{"id":164708,"date":"2024-07-18T08:58:20","date_gmt":"2024-07-18T06:58:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=164708"},"modified":"2024-07-21T19:23:14","modified_gmt":"2024-07-21T17:23:14","slug":"anthologie26-percution","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/anthologie26-percution\/","title":{"rendered":"#anthologie#29\/ Henry, Louiso et l&rsquo;\u00e9crivain"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est 2 h00 de matin, Oran est calme , Louiso &nbsp;,10 ans , va chercher son p\u00e8re&nbsp; pour le rentrer jusqu\u2019\u00e0 la maison.  II fait nuit noire . Le clair de lune laisse quelques lueurs pour que l\u2019enfant se rep\u00e8re dans les ruelles sombres. Tout le monde dort. Les lumi\u00e8res &nbsp;de la ville sont \u00e9teintes. Le fils marche vers le p\u00e8re, seuls ses pas r\u00e9sonnent et lui reviennent en \u00e9chos . <\/p>\n\n\n\n<p><em>Je marche dans son ombre.  Il ne sait pas que je suis l\u00e0. c &lsquo;est normal , je suis l &lsquo;\u00e9crivain.  je lui souffle :<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2014 Tu n &lsquo;as aucune  de raison d&rsquo; avoir peur.  Toute la ville , te conna\u00eet, et connait ton p\u00e8re ; il est tr\u00e8s populaire ici . Personne n &lsquo;aurait l &lsquo;id\u00e9e de poignarder un aveugle, qui joue de la musique arabo-andalouse<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;enfant  n\u2019a pas peur mais quand-m\u00eame. Ces derniers temps , il y a eu quelques agressions dans le quartier . Des coups de couteaux qui&nbsp; s\u2019enfoncent brusquement dans des corps dans le surgissement d\u2019une&nbsp; violence inconnue .  Louiso se rassure, personne ne s\u2019en prendrait \u00e0 un aveugle et \u00e0 &nbsp;son enfant, ils sont trop connus dans le quartier.  <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2013 Voil\u00e0 tu as compris. Il ne faut pas avoir peur<\/em>.  Louiso fait l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019obscurit\u00e9, de la non-voyance. Il aime \u00e7a, il se rapproche de plus en plus de son p\u00e8re. Il casse une petite branche d\u2019arbre&nbsp; mort&nbsp; sur sa route&nbsp; et s\u2019en fait une canne. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Louiso , c&rsquo;est mon personnage r\u00e9volt\u00e9. Il n &lsquo;acceptera jamais le handicap de son p\u00e8re. il va apprendre la musique,  en cachette  car son p\u00e8re refusera que ses enfants pratiquent la musique. Louiso <\/em> <em>na\u00eetra avec de la nostalgie dans le sang et il jouera du violon jazz et de la batterie dans l&rsquo;orchestre du lyc\u00e9e technique o\u00f9 il apprendre le metier d &lsquo;installateur d &lsquo;enseignes lumineuses. Il aimera ce m\u00e9tier d&rsquo; \u00e9lectricien sp\u00e9cialis\u00e9. Mettre de la lumi\u00e8re dans la ville, c &lsquo;est comme mettre  de la vie dans les coeurs  des filles se dit-il tout le temps<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Oran dort. Quelques bruits parviennent aux oreilles de l\u2019enfant. Le bruissement des feuilles  sous le vent du soir, le craquement des arbres secs. Comme toutes les rues d\u2019Oran descendent \u00e0 la mer, les vagues qui s\u2019\u00e9chouent sur la plage font remonter leurs clapotis &nbsp;qui se m\u00ealent au ressac &nbsp;qui vient heurter sur les quais du port. C&rsquo;est l\u00e0 que commence son morceau de jazz aux tintements l\u00e9gers des cymbales caress\u00e9es &nbsp;par les baguettes\u2026 &nbsp; son oreille d\u2019enfant arrive \u00e0 d\u00e9celer plus loin encore, le bruit des voiles de bateaux, des cordages, et des poulies de ponts qui l\u2019emm\u00e8ne &nbsp;vers des pays &nbsp;lointains\u2026 intro de la symphonie des d\u00e9parts&#8230; Bing- tac, Bing- tac . Bing-tac&#8230;. boum!<\/p>\n\n\n\n<p>Il traverse la place d\u00e9serte et les hommes des caf\u00e9s ramassent &nbsp;table et chaises du dernier service. &nbsp;Tout le monde se d\u00e9p\u00eache&nbsp;; il est tard , il passe devant la terrasse de l\u2019H\u00f4tel Saint Georges &nbsp;o\u00f9 les serveurs ont h\u00e2te de finir leur service. Louiso entend le bruit des&nbsp; colonnes de chaises qu ils &nbsp;entassent &nbsp;\u00e0 la va-vite. Le grincement des tables que l\u2019on traine sur le sol . &nbsp;Le ralle &nbsp;des serveurs apr\u00e8s une journ\u00e9e d\u2019agitation et de travail sous la chaleur\u2026Le crissement de la &nbsp;manivelle qui remonte le store-banne. &nbsp;Le patron qui s\u2019esclaffe et hurle sur l\u2019apprenti qui coince syst\u00e9matiquement &nbsp;le store jusqu\u2019 au jour &#8230; c &lsquo;est le bruit sec du d\u00e9chirement du tissus ray\u00e9  \u2026vir\u00e9, Paf ! un coup de pied au cul..<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis  toujours sur les traces de l&rsquo;enfant dans la ville. Je suis dans son regard, je vois tout ce qu&rsquo;il voit , je ressens tout ce qu&rsquo;il ressent .  Il observe tout ce qui bouge et ce quartier des \u00e9tudiants a quelque chose qui le fait fascine.  Pour ce pr\u00e9-ado,  les adultes joue toujours au plus fort ; et les jeunes  font des erreurs , des fautes qu&rsquo;ils paient cher ; ils sont sans cesse humili\u00e9s quoiqu&rsquo;ils fassent . Je veux que Louiso ressente l&rsquo;injustice. Cette injustice qui a frapp\u00e9 son p\u00e8re, l&rsquo;injustice d &lsquo;\u00eatre \u00e0 la place du grand fr\u00e8re responsable de toute une famille .  Injustice de ne pas avoir le droit \u00e0 une vie d&rsquo;enfant.  Comment un gosse de 10 ans peut-il ressentir de la nostalgie . Louiso comprend de fa\u00e7on intuitive toute la po\u00e9sie de la nostalgie, son rythme, son d\u00e9chirement int\u00e9rieure, sa grande tristesse, et surtout l&rsquo;id\u00e9e de la perte irr\u00e9m\u00e9diable. Vas-y mon Louiso d\u00e9ambule&#8230; avec dans la t\u00eate le son des percutions de morceaux de jazz que les am\u00e9ricains ont amen\u00e9 en Alg\u00e9rie  en 42. Et \u00e7a c &lsquo;est fou, c &lsquo;est nouveau, une respiration<\/em>, <em>une inspiration.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis sur les traces de  mon Louiso et na\u00eet en lui une vocation.  Il  deviendra un grand Jazz- Man <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Louiso &nbsp;d\u00e9ambule avec sa canne-branche. Le bruit de ses pas qui glisse sur le pav\u00e9 sabl\u00e9 et de sa canne qui rythme \u00ab&nbsp;un , deux ,tac, un deux , tac, un deux tac&nbsp;\u00bb ce serait presque l\u2019 intro \u00e0 la percu d\u2019un mouvement de Jazz. Ferme les yeux,&nbsp; s\u2019arr\u00eate. Se rapproche de l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019obscurit\u00e9 la plus compl\u00e8te et de la musique qui fait battre son coeur. Quand il r\u00e9ouvre les yeux, les derniers caf\u00e9s &nbsp;ont \u00e9teint leur lumi\u00e8re&nbsp;. Les pas des &nbsp;\u00e9tudiants &nbsp;f\u00eatards du Caf\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 &nbsp;se sont \u00e9loign\u00e9s&nbsp;. Pourtant un petit groupe s\u2019est assis sur le banc devant le monument aux morts. Certains titubent encore\u2026 Eructations, exclamations , &nbsp;non-sens, profusions d\u2019onomatop\u00e9es&nbsp;\u2026 puis c\u2019 est le bruit &nbsp;de verre de bouteille cass\u00e9e sur le sol, il pr\u00e9f\u00e8re changer &nbsp;de trottoir . Personne ne peut le voir, l\u2019 obscurit\u00e9 le prot\u00e8ge&nbsp;; il ne craint rien. Il rel\u00e8ve et finit par jeter sa canne-branche et marche sur la pointe des pieds, il pr\u00e9f\u00e8re jouer \u00e0 \u00ab&nbsp;l\u2019homme invisible&nbsp;\u00bb. &nbsp;Il est seul dans la nuit , il continue sa marche vers son p\u00e8re&nbsp;; il sait qu\u2019il est bient\u00f4t arriv\u00e9 , il connait le chemin &nbsp;comme s\u2019 il pouvait y aller les yeux ferm\u00e9s justement.<\/p>\n\n\n\n<p>Henry attend sur une chaise&nbsp;. Il est l\u00e0, en &nbsp;costume sombre chemise blanche et lunette noire. Exactement comme un joueur de jazz qui lui rappellera son p\u00e8re des ann\u00e9es plus tard. &nbsp;Il est assis avec son violon sur les genoux et sa canne blanche dans la main. Elle reluit sous la lune.<\/p>\n\n\n\n<p>Il lui chuchote &nbsp;quelques mots \u00e0 l\u2019oreille. Son p\u00e8re gronde et vocif\u00e8re sans contr\u00f4ler son flot de paroles dans une voix rocailleuse imbib\u00e9e d\u2019alcool.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils repartent un deux-tac, un deux , un deux-tac, un deux\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Il est 2 h00 de matin, Oran est calme , Louiso &nbsp;,10 ans , va chercher son p\u00e8re&nbsp; pour le rentrer jusqu\u2019\u00e0 la maison.  II fait nuit noire . Le clair de lune laisse quelques lueurs pour que l\u2019enfant se rep\u00e8re dans les ruelles sombres. Tout le monde dort. Les lumi\u00e8res &nbsp;de la ville sont \u00e9teintes. Le fils marche vers le p\u00e8re, seuls ses pas r\u00e9sonnent et lui reviennent en \u00e9chos . Il n\u2019a pas peur mais quand-m\u00eame. Ces derniers temps , il y a eu quelques agressions dans le quartier . Des coups de couteaux qui&nbsp; s\u2019enfon\u00e7ent brusquement dans des corps dans le surgissement d\u2019une&nbsp; violence inconnue . Louiso se rassure, personne ne s\u2019en prendrait \u00e0 un aveugle et \u00e0 &nbsp;son enfant, ils sont trop connus dans le quartier. Louiso fait l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019obscurit\u00e9, de la non-voyance. Il aime \u00e7a, il se rapproche de plus en plus de son p\u00e8re. Il casse une petite branche d\u2019arbre&nbsp; mort&nbsp; sur sa route&nbsp; et s\u2019en fait une canne.<\/p>\n\n\n\n<p>Oran dort. Quelques bruits parviennent aux oreilles de l\u2019enfant. Le bruissement des feuilles  sous le vent du soir, le craquement des arbres secs. Comme toutes les rues d\u2019Oran descendent \u00e0 la mer, les vagues qui s\u2019\u00e9chouent sur la plage font remonter leurs clapotis &nbsp;qui se m\u00ealent au ressac &nbsp;qui vient heurter sur les quais du port. C&rsquo;est l\u00e0 que commence son morceau de jazz aux tintements l\u00e9gers des cymbales caress\u00e9es &nbsp;par les baguettes\u2026 &nbsp; son oreille d\u2019enfant arrive \u00e0 d\u00e9celer plus loin encore, le bruit des voiles de bateaux, des cordages, et des poulies de ponts qui l\u2019emm\u00e8ne &nbsp;vers des pays &nbsp;lointains\u2026 intro de la symphonie des d\u00e9parts&#8230; Bing- tac, Bing- tac . Bing-tac&#8230;. boum!<\/p>\n\n\n\n<p>Il traverse la place d\u00e9serte et les hommes des caf\u00e9s ramassent &nbsp;table et chaises du dernier service. &nbsp;Tout le monde se d\u00e9p\u00eache&nbsp;; il est tard , il passe devant la terrasse de l\u2019H\u00f4tel Saint Georges &nbsp;o\u00f9 les serveurs ont h\u00e2te de finir leur service. Louiso entend le bruit des&nbsp; colonnes de chaises qu ils &nbsp;entassent &nbsp;\u00e0 la va-vite. Le grincement des tables que l\u2019on traine sur le sol . &nbsp;Le ralle &nbsp;des serveurs apr\u00e8s une journ\u00e9e d\u2019agitation et de travail sous la chaleur\u2026Le crissement de la &nbsp;manivelle qui remonte le store-banne. &nbsp;Le patron qui s\u2019esclaffe et hurle sur l\u2019apprenti qui coince syst\u00e9matiquement &nbsp;le store jusqu\u2019 au jour &#8230; c &lsquo;est le bruit sec du d\u00e9chirement du tissus ray\u00e9  \u2026vir\u00e9, Paf ! un coup de pied au cul..<\/p>\n\n\n\n<p>Louiso &nbsp;d\u00e9ambule avec sa canne-branche. Le bruit de ses pas qui glisse sur le pav\u00e9 sabl\u00e9 et de sa canne qui rythme \u00ab&nbsp;un , deux ,tac, un deux , tac, un deux tac&nbsp;\u00bb ce serait presque l\u2019 intro \u00e0 la percu d\u2019un mouvement de Jazz. Ferme les yeux,&nbsp; s\u2019arr\u00eate. Se rapproche de l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019obscurit\u00e9 la plus compl\u00e8te et de la musique qui fait battre son coeur. Quand il r\u00e9ouvre les yeux, les derniers caf\u00e9s &nbsp;ont \u00e9teint leur lumi\u00e8re&nbsp;. Les pas des &nbsp;\u00e9tudiants &nbsp;f\u00eatards du Caf\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 &nbsp;se sont \u00e9loign\u00e9s&nbsp;. Pourtant un petit groupe s\u2019est assis sur le banc devant le monument aux morts. Certains titubent encore\u2026 Eructations, exclamations , &nbsp;non-sens, profusions d\u2019onomatop\u00e9es&nbsp;\u2026 puis c\u2019 est le bruit &nbsp;de verre de bouteille cass\u00e9e sur le sol, il pr\u00e9f\u00e8re changer &nbsp;de trottoir . Personne ne peut le voir, l\u2019 obscurit\u00e9 le prot\u00e8ge&nbsp;; il ne craint rien. Il rel\u00e8ve et finit par jeter sa canne-branche et marche sur la pointe des pieds, il pr\u00e9f\u00e8re jouer \u00e0 \u00ab&nbsp;l\u2019homme invisible&nbsp;\u00bb. &nbsp;Il est seul dans la nuit , il continue sa marche vers son p\u00e8re&nbsp;; il sait qu\u2019il est bient\u00f4t arriv\u00e9 , il connait le chemin &nbsp;comme s\u2019 il pouvait y aller les yeux ferm\u00e9s justement.<\/p>\n\n\n\n<p>Henry attend sur une chaise&nbsp;. Il est l\u00e0, en &nbsp;costume sombre chemise blanche et lunette noire. Exactement comme un joueur de jazz qui lui rappellera son p\u00e8re des ann\u00e9es plus tard. &nbsp;Il est assis avec son violon sur les genoux et sa canne blanche dans la main. Elle reluit sous la lune.<\/p>\n\n\n\n<p>Il lui chuchote &nbsp;quelques mots \u00e0 l\u2019oreille. Son p\u00e8re gronde et vocif\u00e8re sans contr\u00f4ler son flot de paroles dans une voix rocailleuse imbib\u00e9e d\u2019alcool.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils repartent un deux-tac, un deux , un deux-tac, un deux\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est 2 h00 de matin, Oran est calme , Louiso &nbsp;,10 ans , va chercher son p\u00e8re&nbsp; pour le rentrer jusqu\u2019\u00e0 la maison. II fait nuit noire . Le clair de lune laisse quelques lueurs pour que l\u2019enfant se rep\u00e8re dans les ruelles sombres. Tout le monde dort. Les lumi\u00e8res &nbsp;de la ville sont \u00e9teintes. 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