{"id":15116,"date":"2019-10-06T21:50:51","date_gmt":"2019-10-06T19:50:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=15116"},"modified":"2019-10-06T21:50:56","modified_gmt":"2019-10-06T19:50:56","slug":"ce-pourrait-etre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ce-pourrait-etre\/","title":{"rendered":"CE POURRAIT \u00caTRE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/rotondeuse-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15117\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/rotondeuse-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/rotondeuse-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/rotondeuse-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/rotondeuse.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><em>La rotonde du pr\u00e9sident est pourvue d\u2019un ing\u00e9nieux m\u00e9canisme, invisible en surface, qui permet de s\u2019aiguiller sur diff\u00e9rents r\u00e9cits<\/em>. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Hypoth\u00e8se n\u00b0 1\u00a0: le travail<br><em>Souvent je la regarde depuis mon bureau, et je m\u00e9dite.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cela pourrait \u00eatre la reprise d\u2019un vieux projet, cent fois abandonn\u00e9 et recommenc\u00e9. Un roman sur le travail, un r\u00e9cit fantaisiste et pourtant grave, qui parlerait d\u2019un employ\u00e9 aux \u00e9critures dans une administration territoriale. Cet employ\u00e9, du nom de Raoul Lafosse, se serait retrouv\u00e9 placardis\u00e9 dans des circonstances qui demeureraient cach\u00e9es au lecteur, \u00e0 moins qu\u2019elles ne se trouvent peu \u00e0 peu r\u00e9v\u00e9l\u00e9es au cours du r\u00e9cit\u00a0: fautes inavouables, d\u00e9tention d&rsquo;informations compromettantes, que sais-je. Depuis son placard, qu\u2019il quitterait fr\u00e9quemment pour de br\u00e8ves excursions sans but \u00e0 travers le b\u00e2timent, il porterait un regard caustique, mais aussi amus\u00e9 et tendre, sur la vie de cette noble administration.<br><em>Un agent peut \u00e9galement \u00eatre destinataire d&rsquo;une commande directe, verbale ou \u00e9crite, de la part d&rsquo;un \u00e9lu dans l&rsquo;exercice de sa d\u00e9l\u00e9gation. Dans ce cas, il doit en r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 son sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique (chef de service ou directeur), seul habilit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;assurer que cette commande correspond \u00e0 la fois aux objectifs du service et aux missions de l&rsquo;agent. <\/em>(note aux agents, mai 2007)<br>Raoul ferait preuve d\u2019une grande empathie pour le genre humain, et particuli\u00e8rement pour le genre fonctionnaire territorial, dont il se moquerait avec gentillesse, voyant en eux des fr\u00e8res et des s\u0153urs au travers des petites phrases entendues \u00e0 la photocopieuse ou \u00e0 la machine \u00e0 caf\u00e9, qui sont les deux mamelles de l&rsquo;administration. La photocopieuse ferait d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019un chapitre \u00e0 part enti\u00e8re, ou tout au moins d\u2019un assez long d\u00e9veloppement, au risque de perdre le lecteur avide de rebondissements. De rebondissements, il n\u2019y en aurait point, dans ce livre, mais plut\u00f4t de nombreuses r\u00e9p\u00e9titions, photocopies jusqu\u2019\u00e0 l\u2019absurde des consignes hi\u00e9rarchiques.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le livre se pousserait du col, il faut bien l\u2019avouer, se lan\u00e7ant dans une analyse tr\u00e8s critique du monde du travail, de ses travers, de ses absurdit\u00e9s, voire de la violence qu\u2019il introduit (ou normalise) dans les rapports humains. Mais ceci sans jamais tomber dans la critique imb\u00e9cile de l\u2019administration, et de ses fonctionnaires pay\u00e9s \u00e0 rien foutre avec notre argent. Non, le narrateur n\u2019y tomberait pas, dans cette orni\u00e8re, car Raoul Lafosse demeurerait (sans rancoeur malgr\u00e9 sa placardisation) un fervent d\u00e9fenseur du service public, de sa noblesse, de son utilit\u00e9.<br>Ce livre nous tomberait des mains, probablement. Mais quelques lecteurs avis\u00e9s, critiques marginaux, blogueurs esseul\u00e9s, feraient l\u2019\u00e9loge de cette \u00e9criture funambule, sur le fil entre tendresse et sarcasme. <\/p>\n\n\n\n<p>Hypoth\u00e8se n\u00b0 2\u00a0: la vie propre du b\u00e2timent<br> <em>Au centre, la plus haute des portes-fen\u00eatres est surmont\u00e9e d&rsquo;un linteau un peu incongru, qui donne un semblant de majest\u00e9 renaissance \u00e0 cet acc\u00e8s. Deux globes lumineux, dans le plus pur style ann\u00e9es quatre-vingt, permettent d&rsquo;\u00e9clairer la sc\u00e8ne.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ou alors, le projet consisterait \u00e0 faire le portrait vivant du b\u00e2timent, dans toutes ses dimensions\u00a0: architecturale bien s\u00fbr, mais aussi en tant que fourmili\u00e8re administrative, dressant le portrait de tou\u00b7te\u00b7s ses employ\u00e9\u00b7e\u00b7s. Le b\u00e2timent serait consid\u00e9r\u00e9 comme une personne, ou a minima comme un \u00eatre vivant, et une large part serait faite \u00e0 la circulation des fluides, aux syst\u00e8mes de ventilations, \u00e0 la strat\u00e9gie d&rsquo;implantation des sanitaires, ou encore \u00e0 la surveillance \u00e9lectronique. On s\u2019attarderait sur le fascinant local qui abrite le PC s\u00e9curit\u00e9, \u00e9quip\u00e9 de sept moniteurs, et d\u00e9sign\u00e9 sous l\u2019appellation gla\u00e7ante de <em>synoptique<\/em>. Une partie assez ardue, donc, qui n\u00e9cessiterait de la part de l\u2019auteur une s\u00e9rieuse mise \u00e0 niveau technique, ainsi que le vol \u2014 il faut bien le dire \u2014 d\u2019un certain nombre de documents confidentiels. Ici, le lecteur devrait s\u2019accrocher.<br>Mais sa patience, son obstination, seraient r\u00e9compens\u00e9es, brave lecteur\u00a0! Car on basculerait ensuite sur des passages plus dr\u00f4les, sur une critique au vitriol de l\u2019architecture ici d\u00e9crite, depuis ses absurdes poign\u00e9es de portes (presque impossibles \u00e0 tourner, \u00e9chappant \u00e0 la prise en main) jusqu\u2019aux ornementations ineptes de la rotonde, en passant par les nombreux ascenseurs, dont un privatif.<br>Il se trouve que notre auteur, alors qu\u2019il \u00e9tait jeune fonctionnaire, serait tomb\u00e9 un jour sur une brochure produite par le service communication, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019inauguration du b\u00e2timent. Imprim\u00e9e sur papier luxe, illustr\u00e9e de photographies \u00e0 la nettet\u00e9 impressionnante (cette nettet\u00e9 \u00e9tant leur seul avantage, artistiquement parlant), cette brochure ferait la promotion de cet \u00e9quipement administratif, dot\u00e9 de tout le confort moderne, alliant beaut\u00e9 et fonctionnalit\u00e9. \u00c0 la lecture de ladite brochure, on comprenait que le b\u00e2timent ne se contentait pas de servir la d\u00e9mocratie et le bien public\u00a0: il <em>\u00e9tait<\/em> la d\u00e9mocratie. Les communicants se seraient m\u00eame fendus d\u2019une sorte de po\u00e8me, ou ha\u00efku, vantant les m\u00e9rites et l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 de cette grande maison \u2014 et par l\u00e0, de l\u2019architecte.<br>  Il y aurait des strophes comme\u00a0: <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"> Irriguant l\u2019\u00e9difice<br> Dans ses diff\u00e9rents services <\/p>\n\n\n\n<p>Et notre auteur se lancerait peut-\u00eatre sur les traces de cet \u00e9crivain inconnu, \u00e0 moins que le po\u00e8me n\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 le r\u00e9sultat collectif d\u2019une s\u00e9ance de brainstorming, fructueuse comme savent en produire les cabinets conseils en communication. Une enqu\u00eate haletante s\u2019ouvrirait alors, jusqu\u2019\u00e0 la source myst\u00e9rieuse de cette litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">Se d\u00e9gageant du bois naturel et du granit<br>Une atmosph\u00e8re de travail feutr\u00e9e circule entre les bureaux<br>Tr\u00e8s largement desservis par l&rsquo;art\u00e8re principale<br>Que constitue l&rsquo;escalier central.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"617\" height=\"777\" src=\"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/poign\u00e9e.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15132\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/poign\u00e9e.jpg 617w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/poign\u00e9e-334x420.jpg 334w\" sizes=\"auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px\" \/><figcaption>Insaisissables, ces pogn\u00e9es de porte furent toutes remplac\u00e9es \u00e0 la mort de l&rsquo;architecte par des mod\u00e8les plus pratiques.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Hypoth\u00e8se n\u00b0 3\u00a0: architecture et pouvoir<br><em>Dans l\u2019esprit de l\u2019architecte, ce balcon \u00e9tait peut-\u00eatre un bon endroit d\u2019o\u00f9 saluer la foule. Ou alors, on aurait pu y admirer la vue sur le vaste monde, y contempler la mer, en concevant des projets politiques d\u2019envergure. Ou encore, s\u2019y livrer \u00e0 la corruption passive, en compagnie de chefs d\u2019entreprise du BTP,  qui nous offriraient un excellent whisky en \u00e9change de march\u00e9s publics juteux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ou alors, on s\u2019attacherait \u00e0 la figure de l\u2019architecte choisi dans les ann\u00e9es quatre-vingt pour r\u00e9aliser cet \u00e9difice. Aujourd\u2019hui d\u00e9c\u00e9d\u00e9, cet homme \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019un des architectes ch\u00e9ris du pouvoir, certes bien moins connu que des Jean Nouvel, des Roland Castro ou des Christian de Portzamparc, auteurs quant \u00e0 eux de b\u00e2timents embl\u00e9matiques et populaires. La marque de fabrique de notre architecte, qui n&rsquo;h\u00e9sitait pas \u00e0 se comparer \u00e0 Moli\u00e8re pour son c\u00f4t\u00e9 soi-disant \u00ab\u00a0grand public\u00a0\u00bb, c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t le style n\u00e9oclassique, autant dire le rien passe-partout-grandiloquent. Fortement marqu\u00e9 par l\u2019antiquit\u00e9 romaine, et ses ors et sa d\u00e9mesure, il aurait vu dans l\u2019ascension du pouvoir socialiste une voie royale \u2014 ou imp\u00e9riale, plus exactement \u2014 pour dispenser un peu partout ses absurdes palais r\u00e9publicains, faits pour impressionner le contribuable, d\u00e9courager le syndicaliste et flatter le politique. En outre, il serait assez largement connu pour ses positions r\u00e9actionnaires, ses sympathies avec l\u2019extr\u00eame droite.<br>On s\u2019interrogerait alors sur les raisons qui poussaient un parti dit de gauche, ami de la culture et des arts, \u00e0 choisir un tel personnage pour marquer son pouvoir \u2014 et \u00e0 choisir syst\u00e9matiquement les projets les plus m\u00e9diocres lors des appels d\u2019offres. L\u2019id\u00e9e selon laquelle ce parti \u2014 comme nombre de ses cousins europ\u00e9ens \u2014 avait tourn\u00e9 le dos aussi bien aux authentiques artistes qu\u2019aux classes populaires n\u2019aurait rien de nouveau, il s\u2019agirait plut\u00f4t d\u2019une tarte \u00e0 la cr\u00e8me. Mais la traiter sous l\u2019angle exclusif de l\u2019architecture repr\u00e9senterait peut-\u00eatre une avanc\u00e9e notable dans le domaine de la pens\u00e9e. Il serait permis d\u2019en douter.<\/p>\n\n\n\n<p>Hypoth\u00e8se n\u00b04\u00a0: Secret Life of Plants<\/p>\n\n\n\n<p>Ou encore\u00a0: on attaquerait le b\u00e2timent par l\u2019angle des plantes. Le v\u00e9g\u00e9tal serait tr\u00e8s peu pr\u00e9sent au milieu du b\u00e9ton et du granit, il serait m\u00eame plut\u00f4t maltrait\u00e9. Il y aurait un arbre, sur lequel on s\u2019attarderait \u00e0 la premi\u00e8re personne\u00a0:<br>\u00ab\u00a0Nous poss\u00e9dons un arbre v\u00e9ritable, un seul, mais il ne se trouve pas dans un jardin. Pour qu\u2019il souffre mieux, nous l\u2019avons mis dans ce que l\u2019on appelle ici un patio. Un <em>patio\u00a0<\/em>: azulejos, r\u00eaves de fra\u00eecheur andalouse, oasis de siestes bienheureuses\u2026 Le n\u00f4tre, plus prosa\u00efque, est en fait un puits de lumi\u00e8re situ\u00e9 au centre du b\u00e2timent. On ne peut y p\u00e9n\u00e9trer. Mais on peut observer l\u2019arbre comme dans un vivarium. Ce h\u00eatre pyramidal, car j\u2019ai entendu son nom un jour,  est assez beau. Ou plut\u00f4t, on l\u2019imagine assez beau dans la nature. Puissant, g\u00e9n\u00e9reux, il propose le d\u00f4me de ses branchages aux oiseaux et aux amoureux. Mais ici, dans ce patio, il consacre toute son \u00e9nergie \u00e0 trouver un peu de jour pour ne pas mourir. Alors il s\u2019\u00e9l\u00e8ve, se cognant aux vitres \u00e0 chaque \u00e9tage, il atteint les toits maintenant et doit apercevoir nos \u00e9normes antennes paraboliques. Je l\u2019imagine, un jour, d\u00e9passant largement notre ch\u00e2teau, faisant onduler sa cime au vu de toute la ville, faisant r\u00eaver les enfants de jardins secrets. Mais il n\u2019ira gu\u00e8re plus haut, en v\u00e9rit\u00e9. Ses racines ne peuvent puiser bien profond\u00e9ment dans le bac en b\u00e9ton qui lui sert de terroir. Car \u00e9tant fac\u00e9tieux, nous l\u2019avons plant\u00e9 au premier \u00e9tage. Nous le soignons, cependant, dans son lit de galets. Cet arbre pr\u00e9sente pour la hi\u00e9rarchie un double avantage. D\u2019abord il assombrit les bureaux qui donnent sur le patio, contribuant ainsi \u00e0 maintenir cette atmosph\u00e8re d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qui est la n\u00f4tre, garantie d\u2019un travail s\u00e9rieux. Ensuite, il donne aux employ\u00e9s l\u2019indispensable illusion de nature. Ainsi ils restent plus tard, le soir.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une raison inconnue, cet arbre cesserait un jour d\u2019\u00eatre sous contr\u00f4le, et fomenterait une r\u00e9volte. Sournoisement, il entrerait en relation avec les autres organismes qui peuplent le b\u00e2timent\u00a0: mousses, champignons, herbes minuscules au coin des murs. De nouveaux personnages entreraient dans la danse, il y aurait m\u00eame une glycine absolument monstrueuse. Ensemble, ils entreprendraient de d\u00e9truire cette grande maison, \u00e0 force de croissance et de pers\u00e9v\u00e9rance. Ce serait l\u00e0 un projet \u00e0 long terme, le projet d\u2019une vie, tout comme ce livre. On imaginerait des images frappantes et belles, la nature prenant sa revanche sur la folie des hommes. Un peu comme \u00e0 la fin d\u2019un album de Barbapapa. Puis le silence s\u2019installerait progressivement, l\u2019histoire trouverait son terme avec la disparition du langage. Le livre s\u2019arr\u00eaterait faute de mots, \u00e9touff\u00e9 lui aussi par la touffeur des lianes et des tiges. <br><\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\"><br>  <br><br><\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"> <\/p>\n\n\n\n<p>.<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hypoth\u00e8se n\u00b0 1\u00a0: le travailSouvent je la regarde depuis mon bureau, et je m\u00e9dite. Cela pourrait \u00eatre la reprise d\u2019un vieux projet, cent fois abandonn\u00e9 et recommenc\u00e9. Un roman sur le travail, un r\u00e9cit fantaisiste et pourtant grave, qui parlerait d\u2019un employ\u00e9 aux \u00e9critures dans une administration territoriale. 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