{"id":156723,"date":"2024-06-23T22:11:53","date_gmt":"2024-06-23T20:11:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=156723"},"modified":"2024-06-23T22:58:21","modified_gmt":"2024-06-23T20:58:21","slug":"anthologie-04-habiter-deshabiter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-04-habiter-deshabiter\/","title":{"rendered":"#anthologie #04 | habiter"},"content":{"rendered":"\n<p>3 <br><em>Hansel et Gretel<\/em> provoque encore chez moi une terreur insupportable, poisseuse. La maison comme un pi\u00e8ge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>4 <br>R\u00e9veillon de No\u00ebl. Il faudrait \u00eatre, parait-il, ce soir l\u00e0 plus qu\u2019un autre, \u00e0 l\u2019abri, dans la chaleur d\u2019un chez soi (<em>La petite fille aux Allumettes<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>6 <br><em>Atelier, \u00e9tymologie : rassembler un tas de bois pour en faire quelque chose. <\/em>L\u2019atelier, c\u2019est le <em>faire<\/em>. <em>Faire<\/em> est un lieu, un habitat, un chez moi. L\u2019utopie du rassemblement est ce lieu o\u00f9 j\u2019habite. Je me suis entendue dire il y a peu qu\u2019une cellule dans une prison ne me ferait pas peur, tant que j\u2019aurais de quoi \u00e9crire et dessiner. Manie des d\u00e9clarations radicales, comme toujours pas tout \u00e0 fait justes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>7 <br>L\u2019\u00e9criture comme un atelier qu\u2019on transporte partout.<\/p>\n\n\n\n<p>12 <br>J\u2019ai vu des maisons inachev\u00e9es au Mexique. Ontologiquement inachev\u00e9es. Marbre et parpaing. Air conditionn\u00e9 et dindons sauvages. Douche clinquante avec chaussette en guise de pommeau. Luxe et bidouille.<\/p>\n\n\n\n<p>14 <br>J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9e par les sourici\u00e8res, les terriers, les galeries. Ils ouvraient un imaginaire de confort miniature, de chaleur, de s\u00e9curit\u00e9. Je trouvais les 3 petits cochons idiots, avec leur obstination \u00e0 construire. Une grotte \u00e9troite avec une porte solide auraient fait l\u2019affaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>15 <br>J\u2019ai v\u00e9cu un temps \u00e0 la campagne dans une grande maison bord\u00e9e de sentiers, d\u2019oliviers, d\u2019odeurs apaisantes. Je n\u2019ai pas su m\u2019y sentir chez moi; le lieu n\u2019\u00e9tait pas ajust\u00e9, comme un v\u00eatement trop grand. Trop d\u2019espace m\u2019effraie. Trop de silence aussi. Il m\u2019est difficile de saisir le d\u00e9sir de se construire une immense maison au milieu d\u2019un terrain vide.<\/p>\n\n\n\n<p>16 <br>D\u00e9solidariser <em>habiter<\/em> et <em>territoire<\/em> est une t\u00e2che philosophique en cours, passionnante. Extr\u00eame difficult\u00e9 personnelle, honteuse, \u00e0 \u00e9teindre la terreur de l\u2019envahissement. La menace des punaises de lit, des cafards d\u00e9clenche chez moi l\u2019effroi d\u2019\u00eatre d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e, colonis\u00e9e, l&rsquo;horreur de ne plus \u00eatre chez soi, de ne pas savoir o\u00f9 sont les intrus. Je commence \u00e0 accepter la pr\u00e9sence permanente des pigeons et de leurs pratiques d\u00e9coratives sur mon balcon, mais une vie ne suffira pas.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>18 <br>Habiter en fant\u00f4me. La mort me fera revenante dans la maison de l\u2019enfance o\u00f9 d\u00e9j\u00e0 je voyage en r\u00eave.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>22 <br>Mes parents s\u2019inqui\u00e9taient. Petite fille, je dessinais obstin\u00e9ment des coupes lat\u00e9rales d\u2019immeubles : vies parall\u00e8les, foyers parall\u00e8les s\u00e9par\u00e9s par des lignes, familles dans des cases \u00e9voluant autour de sapins d\u00e9cor\u00e9s (No\u00ebl).\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>25 <br>Souvent je me demande quels objets je prendrais s\u2019il fallait partir pr\u00e9cipitamment de chez moi \u00e0 cause du feu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>28 <br>\u00c0 18 ans, j\u2019ai habit\u00e9 quelques ann\u00e9es dans une chambre de bonne \u00e0 Paris, rue Traversi\u00e8re \u2014 premier foyer \u00e0 moi. Tous mes int\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 ensuite des variations de celui-l\u00e0.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>30 <br>J\u2019ai grandi dans deux cit\u00e9s. L\u2019habitat-r\u00e9f\u00e9rence est un appartement, en hauteur, dans un immeuble&nbsp; \u2014 ici, je ne suis pas la seule \u00e0 \u00ab&nbsp;arracher \u00e0 l\u2019espace le lieu&nbsp;\u00bb (Perec) qui est le mien, pas la seule responsable de l\u2019appropriation d\u2019un p\u00e9rim\u00e8tre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>33 <br>La maison inconnue du r\u00eave est un refuge. Ma grand-m\u00e8re, dans son lit d\u2019Ehpad, parle de ses refuges d\u2019enfance comme si elle les avait quitt\u00e9s hier. La maison o\u00f9 elle a v\u00e9cu quarante ans n\u2019est pas son refuge, elle l\u2019a oubli\u00e9e. C\u2019est le mien. De g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, nous semblons b\u00e2tir des refuges pour les suivants. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>39 <br>Dans ce monde, chaque pathologie aurait sa maison, et chaque maison aurait un nom d\u2019arbre : la maison des acacias accueille les malades d\u2019Alzheimer.<\/p>\n\n\n\n<p>43 <br>D\u00e8s que j\u2019arrivais dans la maison, premier jour des vacances, premi\u00e8re heure, j\u2019explorais les quatre greniers. C\u2019\u00e9tait toujours la premi\u00e8re fois \u2014 \u00e9merveillement intact, les greniers redevenaient terres \u00e9trang\u00e8res entre chaque s\u00e9jour. Ils \u00e9taient habit\u00e9s \u2014 jouets, meubles, caisses remplies de promesses. Aujourd&rsquo;hui, les objets jadis silencieux se mettent \u00e0 m\u2019appeler.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>44 <br>Mon p\u00e8re ne pourrait pas vivre sans murs. M\u00eame s\u2019il habitait un palace, il y am\u00e9nagerait un r\u00e9duit qu\u2019il appellerait son atelier, o\u00f9 il disparaitrait r\u00e9guli\u00e8rement. Il serait minuscule, sans fen\u00eatre, rempli d\u2019\u00e9tag\u00e8res jusqu\u2019au plafond, garni des objets qui lui sont indispensables, m\u00e9moires familiales, photos, dessins, outils, valises, choses. Les choses y sont nombreuses et parfaitement rang\u00e9es, laissant tr\u00e8s peu d\u2019espace pour son corps; les choses sont presque coll\u00e9es \u00e0 son corps, les choses sont une autre peau.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>49 <br>Je ne r\u00eave pas d\u2019une maison id\u00e9ale.<\/p>\n\n\n\n<p>66 <br>J\u2019ai visit\u00e9 le mas o\u00f9 elle a grandi, \u00e0 deux pas de la fronti\u00e8re, appel\u00e9 Caladroy. Je les ai film\u00e9s, elle, sa soeur, la minuscule maison coll\u00e9e \u00e0 l\u2019ancienne \u00e9cole. Elle raconte son p\u00e8re, sa m\u00e8re, les vignes, le c\u00e8dre, les abricotiers, la ch\u00e2telaine, les r\u00e9fugi\u00e9s. Quand elle mourra, c\u2019est l\u00e0 que j\u2019irai toquer, pour la revoir. Si elle n\u2019y est pas d\u00e9j\u00e0.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>68 <br>J\u2019ai habit\u00e9 cette chambre durant 10 ans, cit\u00e9 Saint-Blaise, Paris 20. Adolescente, je la trimbalais partout. Elle me prot\u00e9geait. Je ferme les yeux, j\u2019y suis. Parfois je me r\u00e9veille avec la certitude d\u2019\u00eatre dans ce lit. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>72 <br>J\u2019ai toujours cohabit\u00e9 avec la plante pointue, un Yucca que j\u2019ai encore. Dans la cit\u00e9 de la petite enfance, \u00e0 Arnouville-les-Gonesses, il \u00e9tait pos\u00e9 pr\u00e8s de ma fen\u00eatre. Nous regardions les barres d\u2019immeubles et le stade, \u00e0 l\u2019heure de la sieste. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>75 <br>La maison de l\u2019avenir ne peut pas \u00eatre faite de b\u00e9ton, de cris, d\u2019ascenseurs en panne, d\u2019humains empil\u00e9s, de solitudes bien rang\u00e9es, de PVC. Et pourtant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>80 <br>La maison de l\u2019avenir voit la mer.<\/p>\n\n\n\n<p>82 <br>Les lieux, selon les Apaches, ne cessent de poursuivre les humains.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>90 <br>Elle a quitt\u00e9 sa maison un jour de janvier, apr\u00e8s une chute, sans savoir qu\u2019elle n\u2019y reviendrait pas. Depuis quelques temps, je prends des objets pour les ramener chez moi. J\u2019ai ce \u00ab&nbsp;sentiment de profanation et de pillage&nbsp;\u00bb, en m\u00eame temps que celui d\u2019un sauvetage; ils jouent dans mes spectacles. J\u2019ai revisit\u00e9 les quatre greniers, trouv\u00e9 sa robe de mari\u00e9e, en boule dans un carton ; des lettres partout, jusque dans les boites \u00e0 chaussure, jusque dans les vieux sacs \u00e0 mains \u2014 lettres de son fils, de sa m\u00e8re, de son fr\u00e8re. Des recettes aussi, not\u00e9es sur des coins de journaux, sur des tickets de caisse. Des Polaro\u00efds mal cadr\u00e9s dans les poches des manteaux. Des bijoux en toc diss\u00e9min\u00e9s dans des petits sacs au milieu des milliards de mouchoirs, des centaines de pelotes de laine. En jouant avec eux, je propose aux objets une autre langue.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>94 <br>Dans ma famille, il est d\u2019usage d\u2019avoir un toit sur la t\u00eate. Comme un accent circonflexe.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>105 <br>D\u00e8s que j\u2019ai su \u00e9crire, j\u2019ai fabriqu\u00e9 un long dictionnaire des mots du b\u00e9b\u00e9. J\u2019ai invent\u00e9 une maison pour tous les mots qui m\u2019encombraient, ou dont je voulais garder la trace, ou peut-\u00eatre que simplement je voulais d\u00e9montrer quelque chose aux adultes. Je n&rsquo;ai aucun souvenir de mes intentions, mais je me souviens du plaisir d\u2019inventer, de consigner, d\u2019ordonner. Je me revois l\u2019\u00e9crire, dans les moments d\u2019ennui, loin de chez moi. (Mon p\u00e8re garde pr\u00e9cieusement ce texte dans son atelier, avec les centaines de coupes lat\u00e9rales d\u2019immeubles.)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>112 <br>La linea invisible. La linea, c\u2019est ainsi que certains appellent la fronti\u00e8re au Mexique. Dans ce film, je voulais parler des chemins, des relations entre les fronti\u00e8res r\u00e9elles et les fronti\u00e8res int\u00e9rieures. La fronti\u00e8re habite les gens que j\u2019ai rencontr\u00e9s, elle les d\u00e9finit. Je tourne autour de ce sujet depuis si longtemps. Je suis issue de gens de la fronti\u00e8re, des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019arbre, des deux extr\u00e9mit\u00e9s des Pyr\u00e9n\u00e9es. Les fronti\u00e8res m\u2019obstinent, me poursuivent. \u00ab\u00a0Le colonialisme ne consiste pas tant \u00e0 imposer une lin\u00e9arit\u00e9 \u00e0 un monde non lin\u00e9aire qu\u2019\u00e0 imposer sa ligne au d\u00e9triment d\u2019un autre type de ligne&nbsp;\u00bb (Tim Ingold, <em>Une br\u00e8ve histoire des lignes<\/em>) Les gens que j\u2019ai film\u00e9s r\u00e9sistent aux lignes impos\u00e9es en prenant des risques inou\u00efs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>115 <br>On peut retourner les lieux comme un gant, faire parler leurs \u00e9paisseurs, faire parler les d\u00e9tails, porter l\u2019attention sur l\u2019invisible; les \u00e9gouts, les m\u00e9moires, les poubelles, les microparticules, les fonges. Les lieux ne sont pas des points fixes dans l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>124 <br>\u00ab&nbsp;La plupart des chambres d\u2019h\u00f4pital et de clinique se ressemblent, et paraissent r\u00e9sister \u00e0 toute appropriation.&nbsp;\u00bb Le mois dernier, j\u2019ai accroch\u00e9 dans sa chambre les coquelicots qui \u00e9taient dans son salon, pour qu&rsquo;elle se sente chez elle.<\/p>\n\n\n\n<p>129 <br>Je ne ferai pas le r\u00e9cit de notre amour par la travers\u00e9e de ses chambres; du salon de mes parents \u00e0 ta chambre sur la Garonne, o\u00f9 je plongeais en r\u00eave, puis toutes les chambres iraniennes, de Chiraz \u00e0 Tabriz, miteuses, sovi\u00e9tiques, blafardes, \u00e9merveill\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>138 <br>Je n\u2019ai jamais habit\u00e9 un bureau avec employeur plus d\u2019un mois.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>140 <br>Le hamac est l&rsquo;un des premiers objets, dit-on, que Christophe Colomb a rapport\u00e9 des Bahamas. Dans certaines communaut\u00e9s d&rsquo;Am\u00e9rique centrale, le hamac est sacr\u00e9, intime, tiss\u00e9 rituellement dans le destin de son propri\u00e9taire. Il est son habitation. D&rsquo;ailleurs chambre, en espagnol, se dit habitaci\u00f3n. Comment dit-on chambre en guarani?<\/p>\n\n\n\n<p>141 <br><em>Airbnb, \u00ab&nbsp;Airbed and breakfast&nbsp;\u00bb \u2014&nbsp;\u00ab&nbsp;matelas gonflable et petit d\u00e9jeuner&nbsp;\u00bb en fran\u00e7ais&nbsp;\u2014 est une multinationale am\u00e9ricaine fond\u00e9e en 2008 par&nbsp;Brian Chesky,&nbsp;Joe Gebbia&nbsp;et&nbsp;Nathan Blecharczy. Le groupe est cot\u00e9 \u00e0 la bourse de New York. Son si\u00e8ge est \u00e0&nbsp;San Francisco, en Californie. <\/em>Wikipedia.<\/p>\n\n\n\n<p>144 <br><em>Deshabiter<\/em> : vider l\u2019habitat de ses objets, et de soi, autant que possible.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>3 Hansel et Gretel provoque encore chez moi une terreur insupportable, poisseuse. La maison comme un pi\u00e8ge.&nbsp; 4 R\u00e9veillon de No\u00ebl. Il faudrait \u00eatre, parait-il, ce soir l\u00e0 plus qu\u2019un autre, \u00e0 l\u2019abri, dans la chaleur d\u2019un chez soi (La petite fille aux Allumettes). 6 Atelier, \u00e9tymologie : rassembler un tas de bois pour en faire quelque chose. L\u2019atelier, c\u2019est <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-04-habiter-deshabiter\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#anthologie #04 | habiter<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":350,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[6163,6056],"tags":[],"class_list":["post-156723","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-04-sereine-berlottier-habiter","category-cycle-ete-2024"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156723","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/350"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=156723"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156723\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=156723"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=156723"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=156723"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}