{"id":163031,"date":"2024-07-13T04:24:28","date_gmt":"2024-07-13T02:24:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=163031"},"modified":"2024-07-13T04:29:47","modified_gmt":"2024-07-13T02:29:47","slug":"anthologie-21-annoter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-21-annoter\/","title":{"rendered":"#anthologie #21 | annoter"},"content":{"rendered":"\n<p>Je ne sais plus o\u00f9 j\u2019ai rang\u00e9 cette photo de toi. Quand j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 ta photographie pour cet exercice d\u2019\u00e9criture, j\u2019ai tout de suite eu ce mouvement d\u2019aller chercher la bo\u00eete dans le placard du bureau. Je n\u2019ai que tr\u00e8s peu de photos de toi, et celle-ci est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse. (1) Elle montre une jeune fille de 15 ans, (2) debout dans un pr\u00e9, un sourire l\u00e9ger aux l\u00e8vres, entour\u00e9e de haies et d\u2019arbres, sous un ciel gris. Cette photo a \u00e9t\u00e9 prise pendant que tu avais d\u00fb quitter Paris durant la guerre, quand on t\u2019avait envoy\u00e9e garder les vaches dans la Creuse, \u00e0 Clugnat, pas tr\u00e8s loin de Boussac.(3)<\/p>\n\n\n\n<p>Quelqu\u2019un t\u2019a prise en photo, mais je ne sais pas qui. Peut-\u00eatre quelqu\u2019un qui te trouvait jolie, quelqu\u2019un qui \u00e9tait amoureux de toi. Bien que la photographie soit en noir et blanc et que le tirage soit partiellement ab\u00eem\u00e9 par endroits, je t\u2019ai reconnue tout de suite \u00e0 cause de tes taches de rousseur. J\u2019ai retrouv\u00e9 ce carton dans les affaires laiss\u00e9es par papa. C\u2019est une chose que j\u2019ai conserv\u00e9e sans bien savoir pourquoi. La plupart des photographies que j\u2019y ai trouv\u00e9es ne m\u2019\u00e9voquent rien. Ce sont pour la plupart des gens inconnus, ou encore des gens que j\u2019ai peut-\u00eatre connus beaucoup plus \u00e2g\u00e9s, mais que je ne suis pas parvenu \u00e0 reconna\u00eetre. Il y avait aussi des photos de la famille estonienne, avec des l\u00e9gendes illisibles, manuscrites. Je ne suis pas parvenu \u00e0 les d\u00e9chiffrer.(4)<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ta photo, pas de l\u00e9gende, mais cette fa\u00e7on de plisser les yeux et de retrousser l\u00e9g\u00e8rement les narines quand tu souris. Tu n\u2019as pas l\u2019air malheureuse, tu as l\u2019air d\u2019\u00eatre seule. Tes fr\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 diss\u00e9min\u00e9s dans des fermes un peu plus loin, Calio doit \u00eatre rest\u00e9 en apprentissage \u00e0 la capitale, pour apprendre la plomberie, peut-\u00eatre est-il le seul rest\u00e9 \u00e0 Paris. Henri et Arnold gardent les vaches dans des fermes voisines, mais vous ne vous voyiez gu\u00e8re. C\u2019est ce que tu me diras plus tard, tu regrettes de ne pas les voir alors qu\u2019ils ne sont qu\u2019\u00e0 quelques kilom\u00e8tres \u00e0 peine. Mais le danger de faire des rapprochements \u00e0 l\u2019\u00e9poque vous interdisait de vous retrouver, m\u00eame pour des \u00e9v\u00e9nements aussi triviaux qu\u2019une simple visite entre fr\u00e8res et s\u0153ur. Se serrer dans les bras, les anniversaires. Vous \u00eates rest\u00e9s l\u00e0 quelques ann\u00e9es si je me souviens bien. C\u2019est pourquoi, en te voyant sourire, je sens tout de m\u00eame ta solitude. (5)<\/p>\n\n\n\n<p>Dire qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque tu \u00e9tais une jeune fille, tu ignorais que tu allais devenir ma m\u00e8re. Voil\u00e0 qui me laisse pensif, vois-tu. C\u2019est comme si toute cette p\u00e9riode que nous avons ensuite v\u00e9cue ensemble ressemble \u00e0 un r\u00eave, tout aura pass\u00e9 si vite. (6) Et puis, nous sommes revenus \u00e0 Clugnat. Tu voulais nous montrer \u00e0 O. et moi la ferme o\u00f9 tu avais pass\u00e9 l\u2019Occupation. Il y avait cet homme, je ne me souviens plus de son nom, il ne fallait pas en parler \u00e0 papa. Nous \u00e9tions partis un week-end presque en cachette, alors qu\u2019il devait vendre ses toitures ondul\u00e9es dans je ne sais quelle autre campagne. J\u2019avais \u00e9t\u00e9 jaloux que l\u2019homme et toi vous connaissiez si bien. Mais assez vite, la jalousie est tomb\u00e9e car il nous avait fait visiter son entresol avec sa grande salle de jeux, il y avait un grand meuble billard et nous y avions jou\u00e9,O. et moi. Puis vous nous aviez laiss\u00e9s seuls pour parler de choses entre grandes personnes. Tu avais l\u2019air tr\u00e8s m\u00e9lancolique sur la route du retour. Tu nous avais dit plusieurs fois que c\u2019\u00e9tait notre secret (7), qu\u2019il ne fallait pas en parler. Mais \u00e0 la premi\u00e8re occasion, cela a \u00e9t\u00e9 d\u2019une grande facilit\u00e9 d\u2019en parler comme par inadvertance, comme on attribue ce genre d\u2019inadvertance aux enfants. Il s\u2019en est suivi dispute et bouderies sur plusieurs jours, avec toute la com\u00e9die des portes qui claquent, des injures, des valises que l\u2019on fait \u00e0 la h\u00e2te et les fameux rabibochages. Car tu as toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l\u2019amour, tu me l\u2019as avou\u00e9 un jour, tu en \u00e9tais un peu honteuse \u00e7a avait l\u2019air de te faire du bien de me le dire et puis tu m\u2019as dit d\u2019oublier \u00e7a aussi (8), que ce n\u2019\u00e9tait pas des discours \u00e0 tenir \u00e0 des enfants. Mais je l\u2019ai tr\u00e8s bien compris \u00e0 l\u2019\u00e9poque d\u00e9j\u00e0, c\u2019\u00e9tait pour moi quelque chose de clair comme de l\u2019eau de roche.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aimerais retrouver cette photographie pour te rencontrer encore une fois, te retrouver avant de te conna\u00eetre comme ma m\u00e8re, encore une fois, pour essayer de te comprendre un peu mieux que ce que je crois avoir compris de toi. (9) T\u2019apercevoir d\u2019un autre point de vue, un point de vue d\u2019homme \u00e2g\u00e9 d\u00e9sormais, un point de vue d\u2019homme ayant fait sa vie, n\u2019ayant plus beaucoup d\u2019illusions. Le point de vue d\u2019un homme qui est en mesure de voir un autre \u00eatre humain sans tout ce poids de jugements que nous portons tous en nous pour nous d\u00e9fendre de je ne sais quoi, d\u2019exister, d\u2019avoir exist\u00e9 peut-\u00eatre, tout simplement. (10)<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pris le temps. Le jour suivant, jusqu\u2019\u00e0 tard dans la nuit. J\u2019ai retrouv\u00e9 la photographie, grand \u00e9tonnement qu\u2019elle ne soit pas la m\u00eame qui m\u2019\u00e9tait rest\u00e9e en m\u00e9moire. Non pas que j\u2019en sois d\u00e9\u00e7u, \u00e9tonnement de mesurer l\u2019\u00e9cart entre un fait et ce que je suis capable d\u2019en faire.<\/p>\n\n\n\n<p>1.Tu n\u2019as s\u00fbrement pas 15 ans sur cette photographie, ce qui, en r\u00e9fl\u00e9chissant aux dates, r\u00e8gle le doute que j\u2019ai pu avoir \u00e0 la relecture de ce texte. Tu es n\u00e9e en 36, cela semble donc plausible que tu n\u2019aies qu\u2019environ 7 ou 8 ans au moment o\u00f9 elle est prise. C\u2019\u00e9tait donc vers la fin de la guerre. La lib\u00e9ration de Paris datant de juin 44. Peut-\u00eatre es-tu m\u00eame encore plus jeune, j\u2019\u00e9prouve encore des difficult\u00e9s aujourd\u2019hui comme hier \u00e0 d\u00e9finir l\u2019\u00e2ge des personnes qui m\u2019entourent.<\/p>\n\n\n\n<p>2.Cette description participe de la fiction, on ne peut pas dire que tu souries vraiment sur cette image, et puis le d\u00e9cor si diff\u00e9rent de celui que j\u2019avais invent\u00e9&#8230; stup\u00e9fiant ! M\u00eame les taches de rousseur semblent absentes, et pourtant quand je pense \u00e0 toi, que je me rappelle de ton visage, elles sont bien l\u00e0. Il y a une confusion de toute \u00e9vidence avec une autre image qui viendrait se superposer \u00e0 celle-ci. Je crois que c\u2019est une peinture d\u2019Edward Wiraalt, m\u00eame sujet, une jeune fille peut-\u00eatre un peu plus \u00e2g\u00e9e&#8230; mais en cherchant sur le net deux images au bout du compte se superposent \u00e9galement, et je ne suis pas s\u00fbr qu\u2019il n\u2019y en ait encore une troisi\u00e8me, introuvable pour le moment, appartenant \u00e0 un autre peintre.<\/p>\n\n\n\n<p>3. Peut-\u00eatre que \u00e7a vaudrait le coup de retourner \u00e0 Clugnat, comme jadis retourner dans une pizzeria plus de 40 ans apr\u00e8s, faire confiance \u00e0 mon sens l\u00e9gendaire de l&rsquo;orientation pour retrouver la maison, peut-\u00eatre m\u00eame que l&rsquo;homme est toujours l\u00e0, qu&rsquo;il m&rsquo;attend.<\/p>\n\n\n\n<p>(4) Si, je sais pourquoi, c\u2019est tout ce qu\u2019il me reste. Peut-\u00eatre une sorte de preuve que je pourrais consulter si \u00e0 un moment j\u2019en avais le courage. Cela fait plus de 10 ans que le p\u00e8re est parti, que la maison a \u00e9t\u00e9 vendue, ce pourrait vite \u00eatre une histoire totalement r\u00e9invent\u00e9e, fictive totalement. C\u2019est effrayant. Les souvenirs que l\u2019on garde, parfois d\u2019une fa\u00e7on obstin\u00e9e pour ne pas vouloir acc\u00e9der \u00e0 d\u2019autres. Si l\u2019on ouvre le carton, \u00e7a vous saute au visage. Ce sont des gens, comme tout le monde, si on fait abstraction de la haine, de l\u2019amour, de ces quelques points de vue fig\u00e9s sur ces gens, et auxquels on s\u2019accroche, cet ennui.<\/p>\n\n\n\n<p>(5) \u00c0 quel point n\u2019importe quelle image est un miroir de soi, plaisant ou d\u00e9plaisant. Cette solitude dont je parle, nous la partageons, mais tu pensais alors que j\u2019avais moins de raisons que toi de me sentir seul, puisque tu \u00e9tais l\u00e0. Mais il y a des \u00e9tats d\u2019\u00e2me, d\u2019esprit, des legs qui progressent entre les \u00eatres par capillarit\u00e9, ce sont des fils invisibles qui nous relient sans m\u00eame que nous le sachions, m\u00eame si l\u2019on d\u00e9sire les ignorer co\u00fbte que co\u00fbte. C\u2019est d\u2019ailleurs toi qui disais (admirative) qu\u2019un artiste, un violoniste devait \u00eatre capable de tuer ses parents pour r\u00e9cup\u00e9rer leurs boyaux, s\u2019en faire un jeu de cordes, en tirer des merveilles. Voil\u00e0 aussi o\u00f9 nous aura men\u00e9 le fantasme des origines, de cette fameuse \u00e2me slave. Vers la d\u00e9chirure, vers les tripes \u00e0 l\u2019air, haine et amour. Bien qu\u2019\u00e0 ce jour, j\u2019ai encore beau guetter l\u2019horizon, pas de merveille.<\/p>\n\n\n\n<p>(6) Le temps passe vite. C\u2019est une certitude r\u00e9currente depuis l\u2019enfance, l\u2019injonction plus ou moins pressante, bruyante ou muette d\u2019en faire quelque chose. Faire quelque chose de sa vie. L\u2019urgence provenait-elle de nous, \u00e9tait-elle en nous, ou bien nous l\u2019aura-t-on impos\u00e9e en ajoutant Time is money. Ce qui pourrait expliquer mon rapport d\u00e9sastreux \u00e0 l\u2019argent, si toutefois je cherchais encore des explications, des excuses, des raisons, comme si je pouvais trouver seul La solution.<\/p>\n\n\n\n<p>(7) Cette attirance que tu avais pour le secret, pour mener une vie parall\u00e8le, ton jardin secret. Nous t\u2019en voulions pour cela, nous qui \u00e9tions incapables mon fr\u00e8re et moi de conserver le moindre secret, justement car nous le d\u00e9testions. Papa aussi avait ses secrets, quand soudain tu les d\u00e9couvrais au hasard d\u2019un col de chemise, les temp\u00eates que nous devions traverser nous d\u00e9boussolaient d\u2019autant plus que les apparences nous, on y croyait. On voulait s\u2019accrocher comme des d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s \u00e0 ces apparences, encore plus quand elles s\u2019\u00e9vanouissaient. Comme tous les enfants le font j\u2019imagine.<\/p>\n\n\n\n<p>(8) Ces changements brusques, ces chauds et froids, ce que les psychologues nomment la double contrainte, je t\u2019aime et je te claque, ce ne fut pas quelque chose de simple \u00e0 traverser. Je te dois \u00e7a aussi. Par le m\u00eame processus de capillarit\u00e9 certainement. Le d\u00e9sir et la frustration quasi imm\u00e9diate du d\u00e9sir m\u2019ont certainement appris bien des choses, \u00e0 te rejoindre dans tes m\u00e9andres notamment, \u00e0 cesser de raisonner face \u00e0 tout l\u2019irrationnel que tu incarnais, \u00e0 devenir encore plus sensible, plus intuitif, est-ce que j\u2019ai \u00e0 m\u2019en plaindre d\u00e9sormais, j\u2019avoue que je pr\u00e9f\u00e8re ne pas m\u2019en plaindre, de ne pas perdre d\u2019\u00e9nergie l\u00e0-dedans.<\/p>\n\n\n\n<p>(9) Toujours ce passage vers une forme de grandiloquence insupportable, c\u2019est comme un pendule qui se balance d\u2019une extr\u00eame \u00e0 l\u2019autre, de la rationalit\u00e9 la plus cruelle, la plus glac\u00e9e vers le sentimentalisme le plus exacerb\u00e9. Cette fameuse \u00e2me slave, incompr\u00e9hensible \u00e0 ce que je sache aux Gaulois. Ils nous ont d\u00e8s le d\u00e9but moqu\u00e9s, se sont effray\u00e9s d\u2019un tel remue-m\u00e9nage dans nos c\u0153urs, nos cervelles, ils ne savent que faire des phrases, disserter, raisonner. Je les ai suivis sur ce chemin t\u2019abandonnant sur le tien. Le fameux droit du sol impliquant en creux un devoir \u00e9videmment.<\/p>\n\n\n\n<p>(10) Par l\u2019imagination on peut arriver au m\u00eame point que par la r\u00e9alit\u00e9. J\u2019ai scann\u00e9 cette petite image d\u2019\u00e0 peine 10 cm de long par 5 de large. \u00c0 4800 dpi j\u2019obtiens un tableau que je pourrais peindre sans doute. Je veux dire aucune haine, et tu sais que nous ne sommes pas partisans non plus des regrets, nous savons \u00e0 quel point \u00e7a ne sert \u00e0 rien, que \u00e7a ne changera rien. Je te vois. Tu es sur mon \u00e9cran maintenant avec la meilleure d\u00e9finition possible. M\u00eame si tu ne souris pas, que je ne souris pas non plus, il y a quand m\u00eame un sourire qui flotte quelque part entre nous deux, le fameux sourire que l\u2019on devine dans l\u2019\u0153il du lapin dans le Gilles de Watteau, dans l\u2019\u00e2ne de Chagall, toute l\u2019\u00e9nigme r\u00e9solue d\u2019une peinture ou d\u2019une photographie en un clin d\u2019\u0153il par cette \u00e9trange pr\u00e9sence que l\u2019on ressent. Ce sourire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne sais plus o\u00f9 j\u2019ai rang\u00e9 cette photo de toi. Quand j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 ta photographie pour cet exercice d\u2019\u00e9criture, j\u2019ai tout de suite eu ce mouvement d\u2019aller chercher la bo\u00eete dans le placard du bureau. Je n\u2019ai que tr\u00e8s peu de photos de toi, et celle-ci est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse. 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