">m<\/a><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/API_j\">j<\/a><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/API_%C9%9B%CC%83\">\u025b\u0303<\/a>\/<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Amiens#cite_note-1\"><sup>a<\/sup><\/a>, en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Picard\">picard<\/a>&nbsp;: <em>Anmien<\/em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Amiens#cite_note-2\"><sup>1<\/sup><\/a>) est une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Commune_(France)\">commune fran\u00e7aise<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pr%C3%A9fecture\">pr\u00e9fecture<\/a> du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9partement_fran%C3%A7ais\">d\u00e9partement<\/a> de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Somme_(d%C3%A9partement)\">Somme<\/a> en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/R%C3%A9gion_Hauts-de-France\">r\u00e9gion Hauts-de-France<\/a>.<br>\u2014<strong>Surnomm\u00e9e la \u00ab&nbsp;petite <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Venise\">Venise<\/a> du Nord&nbsp;\u00bb<\/strong> en raison des nombreux canaux qui la traversent et des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hortillonnages\">hortillonnages<\/a> (ensemble de jardins flottants couvrant 300 hectares), Amiens offre un riche patrimoine et des quartiers pittoresques, t\u00e9moins d&rsquo;une histoire bimill\u00e9naire. Depuis 1992, le label \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Villes_et_Pays_d%27art_et_d%27histoire\">Ville d&rsquo;art et d&rsquo;histoire<\/a>&nbsp;\u00bb r\u00e9compense la protection et la mise en valeur de ce patrimoine.<br>\u2014 <strong>La ville doit une renomm\u00e9e \u00e0 sa cath\u00e9drale, chef-d&rsquo;\u0153uvre de l&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Art_gothique\">art gothique<\/a>. <\/strong>Inscrite une premi\u00e8re fois au patrimoine mondial de l&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27%C3%A9ducation,_la_science_et_la_culture\">UNESCO<\/a> comme \u00ab&nbsp;chef-d&rsquo;\u0153uvre du patrimoine mondial&nbsp;\u00bb (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1981\">1981<\/a>), elle l&rsquo;est une seconde fois comme monument \u00e9tape des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Chemins_de_Compostelle\">chemins de Compostelle<\/a> (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1998\">1998<\/a>).<br>\u00ab&nbsp;Vous aurez peut-\u00eatre alors comme moi la chance, [\u2026] de voir <strong>la cath\u00e9drale<\/strong>, qui de loin ne semble qu&rsquo;en pierres, se transfigurer tout \u00e0 coup, et, &#8211; le soleil traversant de l\u2019int\u00e9rieur, rendant visibles et volatilisant ses vitraux sans peintures, &#8211; tenir debout vers le ciel, entre ses piliers de pierre, de g\u00e9antes et immat\u00e9rielles apparitions d&rsquo;or vert et de flammes.&nbsp;\u00bb <strong><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Marcel_Proust\">Marcel Proust<\/a> dans la pr\u00e9face de la Bible d\u2019Amiens<\/strong><br><em>(<strong>Proust<\/strong>, il l\u2019avait dans la collection blanche; en poche ; en folio; et les Pl\u00e9iades tiraient leur fils d\u2019or aux pieds du lit. La Recherche il l\u2019avait lue dans chaque collections, au moins trois fois : \u00ab\u00a0Longtemps je me suis tromp\u00e9 de bonheur, il disait\u00a0\u00bb).<\/em><br>C&rsquo;est dans le quartier <strong>Saint-Acheul<\/strong> qu&rsquo;il grandit. <br>\u2013 Le quartier <strong>Saint-Acheul<\/strong> s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 l&rsquo;est de la ville d&rsquo;Amiens entre les boulevards ext\u00e9rieurs et les communes de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Longueau\">Longueau<\/a> et de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cagny_(Somme)\">Cagny<\/a>. Il conna\u00eet une notori\u00e9t\u00e9 mondiale depuis que le nom d&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Acheul%C3%A9en\">Acheul\u00e9en<\/a> a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Industrie_lithique\">industrie lithique<\/a> de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pr%C3%A9histoire\">pr\u00e9histoire<\/a>, apr\u00e8s la d\u00e9couverte au XIXe si\u00e8cle, de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Biface\">bifaces<\/a> dans une carri\u00e8re situ\u00e9e dans le quartier en cours d&rsquo;urbanisation.<br>\u2013 Une partie du quartier fut loti pendant l&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Entre_deux_guerres\">entre deux guerres<\/a> de maisons de \u00ab&nbsp;style anglais&nbsp;\u00bb, avenue de Londres, avenue d&rsquo;Edimbourg et chauss\u00e9e Jules Ferry et de maisons de type<strong> \u00ab&nbsp;ami\u00e9noise&nbsp;\u00bb <\/strong>dans l\u2019ensemble du quartier.<br>\u2013 <strong>L&rsquo;ami\u00e9noise simple <\/strong>comprend une fen\u00eatre au rez-de-chauss\u00e9e et un \u00e9tage, avec combles et cave. Elle est construite sur une parcelle de quelques m\u00e8tres de large mais est en revanche tr\u00e8s profonde, et pourvue d&rsquo;un jardin, formant des c\u0153urs d&rsquo;\u00eelots verts et des quartiers peu denses. L&rsquo;ami\u00e9noise double compte deux fen\u00eatres \u00e0 chaque niveau. ( en 1963 les Cheval quittent leur <strong>\u00ab\u00a0Ami\u00e9noise\u00a0\u00bb<\/strong> pour une \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb de plain-pied avec trois chambres en place de deux, dans un lotissement: le salon est un peu \u00e9troit pour quatre Cheval, mais dans la cuisine spacieuse on peut manger \u00e0 six. .<br><strong>\u2013  <\/strong>Marcel <strong>Cheval<\/strong>, le p\u00e8re, <strong>est projectionniste<\/strong> (la fermeture d\u00e9finitive du cin\u00e9ma Le R\u00e9gent le contraint en 1963 \u00e0 changer de m\u00e9tier. Il devient <strong>visiteur m\u00e9dical.<\/strong> )<br>Denise, la m\u00e8re, n\u00e9e <strong>Cocu<\/strong>, <strong>est femme au foyer<\/strong>; \u00ab&nbsp;c&rsquo;est \u00e0 dire employ\u00e9e \u00e0 plein temps sans salaire \u00e0 toutes sortes de taches, principalement mat\u00e9rielles \u00a0\u00bb \u00ab\u00a0M\u00e9lancolique de formation\u00a0\u00bb (sic) elle arrondit les fins de mois de la famille en faisant des travaux de couture , puis, des gardes d\u2019enfants \u00e0 domicile : \u00ab\u00a0malgr\u00e9 ses ciels couverts ma m\u00e8re chantait tout le temps\u00a0\u00bb (elle se suicide en 1979 Fr\u00e9d\u00e9ric \u00e0 27 ans ) <br>\u2013 un <strong>projectionniste<\/strong> (ou <strong>op\u00e9rateur projectionniste<\/strong>) est un technicien de l&rsquo;exploitation cin\u00e9matographique charg\u00e9 des op\u00e9rations de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Projection_cin%C3%A9matographique\">projection<\/a>, g\u00e9n\u00e9ralement dans une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Salle_de_cin%C3%A9ma\">salle de cin\u00e9ma<\/a>. Ses t\u00e2ches sont la r\u00e9ception et l&rsquo;envoi des films, la pr\u00e9paration, le montage, l&rsquo;<em>ingest<\/em> et la projection. Il est plac\u00e9 sous l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un directeur technique, d&rsquo;un technicien de maintenance ou d&rsquo;un chef d&rsquo;\u00e9quipe<sup><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Projectionniste#cite_note-1\">1<\/a><\/sup> selon le type d&rsquo;\u00e9tablissement. Il participe \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 incendie de l&rsquo;\u00e9tablissement.<br>\u2013 Plus tard, dans le contexte des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trente_Glorieuses\">Trente Glorieuses<\/a> et du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Consum%C3%A9risme\">consum\u00e9risme<\/a> triomphant des ann\u00e9es 1940-1970, ce statut de <strong>femme au foyer<\/strong> \u00ab&nbsp;s&rsquo;impose comme une <strong>promesse d\u2019accomplissement personnel pour des g\u00e9n\u00e9rations de jeunes filles<\/strong>, convaincues de la noble mission de se d\u00e9vouer enti\u00e8rement \u00e0 la famille&nbsp;\u00bb<strong> <\/strong>explique un documentaire qui leur est consacr\u00e9, sorti en 2022. Mais ce r\u00f4le id\u00e9alis\u00e9 est battu en br\u00e8che \u00e0 la fois par les contraintes qui p\u00e8sent sous la pression sociale (routine, ennui, voire d\u00e9pression) &#8230;<br>\u2013 <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric<\/strong> est le cadet d&rsquo;une fratrie de trois : Fran\u00e7ois n\u00e9 en 1948 et France en 1956. <br>\u2013 Il d\u00e9couvre la <strong>litt\u00e9rature<\/strong> : des reli\u00e9s de la dote maternelle encore sous c\u00e9lophane (chez les Cocu on aimait beaucoup avoir des livres \u00e0 voir), essentiellement Vernes et Zola. <br>\u2014Il passe ses jeudis et ses dimanches au cin\u00e9ma <strong>Le R\u00e9gent<\/strong> et voit les films au moins trois fois, de la salle ou de la cabine, suivant l\u2019affluence. <br>\u2013 A seize ans vir\u00e9 du lyc\u00e9e il cherche un boulot et devient facteur : \u00ab\u00a0Tiens voil\u00e0 le <strong>Facteur Cheval<\/strong>\u00ab\u00a0, lui apporte les premi\u00e8res semaines une certaine notori\u00e9t\u00e9 ; il est renvoy\u00e9 pour m\u00e9lange de lettres et abandon de courrier.<br>\u2013 <strong>Joseph Ferdinand Cheval<\/strong>, plus connu sous le nom du <strong>facteur Cheval<\/strong>, n\u00e9 le 19 avril 1836 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charmes-sur-l%27Herbasse\">Charmes-sur-l&rsquo;Herbasse<\/a> (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dr%C3%B4me_(d%C3%A9partement)\">Dr\u00f4me<\/a>) et mort le 19 ao\u00fbt 1924 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hauterives\">Hauterives<\/a> (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dr%C3%B4me_(d%C3%A9partement)\">Dr\u00f4me<\/a>), est un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Facteur_(m%C3%A9tier)\">facteur<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/France\">fran\u00e7ais<\/a> c\u00e9l\u00e8bre pour avoir pass\u00e9 33&nbsp;ans de sa vie \u00e0 \u00e9difier un monument qu&rsquo;il nomme le \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Palais_id%C3%A9al\">Palais id\u00e9al<\/a>&nbsp;\u00bb&#8230;. Il a aussi pass\u00e9 huit ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires \u00e0 b\u00e2tir <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tombe_du_Facteur_Cheval\">son propre tombeau<\/a>. <br>\u00a0\u00bb Facteur \u00e0 Solex, pas \u00e0 cheval ni \u00e0 pieds, finalement mis \u00e0 pieds\u00a0\u00bb, \u00e0 cette \u00e9poque il lit le journal le local, au bistrot, avec des gants : \u00ab\u00a0<strong>Cr\u00e9nom<\/strong>!\u00a0\u00bb c&rsquo;est <strong>Baudelaire <\/strong>qui le lui a murmur\u00e9 \u00e0 l\u2019oreille : Baudelaire son premier grand amour avec <strong>Proust<\/strong> puis tardivement Stendhal. Quelques mois avant de mourir en faisant une recherche sur les Joseph il d\u00e9couvre accidentellement : <strong>Joseph Joubert<\/strong> ((<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Joubert_(moraliste)\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Joubert_(moraliste)<\/a> :\u201cS&rsquo;il est un homme tourment\u00e9 par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et tout une phrase dans un mot, c&rsquo;est moi.\u201d aurait \u00e9crit <strong>Joseph Joubert <\/strong>) <br>\u2014 D&rsquo;o\u00f9 nait ce d\u00e9sir de <strong>peinture<\/strong>. De quel \u00ab\u00a0bazart\u00a0\u00bb lui viendra son aspiration pour les pigments et l&rsquo;huile. Pas de <strong>l&rsquo;ange pleureur <\/strong>de la Cath\u00e9drale; la main d&rsquo;Ath\u00e9na sur une amphore du mus\u00e9e d&rsquo;Amiens ? Ce portrait de femme avec sa fille <strong>Attribu\u00e9 \u00e0 Francesco Traballesi<\/strong> (Florence, 1544 \u2013 Mantoue, 1588) une brune dont le sourire imperceptible lui retourne le c\u0153ur ? De <strong>Jean-Baptiste Sim\u00e9on Chardin<\/strong> et de sa nature morte <em> avec deux lapins,&nbsp;une gibeci\u00e8re et une poire \u00e0 poudre<\/em>&#8230; (terre de sienne et terre d\u2019ombre)\u2026 A-t-il lu (d\u00e9j\u00e0) ces lignes de Proust : \u00a0\u00bb Nous avions appris de Chardin qu&rsquo;une poire est aussi vivante qu&rsquo;une femme, qu&rsquo;une poterie vulgaire est aussi belle qu&rsquo;une pierre pr\u00e9cieuse. Le peintre avait proclam\u00e9 la divine \u00e9galit\u00e9 de toutes choses devant l&rsquo;esprit qui les consid\u00e8re, devant la lumi\u00e8re qui les embellit. II nous avait fait sortir d&rsquo;un faux id\u00e9al pour p\u00e9n\u00e9trer largement dans la r\u00e9alit\u00e9, pour y retrouver partout la beaut\u00e9, non plus prisonni\u00e8re affaiblie d&rsquo;une convention ou d&rsquo;un faux go\u00fbt, mais libre, forte, universelle : en nous ouvrant le monde r\u00e9el, c&rsquo;est sur la mer de beaut\u00e9 qu&rsquo;il nous entra\u00eene. \u00a0\u00bb (Marcel Proust, Chardin et Rembrandt, 1895).<br>\u2014 En 1976 \u00e0 24 ans apr\u00e8s avoir exerc\u00e9 deux ans le m\u00e9tier de visiteur m\u00e9dical (comme son p\u00e8re, des cachets contre la dyspepsie, un rem\u00e8de de cheval aujourd\u2019hui retir\u00e9 de la vente), il entre sur d\u00e9rogation (\u00e0 cause de l&rsquo;\u00e2ge) aux Beaux arts de Paris en section <strong>Peinture<\/strong>. Pour vivre il est <strong>veilleur de nuit <\/strong>dans des h\u00f4tels. (un <strong>veilleur de nuit<\/strong> est une personne r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 (par une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Commune\">commune<\/a>, une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Entreprise\">entreprise<\/a>, un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Particulier_employeur\">particulier<\/a> &#8230;) pour rester \u00e9veill\u00e9 la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nuit\">nuit<\/a> et surveiller les locaux dont il a la garde afin de d\u00e9tecter les accidents de toute nature, pouvant se produire, en particulier les incendies ou les intrusions et donner l&rsquo;alerte ad\u00e9quate&#8230;)<br>\u2014 Il apprend \u00e0 ne plus dormir, ou \u00e0 dormir comme un marin. Souvent la nuit entre 1H et 5h du matin il d\u00e9laisse son poste pour retoucher sa toile. Dans sa chambre de service au 12 de la rue&#8230; un citron moisit<br>\u00ab\u00a0J&rsquo;arrivai le lendemain dans l&rsquo;atelier, tout broussailleux, le regard embrum\u00e9 : Alors <strong>Cheval<\/strong> tu veux finir \u00e0 l&rsquo;<strong>abattoir<\/strong> ? \u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p><strong>#1 Paul Morand<\/strong><br><strong><a href=\"#proposition 1\">1|  rue Eug\u00e8ne Millon (en passant tr\u00e8s vite)<\/a><\/strong><br><strong><a href=\"#propsition2\" data-type=\"internal\" data-id=\"#propsition2\">2\/1 impasse Dantzig fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>1 sur boucle 2 : rue Eug\u00e8ne Millon  (en passant tr\u00e8s vite)<br><\/strong>Et dans le contre-jour de la fen\u00eatre c\u2019est sans visage qu\u2019elle parait; puis s\u2019avan\u00e7ant&nbsp;: Voulez-vous que je vous remonte&nbsp;? <br>Je lis le nom sur la blouse&nbsp;: Armance. Le pr\u00e9nom, trop d\u00e9suet pour \u00eatre<br>Oubli\u00e9 <br>Ni les sabots, ni la porte ne claquent <br>tout feutr\u00e9<br>Sinon : la lumi\u00e8re vive<br><br>Ne plus voir que la maigreur de la main, doigts suspendus au rebord du plateau, poignet cass\u00e9. Un verre, un livre. Le petit carton de p\u00e2tissier avec le g\u00e2teau d\u00e9piaut\u00e9. En arri\u00e8re les fils translucides de la potence jouent d\u2019ombres, deux s\u2019enroulent aux montants du lit&nbsp;; l\u2019autre main retient le drap : ses ecchymoses.<br><br>\u00ab&nbsp;C\u2019est ma f\u00e9e qui s\u2019en va : d\u00e9j\u00e0 . Une autre vient : enfin&#8230; Est-ce que les fleurs ont bu l&rsquo;eau du vase?&nbsp;\u00bb <br>Voix en dedans et claire. <br>\u00ab&nbsp;Je crois que je n\u2019ai rien oubli\u00e9 \u2014 m\u00eame les cigarettes- , et j\u2019ai ouvert au chat \u00bb<br><br>Le rectangle de la fen\u00eatre immense <br>cette baie. Le ciel.<br>(on dit que voir la lumi\u00e8re a de l&rsquo;importance, on dit des choses)<br>Ici \u00e0 voix lentes<br>On peut fermer le store si on veut, on peut si on veut se couper tout \u00e0 fait du dehors<br>Des toits. Une chemin\u00e9e. La brique d&rsquo;un mur. <br>Ciel grand comme le ventre : Bleu. Et ce petit nuage comme pour dire. <br><br>Avril, on connait le dicton ( on pourrait vivre nu ici \u2013 cocon-couveuse \u2013 mais pas sans fils)<br><br>Je vois les taches&nbsp;palimpsestes. Ocre jaune, ocre rouge, terre de Sienne&#8230; sur le briquet, sur la couverture du livre. Sur la chemise pendue dans l&rsquo;armoire ouverte ; m\u00eame les chaussures en nature morte dans le petit couloir de la porte qui s\u00e9pare de l\u2019autre couloir o\u00f9 vont et viennent les pas sans bruit<br>De la peinture partout ses affaires<br>L\u00e0-bas<br>(jusqu\u2019ici)&nbsp;<br><br>Si vivre est le mot de fin &nbsp;<br>(m\u00eame jusqu\u2019ici ) <br>et apr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\" id=\"proposition-2\"><strong>2 sur boucle 2:  impasse Dantzig fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi<\/strong><br>Je cherche l\u2019\u00e9corch\u00e9 du jardin, je l\u2019avais photographi\u00e9 la derni\u00e8re fois, il s\u2019est perdu dans le feuillage de mai ( la saison r\u00e9crit l\u2019espace) ; brique des ateliers fondus au vert&nbsp;; ciel mi bleu ou gris selon. Pouss\u00e9e, la porte : les voir. Les Philippe et Fran\u00e7ois, l\u2019Isabelle, Catherine, l\u2019ami am\u00e9ricain\u2026 Lumi\u00e8re immobile sous verri\u00e8res, claire, sans ombre. Dans la double pi\u00e8ce les toiles en inventaire par tailles ( figure\/ Paysage\/ marine), du sol au plafond; cartons des petits ch\u00e2ssis, cartons \u00e0 dessins : couch\u00e9, debout. Une des loggias est d\u00e9j\u00e0 vide : d\u00e9j\u00e0! (Enfin) murmure Catherine&#8230; Les montagnes de livres des \u00e9tag\u00e8res : Modianos en pile, Montaigne debout, Michaux couch\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9 mais bien pr\u00e9sent \u00e0 pr\u00e9sent -longtemps il avait fallu en taire le nom : <em>\u00e9preuves exorcismes<\/em>&#8230; ( le temps est un conciliateur). Baudelaire en majest\u00e9 sur photo de couverture; l\u2019air de rien, la ressemblance. Pas d\u2019ordre alphab\u00e9tique&#8230; Je cherche Proust, et Stendhal \u2013 je trouve Bernhard\u2026 : Si vous voulez prendre des livres, dit Catherine.<br><br>Dans le cadre de verre \u00e0 lecture recto verso, verre sur verre \u2013 deux plaques en sandwich sans fond\u2013, juste une baguette de bois pour tenir le tout : Lui. Visage d\u2019une \u00e9poque ant\u00e9rieure (sa maigreur rebondie); et se retrouver face \u00e0 face dans le temps en arri\u00e8re (combien de visages pour une vie). Les noirs de la photographie sont denses, les contrastes trop pouss\u00e9s ; le visage flotte dans son cadre de verre, le sien. Lui-l\u00e0. Lui, l&rsquo;image leurre. Lui encore. L\u00e0. Lui : feuille en marque page, chaussures d\u00e9lac\u00e9es ; lui ( rapprochement, effigie ) : en par-dessus au clou \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des spalters; lui en autoportrait bleu; et dans la femme assise; dans l&rsquo;esquisse du chien: Lui-l\u00e0. Choses-lui.<br>On va se parler pour de vrai m\u00eame si tout est faux. On va se parler comme pour de vrai, en dedans : C\u2019est comment ? l\u00e0-haut je veux dire&nbsp; ( \u00ab&nbsp;\u2026 plein de filles et on fume autant qu\u2019on veut&#8230; on attend encore Bernadette (Chirac), Michaux te salue : <em>Qu\u2019est-ce qu\u2019on fait maintenant qu\u2019on est content? On attend<\/em>\u2026 m\u00eame pas chaud\u2026 un peu de cendre \u00e0 l&rsquo;eau et Pfiou ! : les couronnes et autres m\u00e9taux proth\u00e9tiques tri\u00e9s \u00e0 part, \u00e7a paye la s\u00e9pulture des sans-dents ). <br>Les bocaux de pigment, le fauteuil avec le drap\u2026 livre ventre ouvert, briquet&#8230; poussi\u00e8re: Lui-l\u00e0 encore. <br><br>La fen\u00eatre grillag\u00e9e comme une mise au carreau pour un plus grand dessin, luxuriance du jardin rabattue \u00e0 ses verts. Chant d&rsquo;oiseau : il faut tendre l&rsquo;oreille. Un fond d&rsquo;orage. Philippe, le grand, dit qu&rsquo;il va pleuvoir. La douce odeur d&rsquo;huile \u00e0 broyer du chiffon pos\u00e9 sur le rebord de la fen\u00eatre . Les<em> Essais <\/em>alourdit ma poche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\" id=\"proposition-3\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>#2 #03 Gertrude Stein | Chez ces gens l\u00e0 ( pas de royaume mais des Cheval, des Cocu, des Corneau et des Dupire&#8230;) La famille Dupire repose dans le cimeti\u00e8re de C., un grand avec un monument aux morts, des corneilles y r\u00eavent \u00e0 plein temps; trois caveaux en trois all\u00e9es : pas Jacqueline. Jacqueline Dupire la cadette qui avait <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/nouvelleboucle-paul-morand-rue-eugene-millon-en-passant-tres-vite\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#boucle2 | traces, brouillons, bribes, restes&#8230;<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[5908,5909,5947,5966],"tags":[5936,5915,2117,2709,805,901,2202,2433,574,5937,776,1877,714,231,2627,5932,937],"class_list":["post-151061","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-boucle-2","category-boucle-2-01-paul-morand","category-boucle-2-02-faux-wikipedia","category-boucle-2-03-gertrude-stein-familles","tag-casque","tag-chambbre","tag-cheval","tag-drap","tag-fenetre","tag-fils","tag-livre","tag-livres","tag-main","tag-maitre","tag-musique","tag-peinture","tag-porte","tag-poussiere","tag-proust","tag-verriere","tag-vivre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151061","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151061"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151061\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151061"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=151061"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=151061"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}