{"id":163228,"date":"2024-07-13T16:36:08","date_gmt":"2024-07-13T14:36:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=163228"},"modified":"2024-07-13T16:36:09","modified_gmt":"2024-07-13T14:36:09","slug":"anthologie-21-notes-familiales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie-21-notes-familiales\/","title":{"rendered":"#anthologie #21 | notes familiales"},"content":{"rendered":"\n<p>S\u00e9raphine a vingt-deux ans <strong>(1)<\/strong>. Elle se marie, prend le nom de son mari <strong>(2)<\/strong>, jure de lui \u00eatre fid\u00e8le et d\u00e9vou\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 ce que la mort les s\u00e9pare <strong>(3)<\/strong>, s\u2019engage \u00e0 lui faire de beaux enfants qui reprendront le domaine <strong>(4)<\/strong>.&nbsp;<em>La main fouille dans le tiroir de la commode en qu\u00eate du livret de famille<\/em> <strong>(5)<\/strong><em>, ne le trouve pas, invente \u00e0 moiti\u00e9&nbsp;: Placide Francey \u00e9pouse S\u00e9raphine Sautaux le \u2026 (illisible) \u2026 191\u2026 (avant ou apr\u00e8s la guerre&nbsp;?) <\/em><strong>(6)<\/strong><em>.<\/em>&nbsp;S\u00e9raphine a soixante ans. Elle lui passe tout, \u00e0 ce petit <strong>(7)<\/strong>, a bien vu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas comme les trois qu\u2019elle a eus, que celui-l\u00e0 est un tendre, un inquiet, un nerveux <strong>(8)<\/strong> \u00e0 qui la vie ne fera pas de cadeaux <strong>(9)<\/strong>, alors elle le console un peu, par avance.&nbsp;<em>Ann\u00e9e de naissance&nbsp;? 188\u2026&nbsp;au lieu-dit le Grabou <\/em><strong>(10)<\/strong><em>. Sage-femme&nbsp;: madame Colomb <\/em><strong>(11)<\/strong><em>. Sexe&nbsp;: f\u00e9minin (la main qui a \u00e9crit semble avoir trembl\u00e9) <\/em><strong>(12)<\/strong><em>.&nbsp;<\/em>S\u00e9raphine a quarante-cinq ans. Elle regarde par la fen\u00eatre. Robert aiguise la faux <strong>(13)<\/strong>. Maria a \u00e9pous\u00e9 un instituteur <strong>(14)<\/strong>. C\u2019est bien. Beno\u00eet a trop mauvais caract\u00e8re pour plaire aux femmes<strong> (15)<\/strong>. Il s\u2019est achet\u00e9 une moto <strong>(16)<\/strong> avec sa paie de ma\u00e7on, vient aider \u00e0 l\u2019\u00e9curie, passe son temps \u00e0 jurer <strong>(17)<\/strong>. S\u00e9raphine se bouche les oreilles pour ne pas entendre <strong>(18)<\/strong>.&nbsp;<em>Au cimeti\u00e8re, aller lire les dates (mais S\u00e9raphine a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terr\u00e9e depuis longtemps)&nbsp;: Beno\u00eet, 1920-200\u2026 <\/em><strong>(19) <\/strong><em>(la main h\u00e9site, n\u2019est au cimeti\u00e8re qu\u2019en pens\u00e9e)&nbsp;; Robert, 1923-1998 (la main h\u00e9site moins, c\u2019\u00e9tait il y a vingt-six ans, au lendemain du d\u00eener de quartier, par la fen\u00eatre on voit les gens s\u2019affairer \u00e0 mettre en place le hangar) <\/em><strong>(20)<\/strong><em>.&nbsp;<\/em>S\u00e9raphine a dix ans. Elle descend jusqu\u2019\u00e0 la grotte donner des restes pour ceux \u00e0 Joliet <strong>(21)<\/strong>&nbsp;: du pain d\u00e9j\u00e0 un peu sec, de la confiture, du lard, du marc de caf\u00e9 qu\u2019ils r\u00e9utilisent, un pot de lait qu\u2019il ne faut pas renverser.&nbsp;<em>La main reste coinc\u00e9e au seuil du roman qu\u2019il y a \u00e0 \u00e9crire <\/em><strong>(22)<\/strong><em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>(1) <\/strong>D\u2019embl\u00e9e, j\u2019invente. Il serait pourtant facile de savoir. Un mariage, \u00e7a laisse des traces. Pourquoi vingt-deux ans\u00a0? On se mariait jeune, en ce temps-l\u00e0, parce qu&rsquo;il fallait rapidement faire des enfants, m\u00eame si S\u00e9raphine n\u2019en aura que trois. Pourquoi si peu\u00a0? Peut-\u00eatre cela indique-t-il une relative aisance. Plus on est pauvre, plus il faut faire des enfants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(2)<\/strong> Ce nom, c\u2019est aussi le mien. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que S\u00e9raphine entre dans ma famille, m\u00eame si de moi elle ne saura jamais rien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(3)<\/strong> Il dispara\u00eetra avant elle mais les femmes de ce temps-l\u00e0 restaient fid\u00e8les et d\u00e9vou\u00e9es \u00e0 leur mari m\u00eame apr\u00e8s la mort. Pas question d\u2019envisager de refaire sa vie. Je n\u2019ai connu qu\u2019elle seule de mes arri\u00e8re-grand-m\u00e8res. Elle s\u2019appelait Marie et avait \u00e9t\u00e9 plus longtemps veuve que mari\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(4)<\/strong> Ce n\u2019est pas l\u2019a\u00een\u00e9 qui reprendra le domaine. Ce ne sera bien s\u00fbr pas non plus la deuxi\u00e8me. Ce sera le troisi\u00e8me, mon grand-p\u00e8re, Robert \u00e0 l\u2019Hairou, puis mon p\u00e8re, puis je briserai la succession imm\u00e9moriale des paysans, comme ce fut souvent le cas dans ma g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(5)<\/strong> L\u2019\u00e9criture \u00e9l\u00e9gante, alambiqu\u00e9e, appliqu\u00e9e de ces carnets, et ces pr\u00e9noms disparus, L\u00e9ocadie, Pacifique, ou r\u00e9apparus, \u00c9mile, L\u00e9onie, source infinie d\u2019histoires \u00e0 raconter.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(6)<\/strong> Sans doute le mariage a-t-il lieu apr\u00e8s la guerre. Placide a d\u00fb \u00eatre mobilis\u00e9. Il a d\u00fb passer quatre ans \u00e0 attendre dans l\u2019Ajoie ou dans les Grisons que le front d\u00e9borde. Il revenait l\u2019\u00e9t\u00e9 pour les moissons. S\u00e9raphine lui manquait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(7)<\/strong> Ce petit, c\u2019est mon p\u00e8re. C\u2019\u00e9tait un homme sensible, tr\u00e8s loin de ses rudes anc\u00eatres du Grabou. Un homme sensible et endurant. O\u00f9 ai-je entendu qu\u2019elle lui passait tout\u00a0? Qui reste-t-il aujourd\u2019hui qui a connu S\u00e9raphine\u00a0? Ma tante Christiane (la grande s\u0153ur du petit\u00a0; \u00e0 elle, on ne lui passait pas tout) et Jacqueline, peut-\u00eatre (et son fr\u00e8re, comment s\u2019appelle-t-il d\u00e9j\u00e0\u00a0?).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(8)<\/strong> D\u2019o\u00f9 vient la branche fragile de la famille\u00a0? Ceux du Grabou cachaient-ils sous leur carapace bougonne plus de sensibilit\u00e9 qu\u2019on pourrait le croire\u00a0? Mon p\u00e8re a endur\u00e9 la maladie avec larmes et courage. Mon grand-p\u00e8re n\u2019a pas os\u00e9 pleurer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(9)<\/strong> Il aurait bondi en lisant cela. Le jour o\u00f9 il s\u2019est su condamn\u00e9, il r\u00e9p\u00e9tait sans cesse qu\u2019il avait eu une belle vie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(10)<\/strong> Quelques fermes \u00e0 la lisi\u00e8re de la for\u00eat, au-dessus d\u2019un \u00e9tang o\u00f9 nous allions observer les grenouilles. Tout le monde s\u2019appelle Sautaux, au hameau. On s\u2019y engueule beaucoup, on s\u2019y r\u00e9concilie parfois. On travaille. Quelques pr\u00e9noms encore\u00a0: S\u00e9raphin (la g\u00e9n\u00e9ration d\u2019apr\u00e8s S\u00e9raphine), Valentine (l\u2019\u00e9pouse de S\u00e9raphin), Roger (un cousin).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(11)<\/strong> Anne-Marie\u00a0? C\u2019est le nom qui me revient mais il me semble que je confonds. Peut-\u00eatre seulement Marie. Ou Marie-Louise. Ou Louise. Ou tout autre chose. Il y avait encore l\u2019\u00e9criteau au-dessus de la porte quand nous \u00e9tions petits. On ne l\u2019appelait pas par son nom, de toute fa\u00e7on. On l\u2019appelait <em>la sage-femme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>(12)<\/strong> On aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 un gar\u00e7on, voil\u00e0 ce que sugg\u00e8re ce tremblement. Combien S\u00e9raphine avait-elle de fr\u00e8res et de s\u0153urs\u00a0? Une ribambelle, sans doute. Ce n\u2019est pas not\u00e9 dans le m\u00eame livret de famille, qui de toute fa\u00e7on est rest\u00e9 au fond d\u2019un tiroir. Celui des Sautaux est sans doute toujours au Grabou. Le p\u00e8re de Roger, comment s\u2019appelait-il\u00a0? Et celui de S\u00e9raphin\u00a0? \u00c9tait-ce le m\u00eame\u00a0? On raconte (mais qui\u00a0?) que ce S\u00e9raphin \u00e9tait un rustre au c\u0153ur tendre. Il bossait comme m\u00e9cano \u00e0 la place d\u2019armes (je crois) et quand il a appris que ma s\u0153ur \u00e9tait n\u00e9e le m\u00eame jour que lui, \u00e7a l\u2019a boulevers\u00e9. Mais peut-\u00eatre que je confonds. Ce sont des souvenirs de discussions d\u2019apr\u00e8s gueuleton. On \u00e9coute d\u2019une oreille, un peu sonn\u00e9 par le jambon et le vin rouge. On devrait noter.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(13)<\/strong> C\u2019est l\u2019image que je garde de mon grand-p\u00e8re. Ils ne pouvait pas, \u00e0 cause de son poumon puis \u00e0 cause de son c\u0153ur, accomplir des t\u00e2ches trop p\u00e9nibles, alors il tapait la faux, il aidait \u00e0 l\u2019\u00e9curie, il rattelait le foin au bout du champ, mais du temps de S\u00e9raphine, sa sant\u00e9 \u00e9tait-elle d\u00e9j\u00e0 aussi fragile qu\u2019elle le fut par la suite\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(14)<\/strong> L\u2019oncle Alphonse. Il fumait la pipe et venait passer l\u2019\u00e9t\u00e9 au domaine, cueillir les cerises, aider (c\u2019est le mot qu\u2019on employait pour dire <em>travailler<\/em>). Un gentil monsieur, dans ma m\u00e9moire, alors que la tante Maria, c\u2019\u00e9tait une autre paire de manche. Une vraie Sautaux du Grabou. Jacqueline tient plus de son p\u00e8re que de se m\u00e8re. Gaby aussi (son nom m&rsquo;est revenu).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(15)<\/strong> Il s\u2019est mari\u00e9, pourtant, sur le tard. On les entendait, lui et la tante Th\u00e9r\u00e8se, s\u2019engueuler dans leur cuisine \u00e0 longueur de journ\u00e9e. Comment a-t-elle fait pour le supporter\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(16)<\/strong> Une Florett. Il allait en commission \u00e0 Payerne, comparait les prix, achetait toujours le moins cher, souvent \u00e0 la Migros, mais parfois \u00e0 la Coop, quand il y avait des rabais. Ses bonbons \u00e0 la menthe, o\u00f9 les trouvait-il\u00a0? Il en avait toujours dans la poche de ses salopettes, qu\u2019il nous donnait en souriant (\u00e7a lui arrivait de temps en temps).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(17)<\/strong> On avait compt\u00e9, un matin, au tabac, quarante-huit <em>nom de Djou<\/em>. Il commen\u00e7ait syst\u00e9matiquement \u00e0 ramasser \u00e0 l\u2019autre bout du champ, celui qu\u2019on avait pr\u00e9vu pour le lendemain.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(18)<\/strong> S\u00e9raphine, comme toutes les femmes de cette \u00e9poque, \u00e9tait bonne catholique, mais \u00e9tait-elle aussi bigote que Marie-Th\u00e9r\u00e8se, sa belle-fille\u00a0? J\u2019aime \u00e0 la croire plus \u00e9mancip\u00e9e des cur\u00e9s (une sale engeance, disaient d\u00e9j\u00e0 quelques hommes, \u00e0 voix basse).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(19)<\/strong> 2003, peut-\u00eatre, dans ces eaux-l\u00e0, quelques ann\u00e9es apr\u00e8s Robert \u00e0 l\u2019Hairou. Je le revois le visage baign\u00e9 de larmes \u00e0 l\u2019enterrement de son fr\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(20)<\/strong> Il \u00e9tait \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, le jour du d\u00eener de quartier. C\u2019\u00e9tait son troisi\u00e8me infarctus. Le dernier \u00e0 lui avoir rendu visite, \u00e0 part bien s\u00fbr son \u00e9pouse, c\u2019est son cousin Roger. Robert lui avait dit qu\u2019il regrettait de ne pas pouvoir \u00eatre au d\u00eener de quartier. Je le revois, lors d\u2019un d\u00eener pr\u00e9c\u00e9dent, dans le hangar, dire qu\u2019il faudrait une bonne guerre, que c\u2019\u00e9tait la seule solution. Il voyait toujours tout en noir. Pendant la guerre, celle de quarante, \u00e0 la fronti\u00e8re italienne, il avait vu des choses, disait-on, mais lui se taisait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(21)<\/strong> Les <em>kann\u00e8 \u00e0 Dzoli\u00e8<\/em>, en patois. Destination de nos promenades du dimanche apr\u00e8s-midi. On racontait qu\u2019une famille y avait v\u00e9cu, dans ces grottes, il n\u2019y a pas si longtemps que \u00e7a. On allait aussi aux grottes de Payerne, o\u00f9 avaient \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s les v\u00eatements d\u2019un juif qu\u2019on avait assassin\u00e9 pendant la guerre, pour l\u2019exemple (<em>Un juif pour l\u2019exemple<\/em>, le terrible bouquin de Jacques Chessex, raconte ce meurtre sordide, cette boucherie au sens premier du terme\u00a0; les grottes sont des lieux d\u2019\u00e9pouvante).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>(22)<\/strong> Il s\u2019\u00e9crit d\u00e9j\u00e0, ce roman, mais reste pour l\u2019instant \u00e0 l\u2019\u00e9tat de flashs dispers\u00e9s, d\u2019obsession intermittente, de mati\u00e8re \u00e0 amasser sans savoir quelle forme cela prendra.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9raphine a vingt-deux ans (1). 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