{"id":162338,"date":"2024-07-11T15:36:50","date_gmt":"2024-07-11T13:36:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=162338"},"modified":"2024-07-11T15:36:51","modified_gmt":"2024-07-11T13:36:51","slug":"anthologie-16-une-femme-de-chambre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-16-une-femme-de-chambre\/","title":{"rendered":"#anthologie #16 | Une femme de chambre"},"content":{"rendered":"\n<p>Elle est comme une femme de chambre. Elle attend qu\u2019il revienne. Le facteur est pass\u00e9 ce matin. Il faudra payer le loyer. Avant elle savait faire. Avant elle marchait jusqu\u2019au bureau de poste pour envoyer un ch\u00e8que avec le petit coupon vert et blanc. La quittance de loyer. Elle s\u2019en souvient. Elle gardait pr\u00e9cieusement toutes celles de Vincent quand il \u00e9tait \u00e9tudiant, m\u00eame \u00e0 la fin quand c\u2019est lui qui payait toutes ses factures. Elle lui demandait de lui envoyer, au cas o\u00f9. Au cas o\u00f9 quoi. Elle ne le savait pas elle-m\u00eame, alors elle lui r\u00e9pondait toujours on ne sait jamais. Le boulanger est r\u00e9gulier dans sa tourn\u00e9e. C\u2019est un petit village au bord de l\u2019eau, c\u2019est le bout du monde, plaisante-t-il avec elle. Il passe tous les jours. Le march\u00e9 s\u2019installe sur la petite place en face de leur maison deux fois par semaine. C\u2019est bien assez pour elle. Le mara\u00eecher lui demande souvent quand son mari reviendra. Elle ne veut pas le dire, \u00e7a ne les regarde pas. Est-ce que les autres disent qui ils attendent. Elle ne va pas bien vite depuis son infarctus. Son corps la p\u00e8se. Elle s\u2019essouffle en quelques m\u00e8tres alors elle prend le temps de voir venir.  De toute fa\u00e7on elle est seule et personne ne viendra d\u00e9jeuner. Ses voisins sont gentils. Surtout l\u2019anglaise qui la salue quand elles se croisent. Elle est toujours bien coiff\u00e9e, bien pr\u00e9par\u00e9e. Elles essaient de parler un peu mais elle ne comprend pas l\u2019anglais. On ne lui a jamais appris autre chose que la langue maternelle. Enfin \u00e7a lui fait une pr\u00e9sence, quand elle l\u2019aper\u00e7oit. Mais ce n\u2019est pas \u00e7a la vie. Il manque quelqu\u2019un dans la maison pour se taire ensemble. Une fois que les gens sont partis, que les commer\u00e7ants ont rang\u00e9 leurs \u00e9talages, que les employ\u00e9s municipaux ont nettoy\u00e9 la place, il faut sortir du jambon, deux tranches de pain de mie, un peu de fromage r\u00e2p\u00e9, faire r\u00e9chauffer la soupe et se mettre au lit. Ne plus penser \u00e0 son corps de femme. \u00c0 ce qu\u2019elle est devenue en vieillissant. Elle regarde son dentier sur la table de nuit. Le soir le champ est libre pour la r\u00eaverie qui s\u2019arr\u00eate toujours quand ses dents touchent le fond du bol. <br><br>L\u2019autre fois elle a vu des danseurs \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 secouer leurs corps et sauter dans tous les sens. Elle n\u2019est plus capable d\u2019en faire autant mais elle aimerait bien sortir de temps en temps, voir un peu de monde, se sentir exister. Si Vincent habitait plus pr\u00e8s, il pourrait venir la chercher en voiture et l\u2019emmener quelque part, loin de cette maison et de sa maudite rivi\u00e8re. Elle a toujours aim\u00e9 les paysages d\u2019eau mais l\u2019humidit\u00e9 lui donne des rhumatismes. Elle n\u2019imaginait pas qu\u2019elle serait si diminu\u00e9e \u00e0 la retraite de Jean, ni qu\u2019elle se retrouverait si seule, si vieille. Quand il pleut sur les tuiles et que l\u2019horizon est comme un torchon gris sur le ventre de la rivi\u00e8re, le visage affol\u00e9 de Jean lui revient. Il traverse le jardin avec son seau \u00e0 la main. Il sort de la maison et s\u2019en va ruisselant vers les herbes froides et humides r\u00e9cup\u00e9rer les parpaings agglutin\u00e9s dans la cabane de jardin. Le propri\u00e9taire leur a dit, quand ils ont lou\u00e9 la maison, qu\u2019elle \u00e9tait en zone inondable. C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas ch\u00e8re et que Jean a d\u00e9cid\u00e9, sans rien lui demander, que c\u2019est l\u00e0 qu\u2019ils habiteraient en attendant que sa m\u00e8re meure. La vieille peau a la peau dure, \u00e7a peut durer longtemps. Les parpaings, c\u2019est le propri\u00e9taire qui les a laiss\u00e9s l\u00e0 en cas de sinistre. La derni\u00e8re fois, Ils ont mont\u00e9 tous leurs meubles dessus avec Vincent. Ils ont habit\u00e9 trois longues semaines chez les enfants. C\u2019\u00e9tait long et humiliant. Surtout quand il y avait les parents de la petite. Au poste de radio, ils ont annonc\u00e9 une temp\u00eate pour cette nuit. Elle a rang\u00e9 son linge, ferm\u00e9 les volets et elle a \u00e9cout\u00e9 la pluie tomber sur la rivi\u00e8re. Demain, elle rangera tout dans la maison. Cette fois elle ne fera pas d\u2019histoires. Du moment que Jean est content et que la pluie ne dure pas, tout ira bien. Elle regarde son t\u00e9l\u00e9phone. Il ne l\u2019a pas appel\u00e9e. Elle regarde ses messages, pour v\u00e9rifier s\u2019il ne lui a pas \u00e9crit. Pas un mot. Rien. De personne. Mais pourquoi esp\u00e8re-t-elle encore. Entre elle et Jean, tout le monde le sait, \u00e7a fait belle lurette que ce n\u2019est plus le grand amour. Il n\u2019\u00e9tait pas port\u00e9 sur la chose de toute fa\u00e7on. Jean c\u2019est un original. Oh et puis de toute fa\u00e7on, \u00e0 cette heure-l\u00e0, il dort. C\u2019est normal qu\u2019elle n\u2019ait pas de nouvelle. Il lui a install\u00e9 un petit r\u00e9chaud et un chauffage d\u2019appoint au grenier si jamais l\u2019eau revenait \u00e0 monter. On ne sait jamais. Mais Jean ne doit rentrer que dimanche prochain de ses r\u00e9serves. Avec la temp\u00eate, le ferry devra peut-\u00eatre attendre avant de traverser. C\u2019est la derni\u00e8re fois qu\u2019il part sur son \u00eele. Il lui a promis qu\u2019ils iraient en vacances l\u2019ann\u00e9e prochaine. Sept ans qu\u2019ils ne sont pas partis. La derni\u00e8re fois, ils avaient lou\u00e9 une petite maison en Dordogne. Vincent les avaient rejoints. Il n\u2019\u00e9tait pas encore en couple avec la petite. Il n\u2019avait pas d\u2019enfant. C\u2019\u00e9tait encore son petit gar\u00e7on. Elle a perdu son fils. Ce n\u2019est pas perdu le mot mais elle sent que ce n\u2019est plus comme avant, qu\u2019il ne compte plus vraiment sur eux. <br><br>Elle repense au monsieur du restaurant. La guinguette des Glycines. Il tourne. Il lui sourit. Il porte une chemise en lin et un parfum de ville. \u00c7a lui rappelle la Grand\u2019 Rive quand elle habitait avec David et Fran\u00e7ois &#8211; son autre fils &#8211; \u00e0 La Rochelle. Il lui sourit. Il la conseille. Il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 elle. Et apr\u00e8s il tape sa commande sur un boitier \u00e9lectronique. C\u2019est moderne. C\u2019est beaucoup plus moderne d\u00e9sormais. Elle est d\u00e9pass\u00e9e. Il lui offre un petit morceau de tarte aux pommes, tout \u00e7a pour faire comme d\u2019habitude et \u00e7a lui fait plaisir. \u00c7a fera un euro quarante pour le caf\u00e9, s\u2019il vous pla\u00eet ch\u00e8re madame. Il est poli et gentil avec elle. C\u2019est agr\u00e9able les gens gentils, \u00e7a change. Demain avec la pluie qui tambourine ils seront ferm\u00e9s. C\u2019est dommage, il ne lui reste plus grand chose \u00e0 manger. Une poign\u00e9e de radis avec du gros sel et du beurre \u00e9cras\u00e9 sur le rebord de l\u2019assiette, \u00e7a fera bien l\u2019affaire. Elle mange assez comme \u00e7a. Jean l\u2019emm\u00e8nera faire ses courses quand il rentrera. De toute fa\u00e7on il n\u2019a pas le choix, il n\u2019y a plus rien dans le r\u00e9frig\u00e9rateur et le march\u00e9 n\u2019est pas pr\u00eat de revenir s\u2019installer avec un temps pareil. Autour de chez eux, si le boulanger et le mara\u00eecher ne viennent pas, il n\u2019y a rien avant des kilom\u00e8tres. Le paysage dessine une rivi\u00e8re qui traverse des champs \u00e0 perte de vue. Quand il pleut et qu\u2019elle les inonde, on dirait de longs torchons sales et mal repass\u00e9s. Plus haut, des ruines du ch\u00e2teau, on embrasse l\u2019horizon et on constate les d\u00e9g\u00e2ts. C\u2019est le seul point d\u2019acc\u00e8s vers le village en cas de crue. Mais le reste du temps, des paysages comme celui-l\u00e0 attirent l\u2019oeil. C\u2019est pour \u00e7a que Vincent \u00e9tait heureux qu\u2019ils s\u2019installent ici. Il se voyait venir avec les enfants en vacances. Lui aussi avait imagin\u00e9 autrement la retraite de son p\u00e8re. La premi\u00e8re fois qu\u2019ils sont venus les voir, ils ont bifurqu\u00e9 par le chemin en sommeil derri\u00e8re le chai, pour monter au ch\u00e2teau. C\u2019est une sorte de venelle, presque n\u00e9glig\u00e9e, et si on n\u2019y passe pas de temps en temps, les orties finiront par en tuer le trac\u00e9. Il pique d\u00e9j\u00e0 les jambes, et toute la nuit d\u2019avant, elle n\u2019a pens\u00e9 qu\u2019\u00e0 lui. Du reste, \u00e0 quoi sert-il ce chemin, si plus personne ne l\u2019emprunte ? Elle se dit qu\u2019elle y montera demain, enfin s\u2019il s\u2019arr\u00eate de pleuvoir. La derni\u00e8re fois elle a fait un malaise. Elle s\u2019est \u00e9vanouie dans les bras de Jean. Juste un peu de fatigue. Elle doit se reposer cette nuit. Mais il faut qu\u2019elle marche. C\u2019est imp\u00e9ratif. Son cardiologue lui a dit de marcher avec des b\u00e2tons pour entretenir son coeur, sans quoi elle pourrait faire une nouvelle attaque. Elle ne pourra pas le supporter. Ne plus pouvoir marcher avec son fils et ses petits-enfants. Ils parleraient d\u2019elle et elle ne serait pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 pour entendre. Quelle id\u00e9e insupportable. Pour son bien il faut qu\u2019elle dorme mais la pluie tambourine de plus en plus fort sur les tuiles de la maison. Elle enrage. Jean lui a g\u00e2ch\u00e9 les plus belles ann\u00e9es de sa vie. <br><br>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re il y a la route. C\u2019est par l\u00e0 qu\u2019il s\u2019en va. Qu\u2019il part rejoindre sa petite maman dans sa maison. C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019il fait des r\u00e9serves pour habiter l\u00e0-bas. Il ne supporte pas de payer encore un loyer \u00e0 son \u00e2ge. Il pense qu\u2019il ne m\u00e9ritait pas \u00e7a. Trimer comme un chien alors qu\u2019il est \u00e0 la retraite. Elle a encore de la compassion pour lui mais elle d\u00e9teste sa belle-m\u00e8re. Ils sont venus dans cette maison ensemble, ils ont toujours \u00e9t\u00e9 malheureux et tout ce qu\u2019ils auront endur\u00e9 dans leur vie, ils le doivent \u00e0 cette femme m\u00e9chante et acari\u00e2tre. Elle r\u00eave de voir sa vieille carcasse couler tout au fond de la rivi\u00e8re qui les s\u00e9pare. \u00c7a fait une semaine que Jean est parti. Sa photo est accroch\u00e9e dans sa chambre, en face de son lit. Un jour elle partira elle aussi, elle le sait bien. Mais ce sera diff\u00e9rent. Ce ne sera pas pour aller faire des r\u00e9serves. Il ne faut pas exag\u00e9rer non plus, elle n\u2019a plus l\u2019\u00e2ge. Il fallait qu\u2019il choisisse une femme plus jeune. On sait comment finissent les femmes comme elle. En g\u00e9n\u00e9ral, elles meurent seules, en pleine  semaine, et on met plusieurs jours avant de s\u2019apercevoir qu\u2019elles sont mortes. L\u2019odeur. C\u2019est l\u2019odeur qui alerte \u00e0 chaque fois le voisinage. Il n\u2019y aura pas beaucoup de monde \u00e0 son enterrement. Ce serait normal, vu qu\u2019elle ne va pas souvent aux enterrements des autres. Ce n\u2019est pas de sa faute, elle ne conduit pas. Elle est tributaire de Jean. Il ne l\u2019emm\u00e8ne jamais nulle part. La maison est pleine d\u2019escargots quand il pleut. Elle ne comprend pas par o\u00f9 ils rentrent. En cuisinant, elle tombe souvent sur une cagouille. Elle la remet dans le jardin, aux pieds des roses tr\u00e9mi\u00e8res. Les premiers jours de crue, la derni\u00e8re fois, elles \u00e9taient tr\u00e8s nombreuses. Elle les avait mises dans une casserole et les avait mang\u00e9es. Jean n\u2019en avait pas voulu. Il disait qu\u2019elle allait se rendre malade, qu\u2019il fallait d\u2019abord les faire baver. Mais elle sait mieux que lui qu\u2019on ne fait pas baver les escargots avant de les manger. C\u2019est une ancienne croyance. Parfois, il est plus archa\u00efque qu\u2019elle. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre r\u00e9gal\u00e9e, elle s\u00e8me les coquilles dans le jardin, une par-ci, une par-l\u00e0, c\u2019est mieux, leur mort fait plus naturelle. Elle se demande \u00e0 quoi \u00e7a sert de maquiller la mort d\u2019un escargot. On pense \u00e0 de dr\u00f4le de choses la nuit quand on est seule et que la pluie vous emp\u00eache de dormir. Elle se l\u00e8ve sur la pointe des pieds pour aller chercher des g\u00e2teaux. C\u2019est absurde. Il n\u2019y a personne d\u2019autre qu\u2019elle dans la maison. Heureusement, s\u2019il \u00e9tait l\u00e0, il la disputerait. Depuis sa crise cardiaque, elle n\u2019a plus le droit d\u2019en manger. Elle a retir\u00e9 ses dents. Elle m\u00e2che le petit biscuit fourr\u00e9 de chocolat \u00e0 m\u00eame les gencives. C\u2019est moins pratique qu\u2019avec le dentier mais au moins elle sent le go\u00fbt du cacao qui r\u00e9veille ses papilles. C\u2019est bon. C\u2019est bon ces petits plaisirs solitaires quand on est seule et abandonn\u00e9e. Elle n\u2019a que \u00e7a.  Elle n\u2019a plus que \u00e7a. Il ne lui reste plus que le ventre pour remplir encore un peu son corps. Elle sauterait par-dessus la rivi\u00e8re s\u2019il le fallait pour manger du chocolat. L\u2019autre jour, elle a entendu \u00e0 la radio un anthropologue qui racontait que le secret de long\u00e9vit\u00e9 d\u2019une centenaire, d\u2019elle ne sait plus quel village perdu au fin fond du monde, provenait de sa consommation excessive de chocolats. Elle rit toute seule en repensant \u00e0 cette histoire. Elle aime bien les faits divers et les \u00e9missions qui racontent la vie des gens. C\u2019est son ultime lien au monde quand il n\u2019est pas l\u00e0 et que plus personne ne r\u00e9pond au t\u00e9l\u00e9phone. Vincent lui a achet\u00e9 une enceinte Bluetooth mais elle ne sait pas s\u2019en servir et il ne lui a pas montr\u00e9 comment il fallait faire. Il est comme son p\u00e8re, il est trop impatient. Elle ne sait plus comment le prendre. Il ne lui parle plus vraiment lui non plus. Quand il vient la voir, elle papote un peu, elle relance la conversation au moment o\u00f9 il monte dans la voiture. Il a du mal \u00e0 partir avec elle. Elle lui fait signe longtemps de la main. Il la regarde dans son r\u00e9troviseur. Au loin, il a d\u00e9j\u00e0 disparu dans l\u2019obscurit\u00e9, sur une route qu\u2019elle ne conna\u00eet pas. Demain c&rsquo;est s\u00fbr elle l\u2019appellera. Elle aimerait s\u2019entretenir avec lui au sujet de la pluie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle est comme une femme de chambre. Elle attend qu\u2019il revienne. 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