{"id":154782,"date":"2024-06-18T22:53:50","date_gmt":"2024-06-18T20:53:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=154782"},"modified":"2024-07-10T20:50:46","modified_gmt":"2024-07-10T18:50:46","slug":"anthologie-prologue-jai-fabrique-ma-peau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-prologue-jai-fabrique-ma-peau\/","title":{"rendered":"#anthologie #prologue | j&rsquo;ai fabriqu\u00e9 ma peau."},"content":{"rendered":"\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 berc\u00e9e de mouvements, r\u00e9chauff\u00e9e de chair, nourrie. J\u2019ai gigot\u00e9 sans direction, ivre d\u2019eau d\u00e9j\u00e0. Joie sans raison. Noy\u00e9e de m\u00e8re. J\u2019ai flott\u00e9 ivre de confusion\u00a0; brass\u00e9e. Je n\u2019\u00e9tais pas encore n\u00e9e, agit\u00e9e d\u00e9j\u00e0. Bouscul\u00e9e de bruits, de chants, d\u2019humeurs. J\u2019ai remu\u00e9\u00a0; j\u2019\u00e9tais serr\u00e9e contenue. \u00c9cras\u00e9e, me sera toujours r\u00e9confort. J\u2019ai boug\u00e9, comme tout a toujours boug\u00e9 autour. J\u2019ai touch\u00e9 t\u00e2tonn\u00e9\u00a0; contre. Touch\u00e9 de ma main\u00a0; mou monde m\u2019entourait\u00a0; ma main que je ne savais pas main. J\u2019ai barbot\u00e9 contre chair et sang. Tant de chaleur contre. Press\u00e9e contenue, j\u2019ai connu l\u2019\u00e9treinte. J\u2019ai touch\u00e9 mon visage, saisi mes pieds. J\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 ma peau, la joie des gestes. Je suis all\u00e9e vers. Contre. L\u2019\u00e9lan curieux sans promesse. J\u2019ai pouss\u00e9 mon corps, tap\u00e9 des pieds d\u00e9j\u00e0. J\u2019ai tap\u00e9, effleur\u00e9 \u00e9prouv\u00e9. J\u2019ai appris le contact, ce que \u00e7a fait de toucher. J\u2019ai recommenc\u00e9, autrement. Le plaisir de chercher, ne pas comprendre. L\u2019euphorie du flou. \u00c7a s\u2019arr\u00eate o\u00f9\u00a0? J\u2019ai test\u00e9. Approcher ce qui vibre, me traverse. Attraper. Parfois les lumi\u00e8res entre clart\u00e9 et ombres. J\u2019ai boug\u00e9, je ne voyais pas\u00a0; j\u2019entendais, aveugle d\u00e9gustais. J\u2019ai boug\u00e9, je ressentais, me fondais. Me mangeais. J\u2019ai surpris les nuances, les saveurs. J\u2019ai go\u00fbt\u00e9, liquide alentour\u00a0; soup\u00e7on sucr\u00e9, parfois sal\u00e9. Je ne voyais pas, percevais. Le c\u0153ur, battements comme caresse. Le rythme revient et enveloppe. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 berc\u00e9e doucement, comme souffl\u00e9e. Ma m\u00e8re mar\u00e9e pulse dans moi comme je chavire en elle. Parfois trop d\u2019elle m\u2019agitent. Ses \u00e9mois comme hi\u00e9roglyphes d\u2019une vie \u00e0 venir. J\u2019ai appris l\u2019attente d\u00e9j\u00e0. La confiance n\u00e9cessaire, ne pas mourir. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 contenue, retenue\u00a0; douces parois. J\u2019ai t\u00f4t connu fronti\u00e8re et abri\u00a0; je ne saurais que plus tard les guerres. La complexit\u00e9 des limites.<br><em>\u00c7a se serait pass\u00e9 comme \u00e7a.<\/em><br>Je suis n\u00e9e parmi les voix\u00a0; humaines et bruits de fen\u00eatres. Je suis n\u00e9e apr\u00e8s deux gar\u00e7ons, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 attendue souhait\u00e9e. On m\u2019a attendue, sans me savoir fille avant m\u2019avoir vue. J\u2019\u00e9tais d\u00e9sir\u00e9e, une fille \u00e9tait voulue. N\u00e9e fille, je serai choy\u00e9e. Pourvu que fille, d\u00e9sir\u00e9e. La joie aura d\u00e9sormais ses raisons. Fille, ne jamais l\u2019oublier. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 port\u00e9e berc\u00e9e. J\u2019ai cri\u00e9 ri pleur\u00e9\u00a0; entre bras et peaux. J\u2019ai connu l\u2019air la lumi\u00e8re. J\u2019ai clign\u00e9 des paupi\u00e8res. J\u2019ai boug\u00e9 la t\u00eate\u00a0; sans gauche ni droite. \u00c7a s\u2019arr\u00eate o\u00f9\u00a0? Le haut, le bas. Tout contre leurs \u00e9paules. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 caress\u00e9e, embrass\u00e9e. J\u2019ai secou\u00e9 mon corps, l\u2019ai confi\u00e9 au mouvement. J\u2019ai appris ma peau\u00a0: toucher chaud froid ou rauque. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 lav\u00e9e habill\u00e9e. Lang\u00e9e. Nettoy\u00e9e lang\u00e9e. Hum\u00e9e, embrass\u00e9e. J\u2019ai eu soif. On m\u2019embrassait les cuisses, les pieds. Je bougeais mes jambes jusqu\u2019aux pieds. J\u2019ai fix\u00e9 les visages les yeux les l\u00e8vres. Je me suis fix\u00e9e aux voix. Mes gestes brusques, je ne d\u00e9cidais pas. Je surveillais leurs actions, retenais dehors. Assimilais dedans dehors. Je fabriquais ma peau. Je me suis perdue dans mes trous de nez. J\u2019ai eu, douceur des l\u00e8vres sur ma peau. Le toucher des cheveux, moustaches picotent. Le soyeux, le rugueux. Je passais de bras en bras. Leurs odeurs aussi. J\u2019ai appris \u00e0 reconna\u00eetre les visages les regards les bouches. J\u2019ai eu peur des dents, j\u2019ai voulu toucher. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 chatouill\u00e9e, on riait de mes rires. Je riais. J\u2019ai aval\u00e9 ma morve parfois. J\u2019ai soulev\u00e9 un bras\u00a0; me suis agripp\u00e9e des doigts. J\u2019ai serr\u00e9 comme j\u2019ai \u00e9t\u00e9 serr\u00e9e. J\u2019ai pouss\u00e9 des cris jusqu\u2019au mal de gorge. Je m\u2019endormais avant de savoir. Je t\u00e9tais mes mains avant la faim. J\u2019ai eu peur d\u2019\u00e9touffer des fois. J\u2019ai eu peur la nuit. J\u2019ai eu peur quand seule. J\u2019ai eu peur des voix. J\u2019avais peur avant de conna\u00eetre.<br><em>\u00c7a se serait pass\u00e9 comme \u00e7a.<\/em><br>J\u2019ai recrach\u00e9 le go\u00fbt de l\u2019ail. J\u2019ai sursaut\u00e9 au citron des premi\u00e8res fois. J\u2019ai claqu\u00e9 de la langue pour apprendre l\u2019acidit\u00e9, assimiler ce go\u00fbt \u00e0 ma bouche. Apprendre le citron\u00a0; devenir citron. J\u2019ai pleur\u00e9 plus tard cheveux accroch\u00e9s au peigne. Je me suis br\u00fbl\u00e9e pour croire au feu. J\u2019ai battu des mains sans chercher \u00e0 dire. J\u2019ai appris \u00e0 tomber. Tomber pour apprendre. J\u2019ai fait tomber les objets\u00a0; j\u2019ai sursaut\u00e9 de voir le peluche perdre mes doigts\u00a0; mes mains incertaines. On m\u2019a balanc\u00e9e dans les airs, on m\u2019a rattrap\u00e9e. On m\u2019a jet\u00e9e dans l\u2019eau, on m\u2019a rattrap\u00e9e. J\u2019ai appris \u00e0 nager. Remous d\u2019eau dans la piscine. On a ri de mes maladresses, ri de me voir r\u00e9ussir le peu. J\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 poser mes pieds, me tenir debout, vaciller beaucoup. Tomber de ne pas voir le vent, j\u2019ai tr\u00e9buch\u00e9 dans la poussi\u00e8re. J\u2019ai jou\u00e9 avec la poussi\u00e8re\u00a0; ce qui s\u2019accroche, doigts ou orteils. J\u2019ai gout\u00e9 la terre. Le sable rugueux sur la langue. J\u2019ai mang\u00e9 le sel de mes larmes, le shampoing du bain. L\u2019eau qui claque. Nettoy\u00e9e, lang\u00e9e. Je d\u00e9cevais ma m\u00e8re. Je ne comprenais pas\u00a0 ; plus tard je saurai son impatience. J\u2019ai cogn\u00e9 le sol des pieds, \u00e9prouv\u00e9 sa duret\u00e9 qui rassure. Mon corps comme toujours poussait en avant, vers le haut. J\u2019ai vu les couleurs, j\u2019allais vers leur \u00e9clat. La surface des objets. Je les mettais dans ma bouche, mieux les comprendre. J\u2019ai saisi des doigts le lisse, le mou. Le bois, la froideur du fer. Je tiquais les premi\u00e8res fois. Je tapais toutes surfaces. J\u2019ai pataug\u00e9 dans l\u2019eau. Je me suis cogn\u00e9e contre les vitres\u00a0; j\u2019ai sursaut\u00e9 devant les miroirs. J\u2019ai dormi contre leurs corps. J\u2019ai aim\u00e9 les mains de ma m\u00e8re, mes sensations de fille nue. J\u2019ai \u00e9touff\u00e9 d\u2019\u00eatre trop habill\u00e9e par peur du froid. J\u2019ai d\u00e9test\u00e9 les chaussettes, les pulls. Ma peur d\u2019\u00e9touffer. Je regardais par la fen\u00eatre comme vieillie d\u00e9j\u00e0. J\u2019ai ri, j\u2019ai pleur\u00e9. Je souriais beaucoup. Je souriais et mes yeux.<br><em>\u00c7a se serait pass\u00e9 comme \u00e7a.<\/em><br>Je suis n\u00e9e entre deux langues. Longtemps la m\u00eame, tous mots confondus. J\u2019ai parl\u00e9. J\u2019ai \u00e9cout\u00e9 mes mots comme la voix des autres. Associer faire phrases. Nommer les objets. Nommer les gens, ne pas les d\u00e9signer du doigt. D\u00e9crire, nuancer. \u00c9couter, beaucoup \u00e9couter. D\u00e9finir. Apprendre les contraires. D\u00e9noncer le mensonge des images r\u00eav\u00e9es. La d\u00e9ception de ne pas trouver les bonbons vus en sommeil\u00a0; le soulagement d\u2019\u00e9chapper aux monstres, \u00e0 l\u2019effondrement d\u2019un immeuble. Distinguer les deux langues. Aimer les mots inconnus, l\u2019\u00e9trange plaisir de ne pas comprendre. Distinguer une troisi\u00e8me, l\u2019arabe \u00e0 l\u2019\u00e9crit, trembler devant son \u00e9tranget\u00e9. R\u00e9sister \u00e0 l\u2019\u00e9cole, pr\u00e9f\u00e9rer les jeux de ballons. Les sauts des billes sur le carrelage. Les deux alphabets, les sons qui n\u2019existent pas dans l\u2019autre langue. Les conversations des grands, une quatri\u00e8me langue. Aimer encha\u00eener les lettres, dessiner l\u2019\u00e9criture. Parler, s\u00e9parer, assembler. M\u2019indigner de l\u2019injustice des grammaires. Savoir le langage sans attache, sans territoire d\u00e9fini. Distinguer les deux langues. Sautiller pour danser. Lire, langue parall\u00e8le. Lire et traquer le myst\u00e8re. R\u00e9clamer des chansons au coucher. Tenir les livres \u00e0 l\u2019envers, grand s\u00e9rieux. Faire semblant et finir pas y croire. Jouer \u00e0 \u00eatre grande, parler avec les mains. Me cacher, prier d\u2019\u00eatre vite trouv\u00e9e. J\u2019ai cherch\u00e9 les animaux dans les nuages, formes fugaces. J\u2019ai essay\u00e9 les mots, les grimaces. J\u2019ai surjou\u00e9 l\u2019\u00e9motion. J\u2019ai imit\u00e9 pour comprendre. Chant\u00e9 faux sans m\u2019entendre. J\u2019ai test\u00e9 les insultes, nouvelle langue. J\u2019ai assist\u00e9 aux messes, une autre langue. J\u2019ai grandi dans une ville humide, entre strates de langues. J\u2019ai grandi dans les bruits des rues, les rires des femmes. J\u2019ai grandi dans les sursauts des klaxons, les insultes sans cons\u00e9quence. Entre les tabl\u00e9es et les danses du ventre. J\u2019ai grandi dans l\u2019\u00e9loquence des discours, la surench\u00e8re rh\u00e9torique. La parole, sacr\u00e9e.<br><em>\u00c7a s\u2019est pass\u00e9 comme \u00e7a.<\/em><br>Je suis n\u00e9e avec la peur, dans la peur sans objet. Dans l\u2019enthousiasme aussi, il suffit de peu. J\u2019ai grandi dans les secousses des voix, les voix qui montent crissent. J\u2019ai grandi avec la peur, diff\u00e9rente selon, m\u00eame texture. La m\u00eame en bouche. J\u2019ai appris la violence. La diff\u00e9rence. Fille je me suis souvenue. J\u2019ai appris \u00e0 me battre. Combattre la fatalit\u00e9. Me d\u00e9fendre. Bousculer les fr\u00e8res. Aimer leurs jeux. Guetter la sonnerie des r\u00e9cr\u00e9ations. Essayer des choses. D\u00e9cider et douter\u00a0; d\u00e9cider, l\u00e8vres ferm\u00e9es. Narguer mes parents. Regarder cuisiner ma m\u00e8re, la gaiet\u00e9 de ma m\u00e8re\u00a0; tremper les doigts dans le plat. Voler des frites, ne plus savoir que faire des doigts gras. Braver le soleil, en pleurer sans tristesse. Plonger dans la mer et retenir ma respiration pour la puissance de l\u2019\u00e9lan qui remonte et sauve. Toujours un moment o\u00f9 \u00e7a se redresse. Et respirer \u00e0 nouveau, comble. On me traitait de gar\u00e7on manqu\u00e9, on attendait une fille. J\u2019\u00e9tais d\u00e9sir\u00e9e voulue. N\u00e9e fille. Je suis n\u00e9e entre deux religions, dix-huit communaut\u00e9s religieuses. On m\u2019a fait la morale, on m\u2019a parl\u00e9 en images pour l\u2019exemple qui marque. \u00catre quelqu\u2019un de bien. J\u2019ai partag\u00e9 les croyances, la foi de ma famille. J\u2019ai dout\u00e9, os\u00e9, trahi. Je suis n\u00e9e avant les bombardements de Beyrouth. avant la guerre du Liban. Avant les ennemis, les alli\u00e9s, les abris. Je suis n\u00e9e avant les morts. Petite je me battais d\u00e9j\u00e0, il a suffi grandir pour commencer \u00e0 perdre. Me le rappeler, je suis fille. Je suis n\u00e9e avant le bruit des explosions. Avant l\u2019incompr\u00e9hension. J\u2019ai test\u00e9 l\u2019interdit. J\u2019ai contredit. Me suis oppos\u00e9e. J\u2019ai aim\u00e9. Je suis n\u00e9e avant l\u2019exil. J\u2019ai beaucoup pos\u00e9 de questions. \u00c9viter les r\u00e9ponses. J\u2019ai aim\u00e9, j\u2019ai quitt\u00e9. Je me suis amus\u00e9e du hasard. Je n\u2019ai pas int\u00e9gr\u00e9 le temps. J\u2019ai abus\u00e9 de chocolat. Je me suis cach\u00e9e. J\u2019ai eu peur de la mort, des blessures surtout. Le sang, le corps heurt\u00e9. J\u2019ai d\u2019autres peurs. Je sursaute quand les portes claquent. Recule quand un bras s\u2019approche. J\u2019ai peur de ce qui surgit, pr\u00e9sence qui ne s\u2019annonce pas. Peur de l\u2019immobile, ce qui envahit. Je suis n\u00e9e avant leur mort. Je suis n\u00e9e avant moi. Avant ma mort. Un jour, le silence gel\u00e9 des peaux.<br><em>\u00c7a se passe comme \u00e7a.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 berc\u00e9e de mouvements, r\u00e9chauff\u00e9e de chair, nourrie. J\u2019ai gigot\u00e9 sans direction, ivre d\u2019eau d\u00e9j\u00e0. Joie sans raison. Noy\u00e9e de m\u00e8re. J\u2019ai flott\u00e9 ivre de confusion\u00a0; brass\u00e9e. Je n\u2019\u00e9tais pas encore n\u00e9e, agit\u00e9e d\u00e9j\u00e0. Bouscul\u00e9e de bruits, de chants, d\u2019humeurs. J\u2019ai remu\u00e9\u00a0; j\u2019\u00e9tais serr\u00e9e contenue. \u00c9cras\u00e9e, me sera toujours r\u00e9confort. J\u2019ai boug\u00e9, comme tout a toujours boug\u00e9 autour. 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