{"id":16436,"date":"2019-10-24T13:46:40","date_gmt":"2019-10-24T11:46:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=16436"},"modified":"2019-10-24T15:47:15","modified_gmt":"2019-10-24T13:47:15","slug":"notes-partition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/notes-partition\/","title":{"rendered":"Notes partition"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Couverture.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16437\" width=\"531\" height=\"397\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Couverture.jpg 640w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Couverture-420x315.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Redistribution\u00a0: pourquoi ce classement \u00a0plut\u00f4t qu\u2019un autre\u00a0? \u00a0A \u00a0la relecture, par la suppression\u00a0 des points d\u2019ancrage li\u00e9s aux propositions, il y a eu \u00a0lib\u00e9ration d\u2019un espace \u00a0ind\u00e9pendant,\u00a0 chaque texte extrait\u00a0 du d\u00e9clenchement initial trouvant une autre place, plus organique peut-\u00eatre, \u00e9vidente aussi. D\u2019ailleurs, la nouvelle place de chaque texte d\u00e9finit, comme en filigrane, d\u2019autres textes, invisibles. \u00a0La suppression des liens renvoyant \u00e0 la proposition initiale a d\u2019abord cr\u00e9\u00e9 une sorte de flottement. Puis on comprend que dans l\u2019al\u00e9atoire a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 la cristallisation. \u00a0Ce qui apparait aussi\u00a0: des passerelles rejoignant d\u2019autres temps d\u2019atelier \u2013 ville X45, recherche nouvelles-, sugg\u00e8rent d\u2019autres regroupements, traverses, aimantations. C\u2019est un territoire en formation, quelque chose de pr\u00e9cis qui \u00e9merge du disparate.<\/li><li>R\u00e9partition \u00a0\u00a0: hypoth\u00e8ses au carr\u00e9 maison d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 pommes de terre et sphinx\u00a0 maison du premier domaine ouverte ou ferm\u00e9e, racines vie modification, 27 septembre et une image cartons crochet toit toujours autre po\u00eale et bo\u00eete d\u2019aquarelle une fois toi maintenant (modifi\u00e9). Le seul ordonnancement des titres ouvrant les contenus donne des indications. L\u2019effacement des titres fait ensuite surgir \u00a0un paysage dont les \u00e9l\u00e9ments int\u00e9rieur\/ext\u00e9rieur s\u2019articulent. \u00a0En inventant par cette redistribution un livre qui serait n\u00e9 de la d\u00e9marche adopt\u00e9e, on pourrait imaginer une couverture- puzzle rassemblant selon la nouvelle proposition les aquarelles plac\u00e9es \u00e0 chaque fois en t\u00eate des textes\u00a0: \u00e0 aucun moment elles ne sont des illustrations mais plut\u00f4t et, \u00e0 chaque fois, une\u00a0 r\u00e9sonance du r\u00e9el, un arr\u00eat\u00a0 sur image sans repentir \u2013encre et aquarelle \u00e0 l\u2019instant- correspondant \u00e0 la naissance du texte. Lecture de gauche \u00e0 droite, aller \u00e0 la ligne. Sur la photo, les aquarelles sont dispos\u00e9es sur une couverture blanche avec motifs en relief, tissu \u00e9pais sur lequel pouvait se reposer le peintre. Et nous parlions travail. <\/li><li>Quadruple r\u00e9f\u00e9rence : \u00e0 la chanson, cr\u00e9\u00e9e en pleine premi\u00e8re guerre mondiale, puis reprise par Chaplin pour les <em>Temps modernes<\/em> dans un Nonsense Song improvis\u00e9. Chanson aim\u00e9e par Tine \u00e2g\u00e9e, dans\u00a0 son village finist\u00e9rien\u00a0: on appelait la charmante vieille dame, maman d\u2019une \u00a0grande amie, \u00a0par la fin de son pr\u00e9nom et \u00e0 la fin de sa vie, atteinte par la maladie d\u2019Alzheimer, elle perdait tout sauf, par bribes,\u00a0 l\u2019histoire de ses jeunes ann\u00e9es. Il y a autre chose\u00a0: le \u00a0c\u00f4t\u00e9 Strada, clown triste, de la narratrice se retrouve dans le Nonsense Song qui fait rire\u00a0 mais au fond est loin d\u2019\u00eatre dr\u00f4le. C\u2019est ce qui transparaissait dans \u00ab\u00a0Une autre parade\u00a0\u00bb, spectacle donn\u00e9 en 2014 par des professeurs chantant dans le ch\u0153ur de Dix Mois d\u2019Ecole et d\u2019Op\u00e9ra, et CE avait \u00e9crit le texte du livret. <\/li><li>\u00ab\u00a0Le T\u00e9l\u00e9gramme de Brest\u00a0\u00bb, avec toutes les nouvelles locales, entre vie des associations, animations, annonces \u2013naissances, d\u00e9c\u00e8s-, s\u00e9ries th\u00e9matiques plus, de temps \u00e0 autre, un article brillant sur les courses de v\u00e9los. Et aussi, au c\u0153ur de l\u2019\u00e9t\u00e9, une pleine page sur la f\u00eate de la moisson.<\/li><li>Le carr\u00e9 de terre\u00a0: une forme embl\u00e9matique. Le lopin, le morceau. On peut le d\u00e9finir, l\u2019ensemencer, le retourner, en faire un jardin secret. D\u2019ailleurs, les \u00a0quatre enfants \u00a0avaient chacun \u00e0 leur disposition\u00a0 un carr\u00e9 qu\u2019ils pouvaient cultiver \u00e0 leur guise. Le premier fr\u00e8re, m\u00e9thodique, organisait de parfaites rang\u00e9es, plut\u00f4t des l\u00e9gumes. Le second faisait des exp\u00e9riences en pratiquant des greffes sur un petit merisier cens\u00e9 donner, apr\u00e8s op\u00e9ration, un cerisier et elle, l\u2019a\u00een\u00e9e, m\u00e9langeait all\u00e8grement l\u00e9gumes et fleurs, obtenant dans le fouillis couleurs et belles r\u00e9coltes, \u00e0 la surprise de tous. Les explorations avaient lieu dans le jardin de la Ferme des Granges \u00e0 Palaiseau. Ce jardin a aujourd\u2019hui vol\u00e9 en \u00e9clats, remplac\u00e9 par la pelouse et les grilles qui encerclent un ch\u00e2teau d\u2019eau et un radar.<\/li><li>L\u2019Ile de Sieck ou \u00eele de Batz, selon. Dans les deux cas, les familles d\u2019agriculteurs et de p\u00eacheurs parvenaient \u00e0 vivre de leur activit\u00e9. C\u2019\u00e9tait avant. On y trouve toujours un temps suspendu, un silence log\u00e9 entre les vieilles pierres, sauvages ou ench\u00e2ss\u00e9es dans les murs. Et des marcheurs. Des oiseaux du large aussi. <\/li><li>Allusion au contenu d\u2019un texte de 70 pages intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Pers\u00e9phone en fugue\u00a0\u00bb (in\u00e9dit pour l\u2019instant). Fugue est le mot qui convient exactement, le sujet de la fugue, en musique, fuyant d\u2019une voix l\u2019autre. C\u2019est bien ce qui se passe. Dans la \u00a0la fugue, \u00a0je, tu, elle, \u00a0sont les trois versants des distances prises, quand il s\u2019agit d\u2019utiliser l\u2019\u00e9criture pour photographier ce qui ne se photographie pas\u00a0: le d\u00e9placement perp\u00e9tuel.<\/li><li>Voir note 2<\/li><li>Se r\u00e9f\u00e9rer aux notes concernant \u00ab\u00a0la ferme des Granges\u00a0\u00bb, dans \u00ab\u00a0Forteresse\u00bb, atelier d\u2019\u00e9criture ouvert pr\u00e9c\u00e9demment par Fran\u00e7ois Bon.<\/li><li>Egalement \u00e9voqu\u00e9 dans \u00ab\u00a0Forteresse\u00a0\u00bb, le Domaine d\u2019Armainvilliers \u00a0s\u2019\u00e9tend entre Tournan-en-Brie et Gretz-Armainvilliers. Acquise par le vieux baron Edmond de Rothschild, l\u2019immense propri\u00e9t\u00e9 avec for\u00eat, lac, ch\u00e2teau de style anglo-normand\u00a0 a \u00e9t\u00e9 vendue au roi du Maroc. Le Hassan II puis revendue par le fils dudit roi Mohammed VI. Le p\u00e8re de CE\u00a0 y fut r\u00e9gisseur des terres cultiv\u00e9es entre 1952 et 1961, p\u00e9riode \u00e0 la fin de laquelle le jeune baron, \u00e9galement pr\u00e9nomm\u00e9 Edmond, en \u00a0d\u00e9cidant de\u00a0 transformer en p\u00e2tures et terrains pour chevaux de courses les terres cultiv\u00e9es, a \u00ab\u00a0remerci\u00e9\u00a0\u00bb \u00a0le r\u00e9gisseur qui a d\u00fb d\u00e9m\u00e9nager \u00e0 Palaiseau avec sa famille. <\/li><li>La ferme natale \u00a0se trouve \u00e0 Mormant (Seine-et-Marne).\u00a0 CE ne l\u2019a jamais vraiment connue, sa famille \u00e9tant partie un an apr\u00e8s sa naissance dans des circonstances non clarifi\u00e9es. <\/li><li>Il s\u2019agit de primo-infection tuberculeuse. L\u2019ad\u00e9nopathie n\u00e9cessite une intervention chirurgicale. A la campagne, les conditions de l\u2019intervention \u00e9taient plut\u00f4t rudes. C\u2019est le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui se chargeait de la chose avec les moyens du bord, un peu comme faisaient les v\u00e9t\u00e9rinaires. En la circonstance, les ganglions infect\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9s (c\u00f4t\u00e9 gauche du cou)  en l&rsquo;absence de roi susceptible de gu\u00e9rir les \u00e9crouelles.<\/li><li>Ecole de Tournan-en-Brie, hors du Domaine. Le seul bonheur \u2013\u00e0 l\u2019exception du retour dans le Domaine-, \u00e9tait secr\u00e9t\u00e9 par \u00a0la lecture et les dict\u00e9es \u00e0 l\u2019encre violette, recopi\u00e9es pour le plaisir de voir ressurgir les textes lib\u00e9r\u00e9s de l\u2019exercice. <\/li><li>Ce po\u00e8me d\u2019Apollinaire, d\u00e9couvert \u00e0 seize ans,\u00a0 a figur\u00e9 un choc profond\u00a0: les portes coulissantes du monde se sont ouvertes et dans la brume du po\u00e8me, l\u2019adolescente a su qu\u2019au filigrane du texte se trouvait un chemin un peu \u00e9trange, plein d\u2019ombres,\u00a0 une errance, \u00a0une qu\u00eate d\u00e9signant \u00e0 la fois\u00a0 ce qui \u00e9tait perdu et recueilli, avec marque au fer rouge, \u00a0signe de reconnaissance \u00ab\u00a0Une femme lui ressemblant C\u2019\u00e9tait son regard d\u2019inhumaine<br> La cicatrice \u00e0 son cou nu\u00a0\u00bb. La seule existence de ce po\u00e8me repr\u00e9sentait, gr\u00e2ce \u00e0 la blessure, apparemment cicatris\u00e9e, une sorte de protection. Encore aujourd\u2019hui.<\/li><li>Le lyc\u00e9e Blaise Pascal \u00e0 Orsay accueillait alors\u00a0 les \u00e9l\u00e8ves, de la sixi\u00e8me \u00e0 la terminale. Des pr\u00e9fabriqu\u00e9s annon\u00e7aient un agrandissement de l\u2019\u00e9tablissement, lequel \u00e9tait construit au pied de la for\u00eat, d\u00e9truite depuis par le chantier de la construction des Ulis. Le train de la ligne de Sceaux \u00a0\u2013devenu depuis le RER B \u2013 s\u2019arr\u00eate aussi au Guichet, juste avant Orsay. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019en venant de Palaiseau, CE faisait halte pour lire et \u00e9crire au bord d\u2019un petit \u00e9tang qui sans doute existe toujours. Les pi\u00e8ces d\u2019eau sont importantes\u00a0: ne sont \u00e9voqu\u00e9s ici ni le marais de Millonfosse, ni l\u2019\u00e9tang du ch\u00e2teau de la Chasse ni le long bassin du parc de Sceaux le long duquel marchaient l\u2019\u00e9tudiante et le peintre. <\/li><li>\u00a0Dans cette vaste maison, \u00e0 Mondoubleau vivait avec sa famille un \u00e9b\u00e9niste qui, non seulement exposait des meubles simples et beaux, fleurant l\u2019huile de lin mais accueillait aussi r\u00e9guli\u00e8rement dans un extraordinaire grenier des musiciens qui donnaient des concerts baroques, folk, jazz&#8230;C\u2019est l\u00e0 qu\u2019\u00e9merveill\u00e9e CE a entendu Gheorghe Zamfir jouer de la fl\u00fbte de Pan au beau milieu du grand p\u00e9riple en stop.<\/li><li>Mich Eschenbrenner, poti\u00e8re et c\u00e9ramiste, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 17 Janvier 2018. Dipl\u00f4m\u00e9e des Beaux-Arts de Reims en 1952, elle s\u2019\u00e9tait install\u00e9e avec sa famille \u00e0 Saint-Etienne, d\u00e9veloppant un atelier de poterie dans le cadre des Ateliers de la rue Raisin. La famille\u00a0 s\u2019est transport\u00e9e \u00a0un peu plus loin en pleine nature, \u00a0dans la vieille ferme du Labouret (Saint-Genest-Malifaux)\u00a0: la c\u00e9ramiste y a am\u00e9nag\u00e9 un atelier, construit un four \u00e0 gaz puis un four \u00e0 bois, fondant les \u00e9maux \u00e0 base de cendres et de min\u00e9raux. Elle a ouvert son atelier \u00e0 de tr\u00e8s nombreux stagiaires, transmettant son art aux passionn\u00e9s de c\u00e9ramique. Travaillant en pleine solitude pendant l\u2019automne et l\u2019hiver, elle a \u00e9t\u00e9 reconnue comme une grande par ses pairs et par les autres.\u00a0\u00a0 C\u2019est l\u2019association \u00ab\u00a0 Le four \u00e0 bois\u00a0du Labouret\u00a0\u00bb qui a publi\u00e9 au printemps 2019 sur les presses de Cheyne \u00ab\u00a0Passion d\u2019Email\u00a0\u00bb, livre-hommage. CE a beaucoup appris en s\u00e9journant \u00e0 plusieurs reprises au Labouret , plan\u00e8te ouverte et chaleureuse.<\/li><li>Ren\u00e9 Char, aux Busclats, \u00e0 l\u2019Isle-sur-Sorgue. En 2007, CE qui menait l\u2019atelier \u2013th\u00e9\u00e2tre dans son lyc\u00e9e \u00e0 Argenteuil a cr\u00e9\u00e9 un spectacle intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les compagnons dans le jardin\u00a0\u00bb, en \u00e9cho au fameux po\u00e8me. Extrait du texte de pr\u00e9sentation\u00a0: \u00ab\u00a0Ecrit au c\u0153ur de l\u2019ann\u00e9e Ren\u00e9 Char \u2013centenaire de la naissance du po\u00e8te- ce texte soul\u00e8ve la rencontre de deux jeunes filles avec le po\u00e8te l\u00e0 o\u00f9 il v\u00e9cut, en Provence. 1972\u00a0: deux amies, port\u00e9es par les textes de Char, d\u00e9cident de faire huit cent kilom\u00e8tres en stop pour rencontrer celui dont elles admirent l\u2019\u0153uvre. Elles n\u2019ont \u00e9tabli avec lui aucun contact pr\u00e9alable, il ne les connait pas. Et pourtant, tr\u00e8s tard, au d\u00e9but de la nuit, la rencontre a lieu. Car telle est la po\u00e9sie\u00a0: reconnaissance imm\u00e9diate, gr\u00e2ce de l\u2019instant, lanterne \u00e9lev\u00e9e \u00e0 hauteur de visages. Au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9v\u00e9nement personnel, j\u2019ai voulu transmettre cette rencontre\u00a0: quelles traces peut laisser une telle d\u00e9marche racont\u00e9e \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration d\u2019adolescents que nous accompagnons trente-cinq ans plus tard\u00a0: amour d\u2019une po\u00e9sie dense forg\u00e9e dans le creuset de la R\u00e9sistance, certitude int\u00e9rieure qui pousse l\u2019\u00eatre \u00e0 d\u00e9passer les p\u00e9rim\u00e8tres connus pour acc\u00e9der \u00e0 une autre v\u00e9rit\u00e9, \u00e9clair- les mots-m\u00eames du po\u00e8te. Le texte de l\u2019hommage rendu aujourd\u2019hui ne pr\u00e9sente pas le d\u00e9tail du dialogue en pleine nuit mais plut\u00f4t les circonstances, les situations qui entra\u00eenent dans un m\u00eame sillage une rencontre unique. Dialogues des jeunes filles d\u00e9cidant de franchir le mur du jardin, route de Saumane, pr\u00e9sence de figures-relais permettant de faire la navette de 1972 \u00e0 2007, mat\u00e9riaux du d\u00e9placement. (\u2026)\u00a0\u00bb<\/li><li>Enfants de la Maison d\u2019Enfants le Renouveau \u00e0 Montmorency, maison ouverte en 1945\u00a0; \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e Fernand-et-Nadia-L\u00e9ger \u00e0 Argenteuil\u00a0; jeunes et moins jeunes du \u00ab\u00a0Noyer-Crapaud\u00a0\u00bb. <\/li><li>Verbe forc\u00e9ment utilis\u00e9 dans les unit\u00e9s de soins palliatifs. Un verbe dont on n\u2019aurait jamais voulu conna\u00eetre contenu et ramifications mais qu\u2019il a fallu voir en face<\/li><li>\u00ab\u00a0Le long d\u2019un amour\u00a0\u00bb. Fran\u00e7ois Cheng. Celui-ci a \u00e9crit pour le peintre qu\u2019on nommera ici le peintre M\u00e9t\u00e9ore un long po\u00e8me \u00ab\u00a0Que nos instants soient d\u2019accueil\u00a0\u00bb\u00a0; \u00e0 ce texte a r\u00e9pondu une s\u00e9rie d\u2019aquarelles, ensuite lithographi\u00e9es. Des livres rassemblant tous les signes ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. CE choisit ici de ne pas donner le nom du peintre car elle est actuellement dans l\u2019\u00e9criture de ce qui n\u2019est ni une monographie, ni une \u00ab\u00a0biographie amoureuse\u00a0\u00bb\u00a0 -pour reprendre ce que lui disait une amie artiste du ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra- mais une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 partir de laquelle elle doit r\u00e9soudre en \u00e9crivant les questions d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es \u2013 fragments avec \u00a0il, elle, je, tu \u2013 impliquant pr\u00e9sence et\/ou absence d\u2019une narratrice qui est aussi t\u00e9moin compagne, auteur.<\/li><li>Depuis le 28 Septembre 2018, le peintre M\u00e9t\u00e9ore repose en terre finist\u00e9rienne, \u00a0au Nord-Ouest. Non loin de Tine.<\/li><li>Chaque dimanche cette ann\u00e9e-l\u00e0, la narratrice prenait le train de Palaiseau \u00e0 Gif-sur-Yvette avec un jeune homme atteint de trisomie pour se rendre dans un local g\u00e9r\u00e9 par les Eclaireurs de France.<\/li><li>\u00a0Il a fallu d\u00e9finitivement vider l\u2019atelier du peintre \u00e0 la Ruche (Paris 15\u00e8). A la disparition s\u2019est ajout\u00e9e, pendant des jours et des jours, un intol\u00e9rable d\u00e9m\u00e9nagement.<\/li><li>Rue du Dourduff (signifie \u00ab\u00a0l\u2019eau noire\u00a0\u00bb et d\u2019une certaine mani\u00e8re, l\u2019encre) descendant jusque dans la vall\u00e9e du Guillec, rivi\u00e8re g\u00e9n\u00e9rant certaines fois \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit le gris de Payne des grandes aquarelles.<\/li><li>Place des Vosges, Paris\u00a0: quand on sillonne la ville pour retrouver d\u2019anciens trajets, y faire halte peut permettre parfois de reprendre pied.<\/li><li>\u00a0Entre autres, dans une premi\u00e8re strate, allusion au lancement de l\u2019exposition \u00ab\u00a0Chaplin, homme-orchestre\u00a0\u00bb, \u00e0 la Philarmonie, Paris.<\/li><li>Couleur beaucoup utilis\u00e9e par le peintre\u00a0: c\u2019est un gris bleut\u00e9, compos\u00e9 de pigments diff\u00e9rents \u2013 noir de carbone et bleu outremer.<\/li><li>On peut penser au tunnel de Saint-Denis, long, charg\u00e9, avant l\u2019acc\u00e8s au p\u00e9riph\u00e9rique.<\/li><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Redistribution\u00a0: pourquoi ce classement \u00a0plut\u00f4t qu\u2019un autre\u00a0? \u00a0A \u00a0la relecture, par la suppression\u00a0 des points d\u2019ancrage li\u00e9s aux propositions, il y a eu \u00a0lib\u00e9ration d\u2019un espace \u00a0ind\u00e9pendant,\u00a0 chaque texte extrait\u00a0 du d\u00e9clenchement initial trouvant une autre place, plus organique peut-\u00eatre, \u00e9vidente aussi. D\u2019ailleurs, la nouvelle place de chaque texte d\u00e9finit, comme en filigrane, d\u2019autres textes, invisibles. \u00a0La suppression des liens <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/notes-partition\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Notes partition<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[1300],"tags":[],"class_list":["post-16436","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2019-11-devenir-son-propre-dictionnaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16436"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16436\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}