{"id":15391,"date":"2019-10-19T17:53:22","date_gmt":"2019-10-19T15:53:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=15391"},"modified":"2019-10-19T17:53:23","modified_gmt":"2019-10-19T15:53:23","slug":"jouir-avec-dostoievski","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/jouir-avec-dostoievski\/","title":{"rendered":"Jouir avec Dosto\u00efevski"},"content":{"rendered":"<p>Il avait oubli\u00e9 de fermer sa fen\u00eatre \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit la plupart du temps ce n&rsquo;est pas g\u00eanant il faut v\u00e9rifier si un scolopendre ou autre petite bestiole n&rsquo;est pas venu se glisser dans le lit ou au pied du bureau la c&rsquo;est l&rsquo;invasion biannuelle des fourmis volantes il a le cerveau t\u00e9tanis\u00e9 les poumons se serrent la respiration devient sifflante il doit vite trouver son inhalateur il se sent envahi de partout la fen\u00eatre se ferme sur la troupeau d&rsquo;immeubles il doit maintenant r\u00e9viser ses partiels l&rsquo;appartement est suffisamment a\u00e9r\u00e9 il va dans l&rsquo;autre pi\u00e8ce sans fen\u00eatre o\u00f9 il a install\u00e9 son bureau justement pour pouvoir se concentrer plus facilement il regarde le ciel bleu layette juste avant le couch\u00e9 de soleil \u00e0 droite de son ordinateur il cherche l&rsquo;inspiration pour son po\u00e8me en cours d&rsquo;\u00e9criture il se sent p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 par la douceur du ciel la fraicheur du th\u00e9 vert encore dans sa bouche enveloppe son matin d&rsquo;hiver ce dimanche si paisible o\u00f9 la neige n&rsquo;est pas encore tomb\u00e9e il sait que le cimeti\u00e8re se cache juste derri\u00e8re l&rsquo;arbre il le voit en hiver quand les feuilles sont tomb\u00e9es il repense \u00e0 ses parents morts \u00e0 quelques mois d&rsquo;intervalles tr\u00e8s vite sans signes avant coureur il ouvre les yeux en pensant \u00e0 la mer cara\u00efbes si proche qu&rsquo;il pourrait presque entendre le ressac dans sa chambre il a son cours de voile cet apr\u00e8s-midi il attend avec impatience le moment o\u00f9 le vent sur sa peau guidera sa navigation et les r\u00e9glages de son d\u00e9riveur sa respiration apais\u00e9e gr\u00e2ce au m\u00e9dicament il d\u00e9truit m\u00e9thodiquement les fourmis volantes et celles qui ont d\u00e9j\u00e0 perdues leurs ailes il sait qu&rsquo;il ne pourra pas s&rsquo;endormir tant qu&rsquo;il ne sera pas s\u00fbr des les avoir toutes \u00e9radiqu\u00e9es il allume sa plaque \u00e9lectrique pour faire chauffer sa soupe en sachet il faut d\u00e9j\u00e0 nuit dehors et il se sent seul il entend vaguement le bruit des autres locataires chacun de sa chambre chacun dans sa bulle il vient de finir de relire Les Fr\u00e8res Karamazov il doit maintenant \u00e9crire sa dissertation dont il n&rsquo;a pas encore compris le sujet il allume la t\u00e9l\u00e9 pour regarder Nulle part ailleurs et s&rsquo;amuser un peu avant de passer une partie de la nuit \u00e0 \u00e9crire sur Dosto\u00efevski enfin allong\u00e9 dans son petit lit en bois il est soulag\u00e9 de s&rsquo;\u00eatre d\u00e9barrasser des fourmis il esp\u00e8re que le sommeil viendra vite il esp\u00e8re un nuit sans cauchemar soudain sans savoir d&rsquo;o\u00f9 lui vient cette interrogation il commence \u00e0 se demander pourquoi il vit pourquoi il vit ici maintenant pourquoi il est l\u00e0 et pas ailleurs ce matin l&rsquo;arbre est nu et il ne cache plus le cimeti\u00e8re vide personne il n&rsquo;aime pas les cimeti\u00e8res il y va juste pour les enterrements pour soutenir les vivants il entend pass\u00e9 une voiture dans la rue principale du lotissement il aime ce bruit qui augmente puis diminue sorte de parenth\u00e8se dans le joyeux silence.<\/p>\n<p>Deux parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des ench\u00e2ss\u00e9s l\u2019un sur l\u2019autre, l\u2019un min\u00e9ral et myst\u00e9rieux avec ses petites meurtri\u00e8res en guise de fen\u00eatres, l\u2019autre blanc et translucide tant il y a de baies vitr\u00e9es qui refl\u00e8tent les arbres, les gens, les maisons alentours, les oiseaux et le ciel. Cette grande m\u00e9diath\u00e8que qui abolit les fronti\u00e8res int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures avec le dehors qui se diffracte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur sur les alignements plus ou moins homog\u00e8nes que forment d\u2019autres parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des que sont les livres, les CD et les DVD. Telles des ombres vivantes dans cet aquarium o\u00f9 sont r\u00e9fugi\u00e9s les histoires r\u00eav\u00e9es et savantes du monde, les femmes et le hommes sont des silhouettes floues \u00e0 la recherche de leur incarnation.<\/p>\n<p>Ce que je pr\u00e9f\u00e8re, c\u2019est le massage des vagues la nuit, aucune autre perturbation, le vent fort lui m\u2019affole et me bouleverse en dispersant mes grains de sable \u00e0 tout va, au petit matin je frissonne sous les pattes des crabes, j\u2019essaie vainement de comprendre si leur trajet m\u2019envoie un message, et puis je tremble \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des voitures et des hommes qui en sortent, petits ou grands, ils n\u2019ont de cesse de courir vers la mer, observer les pieds de tout forme me distrait un moment puis je me lasse de ces va et vient perp\u00e9tuels sans autre logique que d\u2019alterner plongeons et bronzages, le pire vient des enfants qui me triturent, me creusent ou me sculptent, je n\u2019en peux plus des ch\u00e2teaux de sable et autres digues, des mots d\u2019amour et autres kyrielles de pr\u00e9noms&#8230; en revanche, j\u2019attends avec impatience et je me passionne pour les jeux de ballons divers et vari\u00e9s, j\u2019admire l\u2019adresse et la dext\u00e9rit\u00e9 dont je ne suis pas capable, je suis jaloux des rire et des connivences que cela cr\u00e9ent entre joueurs, moi d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment immobile, soumis aux al\u00e9as des courants marins et du vent, que j\u2019aimerais pouvoir virevolter, danser, me jeter par terre, tourbillonner au sol et encha\u00eener figures ou cabrioles, parfois en fin de journ\u00e9e quand le calme revient, je me sens lourd et inutile, encore plus insignifiant que tous les rochers qui m\u2019entourent.<\/p>\n<p>Un soir d\u2019\u00e9t\u00e9 alanguis l\u2019un \u00e0 cot\u00e9 de l\u2019autre trop chaud douceur des caresses chercher la bonne musique paresser en \u00e9coutant Bashung vertige draps froiss\u00e9s finir de s\u2019embrasser chercher un peu de fra\u00eecheur \u00e9couter la respiration de l\u2019autre m\u00e9langer nos doigts ce petit souffle dans le cou \u00ab \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de l\u2019auto \u00bb riff de guitare violon accord\u00e9on l\u2019accord emporte un nouveau r\u00eave demi-sommeil qui attend respirer le nez soudain dans les cheveux \u00ab hennir \u00bb la fra\u00eecheur ne vient toujours pas<\/p>\n<p>Il faudrait s&rsquo;asseoir CHAISES je ne sais pas choisir laquelle elles sont trop nombreuses dans cette grande pi\u00e8ce vide sans personne CHAISES qui s&rsquo;enfuient et me font peur il n&rsquo;y a personne dans la grande pi\u00e8ce vide trop nombreuses les CHAISES je voudrais m&rsquo;asseoir car je suis fatigu\u00e9 j&rsquo;ai beaucoup march\u00e9 depuis le chant du coq mes pens\u00e9es sont d\u00e9sordonn\u00e9es pas comme ces CHAISES en rang et impressionnante d&rsquo;immobilit\u00e9 je pourrais en d\u00e9placer une oui mais laquelle et cela se verrait une manque dans cet amas de CHAISES qui n&rsquo;ont pas toutes la m\u00eame forme certaines sont confortables et moelleuses d&rsquo;autres sont carr\u00e9es et dures comme du granit il faudrait s&rsquo;asseoir je suis si fatigu\u00e9 je n&rsquo;en peux plus d&rsquo;avoir errer dans la ville toute la journ\u00e9e impatient de venir ce soir comment trouver sa place au milieu de ces CHAISES pas un bruit \u00e0 peine l&rsquo;\u00e9cho de mon souffle affol\u00e9 plut\u00f4t \u00e9puis\u00e9 mon souffle \u00e0 bout de souffle et mon corps r\u00eave de CHAISES<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se n\u00b01 &#8211; la femme \u00e0 la chaise.<\/strong><\/p>\n<p>Le narrateur serait en train de mourir. Sa m\u00e9moire \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 vacillante, il se souviendrait \u00e0 la fois de moments importants de sa vie mais il aurait aussi des images plus anecdotiques qui s&rsquo;imposeraient sans aucune logique.<\/p>\n<p>Le narrateur s&rsquo;enregistrerait sur des cassettes audios pour ne pas oublier. Parfois il revient en arri\u00e8re pour \u00e9couter \u00e0 nouveau un des moments forts. Il aurait des larmes. Parfois il appellerait \u00e0 l&rsquo;aide et une infirmi\u00e8re viendrait le rassurer et lui donner des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>Le lecteur pourrait avoir l&rsquo;impression que c&rsquo;est un fou qui d\u00e9lire mais non il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un homme de plus de 90 ans qui est au seuil de la mort. Seul. Il n&rsquo;attendrait aucun visite. Il aurait juste cet enregistreur. Le narrateur aurait \u00e9cris sur la paume de sa main: \u00ab\u00a0m\u00e9fie-toi tu es d\u00e9j\u00e0 mort\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le narrateur parlerait toujours de la m\u00eame femme, son premier amour, qu&rsquo;il a rencontr\u00e9 alors qu&rsquo;elle se promenait dans la rue avec une chaise. Il la suivra jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle s&rsquo;assoie dans un parc public. La narrateur lui aurait fait une d\u00e9claration d&rsquo;amour \u00e0 cette occasion.<\/p>\n<p>La femme, une antillaise, lui aurait dis un flot de phrases en cr\u00e9ole, pour finir par un d\u00e9fi dit en fran\u00e7ais: \u00ab\u00a0si tu me retrouve en Guadeloupe, nous nous marririons.\u00a0\u00bb Puis elle disparut si vite que le narrateur avait cru \u00e0 un sortil\u00e8ge. Il aurait r\u00e9cup\u00e9rer la chaise vide pour la ramener chez lui. Depuis le narrateur ne s\u2019assi\u00e9rait plus que sur cette chaise. Ce qui est emb\u00eatant quand il est hors de chez lui, soit il am\u00e8ne partout sa chaise, soit il reste debout.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait des \u00e9conomies, il serait parti en Guadeloupe avec sa chaise comme seul bagage en soute. Il aurait err\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele en long et en large, il en aurait m\u00eame fait le tour \u00e0 la nage. Ce qui n&rsquo;est pas facile avec une chaise sur le dos. Rien \u00e0 faire. Introuvable. A force de marcher, le narrateur serait devenu tr\u00e8s maigre. Il para\u00eet que Giacometti l&rsquo;a crois\u00e9 lors d&rsquo;un s\u00e9jour en Guadeloupe et se serait inspir\u00e9 de lui pour ses silhouettes qui marchent.<\/p>\n<p>Un jour de canicule alors que le narrateur repassait pour la \u00e9ni\u00e8me fois dans l&rsquo;all\u00e9e Dumanoir, une palme lui est tomb\u00e9 sur la t\u00eate et il se serait \u00e9vanoui. Ce serait ce moment-l\u00e0 que choisis la femme \u00e0 la chaise pour r\u00e9-apparaitre, lui reprendre sa chaise et lui donner un baiser qui le r\u00e9veilla.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se n\u00b02 &#8211; La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/p>\n<p>Le narrateur viendrait de rencontrer une femme et lui ferrait des confessions sur sa vie. Il lui murmurerait des moments de son pass\u00e9 mais aussi des r\u00eaves qu&rsquo;il aimerait accomplir ou lui raconterait \u00e0 sa mani\u00e8re un moment pass\u00e9 ensemble comme leur deuxi\u00e8me nuit d&rsquo;amour et de tendresse.<\/p>\n<p>Il lui d\u00e9crirait les lieux de son enfance. D&rsquo;un temp\u00e9rament angoiss\u00e9, il lui raconterait ses angoisses existentielles. Au fur et \u00e0 mesure, le lecteur d\u00e9couvrirait un h\u00e9ro tourment\u00e9 qui \u00e9crit du th\u00e9\u00e2tre et qui s&rsquo;all\u00e8ge de ses souffrances pass\u00e9es.<\/p>\n<p>Outre les moments intimes avec sa compagne, il y aurait le r\u00e9cit des r\u00e9p\u00e9titions de la pi\u00e8ce qui se d\u00e9velopperait aussi \u00e0 partir des improvisations et des accidents sur sc\u00e8ne. Le texte se terminerait par la repr\u00e9sentation finale avec le narrateur en r\u00e9citant et sa compagne en \u00e9toile filante venant dire des po\u00e8mes \u00e9nigmatiques \u00e0 diff\u00e9rents moments. La pi\u00e8ce ferait aussi parl\u00e9 des objets ou des \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor y compris le sol qui serait un t\u00e9moin important de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se n\u00b03 &#8211; En attendant la fin<\/strong><\/p>\n<p>Il s&rsquo;agirait d&rsquo;un \u00e9crivain en panne d&rsquo;inspiration qui erre dans La Rochelle. L&rsquo;\u00e9crivain observerait les passants et les immeubles notant tout azimut des id\u00e9es sur un carnet rouge. En rentrant dans son appartement, l&rsquo;\u00e9crivain, dans la fr\u00e9n\u00e9sie de la marche, commencerait \u00e0 \u00e9crire un texte et puis&#8230; soudain au bout de quelques minutes, il s&rsquo;arr\u00eaterait comme fig\u00e9.<\/p>\n<p>Dans son bureau, il s&rsquo;accumulerait ainsi plein de textes inachev\u00e9s ou en suspend. L&rsquo;\u00e9crivain essaie r\u00e9guli\u00e8rement d&rsquo;en reprendre l&rsquo;un ou l&rsquo;autre en partant des notes prises sur le vif. L&rsquo;un ou l&rsquo;autre texte avancerait de mani\u00e8re laborieuse sans que l&rsquo;auteur soit satisfait. Les ratures ne seraient pas rares.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain aurait du mal \u00e0 fin ses textes. Il lui arriverait aux heures des doutes les plus douloureux de vouloir tout br\u00fbler ou d&#8217;embaucher un n\u00e8gre ou de plagier ses auteurs favoris.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain finirait par prendre une drogue euphorisante dont nous tairons le nom. Gr\u00e2ce \u00e0 elle, il terminerait son premier roman intituler \u00ab\u00a0En attendant la fin\u00a0\u00bb qui eut un petit succ\u00e8s critique aupr\u00e8s de chercheurs en litt\u00e9rature contemporaine, d&rsquo;\u00e9crivains marginaux comme Fran\u00e7ois Bon et d&rsquo;infirmi\u00e8res insomniaques qui accompagnent les malades vers la mort.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ce livre, personne n&rsquo;aura plus de nouvelles de cette auteur qui s&rsquo;est volatilis\u00e9 dans la nature.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se n\u00b04 &#8211; Jouir avec Dosto\u00efevski<\/strong><\/p>\n<p>Hypnotis\u00e9 par la boule \u00e0 facettes et en transe \u00e0 force d&rsquo;avoir danser, la narratrice r\u00eaverait d&rsquo;une nuit d&rsquo;amour en bord de mer. Entre deux baisers, d&rsquo;abord chaste puis de plus en plus intense, elle imaginerait des histoires pour son amant. Dans un premier temps, elle broderait \u00e0 partir de ce qu&rsquo;elle voit autour d&rsquo;elle. La fatigue lui ferait beaucoup parl\u00e9 de chaises, de canap\u00e9s, de bancs, de lits, de hamacs, de transats, de fauteuils moelleux, de banquettes confortables et de matelas rebondis. Pendant les pr\u00e9liminaires, elle r\u00e9citerait des po\u00e8mes connus par coeur de Ren\u00e9 Char, d&rsquo;Aim\u00e9 C\u00e9saire, de Lionel Ray ou de Jeanne Benameur avec sur le bout de la langue cette envie des les m\u00e9langer pour en cr\u00e9er de nouveaux, quelques fois ce sont des chansons de Bashung, de Nougaro ou de Souchon qui sortiraient entre deux petits r\u00e2les de plaisir. A la premi\u00e8re p\u00e9n\u00e9tration, elle convoquerait les classiques de la litt\u00e9rature Proust, Stendhal, Hugo, H\u00e9mingway, Nabokov et \u00e0 l&rsquo;approche de la jouissance ce sont les russes Dosto\u00efevski, Tchekhov, Tolsto\u00ef ou Boulgakov.<br \/>\nDans la phase d&rsquo;apaisement, elle se r\u00eaverait navigatrice en solitaire, danseuse \u00e9toile, \u00e9crivaine \u00e0 succ\u00e8s, chanteuse de charme ou astronaute juste avant de s&rsquo;\u00e9vanouir sur la piste de danse de la boite de nuit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il avait oubli\u00e9 de fermer sa fen\u00eatre \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit la plupart du temps ce n&rsquo;est pas g\u00eanant il faut v\u00e9rifier si un scolopendre ou autre petite bestiole n&rsquo;est pas venu se glisser dans le lit ou au pied du bureau la c&rsquo;est l&rsquo;invasion biannuelle des fourmis volantes il a le cerveau t\u00e9tanis\u00e9 les poumons se serrent <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/jouir-avec-dostoievski\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Jouir avec Dosto\u00efevski<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1146],"tags":[],"class_list":["post-15391","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-9-les-hypotheses-anne-james"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15391"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15391\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}